|
Pour une meilleure intégration dans la vie de la cité
Israël compte environ un demi million de personnes handicapées moteur ou physique.
Afin de mieux les intégrer dans la vie quotidienne, une série de lois et de dispositions leur octroie diverses aides financières et tend à réduire les discriminations dont elles peuvent être victimes.
Israël dispose d'un éventail législatif assez large concernant les droits des invalides dans l'espace collectif et propose de nombre d'aides adaptées aux besoins de chaque incapacité dans la vie privée ou publique.
La priorité vise l'accessibilité des bâtiments et des transports. Les commissions parlementaire du travail, des affaires sociales et de la santé de la Knesset ont adopté , fin février 2009, une loi exigeant que tous les bâtiments publics en Israël deviennent accessibles aux handicapés. Ils doivent comprendre un parking aménagé et un accès aux fauteuils roulants au niveau des escaliers.
Les ascenseurs doivent aussi s'adapter aux besoins des handicapés et des aveugles, et les toilettes devenir accessibles aux invalides.
Ce règlement s'appliqueà toutes les nouvelles constructions de structures publiques en Israël.
Elles ne seront plus autorisées sans plan détaillé d'accessibilité pour les handicapés.
Toute discrimination est légalement prohibée en matière d'emploi pour raison d'incapacité de l'handicape ou d'un membre handicape de la famille de l'employé à chaque étape : contrat de travail, conditions d'emploi, promotion, perfectionnement, licenciement ou tout autre avantage prévu dans les conditions d'un poste.
Sont également mentionnésà ce chapitre l'obligation de l'employeur de veillerà l'accessibilité des lieux de travail et au stationnement des véhicules pour handicapés que ces derniers ont le droit d'exiger de leurs employeurs en fonction de leur besoin personnels.
Les handicapés peuvent poursuivre en justice leur patron dans le cas ou ce dernier ne satisfait pas ces obligations.
Le logement est également soumisà réglementation.
Les personnes handicapées qui ne sont pas propriétaires d'un appartement ont le droità une participation au loyer,à des aidesà l'achat d'un appartement ouà un logement social.
Les ayants droits sont les déficients visuels possédants une carte permanente d'aveugle délivrée par le ministère des affaires sociales; les personnes handicapées permanentesà 75% ou plus reconnues par le Bitouah leoumi.
Le ministère des transport a également l'obligation de faciliter l'accessibilité des personnes handicapées aux transports publics: autobus urbains, trains, avions et paquebots.
Les autorités doivent faciliter l'accès des aveugles accompagnés de leur chiens guidesà tous les moyens de transport publics:autobus urbains, trains, avions et paquebots.
L'assurance nationale procède au versement de diverses pensions finance des services de rééducation et des prestations spéciales pour handicapés adaptésà leur infirmité, conformément aux recommandations de sa commission médicale.
Les immigrants handicapés bénéficient d'aides spécifiques de l'état réservés aux déficients mentaux ou physiques : aides au loyer, attribution de logementsà loyer modérés, pensions du Bitouah Leoumi, service et équipements adaptésà leur besoin personnels, réduction sur les taxes municipales etc.
La première année suivant leur immigration, ces personnes sont d'abord prises en charge par le ministère de l'intégration.
Les handicapés ne recevront ensuite cette pension d'invalidité qu'à compter de la deuxième année suivant l'obtention de leur statut d'immigrant et sur attestation d'invalidité du Bitouah leoumi.
En plus des organismes d'état, il existe en Israël des dizaines d'associations venant en aide aux invalides.
Par l'intermédiaire de leurs bénévoles, elles apportent soutiens logistiques et financiers aux handicapés, créant ainsi une grande chaîne de solidarité pour que les droitsà l'égalité des chances soient respectés dans la cité.
Tiré du journal Israël magazine
* * *
Bientôt des écrans tactiles pour aveugles et malvoyants
L’écran tactile s’impose de plus en plus comme un standard au niveau de l’ensemble des produits high-tech. Une technologie de pointe et d’avenir qui n’est pas sans poser de sérieux problèmes d’utilisation aux personnes aveugles et malvoyantes. Cette fois, le problème d’accessibilité semble bel et bien avoir trouvé une solution grâce à une technique mis au point par l’EPFL qui permet de jouer sur la sensation de rugosité de l’écran.
Ce sont des scientifiques du Laboratoire d’actionneurs intégrés de Neuchâtel en Suisse qui ont mis au point cette technique sophistiquée qui, même si elle en est au stade de prototype, risque bel et bien de résoudre la problématique de l’accessibilité des personnes handicapées visuelles à leur écran tactile.
Pour faire simple, la technique consiste à faire vibrer l’écran (ce qui permet d’obtenir la sensation d’une modification de l’aspect tactile) lorsqu’on le soumet à une tension électrique. Une idée toute simple mais hyper compliquée à mettre en oeuvre. Cette propriété bien connue et appelée la piézoélectricité permet d’obtenir un effet de relief.
Ce changement de texture (qui se traduit par une modification de rugosité au niveau de la dalle de l’écran), permet d’attirer l’attention du lecteur aveugle ou malvoyant sur certains éléments précis, ce qui facilite, bien évidemment, l’accès des personnes atteintes de cécité à des appareils comme l’iPhone, l’iPad ou tout autre périphérique qui utilise un écran tactile comme interface.
L’élément ainsi stimulé par la tension électrique se dilate puis reprend sa forme initiale, le tout à un rythme rapide et ceci à une échelle nanométrique. Les microvibrations générées sont imperceptibles pour l’être humain mais génèrent un fin film d’air entre la surface de l’écran et le doigt, procurant ainsi une sensation de relief à l’utilisateur.
Cette nouvelle technologie basée sur le piézoélectrique et qui donne une sensation de rugosité à l’écran doit encore être peaufinée en améliorant la sélection et la finesse des zones en relief mais l’époque n’est pas très lointaine ou l’on pourra mettre en application cette technique Suisse pour résoudre les problèmes d’accessibilité aux appareils utilisant un écran tactile, technologie qui générait pas mal de problèmes pour les personnes aveugles et malvoyantes.
* * *
La vision artificielle
Ce livre propose neuf études sur les situations de handicap. Les auteurs confrontent leur propos au bref récit de vie d'une personne qui est handicapée, parent d'enfant handicapé ou médecin du travail. "L'Eternel singulier" souligne l'irréductibilité et l'originalité de toute vie. Ces études tentent d'affronter l'infinie variété des situations de handicap. Toutes possèdent une portée universelle. Si l'accent est mis sur les individus, ce livre explore également les médiations contextuelles dans lesquelles s'inscrit le handicap vécu en première personne. A l'évidence, la société - les représentations du corps, les logiques sociopolitiques et les paradigmes intellectuels dominants - se reflète dans le miroir du handicap, et donc conditionne les voies de l'intégration des personnes handicapées. Les auteurs interrogent ainsi les matrices de l'intolérance. Quels sont ces modes de pensées archaïques et contemporains qui cohabitent et donc configurent le regard posé sur le handicap ? Quels sont les lieux d'exercice et de perpétuation de cette intolérance ? Comment couper à la base les constructions idéologiques qui la sous-tendent ? Se déploient alors dans cet ouvrage les grands axes d'une pratique démocratique garantissant l'épanouissement de l'individu, qu'il soit handicapé ou non.
* * *
Un aveugle de naissance décroche la ceinture noire
Julien Conti est devenu en six ans un maître des arts martiaux.
«J’étais conscient de la difficulté, mais j’étais prêt, quoi qu’il m’en coûte, à faire l’effort pour y arriver.» Habitué depuis tout petit à «en faire deux fois plus que les autres pour obtenir les mêmes résultats», Julien Conti, aveugle de naissance, s’est lancé le défi de pratiquer un art martial il y a six ans.
Julien Conti a suivi l’entraînement du champion Claudio Alessi.
Il ne compte plus les heures d’entraînement en compagnie de Claudio Alessi, à qui l’on doit «l’art du libre combat», un sport associant les techniques de différents arts martiaux spécialement adapté aux personnes handicapées.
Pendant des heures, ils ont répété les mêmes gestes.
«La difficulté, pour une personne qui n’a jamais vu, c’est qu’elle ne peut pas reproduire un mouvement par imitation.» Ainsi, pour apprendre à manier un nunchaku, Julien s’est laissé guider par Claudio. Un «quatre mains» qui a duré six mois, jusqu’à ce que l’élève puisse se débrouiller seul. Les séances d’entraînement, quasi quotidiennes, au domicile de Julien ont payé: ce week-end, il recevra sa ceinture noire dans le cadre du Salon des arts martiaux. «C’est l’objectif immédiat, note Julien, mais ce n’est qu’une étape, la continuité d’un long chemin. Je veux encore progresser.» Et, pourquoi pas, pouvoir un jour disputer des combats.
Jacqueline Favez
* * *
Dans la peau d'un handicapé
La victoire d'une femme sur le handicap
Malgré de récentes améliorations, Israël a encore un long chemin à parcourir avant de se rendre accessible à tous ses citoyens
Avez-vous déjà essayé de trouver le verre de vin les yeux fermés?
Comment commander un dessert si vous entendez à peine ce que la serveuse dit?
C'est presque impossible…Et pourtant… c'est ce que vivent au quotidien des milliers d'israéliens.
Récemment, l'ONG Access Israël, qui se bat pour les droits des handicapés en Israël avait organisé un diner expérimental.
L'occasion pour les participants de prendre conscience des difficultés du handicap.
Et si, pour ces derniers l'expérience est pénible et frustrante de manger dans le noir total, avec un usage limité de ses doigts et une perte complète de l'ouïe ce n'était que temporaire, ils ont généralement bien compris le message.
Il n'est pas facile de manger quand on n'y voit rien, n'est ce pas? Demande Yaniv a ces 20 invités aux yeux bandés
Cet agent de renseignement de l'armée a perdu le vue lors d'un attentat suicide.
Son objectif; faire réfléchir sur ces petits gestes de la vie quotidienne.
Des gestes que la plupart d'entre nous considèrent comme acquis: se servir d'un téléphone portable, ou simplement marcher dans la rue.
Des gestes qi peuvent devenir un vrai calvaire quand on y voit plus clair.
"Beaucoup de trottoirs ne sont pas indiqués en Israël et quand votre vision est altérée, il est impossible de savoir ou le trottoir commence et ou il s'arrête ", explique Yaniv qui dépend entièrement de son chien Louis pour se déplacer.
Selon youval Wagner, directeur de l'association Access Israël, plus de 18% de la population israélienne serait handicapée.
Une partie de la mission de wagner consiste à convaincre le public de la nécessité de rendre les lieux publics accessibles aux handicapés.
Une des astuces consiste à demander à un propriétaire comment il réagirait si, pour rentrer chez lui, il devait grimper au dessus d'un mur. Retour au diner : nous sommes au dessert. La commande a été passée avec un casque isolant sur les oreilles et les invités sont vraiment surpris de voir ce qu'on leur sert.
"Je n'aurais jamais cru que j'avais commandé un sorbet. Je pensais qu'elle parlait de tarte au pommes ", déclare l'un d'entre eux, un peu déçu.
Le message est donc passé.
Tous les participants quitteront la salle du restaurant plus sensibilisés aux difficultés que les malentendants endurent.
Et, ce non seulement le temps d'une soirée, mais au quotidien.
* * *
L'outil Audeo transforme des impulsions cérébrales en paroles.
Washington - Deux jeunes inventeurs sont en train de perfectionner un outil de traduction électronique qui rend la faculté de parler à des individus devenus muets à la suite de certaines maladies ou à cause de divers handicaps.
L'outil, appelé l'Audeo, traduit les pensées - ou plus précisément, les signaux qu'émet le cerveau aux cordes vocales - en paroles synthétisées. Cette même technologie a permis à Michael Callahan et à Thomas Coleman de créer un fauteuil roulant mécanique que l'on peut déplacer, faire tourner et arrêter en interceptant des signaux cérébraux.
Le premier outil de parole électronique « sera disponible sur le plan commercial vers la mi-2008 et sera conçu spécifiquement pour les gens atteints de la SLA ou d'autres maladies comportant des symptômes similaires », a déclaré M. Callahan. Avec son partenaire M. Coleman, il a fondé l'entreprise Ambient Corporation à Champagne (Illinois), où les deux effectuent les recherches scientifiques et les démarches de commercialisation de l'Audeo. MM. Coleman et Callahan ont tous deux 25 ans.
* * *
Un aveugle franchit des obstacles sans encombre.
Une étude publiée par Current Biology décrit le cas, encore mystérieux, d’un aveugle parvenant à franchir sans trébucher un parcours d’obstacles.
Il s’appelle TN. Il est complètement aveugle. Victime de deux attaques successives à l’origine de dégâts importants des deux côtés du cerveau, son cortex visuel (la région du cerveau chargée du traitement des informations visuelles) ne fonctionne plus. Il se déplace généralement à l’aide d’une canne pour détecter les obstacles et a besoin de l’assistance d’une autre personne lorsqu’il marche près d’obstacles, des bâtiments, par exemple.
Au cours d’une expérience récente (1), des chercheurs ont réalisé un parcours d’obstacles complexe dans un couloir en utilisant des chaises et des cartons. TN devait marcher dans le couloir, sans sa canne ni l’assistance d’une tierce personne. Le couloir était calme et peu fréquenté, et ni TN ni la personne qui l’accompagnait pour des raisons de sécurité n’ont fait de bruit, excepté celui de leurs pas.
Chose incroyable, TN a réussi à faire le parcours parfaitement, sans se cogner ou toucher un seul obstacle. Arrivé au bout du labyrinthe, plusieurs témoins ont spontanément applaudi l’exploit.
Comment a-t-il pu terminer ce parcours d’obstacles sans incident ? La possibilité que TN réussisse sa course en utilisant le phénomène de l’écholocation (la réverbération des ondes sonores sur des objets proches) ne peut être éliminée. Toutefois, le silence qui régnait au cours de l’expérience la rend inexplicable.
Le cas de TN inspire les chercheurs qui cherchent une alternative aux voies visuelles cérébrales. Il montre que les personnes sont capables de s’orienter et d’éviter des obstacles sans accorder une attention particulière consciente ou sans réellement voir ces obstacles. Selon le Dr Beatrice de Gelder, de l’université de Tilburg, aux Pays-Bas, « c’est une partie de notre vision qui nous permet de nous orienter et d’interagir avec le monde, et non de comprendre. Nous utilisons constamment des ressources insoupçonnées de notre cerveau et faisons des choses que nous ne pensons pas être capables de faire ».
Tiré du site Ouvertures
* * *
Couple, travail et handicap : un équilibre complexe
Quelles sont les difficultés rencontrées par les personnes handicapées dans leur insertion professionnelle ? Le couple peut-il être renforcé ou, au contraire, mis à mal dans cette démarche ?
Quelles sont les difficultés rencontrées par les personnes handicapées pour s’insérer dans le monde du travail ?
Michel Mercier : Le travail demande de notre part du rendement, de la productivité et de la qualification. Il nous situe dans une société de la performance et de l’excellence.
Or les personnes handicapées sont souvent perçues comme peu performantes et tributaires d’incapacités. Il s’agit là de représentations sociales qui, dans bien des cas, ne correspondent pas à la réalité. Des personnes handicapées peuvent être performantes dans le travail, moyennant des aménagements de postes.
* * *
Taxi musulman et chien d'aveugle.
Traditionnellement les musulmans considèrent les chiens comme des animaux impurs, à éviter. Or, cette aversion devient problématique lorsque des commerçants ou des chauffeurs de taxi musulmans refusent leurs services à des aveugles occidentaux qui ont besoin d'un chien spécialement dressé.Des dépêches sur différents sites décrivent ainsi des chauffeurs de taxi apostrophant sèchement les clients aveugles, leur criant "pas de chien, sortez!".Les aveugles se retrouvent rejetés, humiliés, insultés, voire blessés, déposés au milieu de nulle part.Des organisations islamistes réagirent d' abord en soutenant les chauffeurs de taxi, stipulant que "la salive des chiens annule la pureté rituelle nécessaire à la prière".Cependant les tribunaux ont transigé en faveur des droits fondamentaux des aveugles.Le juge qui qualifia de "honte totale" un tel comportement exprimait un avis très répandu.A la suite de cette décision, le bureau canadien du CAIR a émis une déclaration enjoignant les musulmans d'accepter les passagers aveugles:"l'islam tolère l'utilisation des chiens par les malvoyants".
Extrait du Jérusalem post .
* * *
La belle histoire de Dominique et Bounty
.
Bounty est un magnifique golden retriever âgée de quinze mois qui a changée la vie de sa maitresse aveugle.En plus de sa cecité,
Dominique est clouée dans un fauteuil roulant depuis de nombreuses années.
une sclérose en plaques.
Pour elle Bounty décroche le téléphone, va chercher le courrier, lui ouvre les portes, lui apportent des objets, les montent a l'étage.
"J'ai eu la chance de pouvoir rencontrer des gens débordant de gentillesse, de générosité bien conscients de leur engagement auprès des personnes handicapées.
Il y a quelques années, Dominique fait la rencontre de Christine Mesnet présidente de l'association de "l'ombre à la lumière" qui aide humainement et matériellement les non voyants.
Cependant avoir un chien susceptible d'offrir plus d'autonomie, plus de sécurité Dominique n'y croyait pas, et pourtant…
Bounty avait un problème morphologique, a peine visible à la naissance, je savais donc qu'il serait un handicap à la vente.
J'en ai donc fait don pour la bonne cause et je ne le regrette pas nous dit Thomas Berthon éleveur de chien.
Désormais Bounty et Dominique forment un binôme étonnant et complice.
* * *
Experience à Vannes.
On y pense puis on oublie.
Le handicap n'est pas une fatalité qui n'arrive qu'au autres, et un jour peut être, il faudra bien vivre avec.
En se glissant, le temps d'une balade" handicapante" dans la peau d'un paralysé, d'un aveugle ou d'un malentendant certains sont passés de l'autre côté du miroir.
Parce que la porte d'un magasin n'est pas assez large, parce que le plancher d'un bus n'est pas assez bas, parce qu'un étourdi s'est garé sur une place réservée…
Chaque jour une montagne d'obstacles se place entre les personnes handicapées et les plus petits gestes du quotidien.
"Tous les jours on se heurte à des difficultés pour se déplacer dans la ville pour trouver un logement adapté."
Tout devient un problème explique Michel sur son fauteuil roulant.
Des bénévoles de la ville de vannes ont propose aux passants de se mettre le temps d'un parcours de quelques mètres, dans la peau d'un handicapé.
Munis d'une canne blanche et les yeux bandés, les oreilles bouchées par des boules quies ou en fauteuil roulant, les passants se sont prêtés à ce jeu de rôle, pour découvrir l'envers de décors quotidien.
"J'ai mis un quart d'heure pour faire un trajet qui prend cinq minutes, et encore je connaissais les lieux reconnaît Françoise qui s'est glissée dans la peau d'un non voyant.
D'autres ont testé le parcours du combattant d'un fauteuil roulant, tentant de slalomer entre les panneaux et les poubelles.
L'expérience aura marqué les esprits le temps d'un instant.
Et si chacun sait que le chemin à parcourir est encore long avant que le handicap ne soit plus un handicap, la seule prise de conscience du problème rassure déjà les principaux intéressés.
* * *
Tu penses, donc tu guides.
Une chaise roulante télé-guidée par la pensée, c’est l’exploit réalisé par des chercheurs milanais. L’utilisateur est connecté à un ordinateur via des électrodes posées sur sa tête. Celles-ci captent les signaux électriques émis lorsque le sujet se concentre sur sa destination. Le signal est alors interprété par l’ordinateur, qui dirige la chaise vers le lieu désiré. Mais ce modèle ne sera pas commercialisé avant 2014.
Tiré du site "Sciences et vie"
* * *
Des "yeux bioniques" pour vaincre la cécité.
Pourra-t-on un jour remplacer les yeux d'un aveugle par une prothèse artificielle totalement fonctionnelle ?
Pour l'instant cela relève de la science-fiction, mais c'est pourtant ce qu'affirme le Dr Kristina Narfstrom, ophtalmologiste vétérinaire à l'université du Missouri-Columbia.
Celle-ci expérimente actuellement un procédé qui consiste à implanter sur des chats atteints de rétinite pigmentaire des puces en silicium, avec l'espoir qu'elles parviendront à remplacer certaines fonctions, voire même à amorcer la régénération des tissus rétiniens.
Chez l'homme la rétinite pigmentaire est une maladie génétique incurable qui attaque les cellules photo réceptrices de l'&&œlig;;lig;il et conduit souvent à la cécité.
Elle frappe 30.000 personnes en France.
Selon le docteur Narfstrom, une trentaine de personne ont déjà reçu une des puces avec des résultats encourageants, améliorant la vision dans certains cas, ou ralentissant le développement de la maladie.
Tiré du site FuturSciences
* * *
Dépasser sa peur du handicap
Que l’on veuille l’éviter ou le réparer, le handicap nous renvoie à des peurs ancestrales et nous met souvent mal à l’aise. Anthropologues et psychanalystes ont expliqué ces mécanismes inconscients que l’on doit apprendre à dominer.
Deux siècles avant Jésus-Christ, en Grèce, un enfant qui naissait avec une infirmité ou une déficience n’avait aucune chance de survivre. Considéré comme un signe maléfique, on l’exposait aux dieux et on l’extirpait de la société en le tuant. Même les plus sages d’entre les sages recommandaient cette action purificatrice : “Il faut se débarrasser des enfants nés difformes”, proclamait le grand philosophe Aristote.
Vingt-trois siècles plus tard, les personnes handicapées sont acceptées par la société, du moins par les sociétés dites modernes que sont les démocraties occidentales. Mais sont-elles réellement intégrées dans nos vies, et en particulier dans nos vies professionnelles ? La loi française oblige désormais toute entreprise à réserver 6 % de ses effectifs aux travailleurs handicapés. Force est de constater que cet objectif est loin d’être atteint, en particulier chez les cadres. On comptait, en 2003, seulement 9 400 cadres présentant un handicap, qu’il soit lourd ou léger, au sein des établissements privés assujettis à l’obligation d’emploi des personnes handicapées.
Ni vraiment rejeté, ni totalement accepté
Pour expliquer ce chiffre dérisoire, le sociologue Alain Blanc, spécialiste du handicap à l’université de Grenoble, a questionné les employeurs, lesquels invoquent un manque de formation, une faible mobilité, une adaptabilité limitée et des postes trop qualifiés pour eux. “Mais un facteur moins avouable explique aussi cette désaffection, reconnaît-il. Il y a entre les personnes soi-disant « normales » et « anormales » des interactions problématiques, qui rendent très difficile la rencontre.”
Pour bien comprendre le phénomène, il aura fallu qu’en 1975 un anthropologue américain de l’université de Columbia à New York soit atteint de tétraplégie, suite à une dégénérescence de la m&œlig;;lle épinière. De son fauteuil roulant, Robert Murphy observa alors de l’intérieur, et à la lumière de sa science, les comportements étranges de ses congénères à son égard. Malgré leur apparente compassion, il constata qu’ils le plaçaient insidieusement dans un entre-deux, ni complètement rejeté, ni complètement accepté.
Très peu accèdent à des postes de responsabilité
“Robert Murphy nous a notamment montré qu’on pouvait comparer le handicapé à une personne inopportune qui frappe à votre porte, que vous faites entrer mais que vous laissez dans le vestibule, explique Henri-Jacques Stiker, anthropologue et grand spécialiste français du handicap. Autrement dit, on les laisse dans une sorte de « sas » de la société. Dans le milieu professionnel, nombreux sont ceux que l’on « enferme » dans des établissements spécialisés. Quand au mieux « intégrés », ils se voient généralement réserver des postes marginaux. Malgré les exceptions, très peu d’entre eux se voient confier des postes de responsabilité.”
Il y a une quinzaine d’années, le sociologue Jean-François Ravaud réalisa une étude sans équivoque : il envoya des fausses candidatures spontanées de personnes diplômées de grandes écoles à plus de 2 000 entreprises de la région parisienne de plus de 50 salariés, sélectionnées au hasard. La moitié de ces candidatures mentionnaient un handicap ne remettant nullement en cause les compétences professionnelles. Résultat : celles-ci avaient en moyenne deux fois moins de chances de décrocher un entretien. “Cette étude montre qu’on est clairement face à une réaction irrationnelle dès lors qu’il faut se confronter au handicap, même léger, note Henri-Jacques Stiker. Nos travaux nous ont amenés à comprendre que cette réaction touchait à des peurs ancestrales profondément enracinées en nous.”
Le handicap nous renvoie à nos limites
Selon l’anthropologue, cette peur serait même une constante dans toutes les sociétés. Elle serait ancrée dans notre inconscient. Et qui dit inconscient, dit psychanalyse. En travail étroit avec les anthropologues, la psychanalyste française Simone Korff-Sausse, maître de conférence à Paris-VII, a montré que ce rejet était intimement lié à l’image que nous renvoie la personne handicapée. “C’est une peur de la ressemblance plutôt que de la différence, avance-t-elle. Dès l’enfance, on se voit dans le miroir des autres et on se construit par mimétisme. Mais cette construction est aussi un piège, car on croit comprendre qu’on est puissant, libre et beau, alors qu’on oublie que c’est des autres qu’on tient cette confirmation de sa puissance, de sa liberté d’action, de sa beauté, de son identité. Cette recherche du miroir flatteur se poursuit souvent à l’âge adulte. Et quand soudainement, on se retrouve face au handicap, le miroir nous renvoie violemment l’image de nos propres limites et faiblesses. C’est ce que je nomme le « miroir brisé ». Cela provoque en nous une sidération, qui va faire écran à toute possibilité de rencontre entre deux êtres humains.”
