Les handicapés en Israël:

Pour une meilleure intégration dans la vie de la cité

Israël compte environ un demi million de personnes handicapées moteur ou physique.
Afin de mieux les intégrer dans la vie quotidienne, une série de lois et de dispositions leur octroie diverses aides financières et tend à réduire les discriminations dont elles peuvent être victimes.
Israël dispose d'un éventail législatif assez large concernant les droits des invalides dans l'espace collectif et propose de nombre d'aides adaptées aux besoins de chaque incapacité dans la vie privée ou publique.
La priorité vise l'accessibilité des bâtiments et des transports.
Les commissions parlementaire du travail, des affaires sociales et de la santé de la Knesset ont adopté , fin février 2009, une loi exigeant que tous les bâtiments publics en Israël deviennent accessibles aux handicapés.
Ils doivent comprendre un parking aménagé et un accès aux fauteuils roulants au niveau des escaliers.

Les ascenseurs doivent aussi s'adapter aux besoins des handicapés et des aveugles, et les toilettes devenir accessibles aux invalides.
Ce règlement s'appliqueà toutes les nouvelles constructions de structures publiques en Israël.
Elles ne seront plus autorisées sans plan détaillé d'accessibilité pour les handicapés.
Toute discrimination est légalement prohibée en matière d'emploi pour raison d'incapacité de l'handicape ou d'un membre handicape de la famille de l'employé à chaque étape : contrat de travail, conditions d'emploi, promotion, perfectionnement, licenciement ou tout autre avantage prévu dans les conditions d'un poste.
Sont également mentionnésà ce chapitre l'obligation de l'employeur de veillerà l'accessibilité des lieux de travail et au stationnement des véhicules pour handicapés que ces derniers ont le droit d'exiger de leurs employeurs en fonction de leur besoin personnels.
Les handicapés peuvent poursuivre en justice leur patron dans le cas ou ce dernier ne satisfait pas ces obligations.
Le logement est également soumisà réglementation.
Les personnes handicapées qui ne sont pas propriétaires d'un appartement ont le droità une participation au loyer,à des aidesà l'achat d'un appartement ouà un logement social.
Les ayants droits sont les déficients visuels possédants une carte permanente d'aveugle délivrée par le ministère des affaires sociales; les personnes handicapées permanentesà 75% ou plus reconnues par le Bitouah leoumi.
Le ministère des transport a également l'obligation de faciliter l'accessibilité des personnes handicapées aux transports publics: autobus urbains, trains, avions et paquebots.
Les autorités doivent faciliter l'accès des aveugles accompagnés de leur chiens guidesà tous les moyens de transport publics:autobus urbains, trains, avions et paquebots.
L'assurance nationale procède au versement de diverses pensions finance des services de rééducation et des prestations spéciales pour handicapés adaptésà leur infirmité, conformément aux recommandations de sa commission médicale.
Les immigrants handicapés bénéficient d'aides spécifiques de l'état réservés aux déficients mentaux ou physiques : aides au loyer, attribution de logementsà loyer modérés, pensions du Bitouah Leoumi, service et équipements adaptésà leur besoin personnels, réduction sur les taxes municipales etc. La première année suivant leur immigration, ces personnes sont d'abord prises en charge par le ministère de l'intégration.
Les handicapés ne recevront ensuite cette pension d'invalidité qu'à compter de la deuxième année suivant l'obtention de leur statut d'immigrant et sur attestation d'invalidité du Bitouah leoumi.
En plus des organismes d'état, il existe en Israël des dizaines d'associations venant en aide aux invalides.
Par l'intermédiaire de leurs bénévoles, elles apportent soutiens logistiques et financiers aux handicapés, créant ainsi une grande chaîne de solidarité pour que les droitsà l'égalité des chances soient respectés dans la cité.