La peur est inavouable, car elle touche à notre intimité profonde. Et elle explique à quel point nous sommes ambigus face au handicap. Nous donnons par compassion des millions d’euros au Téléthon, mais la simple vue d’un fauteuil roulant dans la rue nous fait dévier de notre trajectoire pour maintenir la distance – à de rares exceptions près –, preuves scientifiques à l’appui.
Une entrave aux normes
Les anthropologues vont plus loin encore et réfléchissent à l’échelle des représentations sociales. Selon eux, nous avons ni plus ni moins changé de dieux, mais le handicap continue de provoquer leur colère. Nos dieux d’aujourd’hui : la performance, la vitesse, et une certaine image de l’humanité idéale que le sociologue américain Erving Goffman avait identifiée dans les années soixante comme un homme grand, beau, gentil, souriant et cool. “La personne handicapée se pose alors comme une entrave à ces normes, explique Henri-Jacques Stiker. C’est vrai tout particulièrement dans l’entreprise, où les valeurs d’excellence professionnelle, mais aussi de personnalité, de capacités relationnelles, voire même de look extérieur sont vénérées. Or cette vénération rend aveugle aux possibilités réelles des gens et à la bonne recherche de l’adéquation entre les qualités des personnes et leur emploi concret, non pas ceux que l’on met sur le papier mais ceux réellement exercés.”
Outre qu’elle entraîne une discrimination, le rejet irrationnel des handicapés doit être mieux compris pour le bien de la société tout entière : “Ces personnes nous apprennent à ne pas nous illusionner sur notre pouvoir, et à voir en face notre incomplétude, nos dépendances, notre précarité. Elles nous ramènent à notre condition de mortels. Enfin, elles nous rendent le service de nous avertir que, peut-être, nos normes (dieux) ne sont pas des absolus.” Un service d’autant plus important en temps de crise.
Yves Lusson
* * *
Equitation et cécité.
La France est le seul pays au monde à organisé un circuit de championnat équestre national handisport pour les personnes mal ou non-voyantes. Et l'équitation sportive, ludique ou d'éveil s'y développe de plus en plus pour tous les passionnés de cheval déficients visuels.
Des associations, des clubs équestres et des bénévoles organisent différents stages et apprentissages, avec des approches et des pédagogies souvent originales, permettant aux personnes handicapées visuelles de s'exprimer, de prendre du plaisir et d'acquérir de plus en plus d'autonomie grâce aux chevaux.
Où en est aujourd'hui, en France, la pratique du cheval pour les personnes déficientes visuelles ? Où et comment faire de l'équitation quand on est mal ou non-voyant ? Quel type d'équitation peut-on pratiquer ? Quel métier peut-on y exercer ?
Des concours de jumping aux centres équestres régionaux, chacun des cavaliers déficients visuels que nous rencontrons tout au long du film, qu'il soit adulte ou enfant, trouve dans la pratique du cheval son bonheur et sa place pour vivre pleinement sa passion.
Ils nous racontent tour à tour leurs premiers contacts avec les chevaux, comment ils en sont venus à les monter, les problèmes qu'ils ont rencontré pour suivre une formation en club, les filières à suivre pour ceux qui veulent en faire leur métier, comment accède-t-on à la compétition et leur combat pour être des personnes comme les autres.
Basées sur un enseignement pratiquement identique à celui prodigué aux cavaliers valides, les missions qu'ils se sont fixées sont les mêmes : permettre à leurs élèves handicapés visuels de découvrir l'équitation ludique et sportive, et prouver aux structures équestres et à tous leurs responsables que les cavaliers mal et non-voyants peuvent tout à fait pratiquer n'importe où en France, que ce soit en club ou en balade équestre. Un combat qui petit à petit fait son chemin.
Tiré du site de France 5 "A vous de voir"
* * *
Rencontre avec:
Robert Geoffroy, thérapeute
non-voyant, écrivain, conférencier
.
Pouvez-vous nous décrire votre parcours jusqu'à ce que vous deveniez thérapeute?
Probables effets de ma cécité, contractée à près de 11 ans, j'ai très tôt développé l'écoute et le goût (commun à tous) pour le " voir ". Pour ce dernier intérêt, la réponse ne pouvant venir du plan physique, " voir " s'est traduit par " percevoir, comprendre et (même) aimer ". J'ai la conscience ou le souvenir que la vision plus subtile et l'écoute d'autrui étaient de mes dispositions avant de perdre la vue… J'ai été un enfant et un adolescent " malheureux ", avec un comportement de nature autistique, et, déjà vers 17-18 ans, j'ai per&ccerdil;u confusément qu'il n'y avait pas de fatalité, que je pouvais et que j'allais m'en sortir. Une fois installé à Paris, seul, y ayant trouvé un emploi, je n'ai cessé de m'investir dans diverses démarches thérapeutiques et spirituelles. Je les ai poursuivies avec passion, conscient comme d'être en formation, ce avant d'entreprendre des formation effectives dans le domaine de la relation d'aide. Ces diverses expériences ne faisaient que révéler, confirmer et développer ma compréhension du " fonctionnement humain " et ma propre vision quant au soutien à apporter à quiconque souhaite se libérer de ce qui entrave son chemin, réaliser ses objectifs, prendre sa vie en mains.
Que proposez-vous à ceux qui viennent vous consulter?
Rebirth, relaxation, massage, lectures intuitives…, je propose surtout, avant tout, à la personne qui me consulte, de comprendre le sens de son problème, qu'il soit physique, matériel, relationnel, conflictuel ou un mal de vivre indéfini. De grande valeur, cette véritable compréhension est en elle-même transformatrice et c'est pourquoi je donne aussi des consultations par téléphone et par e-mails (thérapie en ligne). En fait, ce que je propose dépend d'abord du besoin, de la demande de la personne. C'est l'écoute que j'offre en premier lieu… Je permets que soit dit, ex-primé ce qui, parfois, ne l'a jamais été. Ainsi, des conflits sont dépassés, retrouvée la joie d'exister, et l'on cesse de demeurer l'effet de vieilles histoires… Me consultent aussi bien des gens qui n'ont jamais demandé d'aide que d'autres avec derrière eux de longues expériences de thérapie.
Parlez-nous de la vision intèrieure..
Soyons simple : la vision intérieure est l'aptitude à inverser la " flèche " de son attention. Ordinairement, nous avons notre attention dirigée sur un objet à l'extérieur, "là-bas ", et cet objet peut être un arbre, l'écran de votre ordinateur (les mots qui s'y affichent), une personne (y compris en pensées), notre corps ou une partie, mais encore une douleur, un problème, une " injustice "… Qui fixe ainsi son attention ? Qui regarde ? Ma réponse n'est pas intéressante, la vôtre, oui : cette réponse vous est accessible en retournant la flèche de votre attention de 180°. C'est regarder " ici ", chez vous, c'est vous découvrir vous-même, découvrir qui vous êtes, c'est regarder qui regarde, c'est l'éveil à vous-même ! Et d'ici, de la conscience de qui nous sommes au-delà des identifications inconscientes ordinaires, ce qui est vu a une autre couleur, un autre parfum, une autre mélodie. C'est la vision intérieure expérimentée en conscience, elle est accessible à tous, tout de suite. Au-delà des apparences et des peurs, des croyances (convictions) si limitatives, outre la vision permise de notre nature essentielle, nous découvrons nos vrais besoins, nos aspirations profondes et notre plein potentiel. S'ouvre alors la voie vers notre réalisation.
Quels sont les projets qui vous tiennent à c&&œlig;;lig;ur à ce jour?
Je m'attèle actuellement à la rédaction d'un nouveau livre que je " porte en moi " depuis 7 ans, consacré aux 5 grandes blessures humaines (abandon, dévalorisation, rejet, maltraitance et trahison). D'ici quelques semaines, je pense créer et animer une liste de diffusion (Internet), enrichir mon site web de nouveautés…
* * *
Image de soi et handicap
.
Les personnes en situation de handicap souffraient très fréquemment d’un déficit d’image. Tant pour des raisons culturelles qu’institutionnelles, leur condition de personnes stigmatisées ou de mineurs à vie a contribué à négliger leur image personnelle. Celle-ci était alors le reflet de leur exclusion sociale, comme dans les hôpitaux psychiatriques où des patients demeuraient parfois en pyjama tout au long des journées… Depuis quelques années, émerge une prise de conscience de l’importance du look dans les interactions sociales, et par conséquent du rôle de l’image de soi dans la possibilité ou non de « participer socialement » ce qui reste le but ultime de toute action sociale ou médico-sociale.
Le terme de look, qui a pénétré notre langage familier, sert à désigner précisément l’image globale que chacun donne à voir à un quelconque observateur. Au-delà des modèles ou des idéaux types diffusés par les médias et les courants de mode, chacun possède un look qui lui est propre, qu’il s’est constitué à travers les multiples interactions et situations de sa vie quotidienne. L’image de soi est donc le résultant complexe d’une trajectoire, une « interface historique entre soi et les autres », entre les tendances personnelles et les influences culturelles.
D’un point de vue psychologique, le look représente un espace de négociation entre la toute-puissance de nos désirs et le principe de réalité que nous opposent les autres. à ce titre, nous pouvons dire qu’il représente un compromis historique, espace d’enjeux permanents au plan narcissique et affectif. D’un point de vue sociologique, en tant qu’il est le fruit de nos interactions, le look prend une importance congruente avec l’intensité de la vie sociale : l’image de soi résulte directement du commerce entre les hommes, et ce sont donc naturellement les villes, les sociétés de cour et tous les rassemblements mondains qui ont participé à sophistiquer les looks, parfois jusqu’à l’extravagance, comme nous le montre l’histoire des civilisations. En effet, les premières grandes civilisations urbaines (comme celles de la Mésopotamie, de l’égypte, de la vallée de l’Indus, ou celle dite de la « route des oasis ») se caractérisaient toutes par une quête esthétique et la recherche d’un look sophistiqué. Autrement dit, l’élaboration d’un look, chargé de valeurs hautement symboliques, signe le dépassement de notre état de nature et représente par excellence la civilisation.
Jean-René Loubat
* * *
Des cornées artificielles pour recouvrer la vue.
.
La greffe n'est pas toujours possible, et les délais sont très longs. Aujourd'hui plusieurs techniques innovantes représentent un espoir pour des milliers malades.
Chaque année, plus de 10 millions de personnes dans le monde perdent la vue àla suite d'une maladie ou d'une blessure àla cornée, principale lentille de l'&&œlig;;lig;il.
La seule solution est la greffe de cornée, avec un taux d'échec variant de 10% a 50% et une attente parfois extrêmement longue selon les pays.
En France ou prés de 3500 greffes de ce type ont été réalisées en 2009, les délais sont de six mois environ.
Aujourd'hui grâce aux progrès dans le domaine de l'ophtalmologie d'autres solutions voient le jour
Des implants biosynthétiques.
Des chercheurs canadiens ont mis au point une fine membrane transparente, à partir de collagène fabrique en laboratoire.
Avec l'aide de chirurgiens suédois, ils ont implanté cette membrane sur des patients atteints de kératocône, une maladie dégénérative de la cornée qui conduit àune perte de vision progressive.
Résultat: deux ans après cette intervention, non seulement la vue de la majorité d'entre eux s'est améliorée, mais les implants posés ont été colonisés par les cellules de la propre cornée des patients et ressemblent aujourd'hui à du tissu normal sans qu'il y ait eu besoin du moindre traitement anti rejet.
Mieux encore, ces traitements biosynthétiques sont aussi devenus sensibles au touché et ont commencé à produire la fine couche de larmes qui les protège. Une première!
Evidemment, leur implantation à plus grande échelle se fera dans les années qui viennent.
Cette approche pourrait permettre de restaurer la vue de millions de personne qui sont dans l'attente d'un donneur pour une transplantation de cornée.
D'autres techniques existent.
Comme celle de la cornée totalement artificielle, déjà implantée àprés de 400 patients dans le monde.
Elles sont constituées d'un gel de matériau flexible …
75% de réussite avec des cellules souches
Autre voie de recherche prometteuse: les cellules souches
Des médecins italiens ont ainsi rendu la vue à plus de cent personnes en reconstituants leurs cornées lésées par des brûlures, àpartir de cellules souches saines prélevées sur une membrane de leur propre yeux (celle de l'iris, la limbe).
Les résultats sont probants. Une récente étude révèle que le taux de succès dépasse 75%.
Or, il suffit de prélever un millimètre carré de limbe (sur l'&&œlig;;lig;il intact le plus souvent) pour démarrer la culture de cellules souches…
De quoi redonner espoir a des milliers de patients.
Tiré du Journal Femme Actuelle
* * *
Handicap : donner la parole à la fratrie
.
La présence d’un enfant handicapé dans une famille ne concerne pas que les parents. La fratrie doit également y faire face. Les livres, films et ouvrages sur le sujet se succèdent, interpellant tantôt l’opinion, tantôt les pouvoirs publics. Samedi 31 mai, les frères et s&&&œlig;;lig;lig;urs d’un enfant handicapé sont invités à témoigner et à partager leur expérience à la Maison des associations du XVe arrondissement, à Paris
La littérature abonde d’études et de témoignages liés au handicap. Des associations et services en tous genres tentent d’apporter un soutien aux populations concernées.
Parallèlement à cette profusion de documentation, des lieux d’échange se mettent en place. Le temps de l’isolement semble désormais s’éloigner. Les personnes en situation de handicap, tout comme leur famille, osent maintenant s’affirmer dans la société. En témoigne le mouvement « Ni pauvre, ni soumis » qui aura attiré à Paris plusieurs milliers d’entre eux le 29 mars dernier. Parcourant parfois des centaines de kilomètres, ils sont venus réclamer « le droit à un revenu décent ». Terminée, donc, cette époque du silence. Phénomène nouveau ou simplement médiatisé, les fratries semblent à leur tour se frayer une place dans le débat. ). Preuve également de la volonté des fratries d’apporter leur regard : des films tirés de leurs observations voient le jour, à l’instar du documentaire: Elle s’appelle Sabine réalisé par Sandrine Bonnaire à propos de sa s&&&œlig;;lig;lig;ur autiste (voir encadré). Lequel s’est même hissé jusque dans les salles obscures !
Le besoin ne date pourtant pas d’hier. Le secteur associatif s’était déjà penché sur la question voici plus de vingt ans. « C’est en 1986 que Laurent de Felice a créé l’Asfha, note Marc Voisin, actuel président de l’organisation (issue des « Papillons Blancs de Paris »). Son but est d’offrir un lieu d’accueil et d’écoute aux frères et s&&&œlig;;lig;lig;urs qui ne peuvent pas s’exprimer, notamment, dans des associations de parents.
Parmi nos différents espaces de parole, nous disposons d’un forum… C’est une formidable bouffée d’oxygène ! » L’Unafam a également constaté une carence qu’elle tente, à son niveau, de corriger.
« Comme nous sommes une association de familles, nous voyons surtout des parents, commente la psychologue Hélène Davtian. Or, nous nous sommes rendus compte que les frères et s&&&œlig;;lig;lig;urs ne parlent pas en présence de leurs parents.» L’enquête constate aussi «les retentissements importants de la maladie de leur frère ou s&&&œlig;;lig;lig;ur sur eux-mêmes » ; «leur difficulté à demander de l’aide pour eux-mêmes» et «leur difficulté à se situer par rapport à l’équipe soignante de leur frère ou s&&œlig;;lig;ur malade ».
Marjolaine Dihl
* * *
Un fauteuil roulant guidé par des ondes cérébrales
.
Résumé : Une équipe de scientifiques suisses et espagnols vient récemment de mettre au point un fauteuil roulant répondant aux ordres mentaux.
Dorénavant, les personnes atteintes de paralysies graves pourront se déplacer facilement avec un fauteuil roulant qu'elles guideront par l'émission de messages cérébraux. Une équipe de scientifiques suisses et espagnols vient récemment de mettre au point un fauteuil roulant répondant aux ordres mentaux émis par le cerveau des patients. "En avant, à droite, à gauche !" sont les trois messages mentaux que l'ordinateur de bord place dans un casque porte par le patient transmet aux commandes des roues du fauteuil.
Avec ce dispositif, il n'est pas nécessaire d'implanter des électrodes dans le cerveau du patient. Celles-ci sont insérées dans le casque et identifient à tout moment les signaux émis par le cerveau. Les signaux enregistrés sont ensuite traités et transmis aux commandes du fauteuil. Le casque est également équipé d'un dispositif de capteurs qui détectent les obstacles sur le passage du fauteuil. L'invention a fait l'objet d'une publication dans la revue New Scientist.
Actuellement, l'équipe de recherche essaie d'augmenter le nombre de codes mentaux que le système pourra traiter.
Pour piloter la chaise, l'utilisateur doit porter un casque bardé de capteurs mesurant l'activité électrique du cerveau. Les informations sont transmises à un ordinateur qui analyse en temps réel l'électr&œlig;;ncéphalogramme de l'utilisateur. Pour tourner à droite, gauche ou simplement avancer, l'utilisateur doit penser à ces actions et la chaise répond instantanément. Magique !
Concrètement, l'ordinateur n'interprète pas directement vos pensées. Il compare, en temps réel, l'électr&œlig;;ncéphalogramme aux images cérébrales préalablement enregistrées des actions : tourner à droite, tourner à gauche, et avancer. L'ordinateur doit donc apprendre votre « manière de penser » la droite, la gauche... Un peu comme un logiciel de reconnaissance d'écriture apprend votre écriture. Autant dire qu'il faut être concentré à la conduite et ne pas se mettre à penser à autre chose. Par raison de sécurité, un capteur de freinage est placé sur la joue. En la gonflant, tout s'arrête.
Les ondes cérébrales sont très complexes à analyser. Les tensions mesurées sont de l'ordre de quelques microvolts (un millionième de Volt). Le tour de force technologique se situe au niveau du traitement du signal. Toyota et RIKEN ont développé un algorithme qui filtre les bruits parasites (erreurs de mesure) et analyse l'électr&œlig;;ncéphalogramme en un huitième de seconde.
La Toyota Prius se gare déjà toute seule, on peut donc rêver d'un volant en forme de casque à électrode.
* * *
Un non-voyant réorganise son cortex visuel pour développer ses capacités sensorielles.
Il est connu que les personnes aveugles bénéficient de facultés auditives, olfactives et tactiles hyper développées pour compenser l'absence de vision.
Il est connu que les personnes aveugles bénéficient de facultés auditives, olfactives et tactiles hyper développées pour compenser l'absence de vision.
Les résultats d'une recherche de quatre ans menée par l'Institut des neurosciences de l'UCL ont démontré que les non-voyants réorganisent leur cortex visuel pour développer leurs capacités sensorielles .
"Leur cerveau réutilise la région normalement dévolue aux capacités visuelles pour développer davantage leurs aptitudes auditives, olfactives et tactiles et analyser plus finement les informations non-visuelles qu'ils perçoivent, via le toucher, l'audition et/ou l'odorat", rapporte l'UCL.
Le cortex visuel développe en fait des "modules" spécialisés dans des traitements bien précis comme le mouvement, la forme ou la localisation spatiale.
De plus, il a été établi que, au repos, l'activité cérébrale d'un non-voyant est supérieure à celle d'une personne voyante, au niveau du cortex visuel.
Les cerveaux de 24 volontaires (12 personnes aveugles de naissance et 12 voyants) ont été comparés pour la recherche qui a été menée par l'UCL pendant quatre années en collaboration avec l'Université de Georgetown (Etats-Unis) et l'Université d'Helsinki (Finlande).
* * *
Kilimandjaro au delà des limites
.
"Un groupe de 10 personnes va relever un défi unique, 4 femmes et 6 hommes, tous atteint d'un handicap moteur ou sensorial, se lancent à l'assaut du Kilimandjaro.
Seuls ils n'ont aucune chance; ensemble ils vont tout tenter pour réussir.
10% des français sont atteints d'un handicap.
Habitués à relever de véritable défi au quotidien, 10 d'entre eux se sont lancés dans un challenge incroyable, une aventure extrême: gravir le Kilimandjaro, à prés de 6000 mètres d'altitude, convoité chaque année par des milliers de randonneurs.
Le Kilimandjaro est une ascension difficile, parfois risquée: 6 personnes sur 10 échouent.
Ils traversent d'abord la savane Tanzanienne sur une centaine de kilomètres.
Dans cette première étape, à travers les terres des guerriers Massai ils doivent apprendre à se connaître et à unir leur force, car seule une équipe solidaire peut espérer gravir le Kilimandjaro.
Par un froid glacial, ils entameront la longue route qui mène aux neiges éternelles du plus sommet d'Afrique.
Encadres par 4 guides expérimentés et 2 médecins, disposant de 2 fauteuils tout terrains adaptés à ces parcours extrêmes, ces 10 Français espèrent au-delà de leurs limites et bien au delà du handicap accomplir un exploit collectif.
Seules la solidarité et la pugnacité auront raison des kilomètres qui les attendent.
Le long du chemin pendant une vingtaine de jours, les participants se découvrent, les personnalités se révèlent.
Parfois des caractères opposés se retrouvent dans l'adversité.
Salima non voyante et Sofia sourde profonde deviennent ainsi complémentaires.
La première sera la parole de la deuxième Sofia deviendra les yeux de Salima, la guidant lui permettant d'éviter les obstacles en hauteur.
Parfois les ressemblances rapprochent comme Yolaine et Guillain réunis par la même difficulté à marcher et la même force de caractère qui leur permet de dépasser la douleur physique. Pour les 10 compagnons de route, les gestes du quotidien prennent souvent des allures d'exploit
Ils ont un mental prêt à tout endurer et certains connaissent la souffrance physique.
Mais dans cette aventure ils doivent également se préparer à la frustration et accepter leurs limites.
Il s n'ont rien à prouver si ce n'est se prouver a eux même qu'ils en sont capables.
Apprendre à vivre ensemble, se comprendre et s'accepter. La tache est immense et l'enjeu de taille montrer que l'on peut beaucoup et que l'on a souvent que les barrières que l'on se donne.
* * *
Retrouver la vue grâce à une dent
.
Un Irlandais, devenu aveugle à la suite d'une explosion il y a deux ans, a expliqué avoir recouvré la vue grâce à une opération chirurgicale impliquant l'utilisation d'une dent de son fils.
Recouvrir la vue grâce à une dent, la sienne ou celle de son fils, comme l'a expérimenté un Irlandais, devenu aveugle après une explosion, ne relève ni du miracle ni d'un docteur Frankenstein, mais d'une opération chirurgicale imaginée il y a des décennies par un ingénieux spécialiste italien.
"500 à 600 interventions de ce type ont été pratiquées au total dans le monde", indique le Dr Bernard Duchesne .
La technique, dite d'"ostéo-odonto-kératoprothèse, a été "inventée par (Benedetto) Strampelli.
"Il s'agit d'une alternative à la greffe de cornée, quand cette dernière n'est pas possible, mais aucunement bien sûr d'un remplacement de l'&&œlig;;lig;il entier par une dent", dit-il.
"On se sert beaucoup plus fréquemment d'une dent du patient, généralement une canine, précise-t-il, que de celle d'un donneur apparenté compatible avec le receveur".
M. McNichol avait perdu la vue en 2005 lors d'une explosion dans une entreprise de recyclage d'aluminium.
Schématiquement, "tout matériau synthétique directement implanté dans l'&&œlig;;lig;il se voit expulser par la couche de surface, c'est-à-dire l'épithélium, et c'est encore plus vrai au niveau de la cornée", explique M. Duchesne.
"Or l'inventeur a observé que dans l'organisme, deux matériaux rigides pouvaient être en contact sans problème avec de l'épithélium, les ongles et les dents", poursuit-il.
"Il a observé par ailleurs que la muqueuse buccale tolère la dent, si le ligament alvéolo-dentaire est en bon état. Sinon (problème d'hygiène, maladies familiales...), la muqueuse cherche à l'expulser, provoquant le déchaussement de la dent". Une observation dont Benedetto Strampelli, "assez génial", a su tirer parti.
Concrètement, on prélève le bloc ostéo-dentaire où se trouve la racine de la dent avec ce fameux ligament, puis l'émail est enlevé.
On le perce pour y introduire une simple optique en plastique transparent, et ainsi le boucher.
L'ensemble est alors placé sous la peau du patient pendant 3 mois minimum, pour qu'il soit colonisé par des cellules et entouré de tissus fibreux afin de permettre de faire les points de suture.
"Parallèlement, on prépare l'&&œlig;;lig;il en lui enlevant la fine couche qui le recouvre (opération dite kératotomie) et la remplaçant par de la muqueuse buccale afin que la dent retrouve le milieu auquel elle est habituée", poursuit l'ophtalmologue.
L'aspect n'est "pas très joli (pupille sans iris, couleur rosâtre)", mais esthétiquement une grande lentille de contact avec un iris dessiné dessus peut être "acceptable".