Tiré du journal Israël magazine

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Montagne et handicap moteur :

Michel Dimitrieff est un montagnard aguerri qui... souffre d'un handicap moteur.
Il souffre d'une "pathologie qui le fait marcher en rotation interne, lui provoques des rétractions au niveau de ses ischions jambiers et provoque des mouvements parasites au niveau des membres supérieurs."
Malgré ce handicap, il va parcourir 200 km et gravir 25 sommets pour traverser les Alpes, de la Slovénie à Menton pendant 300 jours !
Comme il le dit lui-même, il ne va pas passer par les voies les plus difficiles et sera accompagné de kiné et de randonneurs.
De même, il va utiliser les remontées mécaniques, si le besoin s'en fait sentir.
Son périple a différents objectifs. L'un d'eux a particulièrement attiré mon attention :
Par ce qu'on peut qualifier d'exploit, Michel entend prouver aux personnes en situation de handicap qu'ils peuvent aussi relever des défis.
Michel n'est pas un "fou furieux", il s'agit bien d'un exploit par rapport à ses capacités, afin de dire aux personnes handicapées "Vous avez un rêve ? Un projet ? Essayez de le vivre".
Il y a quelque-chose qui me plait particulièrement dans ce défi, c'est le fait de prouver que les personnes en situation de handicap, ont, comme chacun, "leurs différences", "leurs difficultés".
Par cet exploit "à sa hauteur", Michel prouve qu'il appartient à chacun de vouloir et de pouvoir les dépasser.
Car, la montagne n'est pas un espace uniforme.
Il y a des dénivelés plus ou moins faibles, des distances plus ou moins courtes, des voies plus ou moins difficiles.
Ainsi, chacun peut choisir, soit de se balader, soit de relever un défi personnel.

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Dans la peau d'un handicapé :

Malgré de récentes améliorations, Israël a encore un long chemin à parcourir avant de se rendre accessible à tous ses citoyens Avez-vous déjà essayé de trouver le verre de vin les yeux fermés?
Comment commander un dessert si vous entendez à peine ce que la serveuse dit?
C'est presque impossible…Et pourtant… c'est ce que vivent au quotidien des milliers d'israéliens.
Récemment, l'ONG Access Israël, qui se bat pour les droits des handicapés en Israël avait organisé un diner expérimental.
L'occasion pour les participants de prendre conscience des difficultés du handicap.
Et si, pour ces derniers l'expérience est pénible et frustrante de manger dans le noir total, avec un usage limité de ses doigts et une perte complète de l'ouïe ce n'était que temporaire, ils ont généralement bien compris le message.
Il n'est pas facile de manger quand on n'y voit rien, n'est ce pas? Demande Yaniv a ces 20 invités aux yeux bandés
Cet agent de renseignement de l'armée a perdu le vue lors d'un attentat suicide.
Son objectif; faire réfléchir sur ces petits gestes de la vie quotidienne.
Des gestes que la plupart d'entre nous considèrent comme acquis: se servir d'un téléphone portable, ou simplement marcher dans la rue.
Des gestes qi peuvent devenir un vrai calvaire quand on y voit plus clair.
"Beaucoup de trottoirs ne sont pas indiqués en Israël et quand votre vision est altérée, il est impossible de savoir ou le trottoir commence et ou il s'arrête ", explique Yaniv qui dépend entièrement de son chien Louis pour se déplacer.
Selon youval Wagner, directeur de l'association Access Israël, plus de 18% de la population israélienne serait handicapée.
Une partie de la mission de wagner consiste à convaincre le public de la nécessité de rendre les lieux publics accessibles aux handicapés.
Une des astuces consiste à demander à un propriétaire comment il réagirait si, pour rentrer chez lui, il devait grimper au dessus d'un mur.
Retour au diner : nous sommes au dessert. La commande a été passée avec un casque isolant sur les oreilles et les invités sont vraiment surpris de voir ce qu'on leur sert.
"Je n'aurais jamais cru que j'avais commandé un sorbet.
Je pensais qu'elle parlait de tarte au pommes ", déclare l'un d'entre eux, un peu déçu.
Le message est donc passé.
Tous les participants quitteront la salle du restaurant plus sensibilisés aux difficultés que les malentendants endurent.
Et, ce non seulement le temps d'une soirée, mais au quotidien.

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L'outil Audeo transforme des impulsions cérébrales en paroles.

Washington - Deux jeunes inventeurs sont en train de perfectionner un outil de traduction électronique qui rend la faculté de parler à des individus devenus muets à la suite de certaines maladies ou à cause de divers handicaps.
L'outil, appelé l'Audeo, traduit les pensées - ou plus précisément, les signaux qu'émet le cerveau aux cordes vocales - en paroles synthétisées.
Cette même technologie a permis à Michael Callahan et à Thomas Coleman de créer un fauteuil roulant mécanique que l'on peut déplacer, faire tourner et arrêter en interceptant des signaux cérébraux.
Le premier outil de parole électronique « sera disponible sur le plan commercial vers la mi-2008 et sera conçu spécifiquement pour les gens atteints de la SLA ou d'autres maladies comportant des symptômes similaires », a déclaré M. Callahan. Avec son partenaire M. Coleman, il a fondé l'entreprise Ambient Corporation à Champagne (Illinois), où les deux effectuent les recherches scientifiques et les démarches de commercialisation de l'Audeo.
MM. Coleman et Callahan ont tous deux 25 ans.

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Un aveugle franchit des obstacles sans encombre.

Une étude publiée par Current Biology décrit le cas, encore mystérieux, d’un aveugle parvenant à franchir sans trébucher un parcours d’obstacles.
Il s’appelle TN. Il est complètement aveugle. Victime de deux attaques successives à l’origine de dégâts importants des deux côtés du cerveau, son cortex visuel (la région du cerveau chargée du traitement des informations visuelles) ne fonctionne plus.
Il se déplace généralement à l’aide d’une canne pour détecter les obstacles et a besoin de l’assistance d’une autre personne lorsqu’il marche près d’obstacles, des bâtiments, par exemple.
Au cours d’une expérience récente (1), des chercheurs ont réalisé un parcours d’obstacles complexe dans un couloir en utilisant des chaises et des cartons.
TN devait marcher dans le couloir, sans sa canne ni l’assistance d’une tierce personne. Le couloir était calme et peu fréquenté, et ni TN ni la personne qui l’accompagnait pour des raisons de sécurité n’ont fait de bruit, excepté celui de leurs pas. Chose incroyable, TN a réussi à faire le parcours parfaitement, sans se cogner ou toucher un seul obstacle. Arrivé au bout du labyrinthe, plusieurs témoins ont spontanément applaudi l’exploit.
Comment a-t-il pu terminer ce parcours d’obstacles sans incident ?
La possibilité que TN réussisse sa course en utilisant le phénomène de l’écholocation (la réverbération des ondes sonores sur des objets proches) ne peut être éliminée.
Toutefois, le silence qui régnait au cours de l’expérience la rend inexplicable.
Le cas de TN inspire les chercheurs qui cherchent une alternative aux voies visuelles cérébrales.
Il montre que les personnes sont capables de s’orienter et d’éviter des obstacles sans accorder une attention particulière consciente ou sans réellement voir ces obstacles.
Selon le Dr Beatrice de Gelder, de l’université de Tilburg, aux Pays-Bas, « c’est une partie de notre vision qui nous permet de nous orienter et d’interagir avec le monde, et non de comprendre.
Nous utilisons constamment des ressources insoupçonnées de notre cerveau et faisons des choses que nous ne pensons pas être capables de faire ».

Tiré du site Ouvertures

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Couple, travail et handicap : un équilibre complexe

Quelles sont les difficultés rencontrées par les personnes handicapées dans leur insertion professionnelle ?
Le couple peut-il être renforcé ou, au contraire, mis à mal dans cette démarche ?
Quelles sont les difficultés rencontrées par les personnes handicapées pour s’insérer dans le monde du travail ?
Michel Mercier : Le travail demande de notre part du rendement, de la productivité et de la qualification.
Il nous situe dans une société de la performance et de l’excellence.
Or les personnes handicapées sont souvent perçues comme peu performantes et tributaires d’incapacités. Il s’agit là de représentations sociales qui, dans bien des cas, ne correspondent pas à la réalité. Des personnes handicapées peuvent être performantes dans le travail, moyennant des aménagements de postes.

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Taxi musulman et chien d'aveugle.

Traditionnellement les musulmans considèrent les chiens comme des animaux impurs, à éviter. Or, cette aversion devient problématique lorsque des commerçants ou des chauffeurs de taxi musulmans refusent leurs services à des aveugles occidentaux qui ont besoin d'un chien spécialement dressé.Des dépêches sur différents sites décrivent ainsi des chauffeurs de taxi apostrophant sèchement les clients aveugles, leur criant "pas de chien, sortez!".Les aveugles se retrouvent rejetés, humiliés, insultés, voire blessés, déposés au milieu de nulle part.Des organisations islamistes réagirent d' abord en soutenant les chauffeurs de taxi, stipulant que "la salive des chiens annule la pureté rituelle nécessaire à la prière".Cependant les tribunaux ont transigé en faveur des droits fondamentaux des aveugles.Le juge qui qualifia de "honte totale" un tel comportement exprimait un avis très répandu.A la suite de cette décision, le bureau canadien du CAIR a émis une déclaration enjoignant les musulmans d'accepter les passagers aveugles:"l'islam tolère l'utilisation des chiens par les malvoyants".