Des lunettes permettent d'adapter ensuite la vue, poursuit le spécialiste. "La récupération visuelle est suffisante pour conduire une voiture", ajoute-t-il, évoquant un chauffeur de taxi à Rome, opéré de cette manière.
"Cette technique, très lourde (en durée et personnels), n'a jamais été très en vogue", admet-il, mais elle reste "utile".
Pour sa part, le patient irlandais opéré à Brighton se réjouit de voir "suffisamment" pour se déplacer et regarder la télévision.
* * *
Des clowns pour changer le regard sur le handicap
.
Au collège Kléber-Thoueilles, les élèves ont travaillé avec des clowns pas comme les autres. Ensemble, ils ont appris à dépasser leurs différences.
Les personnes en situation de handicap peuvent provoquer la gêne, la peur, les pleurs, voire les rires gênés ou méprisants. La peur, les pleurs, le rire… comme les clowns ! Et l'idée a germé puis s'est imposée comme une évidence. Pour « faire changer le regard des gens sur la différence, éviter l'empathie, l'indifférence ou la mise à l'écart ».
« J'ai de suite vu l'intérêt de cette action pour nos collégiens : un travail en collaboration avec des adultes, l'expression théâtrale et l'intégration des personnes en situation de handicap », résume le principal lors de la présentation du bilan de l'opération. En plus, l'idée arrivait à un moment important de la vie de l'établissement où ouvrait une unité localisée d'inclusion scolaire (Ulis) qui permettait à des élèves en situation de handicap de suivre une scolarité adaptée à l'intérieur des classes « ordinaires ».
Les élèves aussi ont adhéré au projet et les organisateurs ont dû mettre en place deux groupes alors qu'un seul était prévu.
Pendant sept semaines, ils ont accueilli les clowns « professionnels » qui les ont aidés à vaincre leur peur et leur inhibition pour improviser avec eux.
Au bout des sept séances, un spectacle a été présenté avec un beau succès.
Louis, Aïda, deux élèves, et les « maîtres-clowns » avaient davantage de mal à faire des phrases mais ils ont su trouver les mots justes, et sensibles, pour dire les moments de bonheur qu'ils avaient vécus, sur la scène ou autour de la table des repas, et expliquer comment leur regard envers les autres était maintenant différent.
« L'expérience du collège Kléber-Thoueilles ne restera pas lettre morte. » Un film la relatant, projeté mardi soir à l'assistance, servira de support pour lancer des débats dans d'autres établissements scolaires et devrait permettre d'en convaincre certains de la mettre à leur tour en place
.
* * *
Mode et handicap font-ils bon ménage ?
A mille lieux des défilés haute couture qui ravissent la jet set internationale, que penser de l'initiative d'Harmonie mutualité qui remettait le 18 octobre dernier les prix d'un concours de vêtements adaptés ?
Le credo de ce concours de stylisme mis en place par Harmonie mutualité ? « Favoriser l'accessibilité à la mode aux personnes handicapées moteur à travers des adaptations de vêtements pour leur offrir une meilleure qualité de vie. » La mutuelle est épaulée dans cette ambition par Mode-H Europe, dans le cadre d'un partenariat qu'elle a noué à l'occasion de la 3ème édition du Forum Européen de mode adaptée. Cette association, créée à l'initiative de la Mutualité Indre Touraine, défend les valeurs de la chartre européenne d'accessibilité à la mode pour tous et pose le principe d'une collaboration entre pays Européens pour la réalisation de cet objectif.
Un habillage tout confort
Enfiler une manche, boutonner un vêtement... autant de situations simples pour des personnes valides qui peuvent devenir de véritables épreuves pour des personnes en situation de handicap moteur. L'idée consistait donc à demander aux candidats de trouver des astuces qui facilitent l'habillage. Ce concours, qui s'inscrit dans une véritable dynamique à l'échelle européenne, avec la participation de sept pays dont la France, porte sur des réalisations d'adaptations de vêtements de ville de type prêt-à-porter. Comme le souligne Joseph Deniaud, président d'Harmonie Mutualité, il s'agit de « trouver des solutions qui permettent aux personnes handicapées de s'habiller comme les autres, mais aussi d'accompagner les aidants dans leur quotidien ». A l'issue des délibérations, trois réalisations ont été retenues par le jury Chloé, création d'une architecte
Chloé Larrieu, lauréate du Prix Mutualité Indre Touraine, est l'une d'entre elles. Cette jeune femme de 25 ans a un parcours atypique. Elle est architecte d'intérieur et scénographe. Le handicap, elle ne connaît pas vraiment. Une grand-mère en fauteuil roulant, certes, qui lui permet de se rendre compte que les manipulations au moment de l'habillage sont particulièrement contraignantes, et puis quelques notions, à travers son métier, des obligations imposées dorénavant aux architectes lors de la construction du bàti. A l'occasion d'une conférence d'architectes, elle est interpelée par l'intervention d'une personne en fauteuil roulant qui s'exprime sur la nécessité de créer des espaces mieux pensés. Alors, lorsque le Chloé tombe sur ce concours de stylisme, elle décide de relever le défi. Lors de ses études, elle a planché sur la création de vêtements dits « techniques ». Un terme sans souplesse pour définir aussi bien une robe de grossesse qu'un vêtement bulle ou delta plane. Pas très réalisables, elle en convient ! Mais cette fois-ci, ses créations ont une mission : faciliter la mobilité au quotidien. Elle dessine trois tee-shirts et un modèle de pantalon avec différentes déclinaisons. C'est ce dernier qui est sélectionné.
Le pantalon lauréat
Le pantalon conçu par Chloé possède une assise renforcée au niveau du fessier, avec une finition plaquée à l'avant afin de permettre une position assise moins douloureuse au bas de la colonne vertébrale. Des ouvertures sont pratiquées des genoux à l'entrejambe pour pouvoir enfiler le pantalon en restant assis, sans l'aide d'une tierce personne. Ce prototype ne demande qu'à être perfectionné. On peut donc imaginer un textile gonflant selon l'inconfort de la position. Quant aux parties aérées du vêtement, notamment aux plis du corps, elles peuvent être envisagées en textile micro perforé, afin de procurer davantage de légèreté et une meilleure ventilation.
1000 euros !
Chacune des lauréates a été récompensée par une dotation de 1000 euros. Les modèles étaient exposés lors de la cérémonie. Mais quel avenir pour ces créations ? « L'association qui s'est chargée de la confection de mon pantalon attend d'avoir davantage d'éléments techniques pour le réaliser à plus grande échelle, explique Chloé. Pour le moment, les fabricants de vêtements adaptés ne se sont pas manifestés. Mais je ne doute pas que mon pantalon ait un avenir. » En guise de conclusion, la parole aux intéressés... Ceux qui ont testé son concept la félicitent pour sa facilité d'enfilage. Alors, même si le prototype mérite d'être peaufiné, elle a déjà gagné la première « manche » !
Emmanuelle Dal'Secco, Handicap.fr
* * *
SCIENCES
L'émotion est palpable quand Amanda, en fauteuil depuis plus de quinze ans, se lève et fait ses premiers pas. Certes, elle s'équilibre avec des béquilles; oui, un léger ronron mécanique accompagne chaque pas. Mais elle marche, debout!
La scène s'est déroulée jeudi à San Francisco, o ù Berkeley Bionics a présenté eLEGS, un exosquelette destiné à faire remarcher les personnes paraplégiques.
Berkeley Bionics n'en est pas à son coup d'essai. En 2008, l'entreprise a lancé HULC, un exosquelette qui permet à un humain de porter et déplacer plus de 100 kilos sans efforts. Berkeley Bionics a d'ailleurs signé un contrat avec Lockheed Martin pour développer son invention pour l'armée.
eLEGS passe à l'étape supérieure. Alimentées par une batterie, une armature en carbone et métal et une série de capteurs reliés à un petit ordinateur permettent de marcher pendant six heures. L'humain ainsi «augmenté» peut même plier le genou et atteindre une vitesse de marche de 3 km/h, selon sa condition.
Dans un premier temps, des exosquelettes seront livrés à plusieurs centres hospitaliers. «Un système comme eLEGS va révolutionner la rééducation neurologique», estime le Dr Suzy Kim, du département de chirurgie orthopédique de l'Université d'Irvine, elle-même en fauteuil et qui fait partie des premiers patients à tester le système. En effet, si les muscles peuvent conserver leur «mémoire» de la marche grâce à cette rééducation, cela ouvre la voie pour que les patients puissent bénéficier d'autres avancées médicales, notamment dans le domaine des cellules souches.
L'hôpital aujourd'hui, la maison en 2013
L'hôpital n'est que la première étape. «Nous espérons pouvoir proposer un modèle pour les particuliers à l'horizon 2013», confie l'entreprise à 20minutes.fr. A quel prix? «Pas d'annonce officielle pour l'instant, mais réussir à abaisser le coût aux environs de 100.000 dollars est dans les objectifs» du PDG Eythor Bender.
Berkeley Bionics veut cependant rester prudent. Avant une certification pour les particuliers, il lui faut passer par de nombreux tests cliniques –qui vont démarrer prochainement– et administratifs, et que les compagnies d'assurances suivent. La route est encore longue. Mais l'espoir est bien là, un pas après l'autre.
Tiré du site 20 minute.fr
Philippe Berry
* * *
Un bras robotisé actionné par la pensée
Une équipe américaine a fait la démonstration d'une prothèse de bras articulée, actionnée par la pensée, dans le cadre de la conférence annuelle de l'Association américaine pour la promotion de la science (AAAS), qui s'ouvre jeudi àWashington.
Le Dr Todd Kuiken, directeur du Centre de médecine bionique àl'Institut de réadaptation de Chicago, a présenté cette technologie qu'il travaille àmettre au point depuis 2002.
Cette prothèse capte des impulsions électromusculaires traduisant l'intention de mouvement de la personne amputée pour les transcrire en commandes mécaniques.
Pour ce faire, l'équipe du Dr Kuiken greffe les terminaisons nerveuses du bras sectionné sur les pectoraux, où elles se régénèrent pour se fondre dans le tissu musculaire.
Grâce àdes électrodes placées sur la peau des pectoraux, il est possible de capter les contractions produites par les nerfs. Le muscle sert d'amplificateur des commandes qui iraient normalement au bras perdu.
Les électrodes transmettent ensuite la commande motrice àla prothèse. Ceci permet aux amputés, après une période d'apprentissage, de diriger leur bras artificiel par la seule pensée.
Les scientifiques étudient la possibilité de redonner aux amputés une certaine sensibilité àl'aide de cette prothèse, pour distinguer par exemple le chaud du froid.
Utilisation
Le sergent américain Glen Lehman, qui a perdu un bras en Irak, a fait une démonstration de l'utilisation du bras bionique devant la presse. Il a affirmé qu'elle fonctionnait beaucoup mieux que son ancienne prothèse et qu'il la sentait en quelque sorte comme sa propre main. Il a pu rapprocher ses doigts, lever son avant-bras et faire pivoter légèrement son poignet.
Plus de cinquante amputés dans le monde, pour la plupart des anciens militaires ayant perdu un membre au combat, ont bénéficié d'une telle prothèse bionique ces dernières années.
Tiré du site Radio canada
* * *
Au-delà de la lumière.
Récemment présenté en France, ce film documentaire audiodécrit et sous-titré présente la vie et les espoirs de Brésiliens nés ou devenus aveugles, sur fond de politique intégrative à parfaire.
Trois années ont été nécessaires au réalisateur brésilien Ivy Goulart et à son producteur Marcelo Nigri, pour proposer ce film documentaire qui témoigne des aspirations et de la vie quotidienne d'adultes aveugles de la classe moyenne : Au-delà de la lumière plonge le spectateur dans cette réalité, au fil d'entretiens sensibles et sans tabous. Un film qui, paradoxalement, conna&icir;t davantage de projections et de retentissement à l'étranger : "Il est très difficile de pouvoir le projeter au Brésil, les gens ont trop de clichés", déplore Ivy Goulart, malgré la tonalité volontairement optimiste du documentaire, pour que les spectateurs en sortent avec de l'espoir.
Pourtant, chaque année se déroule au Brésil une semaine de valorisation des personnes handicapées. "J'habite dans le sud du Brésil, qui compte une importante population pauvre, poursuit Ivy Goulart. Je prépare d'ailleurs un film qui parlera des aveugles pauvres, mais pas dans la misère ou mendiants. Dans le monde du handicap, il n'est pas possible de tout montrer, on ne peut pas travailler sur tout le monde". Au-delà de la lumière a été présenté à l'ONU, primé lors de son festival du film handicap, à l'Unesco, au Brésil, à Pékin. Le réalisateur a pris le temps nécessaire pour réaliser des versions en plusieurs langues, avec audiodescription et sous-titrage.
* * *
Le dessin et les aveugles.
Les aveugles dessineraient à peu près comme les voyants! Tout compte fait, pour eux, le dessin serait plus en rapport avec le désir de communication et d'expression que la faculté de voir.
Ce constat surprenant, l'artiste montréalais Marc Garneau l'a découvert et expérimenté en mettant ses yeux et sa pratique de peintre au service de son père aveugle.
Grâce à lui, Gérard Garneau a pu, avant de mourir, transmettre sur le papier la mémoire visuelle et tactile des objets et des lieux qu'il avait connu.
A cause d'une malformation congénitale: l'aniridie, caractérisée par l'absence d'iris, Gérard Garneau sera frappé graduellement de cécité.
À l'âge de 55 ans au milieu des années 60, il devient complètement aveugle. C'est au départ pour tromper cet ennui que Marc Garneau encourage son père à dessiner. D'abord des animaux. Il prend goût au dessin.
En se servant d'épingles plantées dans du carton épais comme repères avec l'aide de son fils, Gérard Garneau s'essaie à reproduire des objets autour de lui. Les lunettes, réalisées au crayon.
En traits linéaires, il recrée avec brio la forme de ses lunettes noires qui font partie de son univers personnel depuis toujours.
Placés à l'emplacement des yeux et des lunettes, ces épingles à grosse tête allaient permettre au dessinateur, pour un autoportrait, de s'orienter sur la feuille de papier. A partir de là, il pourra délimiter la forme de la tête, les oreilles, les proportions générales. Demandant à son fils de déplacer ces épingles pour obtenir de nouveaux repères, Garneau père organise à partir de ces points focaux, chaque dessin qui s'élabore ainsi grâce à un amalgame de sensations physiques et tactiles.
A l'instar de Gérard Garneau, d'autres aveugles ont accédé à l'univers graphique à l'aide de maquette ; de dispositif d'affichage à fils ; d'appareillage à dessiner en relief construit avec des feuilles de plastique ou de caoutchouc. Et contrairement à ce qu'on peut penser, ces aveugles ont même affiché un grand intérêt pour la pratique du dessin.
L'analyse de leurs croquis a permis de conclure que voyants et non-voyants dessinent de la même façon. Le cerveau, indiquent les scientifiques qui se sont penchés sur la question, traite de la même façon les informations provenant de la vue et du toucher.
Les aveugles peuvent tracer des paysages à partir d'un point de vue défini. Ils expriment le mouvement par des tracés prolongés ou irréguliers. Certains d'entre eux ont, par exemple, traduit l'action d'une roue en train de tourner.
Par le toucher, les aveugles peuvent ainsi identifier des dessins et des symboles graphiques tout en utilisant dans leur transcription les mêmes conventions que les voyants.
* * *
RECHERCHE SCIENTIFIQUE.
Comment des aveugles pourrait «voir» grâce à leurs oreilles ?
L'Universite De Montreal ou est situé le CHU Sainte-Justine
Des neuropsychologues du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine de l’Université de Montréal ont mis en lumière lors d’une étude que certains aveugles peuvent «voir» grâce à leurs oreilles grâce à une réorganisation du cortex visuel. Une situation que développe le Dr Olivier COLLIGNON à travers une étude réalisée en collaboration avec le Pr. Franco LEPORE du Centre de recherche en neuropsychologie et cognition, qui vient d’être publié Proceedings of the National Academy of Sciences.
Le docteur Olivier Collignon, affilié au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine de l’Université de Montréal, a comparé l’activité cérébrale de personnes nées aveugles avec celle de personnes voyantes et a découvert que la partie du cerveau qui collabore normalement avec les yeux pour traiter la vision et la perception spatiale peut se réorganiser pour recevoir des informations sonores.
Leurs travaux s’appuient sur d’autres études qui démontrent que les aveugles ont une capacité accrue pour traiter des sons dans l’espace. « Bien que plusieurs études prouvent que les régions occipitales des personnes nées aveugles sont associées au traitement non visuel, on n’a abordé que très récemment la question relative àl’organisation fonctionnelle du cortex visuel chez les personnes nées aveugles, à savoir : est-ce que ces structures maintiennent une organisation fonctionnelle comparable àcelle que l’on connaît chez la personne voyante ?» , a déclaré le docteur Collignon. Le cortex visuel, comme son nom l’indique, est chargé du traitement des informations visuelles. Les hémisphères droit et gauche du cerveau en ont chacun un ; ils sont situés à l’arrière du cerveau, dans une région qu’on appelle le lobe occipital. « Notre étude démontre que certaines régions de la voie occipital dorsale droite n’ont pas besoin d’une expérience visuelle pour se spécialiser dans le traitement des informations spatiales et s’intégrer dans le réseau neurologique préexistant dédié àcette capacité. »
Les résultats soulèvent des questions relatives àla façon par laquelle cette réorganisation est rendue possible lors du développement des nouveau-nés aveugles. « Très tôt dans la vie, le cerveau se façonne selon ses expériences vécues : certaines connexions synaptiques sont éliminées, et d’autres sont renforcées », a expliqué le docteur Collignon. Les connexions synaptiques permettent la communication entre nos neurones, ou cellules cérébrales. « Vers l’âge de huit mois, on assiste à l’effacement progressif d’approximativement 40 pour cent des synapses dans le cortex visuel, pour atteindre une densité stable vers l’âge de 11 ans. Il est alors possible que les réorganisations cérébrales massives que l’on observe chez les aveugles prend racine durant cette phase de révision synaptique, mais cette théorie doit être validée par des projets de recherche futurs », a souligné Olivier Collignon.
* * *
Projet: J'en crois pas mes yeux.
Muriel Orus
Un jour de mars 2002, Jérôme Adam, un chef d'entreprise qui a perdu la vue à l'âge de 15 ans, se rend à un rendez-vous en métro.
Pour s'assurer de sa correspondance, il demande à une femme qui passe près de lui : "Pouvez-vous me lire sur le plan à quelle station je dois changer pour aller à la Défense, s'il vous plaît ?"
La réponse qui arrive n'est pas exactement celle que Jérôme attendait...
"Si vous aviez un chien guide", lui répond la femme, "vous n'auriez pas eu besoin de me poser cette question !".
Pris d'une immense envie d'éclater de rire, Jérôme ne peut s'empêcher de répondre : "mais les chiens ne savent pas lire, Madame, ...".
Depuis ce jour, Jérôme est persuadé que l'humour est la voie à emprunter pour combler le fossé qui sépare les valides et les personnes handicapées.
Car, comme le démontre cette enquête réalisée en 2009 auprès des salariés du Crédit Agricole SA, les personnes handicapées ne font pas peur. Loin de là. Nous aimerions tous nous sentir plus à l'aise... mais c'est de notre propre maladresse dont nous avons peur.
En un mot, c'est en apprenant à nous comprendre que nous réussirons à nous comporter.
Voilà comment est né le projet J'en crois pas mes yeux.
Non pas un projet de "sensibilisation" au handicap. Non. Mais un projet qui vise à créer du lien. Et quel meilleur vecteur que l'humour pour y arriver !
Si il y avait quelques objectifs à formuler pour J’en crois pas mes yeux, ça serait :
• Créer du lien entre personnes valides et handicapées,
• Accepter nos différences,
• Lever le sentiment de maladresse,
• Echanger sans tabou,
• Eviter de penser à la place de l’autre,
• Mieux nous comprendre,
• Savoir comment se comporter.
* * *
Un challenge pédagogique et ludique autour du handicap.
Le campus de Paul Verlaine à Metz a prêté son cadre à la première édition du challenge handicap et technologie.
Cette rencontre rassemble autour d'un projet destiné à mettre en lumières les réalités vécues par les personnes handicapées.
Elle a aussi pour ambition un pari: souligner les initiatives et les réalisations diverses qui favorisent l'autonomie et l'épanouissement, d'enfants d'adolescents et d'adultes pénalisés par un handicap survenu à la naissance ou au cours de la vie.
"Les élèves découvrent ce qu'on peut faire quand on est handicapé ils se mettent en situation, nous travaillons sur les différences quelles qu'elles soient…"
* * *
Des nerfs qui repoussent.
En Mars 2000, le Français Marc Merger, paralysé, se levait de son fauteuil roulant et faisait quelques pas…
Les télévisions du monde entier diffusèrent ces images bouleversantes.
Ce petit miracle était du à une neuroprothèse, un appareil électronique qui aide les patients à commander leurs muscles au moyen de signaux électriques à défaut d'impulsions nerveuses.
Par ailleurs, biologistes et médecins cherchent des procédés qui permettraient de "réparer" les nerfs sectionnés.
Les fibres des nerfs périphériques dans les bras ou les jambes, par exemple, peuvent en grande partie, se régénérer, notamment lorsque les chirurgiens fabriquent des "ponts" entre les extrémités sectionnées: ceux-ci peuvent se présenter sous la forme de petits tubes remplis de cellules auxiliaires prélevées chez le même patient.
En revanche, on considérait jusqu'à présent comme incurables les lésions de la m&&œlig;;lig;lle épinière, car ses fibres nerveuses, chez l'adulte, contiennent une protéine qui bloque la croissance des nerfs.
Le traitement a base d'anticorps mis au point par le Dr martin Shwab, neurobiologiste à Zurich, qui permet de contrer la substance de blocage, constitue un nouvel espoir.
Les tests effectues sur les animaux sont encourageants; Apres avoir reçu ces anticorps, des rats et des souris paralysées ont réappris à marcher, et des singes recouvrée l'usage d'une main paralysée.
Des essais cliniques sur l'homme sont prévus.
Il ne faut pas attendre de guérison complète, prévient le Pr Schwab.
Ce que j'espère, c'est permettre aux patients paralysés a partir du cou de respirer de façon autonome, de bouger les épaules et les mains, et même de se lever.
La voie choisie par la médecine moderne consiste clairement consiste clairement à abandonner les prothèses au profit de la réhabilitation des organes lésés.
Tiré du journal Selection
* * *
Une puce électronique pour recouvrer la vue.
Des chercheurs du MIT estiment pouvoir fournir une vision convenable à des personnes aveugles.
Grâce à un implant rétinien relié à une puce placée dans le cerveau, l'&œlig;;il bionique capte les informations visuelles et les transmet par connexion WiFi à la puce électronique, qui se charge de convertir les données en signaux électriques. Les premiers essais cliniques devraient survenir d'ici trois ans.
Sans aucun doute l'une des institutions américaines les plus réputées, le Massachusetts Institute of Technology, plus connu sous l'acronyme MIT, a été impliqué dans un certain nombre d'avancés technologiques et de projets ambitieux.
Ainsi, les chercheurs du MIT ont participé à la mise au point du système de navigation du Module lunaire Apollo, à la transmission d'électricité sans fil, ou au chargement d'une batterie en quelques instants.
Bien que les cerveaux du MIT planchent sur de très nombreux projets, l'un d'entre eux se montre particulièrement prometteur, puisqu'il devrait améliorer substantiellement la qualité de la vue des personnes malvoyantes, voire aveugles.
Et à nouveau, ce sont les nouvelles technologies qui sont au c&œlig;;ur de ce programme.
Le groupe de chercheurs a en effet mis au point un implant rétinien dont la lentille est équipée d'une caméra reliée à une puce électronique grâce à une connexion sans fil.
Cet &œlig;;il bionique devrait contourner les dysfonctionnements de l'&œlig;;il (comme une maladie génétique) en transmettant directement les informations visuelles dans le cerveau.
Une fois les données transmises, les électrodes situées sur la puce se mettent en marche pour stimuler les neurones qui ensuite transmettront les signaux électriques au cerveau.
Si les patients ne pourront pas obtenir une vision identique à celle d'un individu lambda, les chercheurs estiment que leur algorithme devrait permettre aux personnes touchées par une défaillance de la vue à se déplacer de fa çon autonome.
Shawn Kelly, un scientifique associé à ce projet, estime que "si les individus peuvent reconnaitre les visages des gens dans une pièce, le dispositif que nous avons mis au point leur permettra de plonger dans leur environnement social plutôt que d'attendre que quelqu'un vienne leur parler".
"Tout ce qui peut les aider à voir un petit peu mieux, leur permettre d'identifier des objets et les aider dans leur déplacement dans une pièce serait déjà une avancée considérable".
Protégé par une couche de titane et fixé au globe oculaire, le prototype d'&œlig;;il bionique devrait être finalisé d'ici trois ans. À cette date, les premiers essais cliniques pourront être envisagés.
Pour l'heure, l'objectif est de concevoir un système ayant une durée de vie d'au moins dix ans, puisque l'implant actuel a une durée de vie de "seulement" dix mois.
* * *
Un œil électronique rend la vue à huit aveugles
.
Un neurochirurgien portugais a implanté un &œil électronique à huit aveugles. Ils arrivent aujourd'hui à s'orienter seuls et à distinguer des formes. Un procédé réservé à certains types de non-voyants.
Huit aveugles peuvent aujourd'hui "voir" suffisamment pour recouvrer une certaine autonomie grâce à l'implantation d'un œlil électronique.
Des opérations réalisées discrètement en avril dernier dans un hôpital de Lisbonne, au Portugal, par le neurochirurgien portugais Joao Lobo Antunes, dans le cadre d'un programme du Dobelle Institute américain. Les résultats ont été soumis pour publication à la revue américaine Journal of the American Society for Artificial Internal Organs.
L'opération, qui dure quatre heures sous anesthésie générale, consiste à implanter une petite plaque de plastique munie de 16 électrodes dans le crâne afin de stimuler le cortex visuel et la production de phosphènes.
* * *
Rendre la vue aux aveugles grâce aux sons
.
Rendre la vue aux aveugles grâce aux sons,
telle est l'initiative en développement aux laboratoires de recherche de la société Philips.
Le système consiste à transcrire des images à la volée en un paysage sonore complexe que l'utilisateur va apprendre à déchiffrer.
Des lumières correspondant à des sons plus forts, les masses à des sons plus sourds et plus ou moins intenses, selon la proximité etc.
Le système est composé d'une camera fixée à des lunettes, d'écouteurs, d'un assistant numérique ou d'un téléphone et du logiciel baptisé "The voice" qui est distribué gratuitement.
Contrairement aux implants et aux projets d'&&œlig;;lig;il bionique "The voice" n'est pas invasif* pour l'instant s'il ne permet pas de voir les voitures rapides ou de lire, le système permet aux aveugles de consulter un graphique, de retrouver un objet ou perdu, de regarder la télévision.
*Invasif qualifie un examen médical qui peut affecter l'organisme parce qu'il nécessite par exemple une petite intervention chirurgicale.
Tiré du site Futura Sciences
* * *
Les lunettes electro-actives font la mise au point instantanément à la place de l'œil.
Les lunettes a verres progressifs n'ont pas dit leur dernier mot.
Inventées en 1953 par le français Bernard Maintenaz, elles font régulièrement l'objet d'innovations.
La dernière nouveauté en date:
Une paire de lunettes électroniques qui pourrait bien, d'ici quelques mois, révolutionner la vue des patients.
Au sein de l'université d'Arizona Etats Unis) l'équipe de Nasser Peyghambarian a en effet mis au point les premières lunettes" electro-actives ".
Leur principe: elles réalisent une mise au point automatique sur chaque objet que l'œil saisit, quels que soit l'angle de la vision et la distance!
Pour relever ce défi, le chercheur a complètement revisité la conception des lunettes classiques, créant une sorte de lentille de Fresnel dynamique.
En clair, une couche de cristaux liquides est insérée entre deux plaques de verre, reliée à un dispositif miniaturisé: des électrodes, des capteurs et un processeur installé sur les montures qui enregistrent la direction du regard et la distance entre l'objet regarde et l'&&œlig;;lig;il.
Lorsque l'utilisateur scrute un objet, le dispositif détecte ce regard et génère une tension électrique de quelques volts.
En fonction de cette valeur, des électrodes appliquent en temps réel un champ électrique à la couche de cristaux liquides qui réoriente alors ses molécules afin que son indice de réfraction fournisse une image nette.
La mise au point se réalise en un clin d'œlig;il, c'est-à-dire en quelques millisecondes.
Si tout se passe bien il devrait être commercialisé d'ici à six douze mois, le temps de récupérer les résultats de nos premiers essais et d'accomplir quelques améliorations en termes de miniaturisations".
Tiré du magazine Sciences & vie
* * *
Quand la vision disparait...
Lunettes virtuelles, implants rétiniens en diamant, cellules de souche.. Les ophtalmologistes exploitent toutes les pistes pour lutter contre la destruction de la rétine, et leurs résultants sont spectaculaires.
La dégénérescence liée à l'âge ne rend pas complètement aveugle: la partie centrale de la rétine est touchée ,mais la vision périphérique reste intact.
Ainsi le CNRS, développe d'étonnante lunettes dites "informatives". Leur secret?
Augmenter grâce à la vidéo, la réalité afin de combler le point aveugle .
Concrètement une petite camera intégrée au centre de la monture filme des images qu'un ordinateur transforme aussitôt de façon à adapter le grossissement, la luminance, les couleurs, les contrastes a la défaillance visuelle.
En temps réel, l'ordinateur diffuse alors ces images traitées sur un écran miniature de haute résolution également inséré dans la monture des lunettes.
Un système optique transparent intégré au verre ophtalmique agrandit cette image miniature pour la projeter devant l'œil du sujet de façon à rendre visible la partie du champ visuel obscurcie.
Tiré du sciences & vie.
* * *
Retrouver la vue grâce à des exercices mentaux.
Meir est né avec une cataracte aux deux yeux. Cette maladie qui touche en général les personnes âgées est apparue chez Meir à sa naissance.
Fils de parents sourds muets c’est sa mère qui découvrira la première la cécité de son fils.
Dans son livre " La vie en mouvement" Meir nous raconte son parcours.
A l'âge de 4ans il passe quatre opérations qui malheureusement ne réussiront pas et le laisseront aveugle à 99%.
Il obtient alors une carte d'invalidité statufiant son état d'aveugle.
"A mon époque les médecins ne savaient pas qu'il fallait effectuer l'opération de la cataracte à l'âge précoce de deux semaines.
"Mes deux enfants sont également nés avec un problème similaire.
Ils ont été opérés avec succès et grâce aux exercices qu'ils effectuent ils voient!
A l'âge de 17 ans Meir fait une rencontre qui bouleversera le reste de sa vie et qui l'amènera à développer une méthode comprenant diverses exercices qui lui feront retrouver la vue. Méthode décrite par un ophtalmologiste Américain le Dr William beats.
Sa famille le décourage mais Meir s'accroche et il travaille 13 heures par jours.
Le résultat est la!
Il décroche son permis de conduire il parvient à lire des livres et à écrire.
Comment marche votre méthode?
"Dans le processus de la vision l'&œlig;il récepte la lumière, la rétine la perçoit et fais passer des messages chimiques au cerveau qui est responsable de la majorité de notre capacité visuel.
La vision est donc pour une grande part mentale et les exercices se font donc dans ce sens.
Par exemple mon adaptation à la lumière a pu se faire grâce à un exercice appelé : " sunning".
Je me mettais face au soleil les yeux fermés et je tournais la tête de par et d'autre afin de renforcer les pupilles."
Cela fait maintenant 40 ans que Meir travaille selon cette méthode.
Il est d'ailleurs prévu qu'il vienne en Israël afin de donner des cours et former des éducateurs qui transmettront à leur tour leur savoir.
Tiré et traduit du site Ynet
* * *
Le film qui brise le tabou: "L'homme de chevet" d'Alain Monne
Acteur de cinéma est un métier physique même quand le corps reste immobile.
Sur nos écrans ce mois ci, Sophie marceau est ce corps immobile.
Elle joue le rôle de Muriel, jeune femme devenue tétraplégique à la suite d'un accident de voiture, noyée dans sa révolte et sa ranc&œlig;ur.
Que lui reste t'il pour horizon?
Le film ose la une option audacieuse: l'amour! Alors que Muriel se retrouve clouée dans un lit, dépendante, abandonnée, tournant laborieusement les pages des livres à l'aide d'une tige coincée entre les dents, elle rencontre l'homme de sa vie.
Une romance réservée au seul septième art ? Pas si sur! Pas si simple!
Mais le résultat est là : un film pudique, fort et tendre à la fois, qui renverse les préjugés sur le handicap.
Tiré du journal Sélection
* * *
Quand le cerveau ne voit plus
Que verrait un aveugle de naissance s'il retrouvait subitement l'usage de ses yeux?
Distinguerait –il la forme d'un cube de celle d'une sphère alors que jusqu'ici il n'a connu ni l'un ni l'autre que par le toucher?
Ce problème est connu sous le nom de "Problème de Molyneux".
Un problème directement lié à l'avancée des connaissances sur le cerveau ou, plus précisément sur le cortex visuel, la où aboutissent les voies nerveuses en provenance des yeux.
Il devient possible de rendre la vue au cerveau, ou, si ce n'est la vue elle même, quelque chose qui y ressemble en s'appuyant sur un sens indemne.
Des prouesses techniques qui, en misant sur le cerveau plus que sur l'&&œlig;;lig;il, apportent de nouveaux espoirs pour les patients.
Ainsi d'étonnants procédés de substitution à la vision permettent à des aveugles de convertir automatiquement des informations propres à la vue (luminosité, forme..) en stimuli d'un autre sens (audition, toucher).
Le plus connu de ces procédés repose sur une stimulation de la langur=e mise au point a la fin des années 1990.
Dans la version la plus récentes du dispositif, une petite camera fixée sur des lunettes est reliée à une plaque de stimulation tactile placée sur la langue.
Les images filmées sont converties en impulsions directement appliquées sur la langue via la plaque hérissée d'électrodes.
Ainsi les codes visuels sont traduits en codes tactiles établissant "un braille sensoriel" qui se maitrise après quelques heures d'entrainement.
Par exemple, la diminution de la taille d'un objet dont on s'éloigne est traduite par une stimulation de plus en plus faible de la langue.
Et rien d'insurmontable pour recouvrer ainsi une aptitude à voir : entre cinq et quinze heure d'apprentissage suffisent en général pour que le cerveau se plie à l'exercice automatiquement.
Pourtant, malgré les possibilités offertes par ces ingénieux procédés, il reste une dimension qui échappe à la substitution: c'est l'émotion visuelle.
"L'émotion est probablement plus liée à l'apprentissage que l'on fait du sens que du sens lui-même".
D’où l'idée d'utiliser très tôt chez des bébés non voyants un système de substitution sensorielle tactile relie à une tétine pour apprendre à découvrir le monde et tenter d'associer des émotions à ce mode de perception artificiel.
Le système est identique à celui des adultes: de petites stimulations électriques arrivent sur la langue via la tétine, traduisant des lois visuelles en message tactiles.
Tiré du magazine Sciences et vie
* * *
Un film réalisé par des aveugles (Israël- Ramat -gan)
La seule règle est celle du silence et de la concentration.
Dina Guder réalisatrice ne sait pas ou se trouvent les acteurs, la caméra, si les lumières sont allumées, les comédiens maquillés…
Et pourtant le travail progresse.
Un ordre est crié : on peut commencer à tourner.
Les préparatifs sont certes longs et laborieux mais nous sommes tous très motivés désireux de mener à bien ce projet ambitieux,nous dit Dina
Ce film est une grande première puisqu'il est entièrement conçu réalisé, tourné et joué pas des aveugles.
Derrière cette idée se cache Yaël Rokach directrice d'un centre pour aveugles à Ramat Gan.
"Cela fait des années que nous nous occupons des problèmes des aveugles, tant au niveau technique que social ; je voulais leur proposer un projet qui les valoriserait et les motiverait. Ayant observé avec quelle dextérité certains d'entre eux maniaient la vidéo-caméra l'idée d'un film commença à germer dans mon esprit.
Yaël demanda le soutien de l'école israélienne de la communication.
Elle se heurta dans un premier temps à un certain scepticisme qui ne l'empêcha pas cependant de poursuivre son but.
Petit à petit le court métrage prend forme, le sujet est fixé. C’est l'histoire d'un aveugle de naissance qui n'est pas accepté par sa famille.
Il s'enfuit de la maison et rencontre un jeune garçon qui n'est pas handicapé.
Chacun trouve sa place dans ce petit film. Le résultat est prometteur et très encourageant.
Nous attendons tous avec impatience la «Première.»
* * *
Une puce dans l'&œlig;il
On ne pourra probablement jamais transplanter un &œlig;il complet.
Ne serait ce que parce que le nerf optique comporte 1,2 million de fibre nerveuses.
Les reconnecter toutes correctement est impossible.
En revanche, certaines parties de l'&&œlig;;lig;il peuvent d'ores et déjà être remplacées.
En cas de lésion de la cornée, du fait d'une inflammation ou d'une blessure, les chirurgiens sont capables de coudre dans l'&&œlig;;lig;il du patient, a l'aide d'un fil extrêmement fin , une cornée intacte prélevée sur un donneur.
Quand au remplacement du cristallin- qui fait converger les rayons lumineux, c'est une opération désormais courante chez un grand nombre de personnes âgées qui souffrent de cataracte, une opacité du cristallin.
Mais les lésions de la rétine qui mènent à la cécité -si les cellules photosensibles sont détruites- sont elle, beaucoup plus difficiles à traiter.
Afin d'apporter une aide aux patients concernés, la recherche étudie une puce électronique capable de restituer aux non voyants une partie de leurs facultés visuelles.
Deux équipes allemandes font état d'importants progrès dans ce domaine.
Sous la direction du Pr Eberhart Zrenner, des chercheurs envisagent de greffer, sur des cellules postérieures de la rétine, une puce de 3 millimètres sur 3.
Equipée de photodiodes, celle-ci enverra des impulsions électriques au nerf optique à la place des cellules optique défaillantes
A Bonn, l'équipe de Pr Rolf Eckmiller développe un système fonctionnant a partir d'une camera fixée sur des lunettes.
Un ordinateur portatif transforme l'image filmée par la camera en signaux électrique et les transmet, sans fil, à une puce greffée, elle aussi sur la rétine.
En théorie, les deux techniques doivent permettre au cerveau de générer une image de l'environnement même si celle-ci, probablement en noir et blanc ou avec des couleurs déformées, n'est pas d'excellente qualité.
Il faudra attendre les premières tentatives pour connaître avec précision les sensations visuelles fournies par nos puces, explique le Pr Zrenner
Tiré du journal Selection
* * *
Un challenge technologique au service des handicaps.
Un challenge de l'innovation au service de l'autonomie des handicapés, voila l'ambitieux projet présenté par les étudiants de "Génie mécanique et productique".
Au pupitre, une poignée d'étudiants de dernière année d'IUP qui travaille au challenge depuis plus de 6 mois.
L'idée était de mettre les savoir faire développés dans les établissements secondaires et supérieurs au service d'une plus grande autonomie des handicapés.
Il s'agit de mettre au point un prototype qui aboutira la présentation devant un jury de spécialistes permettant d'améliorer la qualité de vie des personnes handicapées.
Quatre défis ont été retenus sur la base d'un questionnaire adressé à des personnes handicapées.
Défi autour du fauteuil (mobilité), défi autour de l'ordinateur (possibilité de communication) défi autour des loisirs, et défi "partenaires" (divers).
Les premiers projet seront lancés en octobre prochain.
* * *
Une autre manière de noter la musique.
Une aveugle explique comment on écrit et lit une partition en braille.
Lors d’une répétition de fin nov 2003 dirigée par Daniel Barbier (l’assistant de Michel Piquemal), Daniel nous expliquait que les aveugles entendaient beaucoup mieux que les autres. Je lui avais répondu que ça n’était pas vrai (les aveugles n’ont pas de 6è sens, il y en a même qui cumulent des problèmes d’audition avec leur cécité), mais que la façon dont la musique était notée en braille les condamnait à écouter. Je vais maintenant vous en dire un peu plus, sans trop vous noyer dans les détails.
Par la force des choses, un morceau de musique écrit en braille est fait pour être appris par c&œlig;ur, car un musicien ne peut pas lire sa partition et jouer de son instrument en même temps.
Si l’&&œlig;;lig;il peut lire plusieurs lignes en même temps, la main ne peut lire qu’une seule ligne à la fois. La notion de portée ou de « système » (ensemble de portées écrites les unes sous les autres) n’a donc pas de sens en braille, les choses sont écrites ligne à ligne, les unes après les autres.
La notion de clé n’existe pas en braille, la hauteur d’une note est repérée par un numéro d’octave. La première octave commence au « do » suivant et ainsi de suite.
Les notes d’un accord ne pouvant pas être écrites les unes sous les autres, un accord est noté au moyen de signes d’intervalles : à la main droite du piano, un accord est noté du haut vers le bas.
Sachant que le braille ne comporte que 64 caractères différents, il est souvent nécessaire d’utiliser plusieurs caractères pour former un même signe ; vous comprenez alors que les partitions en braille sont très volumineuses et parfois peu maniables..
Voilà pourquoi , s’ils veulent faire de la musique, les aveugles sont absolument obligés d’écouter, puisqu’il leur est impossible de lire toutes les parties en même temps .
Vous avez une façon visuelle de noter la musique, tant mieux pour vous, c’est somme toute un mode d’écriture assez intuitif. Et puis qui sait si cela n’a pas aidé Beethoven à continuer à composer malgré sa surdité ?
Alors, ouvrez vos yeux et vos oreilles et vivez heureux !
Laurence de Roquefeuil
* * *
De jeunes handicapés physiques font leur cirque.
Tous les deux ans, à Villeneuve d’Ascq (59), l’institut d’éducation motrice (IEM) Jean Grafteaux présente un spectacle : quatre jours durant, des centaines de spectateurs y applaudissent numéros de clown, exercices de trapèze, danse en fauteuil… Les jeunes artistes sont tous handicapés moteurs.
Le merveilleux et la poésie ne sont certes pas absents de la scène : fauteuil roulant en équilibre sur un fil aérien, costumes de légende, géants en lévitation, autre fauteuil roulant transformé en machine de guerre, effets spéciaux convaincants, cirque, danse, etc.
Les activités de clown, danse, jonglage, acrobatie, équilibre, musique, trapèze ont toutes lieu le mercredi. Quarante-cinq jeunes de l’institution y participent de manière adaptée : si certains d’entre eux vont jusqu’à faire du trapèze, d’autres sont plus circonscrits : ainsi Jérémie, sévèrement sanglé dans un fauteuil et ne pouvant utiliser que deux doigts, s’aide, dans le groupe musique, d’un clavier électronique. « L’investissement correspond aux possibilités de chacun », confirme le responsable. Et les frustrations ? « Si un jeune est attiré par le jonglage, il essaiera ; s’il n’y arrive pas, il trouvera quelque chose qu’il pourra faire. Il fait avec ses limites ».
Sous le grand chapiteau bleu (capacité : cent places assises) installé dans l’espace de l’IEM, c’est l’heure des clowns : chapeaux colorés, Deborah, 17 ans, Loïc, 18 ans et Antony, 12 ans, répètent sous la houlette de Françoise, Christine et Valérie, respectivement éducatrice spécialisée et aides médico-psychologiques. L’éducatrice participe à Cirqu’en plus depuis sa création : « au départ, nous faisions davantage du théâtre, petit à petit ça c’est transformé en clown. J’aime le travail de recherche du personnage de clown. Un jeune qui a bien travaillé son personnage va mieux se dépatouiller dans une situation difficile de la vie, il va davantage se faire confiance ». Deborah a trouvé son personnage — « une charmeuse » —, Loïc, cherche le sien, en lien peut-être avec une de ses caractéristiques qu’il a vite repéré, son « rire facile », et Antony, lui, sera un « timide embarrassé »…
Mais se produire dans un spectacle a évidemment un impact fort sur la confiance que l’on peut avoir en soi. « être handicapé n’empêche pas de créer de l’émotion », assure Françoise, formée à la technique du clown. « Du moment que l’on ose, ça porte », ajoute Valérie, qui sait de quoi elle parle : elle a suivi l’école d’Annie Fratellini et travaillé cinq ans dans un cirque.
Jouer devant un public, c’est bien connu, suscite le stress. « Le clown, ça détend, c’est cool, mais quand on se retrouve pour la première fois derrière un rideau, on est stressé, après ça va », décrit Antony. « Pour faire le vide ?
On rigole », informe Loïc. « Ce n’est pas évident, le clown est censé faire rire, la première fois c’est angoissant : le public va-t-il se marrer ? » , ajoute Christine, « et même quand il y a des ratés, il ne faut pas se laisser démonter ». L’éducatrice renchérit : Le clown n’est pas une école facile.
Il faut accepter de travailler sur soi, de se mettre en scène, il n’y a pas d’artifice, faut y aller, ça demande une certaine maturité ». Pour Pascal Delecour : « Le spectacle par lui-même apprend à affronter une échéance et un stress ».
Katia Rouff & Joël Plantet
* * *
Ils redonnent vie aux membres des paralysés.
Des greffes de cellules nasales pour restaurer la m&œlig;lle épinière des paraplégiques.
C'est l'audacieux pari qu'à tenté au Portugal, l'équipe de Carlos lima.
Résultat: les patients retrouvent partiellement leur motricité.
Un grand sourire s'affiche sur le visage du jeune homme.
Soutenu par des béquilles et des attelles, Vasco lance sa jambe droite devant lui, puis sa jambe gauche.
Lentement ses mouvements s'enchainent sous le regard attentif de son médecin.
Il y a un an encore, le bas de son corps était comme mort.
Aujourd'hui, il a retrouve le contrôle de ses abdominaux, de certains muscles de bassin et de sa cuisse gauche.
A force de concentration, il est désormais capable de traverser seul la grande salle claire ou s'entrainent tous les patients du centre de rééducation de Tosha.
L'échec de la rééducation
Vasco, 34 ans, est un miraculé aux yeux de sa famille et une énigme aux yeux de la médecine académique.
Il y a quinze ans, alors qu'il travaille dans la ferme de ses parents, il chute du haut d'un tracteur et se brise la colonne vertébrale au niveau des cervicales.
Apres six mois d'hospitalisation, le diagnostic tombe sans appel; Tétraplégique a vie.
Pendant les treize années qui suivent, le jeune homme reste cloue sur son fauteuil, le torse maintenu par un corset.
"J'ai suivi une rééducation intensive, explique t'il. Mais les années passaient et rien n'y faisait."
Jusqu'à ce que Vasco bénéficie, il y a un an, d'une incroyable opération à l'hôpital de Lisbonne.
Dans cet établissement, l'un des plus prestigieux du Portugal, une équipe de chirurgiens propose de régénérer la m&&œlig;;lig;lle épinière des patients paralysés en leur greffant leurs propres cellules réparatrices.
"Nous prélevons ces cellules dans le nez du patient avant de les transplanter dans sa m&&œlig;;lig;lle épinière".
"Ces cellules miracles se cachent dans la muqueuse olfactive au fond de la cavité nasales.
Elles ont la capacité une fois transplantées dans la colonne vertebrale, de guider le développement des nouvelles cellules nerveuses et de reconnecter entre elles les fibres nerveuses sectionnées après une lésion".
Tiré du journal Sciences et vie
* * *
Une nouvelle invention décisive de l'institut Weizman pour les handicapés.
Une découverte unique qui fonctionne par simple expiration et inspiration du nez pourrait permettre a nombreux handicapés de déplacer leur fauteuil roulant ou de mieux communiquer avec leurs proches.
Cette technologie sophistiquée pourrait également permettre la création dans le futur d'une troisième main susceptible d'assister les chirurgiens e t les pilotes...
Ce nouveau système identifie les changements de la pression de l'air à l'intérieur des narines et les transforme en signaux électriques.
Cette trouvaille a déjà été testée avec succès sur des personnes valides et invalides: des tests en série ont établi la grande efficacité de son fonctionnement.
Les tests les plus concluants sont ceux effectués sur les patients atteints su syndrome d'enfermement.
Il s'agit de personnes avec de parfaites fonctions cognitives, mais totalement paralysées et enfermées dans leurs corps.
Or grâce à ce système, elles peuvent désormais communiquer avec le monde extérieur. Certains ont ainsi pu, pour la première fois , envoyer des messages à leurs proches et leur faire part de leur sentiments les plus intimes les concernant
On sait que le souffle est l'une des fonctions du palais contrôle par plusieurs nerfs qui le relient directement à la boite crânienne.
Le Professeur Sobel est donc parti du principe que la plupart des grands handicapés conservent le contrôle de leur souffle et qu'ils pourraient donc apprendre à communiquer.
Le système testé s'apparente à l'utilisation d'une "souris" ou d'une manette de jeux d'ordinateur.
Atteint du syndrome d'enfermement depuis sept mois à la suite d'un accident cérébral, l'un des patients testé a réussi à maitriser ce procédé en quelques jours, et il a pu donc communiquer pour la première fois avec sa famille depuis sa commotion cérébral.
Ce système peut également servir de mécanisme de navigation pour fauteuils roulants avec deux expirations successives le fauteuil avance tandis qu'avec deux inspirations il recule une expiration il tourne à gauche et une inspiration il tourne à droite.
Apres seulement 15 minutes d'entrainement, un paraplégique a pu diriger son fauteuil avec la même dextérité qu'un homme valide!
Richard Darmon tiré du Hamodia
* * *
Le rire sans handicap.
Ma vie d'extraterrestre. C'est le stand-up en "roue libre" de Patricia Assouline, handicapée mais pas de la tête aux pieds. Car si son corps lui fait défaut depuis l'enfance, son cerveau, lui, fonctionne à plein régime. C'est drôle, féroce et émouvant quand elle conte sa vie en chansons. Un spectacle pour bousculer les idées reçues sur les "VIP", Very immobiles personnes.