Extrait du Jérusalem post .

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Des aveugles pour guides.

Des aveugles pour guides Dans le cadre d'un programme d'insertion socioprofessionnelle des handicapés, douze aveugles vont être employés comme guides dans les principaux musées du Mexique.

Ils feront non seulement visiter les sites au grand public mais assureront aussi une prestation particulière aux autres non-voyants, fondée sur l'utilisation des sens du toucher et de l'ouïe.
La première équipe entrera en service en juillet au musée d'El Carmen, un ancien couvent de Mexico connu pour ses céramiques et momies de moines.
L'Institut national d'anthropologie et d'histoire propose déjà des reproductions d'œuvres du patrimoine culturel spécialement conçues pour être palpées par les non-voyants.


les dernières nouvelles d'Alsace du jeudi 11 mars 2010

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La belle histoire de Dominique et Bounty .

Bounty est un magnifique golden retriever âgée de quinze mois qui a changée la vie de sa maitresse aveugle.En plus de sa cecité, Dominique est clouée dans un fauteuil roulant depuis de nombreuses années.
une sclérose en plaques.
Pour elle Bounty décroche le téléphone, va chercher le courrier, lui ouvre les portes, lui apportent des objets, les montent a l'étage.
"J'ai eu la chance de pouvoir rencontrer des gens débordant de gentillesse, de générosité bien conscients de leur engagement auprès des personnes handicapées.
Il y a quelques années, Dominique fait la rencontre de Christine Mesnet présidente de l'association de "l'ombre à la lumière" qui aide humainement et matériellement les non voyants.
Cependant avoir un chien susceptible d'offrir plus d'autonomie, plus de sécurité Dominique n'y croyait pas, et pourtant…
Bounty avait un problème morphologique, a peine visible à la naissance, je savais donc qu'il serait un handicap à la vente. J'en ai donc fait don pour la bonne cause et je ne le regrette pas nous dit Thomas Berthon éleveur de chien.
Désormais Bounty et Dominique forment un binôme étonnant et complice.

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Experience à Vannes.

On y pense puis on oublie.
Le handicap n'est pas une fatalité qui n'arrive qu'au autres, et un jour peut être, il faudra bien vivre avec.
En se glissant, le temps d'une balade" handicapante" dans la peau d'un paralysé, d'un aveugle ou d'un malentendant certains sont passés de l'autre côté du miroir.
Parce que la porte d'un magasin n'est pas assez large, parce que le plancher d'un bus n'est pas assez bas, parce qu'un étourdi s'est garé sur une place réservée…
Chaque jour une montagne d'obstacles se place entre les personnes handicapées et les plus petits gestes du quotidien.
"Tous les jours on se heurte à des difficultés pour se déplacer dans la ville pour trouver un logement adapté."
Tout devient un problème explique Michel sur son fauteuil roulant.
Des bénévoles de la ville de vannes ont propose aux passants de se mettre le temps d'un parcours de quelques mètres, dans la peau d'un handicapé.
Munis d'une canne blanche et les yeux bandés, les oreilles bouchées par des boules quies ou en fauteuil roulant, les passants se sont prêtés à ce jeu de rôle, pour découvrir l'envers de décors quotidien.
"J'ai mis un quart d'heure pour faire un trajet qui prend cinq minutes, et encore je connaissais les lieux reconnaît Françoise qui s'est glissée dans la peau d'un non voyant.
D'autres ont testé le parcours du combattant d'un fauteuil roulant, tentant de slalomer entre les panneaux et les poubelles.
L'expérience aura marqué les esprits le temps d'un instant.
Et si chacun sait que le chemin à parcourir est encore long avant que le handicap ne soit plus un handicap, la seule prise de conscience du problème rassure déjà les principaux intéressés.