On peut rire de tout et avec tout le monde. Ce pourrait être la maxime de Patricia Assouline, détournant ainsi celle de Pierre Desproges. Handicapée moteur depuis l'enfance, la comédienne, que l'on avait déjà vue dans la comédie musicale Les Hors La Loi, a décidé de se produire seule sur scène. Elle squatte ainsi le théâtre d'Edgar avec un spectacle au titre évocateur, mis en scène par Clémentine Célarié et co-écrit avec Audrey Lemoine: Ma vie d'extraterrestre*. Car on l'est forcément un peu lorsqu'on est handicapée dans un monde de et fait pour les valides. D'ailleurs, la petite salle où elle joue n'est pas véritablement accessible aux personnes à mobilité réduite. "C'est regrettable mais je n'ai pas fait ce spectacle pour les handicapés. C'est un spectacle qui s'adresse à tout le monde", assure-t-elle. Une bonne vanne reste une bonne vanne après tout et le rire n'a pas de frontière.
"Mon chéri, on va à une soirée", entend-on en voix off au début du spectacle. Mais Patricia Assouline est bien seule en scène. Son chéri, c'est son fauteuil, Marcel. "On est jumeaux, on est né ensemble. " Le décor est planté. Si la comédienne est assise, c'est bien d'un stand-up dont il s'agit: ce sont des tranches de vie qui sont contées. Patricia Assouline raconte son enfance et le "couloir de la mort" entre la salle de classe et la cantine qu'elle parcourait avec un déambulateur. "Dix mètres en 37 minutes et 24 secondes, mon record. " Dérision, férocité et même méchanceté sont au programme du show quand elle raconte le centre spécialisé qui l'accueillait.
* * *
La technologie du privé au service des malvoyants
PHITECH
UNE IDEE QUI FAIT SON CHEMIN
La technologie du privé au service des malvoyant La société Phitech, basée dans la banlieue de Nancy,a mis au point un systèmequi permet aux personnes déficientes visuelles d'accéder plus facilementaux bâtiments publics ou aux transports Philippe Lemaire est un patron au discours militant.
«Aujourd'hui, il y a environ 1,7 million de personnes déficientes
visuelles en France. Et il est essentiel de leur permettre de mener une vie la plus normale possible», expliquele président-fondateur de Phitecht une société qui s'est créée en 2003 à Villers-lès-Nancy. Spécialisée au départ dans les systèmes «radio» pour les appels d'urgence ou d'assistance, cette entreprise s'est vite lancée dans la mise au point d'outils visant à aider les personnes malvoyantes à accéder aux bâtiments publics ou aux transports collectifs.
Le déclic s'est produit en 2004. Dans le métro, Philippe Lemaire croise une personne déficiente
visuelle complètement perdue «Elle m'a expliqué que, d'ordinaire,
elle comptait les dix stations de son trajet habituel. Mais ce jour-là, elle avait perdu ses repères», se souvient le chef d'entreprise qui prend contact avec les principales associations de personnes aveugles et malvoyantes. « L'idée était de partir de leurs besoins avant de s'appuyer sur notre savoir-faire technologique pour concevoir des outils fiables et faciles d'utilisation», explique Philippe Lemaire, déjà conscient que ce thème de l'accessibilité va devenir incontournable. De fait, l'année suivante, est promulguée la loi du 11 février 2005 qui oblige à rendre accessibles, d'ici à 2015, les établissements recevant du public (ERP} et les transports collectifs pour tous les types de handicap. Grâce à un investissement de
1,5 million d'euros, Phitech réussit à mettre à point Actitam, un
système commercialisé en 2007.
Le dispositif consiste à installer une petite balise à l'entrée d'un
bâtiment public. Quand elle se présente devant la façade, la personne
malvoyante peut activer cette balise grâce à une petite télécommande,
qui lui permet de recevoir des informations sonores, destinées
à faciliter ses déplacements. «On va lui dire que pour accéder à la
mairie, il faut monter deux marches, passer la porte vitrée et que
l'accueil se trouve dix mètres sur la gauche», explique Philippe Lemaire.
« Dans la foulée,plusieurs grandsmagasins ou centres
commerciaux ont suivi. »
Phitech a aussi développé une application permettant de recevoir,
sous forme sonore, les informations des panneaux électroniques dans
les stations de bus ou de tramway. «La personne peut savoir l'heure
de passage du prochain bus ou, à la gare de Nancy, le quai de départ
de son train», souligne Philippe Lemaire en charge à
Pour en acheter, le plus simple est de passer par une association de
personnes malvoyantes», indique Philippe Lemaire, en précisant
que, depuis juin, une application pour les téléphones portables est
disponible gratuitement. Mais pour s'équiper, il faut habiter dans une ville ayant fait les aménagements nécessaires. C'est le cas de Nancy, qui a déjà équipé de balises une cinquantaine d'édifices municipaux et près de 120 stations de transports. «Dans la foulée, plusieurs grands magasins ou centres commerciaux ont suivi. Aujourd'hui,environ 120 personnes à Nancy utilisent notre boîtier», explique Philippe
Lemaire, qui travaille aussi avec les municipalités de Bordeaux,
Orléans, Amiens ou Reims. «Notre ambition est de convaincre le maximum
de communes désengager, explique le chef d'entreprise. Quant à
la SNCF, entrée dans notre capital à hauteur de25 ®, elle s'est donnée pour ambition d'équiper progressivement
l'ensemble de ses gares.»
La Croix .- 20/11/2010
* * *
La voix humaine trouve sa voie dans le cerveau des aveugles
La réorganisation du cortex visuel au profit des habiletés auditives chez les aveugles n'élimine pas le recours à des centres auditifs spécialisés tel celui consacré à la reconnaissance de la voix humaine. C'est ce qu'ont démontré les travaux de doctorat de Frédéric Gougoux, réalisés au Département de psychologie sous la direction de Franco Lepore.
Pour comprendre ce dont il s'agit, il faut se rappeler que plusieurs études menées au Centre de recherche en neuropsychologie et cognition du Département de psychologie ont montré que les aveugles performaient mieux que les voyants dans des tâches auditives. «Ils obtiennent de meilleurs résultats au moment de reconnaitre les notes, les octaves et la provenance des sons en faisant appel à leur cortex visuel», explique Franco Lepore. Plus la cécité survient en bas âge, au moment où la plasticité cérébrale est grande, plus la réorganisation neuronale sera étendue.
Il existe en outre une zone spécialisée dans la reconnaissance de la voix humaine située dans la région du sillon temporal supérieur (STS). Pascal Belin, professeur associé au Département de psychologie, a montré que cette zone est davantage activée lorsque le stimulus sonore est une voix humaine que lorsqu'il s'agit d'un son non vocal. C'est ce qui nous permet de décoder les nombreuses informations que recèle la voix humaine comme le sexe, l'âge, l'état émotif ou encore l'appartenance sociale d'un locuteur, et ce, à partir d'un seul mot.
La voix humaine chez les aveugles
étant donné que le cortex visuel est utilisé à des fins auditives, le cortex auditif des aveugles se trouve par le fait même moins sollicité que chez les voyants. «C'est pourquoi nous avons voulu savoir si le STS, qui est une zone multimodale spécialisée, demeurait sensible à la voix humaine chez les aveugles en dépit du recours au cortex visuel au profit de l'audition», souligne Franco Lepore.
Autrement dit, la réorganisation des cortex se fait-elle de façon générale ou préserve-t-elle les centres spécialisés ?
Frédéric Gougoux a consacré ses travaux de doctorat à cette question. Pour trouver la réponse, il a fait entendre à des aveugles des sons vocaux simples, comme des voyelles, et des sons de klaxon en observant les activations cérébrales à l'aide de l'IRM. Comme le chercheur s'y attendait, l'expérience a d'une part confirmé que les aveugles emploient à la fois le cortex auditif et le cortex visuel pour traiter les sons, alors que les voyants désactivent quelque peu leur cortex visuel afin de se concentrer sur l'audition.
Par ailleurs, les stimulus vocaux ont révélé que non seulement les aveugles font appel eux aussi au STS pour traiter la voix humaine mais qu'ils le font davantage que les voyants. Cette différence est plus grande chez les aveugles précoces (aveugles de naissance ou avant l'âge de cinq ans) que chez les personnes qui ont perdu la vue après l'âge de 15 ans.
Les travaux ont également montré une corrélation positive entre le taux d'activation plus élevé du STS chez les aveugles et leur plus grande habileté à distinguer les stimulus vocaux et les stimulus non vocaux.
«En plus de la spécialisation transmodale entre les cortex visuel et auditif, il s'effectue une expansion de la zone auditive du sillon temporal supérieur et cette plasticité intramodale participe à l'accroissement des habiletés auditives chez les aveugles. La perception de la voix apparait ainsi comme une fonction hautement spécialisée reposant sur un circuit préprogrammé et robuste comme celui de la reconnaissance des visages», conclut Franco Lepore.
Ce dernier circuit auquel fait allusion le professeur est l'aire fusiliforme, située à la jonction des lobes temporal et occipital et dont la lésion entraine l'incapacité à reconnaitre les visages. La reconnaissance de la voix et celle des visages ont amené le développement de ces zones spécialisées sans doute en raison des avantages hautement adaptatifs de ces fonctions psychosociales pour la survie de l'être humain.
Daniel Baril
* * *
Organisation de la mémoire chez les aveugles
Des études indiquent que les aveugles de naissance ont des capacités supérieures de mémoire verbale.
Une équipe de chercheurs propose une nouvelle compréhension de ce phénomène grâce à un examen plus précis du traitement et de la localisation des informations traitées dans le cerveau des aveugles. L'équipe est dirigée par le Dr Ehud ZOHARY du Département de Neurobiologie de l'Alexander Silberman Institut des Sciences de la Vie de l'Université Hébraïque de Jérusalem.
Ce travail pourrait permettre une amélioration de la vie des aveugles. Les humains ou les primates comptent principalement sur leur vision pour diriger leur comportement. Les domaines dédiés à la vision constituent environ 25% du cerveau humain. On pensait que la perte de la vision rendait ces régions inutiles. De nouveaux éléments, cependant, montrent que le cortex occipital inutilisé (habituellement dédié aux fonctions de vision du cerveau) est impliqué dans d'autres fonctions.
Ainsi, les techniques de neuro-imagerie ont montré que le cortex occipital des aveugles congénitaux est actif durant la lecture du Braille. Cela indique que cette région est réorientée vers le traitement de l'information lié avec le sens du toucher.
La lecture du Braille implique plus que de fins jugements tactiles, car la lecture implique le langage ainsi que le processus de mémorisation. Grâce à l'utilisation d'imagerie fonctionnelle chez les aveugles congénitaux, le Dr ZOHARY avec ses doctorants Amir AMEDI et Noa RAZ ont montré que des régions extensives du cortex occipital ne sont pas seulement activées durant la lecture du Braille mais également durant les performances de tâches de mémoires verbales tels que le rappel d'une liste de mots abstraits.
Une de ces régions activées est le cortex visuel primaire ou VI qui est le principal accès pour le traitement de l'information visuelle dans un cerveau humain normal. à contrario, aucune activation de mémoire verbale n'a été détectée dans le VI d'un groupe contrôle de voyants. L'activation du VI, unique chez les aveugles, était accompagnée par des capacités supérieures de mémoire verbale pour les aveugles comparées à celles des personnes du groupe de contrôle. Le test montre que plus l'activation occipitale est importante, plus les résultats aux tests de mémoire verbale sont bons.
Les travaux du Dr ZOHARI montrent que lors d'une cécité congénitale, le cortex visuel entreprend une profonde réorganisation le conduisant à être utilisé pour des fonctions cognitives de haut niveau. Cette conversion est nettement plus limitée chez les aveugles à des étapes avancées de leur vie.
Le professeur israélien a mentionné que l'étude contribuait à une meilleure compréhension de la plasticité corticale dans les systèmes du cerveau, une étape cruciale dans la recherche de l'amélioration des traitements pour les maladies neuro-dégénératives. Une fois que les chercheurs auront une connaissance plus approfondie du fonctionnement de la réorganisation corticale et de sa mise en place par un entraînement approprié, cela pourrait permettre de donner aux aveugles des avantages cognitifs qui leur seront utiles tout le long de leur vie.
Il est important de noter, cependant, que compte tenu des limitations des techniques d'IRM fonctionnelle, les mécanismes neuronaux réels impliqués dans les mécanismes de la mémoire ne peuvent pas être étudiés en utilisant la neuroimagerie. Des analyses complémentaires sont donc nécessaires impliquant l'observation d'animaux de laboratoires réalisant des tâches comportementales similaires.
Sources : Université Hébraïque de Jérusalem, 18/06/2003
* * *
Inné ou acquis ?
Inné ou acquis, le handicap se vit différemment.
Au-delà des concepts dont la confrontation pourrait raviver la mémoire de nos manuels de philosophie, au delà des querelles de langage, selon qu’il relève du sens commun ou du jargon scientifique, il y a des vies, des enjeux de société, des domaines d’application très concrets.
Quatre trajets de c&œlig;urs battants, voire même, combattants sur le front des difficultés, pour toutes ces personnes qui, en situation de handicap refusent la fatalité du sort, et revendiquent leur validation à la mixité et à une certaine normalité. Ce sont quatre per-sonnalités, au caractère affirmé qui nous dévoilent les différentes causes et les circons-tances dramatiques qui ont bouleversées leur existence à jamais, mais qui ont su relever le défi de leur nouvelle vie, en prenant en main leur destinée...
Une de leur plus grande fierté reste de s’être intégré(e) au niveau social et profession-nel, comme Martine, actuelle grand-mère, née, malvoyante à une époque sans, ou peu d’aides, mais qui a su construire sa vie.
Cathy, hémiplégique depuis l’âge de onze ans, après une tumeur au cerveau, a vécu en couple, pendant quinze ans, jusqu’à la séparation et est, aujourd’hui à quarante ans, en quête d’épanouissement personnel.
Se libérer de l’enfermement de son corps, se le ré-approprier avec sa fragilité visible ou non, grâce à la création artistique, c’est le projet de David, musicien, en fauteuil rou-lant depuis ses vingt ans, après un accident. Aujourd’hui, c’est dans la musique et le web qu’il a retrouvé sa route et une reconnaissance de son art.
En accédant à Internet, auprès du Meanstream, et à Facebook, Noémie, jeune lycéenne, infirme moteur cérébral cherche à communiquer avec ses amies, à se lier à son réseau d’adolescents, et peut-être à l’amour.
Pour l’avenir, il semble que les nouveaux logiciels représentent un espoir, pouvant apporter une aide thérapeutique précieuse, et peut-être, avec les bio-puces et la nanos-cience, soutenir et apaiser le double préjudice subi, par les carences, les déficiences structurelles, sociales et psychologiques, liées à la (déjà) dure réalité du handicap...
Comment ne pas percevoir, dans l’expression et la force de leur témoignage, le désir et le besoin de contacts humains et la forte volonté qui les animent, en revendiquant la tolérance, la mixité et le partage, par la réalisation de leurs rêves, dans le respect et la dignité auxquelles chacun a droit ?
Tiré du site handimarseille
* * *
Le robot humanoïde, fabriqué à Paris, devrait arriver en 2012.
Il a des bras, des jambes, une tête... Mais ne sait pas encore tout à fait parler, prendre des objets, marcher de manière fluide ou, tout simplement, courir. Quand François Chaumette, chercheur à l'Inria/Irisa sur le campus de Rennes 1, commence à parler du projet Lagadic, on pourrait croire à de la science-fiction. Et pourtant, Roméo sera livré courant 2012.
Roméo, c'est la toute dernière trouvaille des parisiens d'Aldebaran. Société spécialisée dans les robots humanoïdes et connue pour avoir fourni le prédécesseur de Roméo à l'université de Tokyo. Il s'appelait Nao. Seulement, ce dernier ne mesurait pas plus de 50 centimètres, alors que Roméo fera 1,40 m.
Aide à la personne !
Cette taille change les perspectives d'utilisation d'un tel robot. Il va servir à concevoir un robot qui n'aura peut-être pas tout à fait cette forme-là, capable d'assister les personnes âgées et handicapées dans leur quotidien. « Si les Japonais aiment beaucoup les robots proches de nous en apparence, c'est moins le cas des occidentaux », note François Chaumette.
Ce qui est sûr, par contre, c'est que l'équipe rennaise a pour mission de donner à Roméo plus d'habileté grâce à sa vue : « Nous allons devoir lui apprendre à manipuler des objets, ouvrir une porte ou marcher dans les couloirs en utilisant la vision comme sens », explique le chercheur.
Roméo serait fourni en kit en quelque sorte. « Toute la partie mécanique fonctionne. Il a des caméras. Quelques logiciels sont aussi livrés avec. Mais ils servent juste à lui demander d'aller d'un point A à un point B. Nous allons devoir trouver des algorithmes pour qu'il soit capable d'agir seul en fonction des situations auxquelles il est confronté. »
Jusque-là, le laboratoire était obligé de tester, d'un côté, la manipulation grâce à un bras articulé ; de l'autre, la marche, avec un petit véhicule électrique que les chercheurs essayaient de faire rouler.
Les deux activités en même temps vont modifier les recherches : « Là, si le robot est en train de marcher, mais doit au passage prendre un objet, ça change tout ! »
Alexandra BOURCIER
* * *
Des vedettes involontaires d'une campagne pour les aveugles.
Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal ou Gérard Depardieu sont les vedettes involontaires d'un calendrier réalisé par la Fédération des aveugles de France , qui entend dénoncer avec cette campagne choc les problèmes auxquels se heurtent les malvoyants.
Les photos, dont certaines ont été publiées par le Midi Libre, ont été réalisées "avec trucage, volontairement et sans autorisation" par une agence de communication héraultaise, souligne le quotidien.
On y voit le couple présidentiel en train de marcher, M. Sarkozy tenant dans une main une canne blanche et portant des lunettes noires.
En page intérieure, ce sont l'ancienne candidate PS à la présidence de la République, Ségolène Royal, et le comédien Gérard Depardieu qui tiennent une canne blanche, l'acteur ayant aussi un "chien d'aveugle" à ses cocirc;tés.
Le détournement met aussi en scène Zinédine Zidane, Daniel Cohn-Bendit ou Thierry Ardisson, entre autres.
Ce calendrier, dont un exemplaire a été envoyé au président de la République selon le quotidien, est, selon le président de la FAF, le Montpelliérain Vincent Michel, "un coup de gueule" pour dénoncer les problèmes liés à l'accessibilité aux bâtiments, à l'information, au savoir mais aussi à l'emploi des malvoyants, dont "plus de la moitié sont au chômage".
Selon M. Michel, "il y a urgence". "On prend à témoin des grandes figures de notre temps pour accrocher nos principales préoccupations", explique-t-il dans une interview.
Tiré du site Handicap.fr
* * *
Handicap : Le bras robotisé obéit au doigt et à l'&&œlig;;lig;il .
Quelques minutes de prise en main au lieu de dix heures de formation : l'interface visuelle développée par le CEA List simplifie à l'extrême la manipulation du bras robotisé Manus, utilisé par des personnes tétraplégiques pour les gestes de la vie quotidienne. La technologie, testée avec succès dans deux centres de rééducation, peut faire l'objet dès maintenant d'un transfert industriel.
La "commande référencée vision", domaine de recherche de pointe, fait une entrée spectaculaire dans l'univers du handicap : elle permet désormais à une personne tétraplégique de commander un bras robotisé à partir d'un simple écran, en désignant l'objet qu'elle souhaite obtenir !
"Manus, le bras que nous avons équipé, se commande normalement à partir d'un joystick et d'une programmation sur clavier.
Le processus est complexe car il faut gérer six degrés de liberté - trois rotations, trois translations - avec un joystick qui ne travaille qu'en avant-arrière ou gauche-droite." Le progrès obtenu se mesure en temps d'apprentissage : une dizaine d'heures pour le bras Manus seul, quelques minutes pour le même bras équipé de l'interface du List. "Une quarantaine de personnes valides et handicapées ont testé le système, dont une forte majorité ne connaissait pas Manus. Toutes l'ont utilisé vite et bien, à l'intuition, y compris des enfants de moins de 10 ans."
Il est vrai qu'avec l'interface visuelle, la tâche de l'utilisateur se résume désormais à "pointer" l'objet à saisir sur un écran. Ensuite, le bras travaille seul : sa pince est équipée de deux webcams dont les images sont exploitées pour calculer la distance pince-objet, puis poursuivre le déplacement dans la direction souhaitée. En d'autres termes, cette technologie émergente est déclinée ici sous une forme parfaitement adaptée à l'utilisateur.
Car le bras robotisé n'est pas seulement plus facile à commander : il est aussi accessible à une population plus large, puisqu'il ne s'agit plus que de déplacer une flèche et de cliquer sur un écran. "C'est possible avec toute la batterie d'actionneurs que les ergothérapeutes emploient avec les personnes tétraplégiques : souris, contacteur actionné au pouce ou au souffle, suivi des mouvements de la tête, etc."
Pour Exact Dynamics, la société néerlandaise qui commercialise le bras, cette fonction additionnelle dont le coût ne devrait pas dépasser 1 000 euros ouvre de nouvelles perspectives.
D'autres marchés pourraient s'intéresser à cette technologie : robotique pour le nucléaire, pour les interventions sous-marines sur les plates-formes off-shore, pour le déminage.
La tâche des opérateurs serait largement simplifiée puisqu'après le "pointage" initial, le système robotisé travaillerait seul.
Premier axe : ajouter une caméra panoramique pour que l'utilisateur puisse désigner des objets situés hors du champ de vision initial de la pince. Second axe : développer des algorithmes dits "d'indexation d'image" afin que le système reconnaisse l'objet visé (un livre, une bouteille, un combiné téléphonique ) et adapte sa stratégie de saisie : par exemple, faire glisser au préalable les objets plats jusqu'au bord de la table.
Article paru en avril 2006
dans CEA Techno
* * *
Pourquoi le sommeil des non-voyants est-il souvent perturbé ?
Depuis quelques années, on sait de manière précise que le sommeil des aveugles est perturbé non seulement pour des raisons psychologiques mais aussi en raison de l’absence de stimulation de l’horloge biologique par la lumière. La non perception de la lumière les empêcherait de « caler » leur rythme de sommeil sur la périodicité jour/nuit et expliquerait les cycliques difficultés pour s’endormir et les épisodes de somnolence involontaire vécus par certains non-voyants. Le recours à la mélatonine, hormone dont la sécrétion est perturbée par l’absence de lumière, serait une solution pour réguler le sommeil des non-voyants.
D'après l'Organisation Mondiale de la Santé, le nombre de personnes présentant une atteinte visuelle sévère serait de 180 millions dans le monde, dont 45 millions de non-voyants. Certains de ces non-voyants n’ont pas de perception consciente de la lumière. Outre le handicap de la cécité, ils peuvent alors présenter aussi une désynchronisation de l’horloge biologique et en particulier des rythmes de l’éveil et du sommeil par rapport au cycle jour/nuit. Leur sommeil n'étant plus synchronisé par rapport au rythme de 24 heures se met en « libre cours », ce qui veut dire qu’il peut survenir en plusieurs épisodes au cours des 24 heures, sans tenir compte de l’alternance du jour et de la nuit : difficultés d’endormissement, réveils au cours de la nuit et somnolence dans la journée peuvent alors résulter de ce décalage.
L’horloge biologique et la lumière
La lumière joue en effet un rôle important de synchroniseur, comme une sorte de « chef d'orchestre », des rythmes biologiques circadiens, c'est-à-dire rythmés sur 24 heures et fonction du jour et de la nuit. Pour être en harmonie avec les rythmes du cosmos (rotation de la terre sur elle-même et autour du soleil, rotation de la lune autour de la terre), la biologie des êtres vivants s’organise autour de cycles régulés par une horloge interne. Les rythmes biologiques permettent aux organismes de s’adapter aux variations cycliques, journalières et annuelles, de leur environnement. Chez l’homme, les grandes fonctions telles que le sommeil, la température corporelle ou les secrétions hormonales fluctuent selon un horaire de 24 heures. C’est le rythme circadien qui s’organise autour de l’alternance de périodes d’activité et de repos, calquées sur le cycle jour/nuit.
L’horloge interne qui régule les cycles circadiens et orchestre les cycles biologiques se situe dans le cerveau, à la base de l’hypothalamus, dans de petites structures cérébrales, les noyaux suprachiasmatiques, situés juste au-dessus du chiasma optique, lieu de croisement des deux nerfs optiques. Au nombre de deux, ces noyaux comportent chacun quelques dizaines de milliers de neurones qui peuvent recevoir, grâce à leur position stratégique par rapport aux nerfs optiques, des informations sur le niveau d’intensité lumineuse ambiante. La lumière du jour agit, par l’intermédiaire de la rétine et des voies optiques, comme un resynchroniseur de l’horloge biologique qui doit, comme toute horloge, être ajustée quotidiennement.
L’information lumineuse reçue par les noyaux suprachiasmatiques est transmise à la glande pinéale, responsable de la sécrétion de la mélatonine. Cette neurohormone (dont le nom vient du grec melanos = noir) est sécrétée en fonction du cycle jour/nuit : la présence de lumière bloque sa synthèse alors que l’obscurité la déclenche. La sécrétion de mélatonine informe l’organisme de l’arrivée de la nuit et induit le sommeil. L’alternance jour/nuit, par l’intermédiaire de la mélatonine, régule nos cycles biologiques et en particulier notre sommeil.
Il y a quelques années, des chercheurs comme Michel Siffre se sont isolés volontairement quelques semaines dans des grottes et ont montré qu’en l’absence de stimulation par la lumière leur horloge se désynchronisait. C'est également cette « désynchronisation » qui se produit chez les aveugles qui ne perçoivent pas la lumière.
Quels troubles du sommeil ?
Il y a un peu plus de 10 ans, avec l’aide de l’Association Valentin Hauÿ, nous avons réalisé une étude par questionnaire en braille auprès de 1073 aveugles comparés à des personnes voyantes de mêmes sexe et âge. Cette étude a montré une plus forte fréquence des troubles du sommeil chez les non-voyants:
83 % des aveugles disent présenter au moins un problème de sommeil, principalement des réveils nocturnes avec difficultés pour se rendormir (54 %), mais aussi une durée de sommeil trop courte (49 %), un réveil trop précoce (45 %), une qualité de sommeil pauvre (43 %), des difficultés d’endormissement (35 %).
Les aveugles se plaignaient plus d’insomnie que les voyants (35 % contre 26 %), ils prenaient aussi plus fréquemment des somnifères que les témoins (25 % vs 13 %) et se plaignaient plus fréquemment de somnolence diurne (14 % vs 6 %). Par ailleurs, 17 % des non-voyants et 8 % des témoins étaient en « libre cours ».
Une autre étude que nous avons réalisée sur le sommeil des enfants aveugles fait ressortir une prévalence de l’insomnie plus fréquente chez les enfants non-voyants que chez les enfants voyants. Toutefois, les rythmes de sommeil en « libre cours » ne sont pas plus fréquents chez les enfants aveugles sans perception de la lumière que chez les enfants voyants, sans doute parce que la perturbation chronobiologique est compensée par l’obligation d’avoir des horaires de sommeil réguliers et de se lever tôt pour aller à l’école.
Nous avons aussi réalisé des enregistrements du sommeil chez 26 aveugles en « libre cours » comparés à ceux d’un groupe apparié de témoins montrant une diminution significative du temps de sommeil total et de l’efficacité du sommeil, ainsi qu’une augmentation de la latence d’endormissement et une diminution de la proportion de sommeil paradoxal chez les sujets non-voyants.
Bien que de multiples autres causes telles que l’origine de la cécité et les conditions de vie difficiles des non-voyants puissent contribuer à leurs difficultés de sommeil, la non perception de la lumière semble jouer un rôle non négligeable.
La mélatonine dont la sécrétion est perturbée par un mauvais fonctionnement de l’horloge a été synthétisée chimiquement et commercialisée comme traitement depuis des années dans des pays anglo-saxons dans l’indication des troubles du sommeil. En Europe la mélatonine était cependant non utilisable car on ne connaissait pas suffisamment ses effets secondaires possibles. Depuis quelques années cependant des nouveaux médicaments avec des modes d’actions similaires ont été testés pour leur efficacité et sont soumis aux règles strictes de contrôle de possibles effets secondaires. Plusieurs études laissent penser que la mélatonine ou d’autres médicaments avec des modes d’action similaires seraient de bonnes solutions pour la prise en charge des troubles du sommeil des non voyants.
* * *
Mieux connaitre la greffe de cornée
Interview réalisé par l'association Valentin Haüy auprès du professeur Philippe Gain
A.v.h: Professeur Gain, qu'est ce que la cornée et quel est son rôe?
PG: La cornée est la pellicule transparente située à la face avant de l'&œlig;il ouvert sur le monde extérieur.
Elle a deux propriétés: transparence et sphéricité.
Quelle sont les maladies de la cornée qui nécessitent une greffe?
Ph: Il en existe deux groupes. D'abord les pertes de transparences qui ont de nombreuses origines. Il peut s'agir de séquelles d'infection comme le redoutable herpès cornéen, de brûlures ou encore de maladies héréditaires de la cornée.
Il peut aussi s'agir des complications lointaines des interventions de cataracte d'autrefois et qui sont assez agressives vis-à-vis de la cornée.
Et le second groupe de maladies?
Ph: Il s'agit d'une perte de la sphéricité de la cornée appelée Kératocône. C'est une déformation majeure mais d'origine inconnue assez fréquente, débutant à l'adolescence pour se poursuivre à l'âge adulte.
Au stade ultime, la cornée est tellement déformée qu'il faut la changer.
Vous nous parlez de greffe mais n'existe il pas d'autres alternatives comme la cornée artificielle ou le laser?
Ph: Malheureusement les alternatives à la greffe sont limitées. Malgré d'immenses progrès la cornée artificielle "dite Kerano-prothèse" reste réservée à des cas incurables pour lesquels plusieurs greffes ont échouée.
Quant au laser Excimer "celui qui rabote la cornée", il est réservé à des opacités minimes et superficielles; ses indications sont assez rares.
Parlons de la greffe proprement dite. Est-ce une intervention difficile? Y a-t-il besoin d'immunosuppresseurs?
La greffe de cornée est un geste assez simple. Nous greffons un disque de 8 millimètres de diamètre que nous saturons par un fil fin de nylon.
Les suites sont plutôt simples mais la récupération visuelle demande toujours de longs mois. Nous ne donnons aucun immunosuppresseur oralement, seulement de la cortisone en collyre.
Et les rejets?
Les rejets sont peu fréquents, moins de 15% des cas et se traitent souvent très bien par un simple renforcement des collyres corticoïdes et quelques injections perioculaires de cortisone.
Comment se déroule la conservation d'une cornée?
Elle est réalisée dans une étuve à 31 degrés centigrade et peut se conserver jusqu'à plusieurs semaines après le prélèvement. Pour des raisons de sécurisation tant microbienne s que virales et en raison des contrôes de qualité cellulaires obligatoires pour chaque greffon, il n'est plus possible de greffer immédiatement comme autrefois. Heureusement le tissu cornéen est très résistant. Il est un des rares tissus qui survivent plusieurs jours après leurs décès.
Y a-t-il des maladies qui contre indiquent le prélèvement de cornée?
La cornée étant un tissu non vascularisé, un peu à part de l'organisme, il y a finalement très peu de contre indications au prélèvement. La plupart des cancers, par exemple ne constituent pas une contre indication, seules les leucémies.
Les principales contre indications sont liées a certaines maladies infectieuses généralisées que tout le monde connait ; les hépatites, le sida, la maladie de Creutzfeldt Jacob.
* * *
La méthode Feuerstein adaptée aux aveugles
L'association Valentin Haëy s'est rendueà l'institut Feuerstein de Jérusalem.
Dans ses enseignements, l'A.V.H pratique la médiation et utilise les outils pédagogiques réalisés en Israël.
Le professeur Feuerstein a révolutionné la pédagogie par une approche de l'enseignement totalement nouvelle.
Face a la pédagogie de Piaget fondée sur l'idée que l'enfant apprend seul en observant autour de lui, la méthode du professeur Feuerstein pose l'hypothèse que l'enfant ne peut pas apprendre seul et a besoin d'une médiation pour enregistrer le savoir.
Si la pédagogie classique centrée sur l'élève est adaptée à la transmission du savoir au plus grand nombre et permet de maintenir l'autorité du professeur, la méthode Feuerstein, centrée sur l'élève convient beaucoup mieux aux personnes en difficulté.
Elle est utilisée principalement pour des enfants handicapes et des jeunes adultes en difficultés sociales et professionnelles.
L'idée centrale de Feuerstein est que les capacités d'apprentissage ne relève pas uniquement de l'inné mais au contraire que l'intelligence peut évoluer à tous lesâges.
Cela repose en premier lieu sur une intervention humaine, un médiateur qui s'interpose entre l'enfant et le monde pour l'aiderà saisir le savoir.
Le médiateur structure et oriente l'apprentissage vers un objectif visé et permet a l'enfant de développer ses dispositionsà apprendre.
Le deuxième élément consiste en une palette d'outils pédagogique dynamiques qui apprennentà apprendre.
Dans la méthode Feuerstein c'est la capacitéà progresser de chaque individu qui compte.
Une méthode d'évaluation de la capacitéà progresser a été mise au point, qui s'apparente à un test de Q.I.
Le test de Qi mesure l'intelligence grâce a des exercices de logiqueà la verbalisation.
Le résultat du test attribue un chiffre qui classe la personne selon une échelle de l'intelligence une fois pour toutes.
Une chose couramment observée en pédagogie est que si l'élève a du mal, il se raccroche a des réponses toutes faites.
L'objectif recherché de la méthode Feuerstein est de lui redonner confiance en évitant d'instaurer un sentiment d'échec.
Le but est d'arriverà faire comprendreà l'élève que la difficulté vient de la manière dont il s'y prend.
La méthode Feuerstein fut développée dans les années 1950 mais ne fut adaptée au public aveugle qu'en 1997.
C'est à ce moment que l'AVH démarra l'utilisation de la médiation dans ses enseignements .
* * *
Israël accessible
Un nouveau guide recense l'accessibilité des lieux de tourisme en Israël. Le guide s'adresse à tous les types de handicaps physiques.
Le ministère du tourisme israélien vient d'éditer en Anglais un guide des lieux accessibles aux personnes handicapées en Israël.
Ce livre établit un état des lieux d'accessibilité des sites touristiques, des restaurants et des hôtels classés dans la région mais aussi des stations d'essence et des centres sportif.
Le guide a été réalisé par une équipe de bénévole israéliens. Il fournit des informations concernant quatre types de handicap: les non voyants, les sourds, les personnes se déplaçant avec une canne ou des béquilles et les personnes en fauteuil roulant.
Pour chacune des onze zones géographiques, des sous chapitres indiquent les hôtels, les musées, les lieux saints, les lieux de loisirs et les bed and breakfast.
A chaque entrée, une note d'accessibilité est attribuée allant de 1 à 4. La note 4 étant conforme aux normes.
Puis figurent une description rapide de l'endroit ainsi que des coordonnées complètes.
Des icones indiquent le degré d'accessibilité du parking, des toilettes, du restaurant, des chambres et de la piscine le cas échéant.
En principe les chiens guides sont acceptés partout, néanmoins une icône spécififique indique les cas ou les chiens doivent être signalés à l'avance et les lieux ou ils ne sont pas les biens venus.
Par exemple la grande synagogue de Jérusalem est noté 3 pour les personnes se déplaçant difficilement mais 1 (c'est à dire inaccessible) pour les personnes en fauteuil.
Le parking est accessible mais il n'y a pas de places réservées, les toilettes ne sont pas desservies par l'ascenseur et on y accède par des marches.
Pour amener son chien guide, il est nécessaire de prévenir auparavant.
Aucune inscription en braille ne figure dans l'ascenseur.
En définitif la note 4 n'est jamais attribuée si ce n'est aux hôtels et autres lieux qui proposent des kits à l'usage des malentendants, comme c'est le cas au dan panorama et au théâtre municipal de Haïfa.
Les auteurs espèrent que cette première édition incitera les professionnels du tourisme à améliorer l'accueil des personnes handicapées en Israël.
* * *
Des innovations de musicothérapie au service des personnes handicapées
Le chant et un logiciel « MIDI » facilitent le rétablissement des facultés motrices et phoniques.
Dans certains cas, les victimes d'apoplexie cérébrale ayant perdu la faculté de parler retiennent néanmoins la capacité de chanter, a affirmé un expert en musicothérapie. Mais même lorsque l'on peut suivre un rythme, la musique peut rester très difficile à jouer pour ceux qui ne peuvent pas faire de mouvements.
Néanmoins, il existe certaines nouvelles technologies musicales qui rendent possibles (et divertissantes) la composition et la prestation musicales aux personnes affectées par des handicaps physiques sérieux. Ces innovations peuvent également les aider à retrouver la parole.
Des recherches scientifiques ont révélé que la musicothérapie entretient le bien-être physique des personnes en bonne santé ; il est donc logique qu'elle puisse également atténuer les souffrances physiques et améliorer la qualité de vie des personnes handicapées.
Le chant facilite le rétablissement de la parole
Le chant et la parole résultent de fonctions neurologiques différentes, a expliqué Mme Concetta Tomaino, qui a un doctorat en musicothérapie. Par exemple, les victimes d'apoplexie cérébrales peuvent parfois chanter des refrains entiers sans pouvoir dire un simple « bonjour ».
Les instruments de musique traditionnels et numériques peuvent améliorer les aptitudes motrices
Selon l'Association américaine de la musicothérapie, la musicothérapie peut aider non seulement à restaurer la faculté de parler, mais améliorer l'habileté motrice et la coordination des personnes handicapées.
La plupart des exercices de musicothérapie effectués par les victimes d'apoplexie cérébrale ou de maladies neurologiques telles que la maladie de Parkinson ont pour but de les inciter à « vivre dans le moment », disent souvent les musicothérapeutes. Cette thérapie encourage les patients à jouer des instruments de musique aussi bien traditionnels que numériques.
Pour les individus atteints de handicaps physiques ou de traumatismes cérébraux graves, il existe un logiciel appelé Musical Interface Digital Instrument( Instrument numérique d'interface musicale) ou « MIDI », qui représente aujourd'hui un composant essentiel de la musicothérapie.
Les fabricants d'instruments de musique équipent déjà leurs instruments d'appareils qui permettent aux personnes handicapées de mieux les tenir et de les jouer. Mais pour les individus qui sont incapables ou à peine capable de faire bouger leurs bras et leurs jambes, ou qui ne peuvent pas en contrôler les mouvements, le jeu d'un instrument de musique demeurait impossible.
Les personnes handicapées peuvent se servir de la musique pour développer l'expression de leurs sentiments
Les innovations en matière de musique numérique ont occasionné la poursuite de nouveaux buts dans le domaine de la musicothérapie, étant donné que la musique offre aux personnes souffrant de graves handicaps physiques un mode d'expression créative, a expliqué Mme Pauline Oliveros, la fondatrice de l'Institut Deep Listening, lors d'un reportage d'actualités.
« Mme Tomaino encourage les patients à se servir de la musique lorsqu'ils doivent faire face aux questions émotionnelles, surtout ceux qui ne peuvent pas physiquement en parler.
« La communication non verbale est essentielle ; elle représente le premier pas vers le rétablissement ».
* * *
De l'audace !
Beaucoup de personnes aveugles et amblyopes en rèvaient, la F.A.F l’a fait !
En choisissant en janvier dernier de publier son calendrier 2011 sous une forme bien peu conventionnelle, en décidant d’utiliser pour ce faire les photos de personnalités en vue de ce temps et de les grimer en aveugles, notre Fédération n’a pas seulement voulu faire sensation, elle a choisi délibérément un procédé osé pour dénoncer une situation devenue insupportable.
Que des lois votées ne soient pas appliquées, que des enfants reçoivent leurs manuels scolaires plusieurs mois en retard du seul fait de leur cécité ou de leur amblyopie, que notre handicap nous interdise de lire l’essentiel de ce que les éditeurs produisent chaque année dans notre pays, qu’un déficient visuel sur deux se retrouve aujourd’hui sans emploi, que les matériels qui nous ouvrent l’accès aux autoroutes de l’information nous soient encore si coûteux, voilà autant de points concrets et indiscutables que les aveugles de 2011 n’acceptent plus sans réagir.
Et que l’on ne vienne pas nous répondre que la France est en crise et se trouve dans l’incapacité de répondre aux exigences que nous posons aujourd’hui avec peut-ètre un peu plus d’éclat qu’hier !
Chacun sait bien en effet que notre pays n’a jamais été aussi riche et la plupart des photos qui illustrent notre calendrier nous rappellent avec éclat que cette richesse existe et qu’elle confine parfois à l’opulence insupportable.
Et au reste, posons-nous une bonne fois pour toute cette question : qu’est-ce qui pèse le plus sur les finances publiques, une personne aveugle assistée ou telle autre qui travaille, produit et paie ses impôts ?
La réponse est indiscutable et en plus d’apporter sa part à la dynamique de l’économie nationale, cette personne aveugle qui travaille se verra revètue d’une dignité que la situation «d’assisté » lui refuse.
Alors, cessons de discourir sur l’égalité des chances et travaillons concrètement à sa mise en &œlig;uvre.
« De l’audace, toujours de l’audace, encore de l’audace » s’exclamait DANTON alors que la Convention déclarait la Patrie en danger.
S’il fallait un coup d’audace pour réveiller certaines torpeurs et attirer enfin le regard d’une presse et d’une opinion publique sur une situation trop longtemps ignorée, la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France ne regrette certainement pas d’avoir osé en ce début d’année. Plus encore, à la veille de voter à Clermont-Ferrand son projet fédéral qui fixera ses grands objectifs et sa stratégie pour les prochaines années, elle avertit sans détour.
Ce coup d’audace ne restera pas sans lendemain et d’autres actions, plus rudes s’il le faut, seront engagées tant que droit ne nous sera pas fait.
* * *
L'appartement du futur pour les personnes dépendantes
Plinthes «intelligentes», toilettes à jet, parquet souple etc. Toutes les nouveautés pour faciliter la vie des séniors et des personnes handicapées.
Dépendance et nouveauté iront désormais de pair. Une exposition consacrée à la sécurité et aux solutions pour les personnes dépendantes se tient jusqu’au 21 août à l’Hôtel du Département de Strasbourg. C’est sous la forme de petits appartements témoins que sont présentées les dernières innovations crées pour simplifier la vie des personnes âgées et dependantes. Petit tour d’horizon de ce dont sera fait l’appartement du futur.
Eclairages et sols intelligents
La société Ecomatic a lancé un système de plinthes «intelligentes». Ces dernières qui intègrent des technologies d’éclairage et de chauffage permettent aux personnes à mobilité réduite de mieux se repérer dans l’espace et à faire jusqu’à 40% d’économie d’énergie.
Des meubles qui assainissent l’air, impossible? Pas pour la société Alsapan qui à mis au point des meubles dont le matériau capture les composés organiques volatiles. L’avantage: ces innovations permettent ainsi de sécuriser les mouvements de ceux qui ne sont plus aussi agiles qu’auparavant, mais en plus d’assainir l’air de leur logement. L’entreprise a également conçu un parquet souple et antidérapant pour prévenir d’éventuelles glissades.
Des innovations qui facilitent la vie, tout en restant design
La société l’Arche du bois a crée une cuisine ergonomique «multigénérationnelle». Avec sa main courante discrète et retro-éclairée, avec un plan de travail réglable électroniquement pour s’adapter à la hauteur de chacun, avec des meubles hauts à ouverture/fermeture motorisées accessibles en position assise, cette nouveauté répond aux besoins spécifiques de tout à chacun. Design et pratique, que demander de plus?
Le ménage va lui aussi se trouver simplifié. La société Electropem propose en effet un nettoyeur vapeur et une presse à repasser. La première permet de nettoyer sans fatigue, et donc de rester autonome plus longtemps. La deuxième permet de travailler assis et ainsi de moins se fatiguer.
Aller aux toilettes, un besoin quotidien qui ne sera bientôt plus une épreuve pour les personnes à mobilités réduites. C’est en tout cas le but poursuivi par Duravit qui présente un siège de toilettes à jet qui « facilite(nt) l’essuyage en limitant la pénibilité de ce geste ». Grâce à sa télécommande, il est possible d’ouvrir la cuvette à distance. A noter que l’eau de nettoyage est chauffée.
La canne qui tient toute seule, vous en rêviez, Deveno-Design l’a fait! Et quand elle tombe par terre, elle se relève par simple pression du pied sur sa base. La canne adopte également un mouvement de balancier qui se coordonne à la marche.
Les personnes dépendantes vont pouvoir se mettre à l’high-tech
L’high-tech est maintenant à la portée de tous grâce à UBI informatique. L’entreprise a créé un ordinateur destiné aux seniors qui leur permettra «non seulement de maintenir une activité intellectuelle, mais aussi de ne pas se sentir dépassé par une technologie avançant à pas de géant».
Se faire suivre médicalement grâce à un écran tactile permettant la visiophonie, cela est désormais possible. Ce produit «permet un meilleur lien social entre la famille, la plateforme de l’entreprise Serviligne, les intervenants sociaux et de santé».
Olivia Vignaud
Tiré du site 20 minutes
* * *
MA vie d'après
A 26 ans la triathlète paralympique Monique Van der Vorst collectionne titres et médailles.
Mais sa carrière prend un tout autre tournant quand elle se met à ressentir des picotements inattendus dans les jambes.
Elle se lève et tient en équilibre sur ses jambes.
Elle avance de quelques pas sans aucune aide.
Pivote sur elle-même, regagne son fauteuil roulant, et se rassoit.
Nous sommes en novembre 2010.
Monique Van der Vorst a 26 ans.
L'œil pétillant d'impatience malgré le trac qui la taraude, l'athlète paralympique s'est dressée debout, pour accomplir ses premiers pas en public. Double médaillée d'argent aux jeux paralympique de Pékin en 2008Monique a été sacrée trois fois championne du monde et six fois championne d'Europe en cyclisme et triathlon handisport. Monique est issue d'une famille de sportif alors quand elle reçoit pour son anniversaire de 13 ans un vélo de course elle jubile.
Mais le surentrainement finit par épuiser son jeune corps.
Soumise à trop de tension, sa cheville est affaiblie et la fait boiter. Opérée des tendons, Monique souffre de graves complications.
C'est le début de l'engrenage.
Elle ne peut plus s'appuyer sur sa jambe.
Deux années s'écoulent ainsi jusqu'à ce que les médecins posent un diagnostic: Dystrophie musculaire.
L'amputation est envisagée car un œdème dans sa jambe malade ne se résorbe pas.
Pendant huit mois Monique suit dans un centre de rééducation fonctionnelle des séances de kinésithérapie intensive.
A force de persévérance, elle parvient à éliminer l'œdème et à sauver sa jambe.
Le spectre de l'amputation est écartée, Mais le combat n'est pas terminé.
A trop solliciter sa jambe valide, le cartilage s'est use au niveau du genou" j'avais a peine 15 ans quand mon médecin m'a condamné a me déplacer en fauteuil roulant."
L'adolescente trouve au centre de rééducation un moyen de surmonter le handicap qui la frappe; le handbike, un tricycle avec un pédalier manuel.
"Ce velo était mon échappatoire. Le seul moyen d'atténuer ma frustration, de supporter le poids du handicap."
En 2001 sa famille l'accompagne à Neuchâtel pour son premier championnat d'Europe qu'elle remporte.
Mais un nouveau drame met un terme à son ascension en 2008.
Percutée par une voiture la mœlle épinière touchée Monique perd le peu de sensation qui lui restaient dans sa jambe droite, elle se retrouve
paraplégique; elle continue cependant les entrainements et les compétitions.
Puis en mars 2010 lors d'un stage d'entraînement Monique est percutée en velo par un coéquipier : j'avais l'impression d'être parcourue par un courant électrique. Personne ne s'explique l'origine de ses sensations.
Pourtant un mois après l'accident vont survenir les prémices du miracle;
" J'ai serré le poing et j'ai ressenti de légers picotements au pied gauche."
C'est le début d'un nouveau combat.
Mue par une volonté de fer Monique déploie toute son énergie pour ranimer ses jambes.
Dans un premier temps Monique préfère ne parler à personne de ce début de renaissance. Elle finit par en parler à ses parents.
Elle est alors transférée dans un centre de rééducation à Amsterdam. "J'ai tout fait pour reprendre le contrôle de mon corps."
Apres deux mois et demi de rééducation, elle quitte le centre pour un nouvel envol.
C'est ainsi que la néerlandaise, élue athlète de l'année 2009 dans la catégorie des non valides fête ses 26 ans dans un état d'esprit confus car les incertitudes sur son avenir sont très nombreuses"
A l'émotion de retrouver l'usage de ses jambes se mêle ainsi la peur d'une nouvelle vie, comme ex athlète handicapée.
Pourtant nous raconte-t-elle Aujourd'hui je marche.
Je suis en rééducation à plein temps.
J'alterne natation musculation et cyclisme a raison de quinze heure d'entrainement pas semaine.
Je me suis fixé pour but de me faire une place parmi les athlètes valides.
Mon rêve: courir un jour de marathon."
Tiré du Reader digest Juillet 2011
* * *
Clowns stéthoscopes
Dans les hôpitaux de Bordeaux, la comédienne Hélène Boutard déjoue l’ennui et le stress des enfants malades
Quoiiii???! s’écrie Linotte, les poings plantés sur les hanches. Qu’est-ce que j’apprends?? Mouchou est malade??
Juchée sur des escarpins roses à talons, Linotte déboule dans la chambre oùPaul, 6 ans, se remet d’une greffe de reins depuis un mois. En robe vert pommeà fleurs multicolores, elle approche son gros nez rouge de Mouchou, une chaussette dont le petit garçon a affublé son poing en guise de marionnette.
"T’as essayé le pschitt de dinosaure?" demande Linotte. Et le poivre?? ça marche pas non plus?? Oh là là, qu’est-ce qu’on va faire?!
se lamente-t-elle, faisant mine d’arracher les chouchous à paillettes qui maintiennent ses couettes.
— Faut mettre les lunettes de l’amour pour y voir plus clair?! décide Paul.
— Ah ben oui, t’as raison, docteur Paul, j’y avais pas pensé! fait Linotte en lui posant d’immenses lunettes en forme de cœur sur le nez.
— ça va mieux, assure l’enfant. Mouchou est guéri. Maintenant, il veut se marier avec toi.
— Encooore?!!! s’exclame Linotte d’une voix suraiguë. C’est toujours comme ça avec les lunettes de l’amour. Alors, elle est où, la bague??
C’est avec un stéthoscope qu’on écoute le cœur!