Elisabeth Jard
Tiré du journal le télégramme

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Tu penses, donc tu guides.

Une chaise roulante télé-guidée par la pensée, c’est l’exploit réalisé par des chercheurs milanais.
L’utilisateur est connecté à un ordinateur via des électrodes posées sur sa tête. Celles-ci captent les signaux électriques émis lorsque le sujet se concentre sur sa destination. Le signal est alors interprété par l’ordinateur, qui dirige la chaise vers le lieu désiré. Mais ce modèle ne sera pas commercialisé avant 2014.

Tiré du site "Sciences et vie"

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Des "yeux bioniques" pour vaincre la cécité.

Pourra-t-on un jour remplacer les yeux d'un aveugle par une prothèse artificielle totalement fonctionnelle ?
Pour l'instant cela relève de la science-fiction, mais c'est pourtant ce qu'affirme le Dr Kristina Narfstrom, ophtalmologiste vétérinaire à l'université du Missouri-Columbia.
Celle-ci expérimente actuellement un procédé qui consiste à implanter sur des chats atteints de rétinite pigmentaire des puces en silicium, avec l'espoir qu'elles parviendront à remplacer certaines fonctions, voire même à amorcer la régénération des tissus rétiniens.
Chez l'homme la rétinite pigmentaire est une maladie génétique incurable qui attaque les cellules photo réceptrices de l'œil et conduit souvent à la cécité.
Elle frappe 30.000 personnes en France.
Selon le docteur Narfstrom, une trentaine de personne ont déjà reçu une des puces avec des résultats encourageants, améliorant la vision dans certains cas, ou ralentissant le développement de la maladie.

Tiré du site FuturSciences

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Equitation et cécité.

La France est le seul pays au monde à organisé un circuit de championnat équestre national handisport pour les personnes mal ou non-voyantes.
Et l'équitation sportive, ludique ou d'éveil s'y développe de plus en plus pour tous les passionnés de cheval déficients visuels.
Des associations, des clubs équestres et des bénévoles organisent différents stages et apprentissages, avec des approches et des pédagogies souvent originales, permettant aux personnes handicapées visuelles de s'exprimer, de prendre du plaisir et d'acquérir de plus en plus d'autonomie grâce aux chevaux.
Où en est aujourd'hui, en France, la pratique du cheval pour les personnes déficientes visuelles ?
Où et comment faire de l'équitation quand on est mal ou non-voyant ?
Quel type d'équitation peut-on pratiquer ? Quel métier peut-on y exercer ?
Des concours de jumping aux centres équestres régionaux, chacun des cavaliers déficients visuels que nous rencontrons tout au long du film, qu'il soit adulte ou enfant, trouve dans la pratique du cheval son bonheur et sa place pour vivre pleinement sa passion.
Ils nous racontent tour à tour leurs premiers contacts avec les chevaux, comment ils en sont venus à les monter, les problèmes qu'ils ont rencontré pour suivre une formation en club, les filières à suivre pour ceux qui veulent en faire leur métier, comment accède-t-on à la compétition et leur combat pour être des personnes comme les autres.
Basées sur un enseignement pratiquement identique à celui prodigué aux cavaliers valides, les missions qu'ils se sont fixées sont les mêmes : permettre à leurs élèves handicapés visuels de découvrir l'équitation ludique et sportive, et prouver aux structures équestres et à tous leurs responsables que les cavaliers mal et non-voyants peuvent tout à fait pratiquer n'importe où en France, que ce soit en club ou en balade équestre.
Un combat qui petit à petit fait son chemin.

Tiré du site de France 5 "A vous de voir"

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Rencontre avec: Robert Geoffroy, thérapeute non-voyant, écrivain, conférencier .