Comme par magie, un énorme anneau en plastique surmonté d’une fleur aux couleurs acidulées surgit de la poche du compère Bitonio, qui célèbre dare-dare la cérémonie… Trois jours par semaine, Hélène Boutard — alias Linotte —, comme la dizaine de comédiens de l’asso-ciation Les Clowns stéthoscopes, apporte un souffle de gaieté et defantaisie aux enfants de l’hôpital Pellegrin et Haut-Lévêque de Bordeaux. En 2010, quelque 2000 d’entre eux, souffrant de cancers, maladies endocriniennes, dermatologiques, rénales et cardiologiques, ont bénéficié de cette parenthèse de bonheur.
Nous allons de chambre en chambre,à la rencontre de bébés âgés de quelques jours seulement jusqu’à des adolescents de 18 ans?,souligne Hélène Boutard. Fondée en 1999 par Jacques Langlade, devenu clown à l’hôpital après avoir lui-même connu la maladie étant jeune, l’association s’est d’abord appelée Pour de rire. Puis, en 2006, elle fait peau neuve et change de nom,?car c’est avec un stéthoscope qu’on écoute le cœur!?précise Hélène.
Hélène Boutard, pétillante brunette de 29 ans, est comédienne depuis qu’à l’âge de 7 ans elle a décrété qu’elle exercerait ce métier. Née près de Vendôme (Loir-et-Cher), elle a grandi avec ses deux sœurs dans la ferme familiale. Au gré de son imagination, la fillette adore se déguiser et entraîne ses camarades dans des spectacles improvisés. A 16 ans, en suivant pendant deux semaines la Compagnie du Hasard,à Blois, dans le cadre de ses études littéraires, sa vocation se confirme. J’ai compris que je pouvais me nourrir de cette complicité qui naît de l’échange instantané avec des spectateurs d’horizons toujours différents. Hélène décroche une maîtrise d’études théâtralesà Bordeaux, tout en suivant les cours du conservatoire d’art dramatique. En endossant un premier rôle burlesque — celui du fou dans la Nuit des rois de Shakespeare —, elle découvre le plaisir de lâcher prise avec la ré alité. Dès lors, la jeune femme enchaîne stages de clown et spectacles de rue, qu’elle crée et joue aujourd’hui encore dans les festivals, avec sa compagnie Lune d’Ailes. Un beau jour, en 2002, sa colocataire, clown à l’hôpital Pellegrin, l’entraîne en observation dans une salle d’attente. En voyant Jacques Langlade jouer, Hélène est frappée par la simplicité avec laquelle il entre en contact avec les enfants. C’est le déclic. J’ai réalisé que j’avais davantage besoin de cette vérité qui émerge quand la vie est en danger, se souvient-elle. Elle décide alors de rejoindre la troupe. Linotte était née...
Benjamine des Clowns stéthoscopes, la jeune femme en est aussi la plus ancienne recrue. «?Hélène est très vivante, voire bavarde?!souligne Stella Aucharles, coordinatrice de l’association. Ce qui ne l’empêche pas de travailler tout en finesse pour se mettre à la portée d’un bébé d’un an comme d’un jeune en souffrance. L’essentiel est de tout accepter sans tabous et sans dramatiser, explique l’intéressée.
Que ce soit le rire, la tristesse, la colère…, toutes lesémotions sont accueillies avec simplicité et intégrées au jeu qui s’invente entre le clown et l’enfant. Les parents aussi y puisent beaucoup d’énergie. En jouant par exemple dans le couloir au ballon avec eux et les enfants, nous faisons la connaissance d’autres familles, raconte Cédric, papa d’un petit Marius, 18 mois, atteint d’une ostéomyélite (infection osseuse). Les journées à l’hôpital sont plus acceptables, nous nous sentons moins isolés. Et si le but consistait aussi à susciter une autre approche de la réalité hospitalière? Pour Brigitte Llanas, responsable du service de néphrologie pédiatrique au CHU de Bordeaux, c’est une évidence Grâce à eux, les enfants miment les gestes qui font mal, cela nous permet de mieuxévaluer leur douleur. Et pendant leurs interventions, l’espace d’un instant, la douceur prend le pas sur le stress.
L’intérêt, c’est le chemin qui mèneà l’évasion
A l’instar de Linotte, Magnolia, Boulette, Mona et les autres suivent des stages de formation continue à l’hôpital et bénéficient chaque mois d’un temps d’échange avec une psychologue. Avant toute intervention, une infirmière fait le point avec eux, l’enfant est-il ou non appareillé, a-t-il une perfusion, ses parents seront-ils présents, etc. En outre, tout nouveau clown est parrainé par un ancien, qui suit et guide ses premiers pas à l’hôpital.
Hélène est une formatrice précieuse, se félicite Stella Aucharles, elle a une bonne écoute et pose un regard juste sur autrui. Il y a deux ans, Linotte a parrainé Bitonio, alias François, un ancien informaticien. Grâce à elle, reconnaît-il, j’ai apprisà rester clown dans des situations où j’avais tendance à redevenir sérieux, surtout face aux parents et au personnel médical.
Lorsqu’un enfant malade se laisse emporter par son imagination et sourit, Hélène ressent une joie immense. Même si, huit ans après la naissance de Linotte, elle n’a toujours aucune certitude L’intérêt, c’est le chemin qui mène à l’évasion, et il n’est jamais tracés à l’avance. En sortant de la chambre du petit Paul, Linotte se sera mariée pas moins de dix fois avec lui!
* * *
La fin du braille?
Serge Savoie est aveugle, mais cela ne l'empêche pas d'utiliser son ordinateur, de surfer sur l'internet ou de s'offrir le dernier roman de Dany Laferrière. Cela ne l'empêchera pas non plus de retourner aux études, en septembre, afin de réorienter sa carrière.
Tout cela sans la moindre connaissance du braille. Avec les innombrables technologies qui s'offrent à lui, il n'en a pas besoin. Et il est loin d'être le seul: «Parmi tous les gens qui ont perdu la vue au cours des dernières années, je n'en connais pas un qui lit le braille.»
On a longtemps cru que la télévision et les nouvelles formes de médias tueraient le livre et la lecture. C'est plutôt le célèbre système d'écriture tactile inventé par Louis Braille en 1829 qui semble en voie d'extinction.
Aux états-Unis, selon la Fédération nationale des aveugles, moins de 10% des non-voyants parviennent désormais à déchiffrer le braille. La moitié des enfants aveugles l'apprenaient dans les années 50; il n'y en a plus que 1 sur 10.
«Avant, c'était le braille ou rien, explique Chantal Nicole, enseignante aveugle à l'Institut Nazareth et Louis-Braille. Maintenant, on a des enregistreurs miniatures, des livres audio, des synthèses vocales adaptées aux ordinateurs... Bref, une foule de moyens qui n'existaient pas à l'époque.»
C'est ainsi que le braille risque d'être bientôt relégué aux oubliettes de l'histoire. Et ce n'est pas un progrès pour tout le monde. Plutôt une régression, de l'avis de plusieurs non-voyants, qui jugent que les synthèses vocales et autres appareils électroniques risquent de produire une nouvelle génération d'aveugles analphabètes.
Un apprentissage difficile
Serge Savoie a bien essayé de se mettre au braille. Mais il s'est découragé.
«Ce n'est pas rien d'apprendre le braille, surtout à mon âge. C'est très difficile. J'ai préféré consacrer mes efforts à l'apprentissage de programmes informatiques. Et je n'ai pas de regrets parce que ces technologies m'ouvrent beaucoup plus de portes. Je ne pourrais pas surfer sur l'internet avec le braille.»
Comme lui, la grande majorité des adultes qui perdent la vue renoncent à l'apprentissage du braille après quelques années de vains efforts, selon Chantal Nicole. Alors, l'Institut a modifié son approche. «Désormais, on ne les oblige plus à commencer par le braille. On leur offre d'autres moyens qui leur permettent d'être fonctionnels plus rapidement, en sonore, et on ajoute le braille au besoin.»
Les enfants, eux, continuent d'apprendre le braille pour lire et écrire. Mais ils sont beaucoup moins nombreux à le faire que dans les années 50.
à l'époque, tous les enfants atteints d'une déficience visuelle, peu importe sa gravité, étaient envoyés dans une école spécialisée de Montréal où tout le monde apprenait le braille. D'ailleurs, bien des enseignants étaient eux-mêmes aveugles.
Les choses ont changé. «On intègre maintenant les enfants dans des écoles ordinaires, où on favorise l'utilisation maximale du résidu visuel grâce aux loupes et aux caméras», explique Richard Lavigne, président de l'Association québécoise pour l'utilisation, la promotion et l'évolution du braille.
Le braille a permis aux aveugles d'acquérir une indépendance dont ils ne pouvaient jusque-là que rêver. Il leur a permis d'accéder à l'éducation. Tout un monde de connaissances s'est alors ouvert à eux. Enfin, ils pouvaient lire. Pour des millions de gens, Louis Braille a été un héros, un sauveur.
Pas étonnant que le déclin de son système d'écriture, qui a tant fait pour sortir les aveugles de l'isolement, suscite aujourd'hui des débats houleux parmi les non-voyants.
«Le braille, c'est la base. C'est essentiel. On ne peut pas vivre, étudier, travailler, faire de la musique sans l'écriture. Mais les jeunes sont de plus en plus dirigés vers l'audio. à mon avis, c'est rendre les gens analphabètes que de ne pas leur fournir de livres en braille», dit Denise Beaudry, aveugle depuis l'enfance.
Une étude de l'Université de Calgary a comparé les textes d'élèves qui utilisent le braille à ceux qui ne fonctionnent qu'avec l'audio. La prose de ces derniers était confuse et désordonnée, «comme si toutes leurs idées étaient entassées dans un récipient, brassées et jetées au hasard sur une feuille de papier, comme des dés sur la table», ont constaté les chercheurs.
Ces jeunes gens intelligents, qui s'exprimaient avec éloquence, étaient presque illettrés. Ils écrivaient au son, de façon saccadée, sans jamais se soucier de la structure du langage.
Une autre étude a montré que, «pour l'intégration et le maintien en emploi, ceux qui connaissent le braille ont plus de succès. Ils ont une meilleure orthographe et peuvent faire des opérations informatiques plus complexes, comme de la programmation de texte», souligne Richard Lavigne.
Le déclin du braille risque un jour d'inciter les gouvernements à réduire leurs subventions dans ce domaine, craint-il. «Notre défi, c'est de convaincre les décideurs et les aveugles eux-mêmes que le braille est encore le meilleur moyen d'accéder à la culture et à l'emploi.»
Serge Savoie n'a pas totalement abdiqué. Pour lui, le braille reste important dans la vie de tous les jours. «Les voyants ne s'en rendent pas compte, mais il y a beaucoup de choses adaptées en braille autour de nous. Les numéros d'étage dans les ascenseurs, par exemple. Pour l'instant, ces petits points saillants sont aussi inutiles pour moi que pour un voyant.»
* * *
Une vie de chien pas comme les autres
Une classe de l'école Jules Ferry à rencontre la chienne guide d'aveugle qu'elle parraine depuis l'an passé.
"Maitresse!" le doigt levé bien haut, les élèves trépignaient d'impatience pour poser leurs questions.
Les cm1 de l'école Jules ferry ont accueillis des représentants de l'association "Chiens guides d'aveugles" suite à un partenariat initié l'an passé.
Lorsque les élèves étaient en classe de cm2 un parrainage avait été mis en place entre eux et l'association.
Un an et trois chiens plus tard, les enfants ont pu faire connaissance avec Dixie, femelle berger allemand âgée de 7 mois.
Dans la classe les questions fusent : "Elle aime les jouets qui couinent?
On peut se promener avec un chien guide quand il y a beaucoup de monde?
Comment on éduque un chien guide?
Est ce qu'elle aime les chats?
Autant d'interrogation qui ont reçu des réponses simples et pédagogiques de la part des intervenants.
Les élèves ont ainsi pu apprendre les bases de l'apprentissage d'un chien guide, et des petits détails techniques comme le fait qu'il ne faut pas caresser le chien lorsque son maitre le tient par le harnais, pour ne pas le détourner de sa fonction de guide.
Sensibilisation à la différence
Les écoliers ont effectué tout un travail de préparation au fil des rencontres avec des membres de l'association Chien guide d'aveugle.
L'accessibilité, le braille ou encore la sécurité routière faisaient partie des différents modules.
Les enfants ont aussi réalisé divers objets (portes clés, tee shirts..) qu'ils ont vendus à la fête de l'école ou 300 Euros ont été récoltés et remis à l'association.
Cette action permet désensibiliser les élèves à la différence en côtoyant des personnes en situation d'handicap.
* * *
Une famille face au handicap du fils
Françoise Vitorri, écrivain et poète, offre dans son nouvel ouvrage intitulé "Nous au singulier" un témoignage sur le handicap.
Françoise Vitorri est une mère et comme toutes les mères, elle souhaite le meilleur à ses enfants.
Ayant déjà trois enfants dont une fille décédée de la leucémie avant la naissance de son quatrième, elle témoigne dans "Nous au singulier" du chemin de son petit dernier atteint du syndrome de Williams.
"J'ai voulu parler du handicap, du parcours exténuant de l'intégration scolaire, des difficultés quotidiennes et surtout des victoires. Je pense qu'il faut avoir le courage de dire les choses pour pouvoir les améliorer".
Elle précise qu'elle et son mari ont été des parents d'enfants en parfaite sante avant de basculer d'un seul coup de l'autre côté du miroir.
Ils étaient des gens tout à fait ordinaires qui avaient conscience des problèmes liés au handicap.
Ils étaient certains de leur incapacité à survivre à la disparition de l'un de leurs enfants.
Comme tout le monde, ils ne voyaient dans le handicap qu'une somme de difficultés impossible à surmonter.
Aujourd'hui, ils peuvent affirmer qu'ils se trompent dans les deux cas, ce qui peut donner de l'espoir à ceux qui vivent des situations similaires.
Dans le livre "Nous au singulier" l'auteure a choisi de donner la parole a sa fille ainée, décédée à l'âge de 10 ans.
C'est elle qui raconte le parcours avec "zebulon" atteint du syndrome de Williams.
Elle a imaginé des mots qu'elle aurait dits si elle avait été présente, cette dernière "n'ayant pas la langue dans sa poche" souligne Françoise en souriant.
En fait elle a réussi à créer le lien entre sa fille et de petit frère différent qu'elle n'a pas connu.
Dans une remarque sur un ton plus sérieux, l'auteure ajoute: "Quand on vient de perdre un enfant, le handicap d'un autre n'apparait finalement pas si grave."
Les parents ont craint la mort du petit dernier pas sa différence.
Françoise a écrit avec l'accord de ses deux autres enfants, devenus adolescents pour continuer à ouvrir la porte de leur avenir.
Elle a également publié ce livre pour rendre hommage à tous ceux qui l'ont aidé sur le chemin et ce livre est un remerciement.
Paroles véridiques teintées d'humour et agrémentées d'anecdotes souvent amusantes, ce témoignage montre que le combat pour la reconnaissance des droits des handicapés vaut le peine d'être mené
Martine Battut
* * *
Théâtre àl'aveugle
Neuf acteurs aveugles se produisent actuellement en avant première sur la scène d'un théâtre à Haïfa.
Ils ne peuvent pas voir le public mais entendent néanmoins les applaudissements fournis qu'ils récoltent.
Les gens nous disent : "Difficile de croire que vous ne voyiez pas! "
Cette troupe de comédiens aveugle se produisent dans tout le pays aidée par deux volontaires voyants.
Leur pièce met en scène l'histoire de la ville de la ville de Tel-Aviv àses débuts.
Shirel Bareket 34 ans aveugle de naissance rêvait depuis petite de se produire sur scène.
"Maintenant que mon rêve est devenu réalité, je peux enfin apporter la joie et le divertissement au public que je côtoie."
Macha Zaretski 65 ans nous explique qu'elle parvient àressentir le public dans son cœur.
Le public quant àlui est subjuguépar la facilitéavec laquelle les comédiens évoluent sur scène se déplaçant naturellement sans contrainte à tel point qu'il est souvent difficile de les croire non voyants !
Traduit du journal Yedihot Ahahonot
* * *
Panasonic : un robot « shampoing » qui lave les cheveux des patients alités ou handicapées
Les robots pouvant s’acquitter de tâches et missions spécifiques au bénéfice des personnes hospitalisées, alitées ou lourdement handicapées commencent à apparaitre sur le marché. Hier nous vous présentions l’Hospi-Rimo, nous continuons aujourd’hui par le robot « shampoing » de Panasonic ( Hair-Washing Robot ) qui applique le shampooing et lave les cheveux des moins-valides ou des malades dans le but de diminuer considérablement la charge de travail du personnel hospitalier ou d’assistance.
L’Hair-Washing Robot permet de réaliser le processus complet au niveau du lavage des cheveux à savoir le shampoing, le rinçage, le séchage et la "mise en forme" .
Lorsque ce robot a été présenté l’année dernière, il a suscité de la part des professionnels de nombreuses réactions ainsi que de nombreuses propositions afin d’y ajouter des fonctions complémentaires. C’est sur cette base que la firme Panasonic a présenté à nouveau son robot laveur de cheveux muni d’une série d’améliorations susceptibles d’intéresser les clients potentiels et d’améliorer le confort d’utilisation.
L’Hair-Washing Robot utilise la technologie de la Main Robot conçue et signée Panasonic.
Le robot shampoing dispose de 16 doigts qui sont utilisés pour laver et rincer les cheveux avec, dixit Panasonic, la dextérité des doigts humains.
Les deux bras du robot réalisent l’équivalent d’un scanner de la tête de la personne alitée ou gravement handicapée et ceci en trois dimensions au fur et à mesure de leurs mouvements. Ils enregistrent la forme de la tête de la personne afin d’appliquer la pression adaptée pour différents types de shampoings et de massages. Chaque bras dispose de trois moteurs qui contrôlent chacun et indépendamment le balancement, la pression et les mouvements des massages.
La firme Panasonic insiste sur le fait que son Hair-Washing Robot doit, par son utilisation au sein d’institutions spécialisées, alléger considérablement la charge de travail du personnels qui sont très souvent surchargés par une multitude de tâches.
Evidemment, certains professionnels mettent en avant le fait que ce type de robot risque bel et bien d’isoler socialement la personne qui nécessite une aide ou une assistance.
Le shampoing et le fait de laver les cheveux devrait concourir à la relaxation de la personne tant au niveau physique mais aussi psychologiquement parlant. Les moments passés avec une tierce personne devrait être un moment d’échanges privilégiés entre le bénéficiaire du soin capillaire et le membre du personnel. Le fait d’être isolé et de caler sa tête dans une machine qui dispense des bruits mécaniques et autres risque d’aggraver l’isolement de la personne mais aussi rendre le lavage des cheveux plus stressant et non plus relaxant…
C’est sans doute prendre le problème à l’envers que d’utiliser les moyens technologiques et la robotique (qui risquent d’isoler encore plus le patient) afin de permettre à une situation négative liée à un manque de personnel de perdurer sans trouver de solutions satisfaisantes.
* * *
Panasonic présente Hospi-Rimo, robot d’assistance aux patients et personnes handicapées.
On le sait, firmes spécialisées en hautes technologies ( soutenues par le secteur des assurances ) mettent de plus en plus de moyens en œuvre pour mettre sur le marché des robots d’assistance et d’aide à destination des patients, malades, personnes handicapées et à mobilité réduite. Panasonic vient de présenter son Hospi-Rimo pour robot assistant devant intervenir dans le domaine de la téléassistance et la télémédecine.
La présentation du Hospi-Rimo de Panasonic s’est déroulée lors du salon International Care and Rehabilitation Exhibition à Tokyo.
Hospi-Rimo a pour but premier de créer et d’établir un dialogue entre une personne à mobilité réduite (PMR) ou un patient qui serait alité avec le personnel soignant ou d’assistance à tout moment sans contrainte physique (mobilité, distance, disponibilité, …).
On pourrait croire à première vue qu’ Hopsi-Rimo n’est rien d’autre qu’un écran monté sur une structure en forme de robot qui permet de réaliser du « chat » vidéo mais il n’en n’est rien.
Si Hospi-Rimo dispose bien d’un terminal permettant le Chat vidéo, le robot intègre également plus de 25 capteurs spécifiques qui lui permettent d’être autonome dans ses déplacements en évitant les obstacles. Il a également la capacité de changer de façon autonome d’étage à l’intérieur même d’un bâtiment.
De façon encore plus spécifique, il intègre dans sa structure un pilulier intelligent qui doit aider les patients à mieux gérer leur prise de médicaments.
Bien sur, si l’arrivée de ces robots médicaux et d’assistance intéressent particulièrement les sociétés d’assurances qui préfèreraient investir dans le futur en une seule fois dans le cout d’un terminal robotique (ce qui revient moins cher que de payer une assistance humaine sur le long terme ), ceux-ci soulèvent des interrogations légitimes de la part de professionnels de la santé qui y voient une technique qui risque d’aboutir en final à isoler encore plus la personne et à détruire le peu de relations humaines et sociales qui lui reste.
* * *
Fauteuil roulant du futur : Le Peugeot XB1
Le Peugeot XB1 est un concept original qui préfigure sans doute ce que sera le fauteuil roulant du futur.
Ce qui est assez remarquable c’est que la crise écologique actuelle, la consommation sans cesse croissante d’énergie et le problème d’engorgement de circulation dans nos villes poussent les constructeurs d’automobiles à chercher d’autres voies et d’autres alternatives de déplacement pour le futur.
De plus en plus fréquemment, ils s’essaient à mettre au point de nouveaux concepts sur base de petits véhicules indépendants qui ne sont autre qu’un fauteuil roulant réinventé.
C’est le cas du Peugeot XB1 qui se défini comme un transporteur personnel urbain respectueux de l’environnement. Ce « fauteuil roulant » à trois roue à moteur électrique pourrait emmener son passager à une vitesse de 35 Km/h sur la route et 15 km/h sur les trottoirs.
L’interface de pilotage couplée à une application pour smartphones permettrait de visualiser le niveau d’énergie restant et sa géolocalisation sur une carte.
Le GPS embarqué permettrait également d’indiquer au conducteur le meilleur parcours à suivre.
Bref, c’est sans doute la crise environnementale liée aux carences de mobilité qui permettra de faire un grand pas en avant dans le design et les fonctions des fauteuils roulants du futur et le concept du Peugeot XB1 en est certainement la preuve.
* * *
Michael Bloomberg, maire de New-York ne désire pas de taxis adaptés pour handicapés
Michael Bloomberg, maire de New-York a choqué les personnes handicapées et surtout les utilisateurs de fauteuil roulant en déclarant qu’il ne voyait pas l’intérêt d’une flotte de taxis jaunes adaptés et en argumentant ses propos par des motifs hautement spéculatifs. La communauté des PMR New-yorkais est en colère et réagit en lançant un grand sondage qui devrait contrer les propos du « Mayor » de Big Apple.
Michael Bloomberg déclare qu’il ne voit nullement l’opportunité de mettre en service des taxis accessibles (les fameux Yellow Cabs). Pour lui, ces taxis seraient même inopportuns pour les usagers en fauteuil roulant car il constitueraient un danger par le fait même que les personnes handicapées pourraient se faire renverser en voulant héler, appeler un taxi sur le bord d’un trottoir et qu’ils seraient aussi installés trop loin du poste de conduite que pour communiquer facilement et efficacement avec le chauffeur et demander de l’aide si cela s’avérait nécessaire.
Pour rappel, New-York est une des rares villes aux USA qui détonne par le manque d’accessibilité de ses taxis aux personnes à mobilité réduite, seulement 231 des 13.000 taxis de la ville sont accessibles aux fauteuils roulants. On se rappelle que depuis peu la ville avait écarté du marché, (visant au renouvellement complet de la gamme de taxis New yorkais.
Les déclarations de Bloomberg ont été jugée comme terriblement offensantes par les personnes handicapées de New-York qui ne comprennent d’ailleurs pas la raison de cette sortie médiatique. Ces faux justificatifs ont-ils pour objet de justifier le « mauvais choix » des autorités en matière d’accessibilité et de contrer les actions juridiques qui pourraient être intentées contre elles ou alors y-a-t-il une stratégie qui vise à favoriser des intérêts financiers qui avantageraient le maire d’une quelconque façon?
Les médias se sont emparés de la polémique et le New York Daily News a mis en ligne un grand sondage à destination de la population de New-York visant à savoir si celle-ci trouve des taxis adaptés aux fauteuils roulants souhaitables ou non.
Beaucoup de monde suspecte le Maire de favoriser des intérêts financiers qui sont très proches des siens et ceci au détriment du service à la population.
Le Maire de New-York a peut-être ouvert une porte qui risque de le mettre en mauvaise posture car si le sondage se révèle être un plaidoyer en faveur de l’accessibilité des taxis jaunes, Michael Bloomberg devra alors s’expliquer plus clairement devant la presse, une presse indépendante qui risque bien de vouloir comprendre les dessous et les motivations des déclarations du « mayor » et de ne pas lui faire de cadeaux.
* * *
Se rencontrer pour se comprendre
Marcher avec une canne, manier un fauteuil ou jouer des percussions: des personnes en situation d'handicap ont invité les passants à "tester leurs sens" dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale.
"Il faut accepter la différence elle enrichit" Marie Claude organise chaque année une action différente, cette fois nous avons choisi le handicap, nous voulons aller à la rencontre des gens pour les sensibiliser" casser les préjugés".