Pouvez-vous nous décrire votre parcours jusqu'à ce que vous deveniez thérapeute?
Probables effets de ma cécité, contractée à près de 11 ans, j'ai très tôt développé l'écoute et le goût (commun à tous) pour le " voir ".
Pour ce dernier intérêt, la réponse ne pouvant venir du plan physique, " voir " s'est traduit par " percevoir, comprendre et (même) aimer ".
J'ai la conscience ou le souvenir que la vision plus subtile et l'écoute d'autrui étaient de mes dispositions avant de perdre la vue…
J'ai été un enfant et un adolescent " malheureux ", avec un comportement de nature autistique, et, déjà vers 17-18 ans, j'ai per&ccerdil;u confusément qu'il n'y avait pas de fatalité, que je pouvais et que j'allais m'en sortir. Une fois installé à Paris, seul, y ayant trouvé un emploi, je n'ai cessé de m'investir dans diverses démarches thérapeutiques et spirituelles. Je les ai poursuivies avec passion, conscient comme d'être en formation, ce avant d'entreprendre des formation effectives dans le domaine de la relation d'aide.
Ces diverses expériences ne faisaient que révéler, confirmer et développer ma compréhension du " fonctionnement humain " et ma propre vision quant au soutien à apporter à quiconque souhaite se libérer de ce qui entrave son chemin, réaliser ses objectifs, prendre sa vie en mains.

Que proposez-vous à ceux qui viennent vous consulter? Rebirth, relaxation, massage, lectures intuitives…, je propose surtout, avant tout, à la personne qui me consulte, de comprendre le sens de son problème, qu'il soit physique, matériel, relationnel, conflictuel ou un mal de vivre indéfini.
De grande valeur, cette véritable compréhension est en elle-même transformatrice et c'est pourquoi je donne aussi des consultations par téléphone et par e-mails (thérapie en ligne).
En fait, ce que je propose dépend d'abord du besoin, de la demande de la personne.
C'est l'écoute que j'offre en premier lieu… Je permets que soit dit, ex-primé ce qui, parfois, ne l'a jamais été.
Ainsi, des conflits sont dépassés, retrouvée la joie d'exister, et l'on cesse de demeurer l'effet de vieilles histoires… Me consultent aussi bien des gens qui n'ont jamais demandé d'aide que d'autres avec derrière eux de longues expériences de thérapie.

Parlez-nous de la vision intèrieure..
Soyons simple : la vision intérieure est l'aptitude à inverser la " flèche " de son attention.
Ordinairement, nous avons notre attention dirigée sur un objet à l'extérieur, "là-bas ", et cet objet peut être un arbre, l'écran de votre ordinateur (les mots qui s'y affichent), une personne (y compris en pensées), notre corps ou une partie, mais encore une douleur, un problème, une " injustice "… Qui fixe ainsi son attention ?
Qui regarde ? Ma réponse n'est pas intéressante, la vôtre, oui : cette réponse vous est accessible en retournant la flèche de votre attention de 180°.
C'est regarder " ici ", chez vous, c'est vous découvrir vous-même, découvrir qui vous êtes, c'est regarder qui regarde, c'est l'éveil à vous-même ! Et d'ici, de la conscience de qui nous sommes au-delà des identifications inconscientes ordinaires, ce qui est vu a une autre couleur, un autre parfum, une autre mélodie. C'est la vision intérieure expérimentée en conscience, elle est accessible à tous, tout de suite.
Au-delà des apparences et des peurs, des croyances (convictions) si limitatives, outre la vision permise de notre nature essentielle, nous découvrons nos vrais besoins, nos aspirations profondes et notre plein potentiel.
S'ouvre alors la voie vers notre réalisation.
Quels sont les projets qui vous tiennent à coeur à ce jour?
Je m'attèle actuellement à la rédaction d'un nouveau livre que je " porte en moi " depuis 7 ans, consacré aux 5 grandes blessures humaines (abandon, dévalorisation, rejet, maltraitance et trahison).
D'ici quelques semaines, je pense créer et animer une liste de diffusion (Internet), enrichir mon site web de nouveautés…

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Image de soi et handicap .