Sur la place des personnes approchent mais restent en retrait.
Petit à petit le contact s'établit…
"Le handicap visible fait peur, les gens gardent une certaine distance."
Pourtant les personne en situation d'handicap ne sont pas contagieuse insiste Marie Claude
Le regard porté sur elles par les valides peut même faire beaucoup de mal.
Grâce à ce genre d'initiative les mentalités évoluent notamment car les valides peuvent tester certaines situations au quotidien et mieux comprendre les difficultés
Rouler en fauteuil sur les pavés franchement t" c'est pas facile sourit Alexia
ça fais mal aux bras".
Ce type de manifestation est aussi une occasion de se rencontrer.
Autre atelier très fréquenté: les chiens guides d'aveugles .
Certes les plus jeunes viennent surtout pour caresser les chiens mais certains ont aussi testé leurs sens.
Masque sur les yeux les passants ont pu écrire un petit mot avec un guide main.
D'autres ont essayé le déplacement avec une canne ou la technique de guide avec une personne.
"Il faut bien prendre son coude et pas marcher bras dessus bras dessous" précise Véronique
Laetitia Charpentier
* * *
Une Kinect + un robot = un chien pour aveugle
La firme japonaise NSK Motion and Control est en train de développer un chien guide d’aveugle connu sous le vocable de " dogbot" . Oui, il s’agit d’un chien robot d’assistance pour non voyants qui utilise les technologies de la Kinect de Microsoft et du GPS. Sa commercialisation est espérée pour 2020. Une prouesse technologique mais une déshumanisation certaine des relations. L’homme est-il vraiment demandeur de ce type de produit ?
Telle est la question car tout le monde sait que la relation qui se crée entre le chien guide et la personne aveugle est tout aussi importante que les services rendus par le « meilleur ami de l’homme ». Le contact chaleureux, l’amitié ou l’amour du chien, sa présence unique sont des éléments essentiels qui ne pourront être bien sur intégré dans une carcasse métallique et hydraulique dotée d’une programmation informatique…
Quoiqu’il en soit, les sociétés technologiques continuent leurs efforts pour mettre sur le marché des robots d’assistance qui un jour seront peut-être appelé à faire partie de notre environnement. Un véritable rêve pour les compagnies d’assurances qui risquent de réaliser de sérieuses économies en matière d’obligation de prise en charge.
c’est dans ce contexte que la compagnie Nippone NSK est en train de mettre au point un robot chien guide d’aveugle. Ce dogbot baptisé du nom de NR003 est doté d’un capteur Kinect (utilisé pour les consoles de jeux vidéo Xbox ) dont le but est d’identifier les obstacles qui se présentent au robot et de les franchir avec plus ou moins de fiabilité et de rapidité.
L’orientation et le tracé du parcours se base sur le système GPS et la firme NSK est en train d’étudier la possibilité d’intégrer un système de commande vocale pour la réception des ordres.
Au dela de l’aspect technologique assez froid, il est à espérer que des efforts d’insonorisation soient vraiment réalisés. En effet, il n’est pas encore possible d’obtenir des systèmes hydrauliques et mécaniques suffisamment silencieux que pour être utilisé dans un milieu autre qu’industriel… Aveugle oui mais pas sourd…
NSK espère commercialiser son chien robotique pour guider les personnes aveugles pour 2020.
Sur base d’informations également publiées sur : Le journal du Geek
* * *
Le chien guide d’aveugle bientôt remplacé par le GPS pour non voyants Angéo ?
Actuellement le chien guide reste la meilleure aide dont puisse bénéficier une personne aveugle pour se déplacer en extérieur.
Cette situation risque bien d’évoluer grâce à une aide GPS spécifique pour les personnes atteintes de cécité.
La société toulousaine Angéo Technology développe actuellement un boitier GPS qui délivre vocalement l’itinéraire à suivre par la personne aveugle.
Il suffit d’édicter à haute vois l’adresse ou l’on désire se rendre pour suivre ensuite les indications audio que livre le GPS.
Ce GPS est spécialement conçu pour donner un itinéraire adapté aux piétons et offre une option qui donne accès à un contact téléphonique à tout moment permettant aux malvoyants de ne plus se retrouver seuls perdus dans la rue.
Actuellement la pertinence des informations du GPS est valable à plus ou moins trois mètres.
L’association nationale de malvoyants Rétina France s’est proposé pour tester les boîtiers. Celle-ci ne fait pas mystère qu’une telle technologie pourrait à terme remplacer le chien d’aveugle.
Tout ne risque pas d’être si simple car trois éléments par contre s’opposent à ce type de remplacement.
Premièrement, le prix de cette technologie est évaluée à environ 1400 ou 1500 Euros ce qui n’est pas rien si une intervention financière n’est pas disponible de la part des autorités.
Deuxièmement, si la personne aveugle peut savoir exactement quel itinéraire emprunter, ce système ne lui évitera pas de heurter le mobilier urbain mal disposé devant lui comme une poubelle, un poteau… Une chose que fait aisément un chien guide.
Troisièmement, le vecteur affectif qui fait que le chien est un véritable compagnon qui apporte un plus social et psychologique que ne pourra jamais faire une technologie qui pourrait encore plus isoler la personne socialement parlant.
Non, il semblerait plutôt que le futur ne soit pas celui d’un remplacement du chien guide mais bien de pouvoir s’adjoindre une aide supplémentaire qui affinera encore plus l’aide qui pourra être apportée à l’aveugle pour ces déplacements… du moins si les budgets le permettent.
Le boitier GPS spécial aveugle devrait débarquer sur le marché en octobre ou novembre 2011.
( Sur base d’informations également publiées sur : http://www.ladepeche.fr )
* * *
Handicap : Un bras humain contrôlé à partir d’un robot par des impulsions électriques
Nous voici àun grand tournant en matière de technologie et interface robotique. Au lieu de développer un robot d’assistance pour les personnes handicapées, le laboratoire d’Informatique, de Robotique et de Microélectronique de Montpellier (LIRMM) ainsi que le CNRS ont inversé le processus de la relation homme-robot. Ce n’est plus le robot qui bouge (en sens unique) en fonction des ordres donnés par un humain mais c’est le robot qui ordonne àun membre de lui obéir et de bouger.
Il s’agit d’une étape unique et originale dans le cadre du développement de l’interaction homme-machine. cet inversion de processus de commandement ouvre de toutes nouvelles perspectives en matière de réhabilitation et de rééducation fonctionnelle des personnes handicapées.
Mais revenons au principe : comme vous pourrez le découvrir dans la vidéo ci-dessous, le laboratoire d’Informatique, de Robotique et de Microélectronique de Montpellier ainsi que le CNRS ont mis au point un système original permettant de faire bouger un bras humain qui était au départ immobile grâce àdes impulsions électriques.
L’originalité de la technologie réside en ce que c’est un robot humanoïde qui fait bouger le bras de la personne au-dessus d’un panier de basket avant même de lui faire lancer la balle.
Cet exploit est du l’utilisation d’un jeu d’électrodes qui est disposé sur le biceps et l’avant bras de la personne qui, selon les chercheurs avait les yeux bandés durant l’expérience que vous pourrez découvrir.
Le mouvement effectué par le robot est reproduit au bras humain… une première.
D’après les concepteurs, cette nouvelle possibilité lié àla robotique est très intéressante car cette fois la personne handicapée pourra accomplir quelques mouvements de base qu’elle ne pouvait pas réaliser avant.
Ce serait donc une étape cruciale qui a été franchie par le CNRS et le LIRMM en matière développement de l’interaction homme-machine en ouvrant de toutes nouvelles perspectives en matière de réhabilitation et de rééducation fonctionnelle des personnes handicapées.
De plus, cette nouvelle technologie aurait également un très grand avantage : elle constituerait un dispositif moins coûteux qu’un système robotique autonome.
A suivre donc mais, un robot contrôlant les mouvements d’un humain, voila qui offre de sérieuses nouvelles voies technologiques et robotiques, voies qui feront toutefois peur àcertains
* * *
Le jeu pour PC AbES porteur d’espoir pour les aveugles et malvoyants.
Le domaine des jeux sur ordinateur reste encore un domaine encore très mal adapté au monde du handicap. Pourtant le jeux pour PC AbES (Audio Based environnement simulator) est porteur de grandes espérances en matière de déplacements et d’autonomie pour les personnes aveugles et malvoyantes.
Le jeu pour PC AbES est un jeu auditif créé par le chercheur en informatique de l’Université du Chili, Jaime Sanchez et par le neuroscientifique Lofti Merabet de l’Institut du Massachussets.
Le principe du jeu est assez simple, il s’agit pour le joueur de porter un casque audio qui émet des sons de provenance et d’intensités différentes en fonction des lieux virtuels dans lequel on se déplace.
Les joueurs visualisent ainsi les espaces 3D qui sont intégrés dans ce jeu et mémorisent également des parcours.
Le résultat est très prometteur car on a constaté que les aveugles qui ont testé le jeu AbES pendant une demi-heure et qui ont été placés ensuite dans un bâtiment identique àsa représentation ludique virtuelle ont parfaitement pu arriver à rejoindre différentes destinations en toute autonomie.
L’équipe pense intégrer àson jeu pour PC AbES les cartes de nombreuses villes. Cette mémorisation de différents lieux virtuels devrait permettre d’améliorer la capacité d’autonomie des personnes atteintes de handicap visuel et de plus de façon tout à fait ludique.
* * *
Mobile Dream : le VTT électrique 4X4 des grands espaces pour les handicapés et PMR
Le Mobile Dream est un VTT 4X4 électrique unique, original et écologique conçu pour un usage tout terrain. Il est destiné aux personnes handicapées ou à mobilité réduite mais aussi aux pratiquants de VTT valides dans le but de bénéficier de loisirs en famille ou de découvrir des grands espaces.
Le Mobile Dream est destiné à l’usage individuel de personnes présentant un handicap des membres inférieurs pour leur déplacement autonome à l’extérieur de leur domicile ou pour leurs loisirs.
Ce VTT électrique est équipé d’un châssis 100 pour cent en aluminium et dispose d’une capacité de transport allant jusqu’à 130 kilos permettant de se déplacer en gardant une stabilité optimale.
Les batteries du Mobile Dream offrent une autonomie de 80 Kilomètres ou 5 heures de dénivelé en montée permanente.
Si vous ne pouvez l’acquérir, il est à noter que la firme offre une possibilité de location à la journée ou le week-end grâce à ses partenaires.
La motorisation du Mobile Dream est assuré par 4 moteurs électriques de 500 watts. Son accessibilité aux personnes handicapées et aux PMR est assurée grâce à deux ailes de transfert, un frein de parking et une assise réglable (à définir selon taille).
Sa vitesse maximum est de 18 kilomètres à l’heure et il peut franchir des pentes de 35 pour cent. Différentes options sont disponibles, citons entre autre la possibilité de bénéficier d’un capot avant ou d’un coffre arrière. Un arceau de sécurité et une protection anti-pluie sont aussi disponibles. Notons également qu’il est possible d’atteler une remorque de transport spécifique ou une poussette de transport pour les enfants. Le Mobile Dream est bien sur homologué pour toute l’Europe.
Je ne connais pas le prix actuel de ce VTT 4X4 et électrique pour personnes handicapées mais un formulaire de contact et d’autres informations officielles sont disponibles sur le site web officiel du Mobile Dream.
* * *
Des chaussures GPS électroniques et vibrantes pour guider les aveugles et malvoyants.
Le chercheur indien Anirudh Sharma, en poste au sein des laboratoires de Hewlett-Packard à Bangalore tente de mettre au point des chaussures électroniques, vibrantes pouvant se connecter en Bluetooth sur le GPS d’un téléphone portable qui permettraient à une personne aveugle ou malvoyante de se diriger seule, de façon autonome sans avoir besoin d’une canne blanche.
Mais pourquoi utiliser des vibrations dans les chaussures alors qu’un GPS peut aussi vous donner des instructions vocales ? La raison est assez simple, beaucoup de personnes atteintes de cécité ne veulent pas être isolées ou distraites auditivement car leur ouïe reste l’élément principal qui leur permet de les protéger pendant leurs déplacements : elles peuvent par exemple entendre une voiture à proximité ou détecter un obstacle juste à cause d’un changement dans la réverbération du son.
Anirudh Sharma veut absolument réussir son pari de mettre bientôt à disposition des personnes confrontées à un handicap visuel ses chaussures GPS – vibrantes, pour cela il a décidé de distribuer librement son code informatique afin que d’autres scientifiques et informaticiens puissent l’aider à faire déboucher son projet en une réalité
* * *
Tacit : le gant à ultrasons pour diriger les aveugles
Tacit, voila le nom original du projet qui a permis de concevoir un gant à ultrasons qui aide les aveugles et les malvoyants à se diriger avec une plus grande autonomie et aisance.
Basé sur la même philosophie que l’informatique libre dite « open source » le code de Tacit ainsi que la liste des matériaux devant être utilisés sont mis gratuitement à disponibilité du grand public sur l’internet, ce qui vous permettra bien évidemment, de construire vous même le gant Tacit ou bien de le commander déjà monté.
Les éléments contenus dans le gant Tacit comprend principalement des capteurs ultrasoniques, des microcontrôleurs et des moteurs. L’ensemble du dispositif est géré par un mini-processeur Arduino.
Lorsque le porteur malvoyant ou aveugle du gant Tacit se déplace, les capteurs ultrasoniques détectent l’ensemble des éléments qui sont présents autour de lui.
Ce sont les microcontrôleurs qui sont chargés de calculer la distance entre la personne et les éléments détectés.
Les moteurs présents dans le gant à ultrasons s’activent alors au niveau du poignet pour créer un feedback qui indique à l’utilisateur handicapé les obstacles à contourner et les itinéraires à suivre.
Coté énergie, le gant à ultrasons Tacitest doté d’une batterie rechargeable de 9 volts
Ce projet a été imaginé par le designer Steve Hoefer qui en toute modestie précise toutefois qu’il s’agit d’un prototype qui n’est pas encore parfait et qui peut encore largement être amélioré. Il cite d’ailleurs sur le site internet, dédié au gant Tacit, qu’il est possible de diminuer la taille du gant et d’améliorer le type de batterie à utiliser pour une plus grande autonomie et miniaturisation.
Il faut donc être conscient que le gant Tacit est toujours un projet qui, même s’il est fortement abouti doit, et sera encore, l’objet d’améliorations importantes.
L’intelligence du Designer Steve Hoefer est de laisser l’ensemble de ses plans, schémas et codes en libre accès sur Internet . Il est donc possible à toute personne qui le désire d’améliorer le gant Tacit et de s’inscrire dans ce grand projet devant permettre à la personne handicapée soit aveugle ou malvoyante d’utiliser un gant à ultrasons pour augmenter son autonomie et faciliter ses déplacements. C’est cela même l’essence du projet Tacit.
* * *
Utiliser l’iPhone – Ipod Touch pour obtenir des infos en temps réel sur votre fauteuil roulant.
La société américaine Dynamic Controls a réussi à intégrer un iPhone et un Ipod Touch à un fauteuil roulant d’extérieur ( Powered Wheelchair ) grâce à une interface spéciale Bluetooth. Ce petit bijou bien sympa est prévu pour avril 2010 si tout se passe comme prévu.
Le but est de fournir à l’utilisateur du fauteuil roulant électrique beaucoup plus d’informations en temps réel qu’il ne peut obtenir avec ses commandes habituelles.
Cette nouvelle technologie fourni des informations précises comme par exemple la vitesse en kilomètres ou miles par heure, permet l’utilisation d’un compas. La partie très intéressante est que celle-ci comporte un outil de diagnostique du fauteuil roulant qui alerte l’utilisateur du type de défaillance auquel il peut être confronté. Une utilité certaine en cas de nécessité de révision ou de réparation du fidèle coursier à quatre roues.
L’iPhone ou Ipod Touch est fixé au fauteuil grâce à un berceau spécial et la recharge du périphérique est assuré tout au long de sa connexion avec le fauteuil. La transmission des informations entre le fauteuil et l’iPhone est assuré grâce à la technologie Bluetooth.
Le système de Dynamic Controls a été présenté au salon Rehacare 2009 en Allemagne et sera disponible dans 6 mois à peine selon les estimations de la firme.
* * *
Voitures électriques : attention, danger !
Alors que Paris lance Autolib, les constructeurs automobiles français s'apprêtent à livrer à des services publics des milliers de voitures électriques autant silencieuses que dangereuses, notamment pour les piétons déficients visuels.
Le 5 décembre 2011 fera date dans l'histoire commerciale de la voiture électrique : ce jour-là, Paris inaugure officiellement un service de location en libre-service de voitures électriques sous l'œil avide des médias du monde entier. Avec comme slogan "Zéro émission, zéro odeur, zéro bruit" : "Autolib' est une opportunité de changer la ville grâce à des voitures 100% électriques sans bruit et sans émission de CO2", proclame Vincent Bolloré, l'industriel qui a décroché le contrat. Et effectivement, la petite Bluecar conçue par le carrossier Pininfarina est particulièrement silencieuse. Mais voilà : on ne l'entend pas venir lorsque l'on circule à pied, ce qui la rend potentiellement dangereuse pour les enfants, les personnes âgées, les cyclistes et les personnes déficientes visuelles. L'industriel a pourtant pensé à cet inconvénient majeur en équipant la Bluecar d'un signal sonore, mais le conducteur devra actionner celui-ci volontairement en appuyant sur un bouton. Une impulsion simple déclenche une série de bips, l'appui prolongé bascule le signal en mode permanent. Mais il y a fort à parier que la quasi-totalité des clients d'Autolib ne circuleront pas en mode "bip-bip", ce son audible dans l'habitacle s'avérant rapidement désagréable. "Nous travaillons avec un acousticien pour élaborer un son diffusé à l'extérieur mais inaudible à l'intérieur, précise Julien Varin, chef de projet. Paris n'a rien demandé sur la sonorisation du véhicule."
* * *
Commander un modèle réduit de bras humain avec des signaux cérébraux : c’est à l’Université de Gand !
La nouvelle vient de Belgique : des chercheurs de l’Université de Gand ont réussi à commander un modèle réduit de bras humain avec des signaux cérébraux traités par un ordinateur.
Ce type d’interface entre le cerveau et un ordinateur ordinateur représente un espoir pour les handicapés lourd et aussi une réelle utilité dans le cadre de la revalidation.
Les signaux cérébraux de très faibles voltages sont mesurés et traités par ordinateur en information utilisable.
Pour ce faire, des électrodes ont été placées sur la tête d’un cobaye qui analysent les signaux et les utilisent pour commander un appareil externe.
Depuis l’invention des micro-puces, l’homme fantasme sur les cyborgs, mi-homme et mi-machine. Il semble bien que les chercheurs de l’Université de Gand se sont engagés dans cette voie mais cette fois au bénéfice du futur des handicapés lourds.
Cette réussite « technologique » est un pas de plus vers l’autonomie des personnes qui hier étaient cataloguées de « grabataires ».
Toutefois, il est évident qu’avant une réelle miseà disposition de cette technologie dans le grand public il faudra encore peaufiner les recherches et… du temps.
* * *
Liat Stern, la lumière au bout du tunnel
Liat Stern a perdu la vue à l'âge de 18 ans mais n'a pas pour autant perdu espoir.
Sa foi inébranlable et son optimisme à toute épreuve l'ont soutenue pendant ces années d'épreuves.
Aujourd'hui, mariée et maman de quatre enfants, la jeune femme a recouvert la vue et s'est donné pour tache de soutenir les malades.
"Jusqu'à l'âge de quinze ans, je vivais tout a fait normalement" raconte Liat Stern.
" Je ne portais même pas de lunettes! Et puis du jour au lendemain, je me suis mise à voir flou. Les médecins m'ont annoncé que je souffrais d'un grave problème de cornée.
La dégradation s'est faite rapidement: chaque jour, je voyais de moins en moins bien, mon œil gauche a complètement cessé de fonctionner, le droit ne me renvoyait plus d'images fixes. A 18 ans je suis devenue aveugle."
Un long et douloureux combat commence alors pour la jeune fille. Mais celle-ci loin de baisser les bras: " j'ai grandi au sein d'une famille orthodoxe, ma foi dans le créateur du monde m'a soutenue à chaque instant, je sentais que j'étais en ligne directe avec Dieu" explique Liat.
A la question de l'existence de moments de révolte ou de doute, la jeune femme répond sans hésiter: " Je n'avais pas de question du type "pourquoi moi?" car je n'ai jamais envisage qu'Hachem m'ait abandonné. J'ai abordé les difficultés comme des étapes par lesquelles le tout puissant avait choisi de me faire passer.
Je me disais: "c'est la vie, j'ai confiance en Dieu, mon rôle est de me mettre en exergue les points positifs qui sont en moi pour pouvoir avancer."
Ainsi, j'ai terminé mes études, je me suis mariée, et après une greffe de la cornée a l'œil droit, j'ai réussi à avoir mon permis de conduire en ne voyant que d'un seul œil!"
Liat subira en tout 4 greffes de la cornée, la première aura lieu 4 mois avant son mariage et sera suivie d'une longue hospitalisation de la jeune femme en raison d'une grave infection.
Le jour de son mariage, elle ne voit pas, mais la encore, elle sait faire preuve d'un optimisme à toute épreuve" Dieu m'a envoyé un cadeau: j'ai tout vu a travers le cœur!" décrit Liat.
"Cela m'a appris à appréhender la véritable essence des gens qui m'entouraient et de dépasser leur apparence, j'ai pu également prier avec beaucoup plus d'intensité."
Quand nait son quatrième enfant, elle recouvre enfin la vue.
"Mes enfants savent qu'il y a eu des années ou leur maman ne voyait pas, mais ils ne vivent pas cette situation au quotidien. Je ne cherche pas du tout à la cacher, au contraire, je leur explique que cet épisode fait partie de ma vie et qu'Hachem m'a donné par ce biais les outils pour savoir surmonter les obstacles."
Expulsés du Goush katif, Liat et sa famille habitent aujourd'hui au mochav Amatsia, au sud du pays.
Elle travaille en tant que clown médical dans les hôpitaux et maisons de retraite du pays: 'le fait d'avoir été du cote des malades pendant des années me donne aujourd'hui les moyens de mieux comprendre leur souffrance, leur sensibilité, leurs besoins.
Leur permettre de retrouver le sourire m'apporte beaucoup, je me sens comme une cheli'ha, une envoyée d'Hachem, il m'a donné les forces pour face, c'est mon tour de les transmettre aux autres"
Liat organise également des conférences, des ateliers pour des adultes, elle intervient aussi auprès des jeunes filles et dans les écoles et les bat mitsvot.
"Mon objectif est de changer le regard que les gens portent sur les autres car en les abordant avec pitié, ils affaiblissent leur potentiel.
Chacun de nous a des limites, seulement certaines sont plus vaillantes que d'autres.
Je n'étais pas plus forte que les autres, mais ma foi en Dieu et la confiance en mon potentiel m'ont permis de surmonter les épreuves.
A Hanouka, nous sommes comparés à de petites lumières, mais en fait, Hachem a donné à chacun d'entre nous la capacité d'être de grands projecteurs pour éclairer notre vie toujours plus loin.
Liat Stern
Tiré du journal Hamodia
L’Institut Randstad et la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France lancent le 1er "Guide du savoir-être avec un collègue déficient visuel" !
"Travailler ensemble, guide du savoir-être avec un collègue déficient visuel" a pour objectif de présenter les règles élémentaires de vie au travail permettant à chacun de s’épanouir professionnellement et d’échanger dans le respect mutuel.
Ces quelques règles de « savoir-être » permettent de lever les à priori et d’avoir l’attitude adaptée pour répondre aux besoins de l’employé déficient visuel, sans tomber dans l’assistanat ou la surprotection.
Accueillir un nouveau collègue déficient visuel n’est pas chose aisée. Réintégrer un collègue devenu déficient visuel l’est encore moins. Que va-t-il pouvoir faire ? Que ne pourra-t-il plus faire ? Comment vais-je me comporter avec lui ?
C’est à ces questions que tente de répondre ce guide réalisé par la FAF dans le cadre d’un partenariat efficace avec le groupe Ranstad.
"L’intégration dans l’entreprise des personnes déficientes visuelles est une exigence légale mais aussi éthique. Elle correspond également à l’intérêt bien compris des entreprises, à la recherche constante de talents. Du talent, les personnes handicapées n’en manquent pas, de même qu’ils ne manquent pas de volonté pour surmonter leur handicap et donner le meilleur d’eux-mêmes. A cet égard, la capacité à surmonter obstacles et embûches est gage de volonté et de ténacité", précise le Président de l’Institut Randstad pour l’Egalité des Chances et le Développement Durable.
"Il est heureux qu’un des tout premiers groupes chargés de l’insertion professionnelle dans notre pays et qu’une grande fédération de personnes aveugles et amblyopes aient uni leurs efforts pour travailler et publier ce guide du savoir être qui, à n’en pas douter, aidera plus d’une personne confrontée à cette réalité", souligne M. Vincent Michel, Président de la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France.
Lire un extrait du guide
* * *
Policiers aveugles
La police belge dispose d'une unité insolite:
des officiers aveugles, particulièrement précieux pour décrypter les enregistrements
sonores...
Lire notre article sur la formation des policiers
* * *
|