Les personnes en situation de handicap souffraient très fréquemment d’un déficit d’image.
Tant pour des raisons culturelles qu’institutionnelles, leur condition de personnes stigmatisées ou de mineurs à vie a contribué à négliger leur image personnelle.
Celle-ci était alors le reflet de leur exclusion sociale, comme dans les hôpitaux psychiatriques où des patients demeuraient parfois en pyjama tout au long des journées…
Depuis quelques années, émerge une prise de conscience de l’importance du look dans les interactions sociales, et par conséquent du rôle de l’image de soi dans la possibilité ou non de « participer socialement » ce qui reste le but ultime de toute action sociale ou médico-sociale.
Le terme de look, qui a pénétré notre langage familier, sert à désigner précisément l’image globale que chacun donne à voir à un quelconque observateur.
Au-delà des modèles ou des idéaux types diffusés par les médias et les courants de mode, chacun possède un look qui lui est propre, qu’il s’est constitué à travers les multiples interactions et situations de sa vie quotidienne.
L’image de soi est donc le résultant complexe d’une trajectoire, une « interface historique entre soi et les autres », entre les tendances personnelles et les influences culturelles.
D’un point de vue psychologique, le look représente un espace de négociation entre la toute-puissance de nos désirs et le principe de réalité que nous opposent les autres.
à ce titre, nous pouvons dire qu’il représente un compromis historique, espace d’enjeux permanents au plan narcissique et affectif.
D’un point de vue sociologique, en tant qu’il est le fruit de nos interactions, le look prend une importance congruente avec l’intensité de la vie sociale : l’image de soi résulte directement du commerce entre les hommes, et ce sont donc naturellement les villes, les sociétés de cour et tous les rassemblements mondains qui ont participé à sophistiquer les looks, parfois jusqu’à l’extravagance, comme nous le montre l’histoire des civilisations.
En effet, les premières grandes civilisations urbaines (comme celles de la Mésopotamie, de l’égypte, de la vallée de l’Indus, ou celle dite de la « route des oasis ») se caractérisaient toutes par une quête esthétique et la recherche d’un look sophistiqué.
Autrement dit, l’élaboration d’un look, chargé de valeurs hautement symboliques, signe le dépassement de notre état de nature et représente par excellence la civilisation.

Jean-René Loubat

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Handicap : donner la parole à la fratrie .

La présence d’un enfant handicapé dans une famille ne concerne pas que les parents.
La fratrie doit également y faire face.
Les livres, films et ouvrages sur le sujet se succèdent, interpellant tantôt l’opinion, tantôt les pouvoirs publics. Samedi 31 mai, les frères et sœurs d’un enfant handicapé sont invités à témoigner et à partager leur expérience à la Maison des associations du XVe arrondissement, à Paris La littérature abonde d’études et de témoignages liés au handicap.
Des associations et services en tous genres tentent d’apporter un soutien aux populations concernées.
Parallèlement à cette profusion de documentation, des lieux d’échange se mettent en place.
Le temps de l’isolement semble désormais s’éloigner.
Les personnes en situation de handicap, tout comme leur famille, osent maintenant s’affirmer dans la société. En témoigne le mouvement « Ni pauvre, ni soumis » qui aura attiré à Paris plusieurs milliers d’entre eux le 29 mars dernier. Parcourant parfois des centaines de kilomètres, ils sont venus réclamer « le droit à un revenu décent ».
Terminée, donc, cette époque du silence. Phénomène nouveau ou simplement médiatisé, les fratries semblent à leur tour se frayer une place dans le débat.
). Preuve également de la volonté des fratries d’apporter leur regard : des films tirés de leurs observations voient le jour, à l’instar du documentaire: Elle s’appelle Sabine réalisé par Sandrine Bonnaire à propos de sa sœur autiste (voir encadré).
Lequel s’est même hissé jusque dans les salles obscures ! Le besoin ne date pourtant pas d’hier. Le secteur associatif s’était déjà penché sur la question voici plus de vingt ans. « C’est en 1986 que Laurent de Felice a créé l’Asfha, note Marc Voisin, actuel président de l’organisation (issue des « Papillons Blancs de Paris »).
Son but est d’offrir un lieu d’accueil et d’écoute aux frères et sœurs qui ne peuvent pas s’exprimer, notamment, dans des associations de parents.
Parmi nos différents espaces de parole, nous disposons d’un forum… C’est une formidable bouffée d’oxygène ! » L’Unafam a également constaté une carence qu’elle tente, à son niveau, de corriger.
« Comme nous sommes une association de familles, nous voyons surtout des parents, commente la psychologue Hélène Davtian.
Or, nous nous sommes rendus compte que les frères et sœurs ne parlent pas en présence de leurs parents.»
L’enquête constate aussi «les retentissements importants de la maladie de leur frère ou sœur sur eux-mêmes » ; «leur difficulté à demander de l’aide pour eux-mêmes» et «leur difficulté à se situer par rapport à l’équipe soignante de leur frère ou sœur malade ».

Marjolaine Dihl

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Luttes intérieures, fratrie .

Si chaque situation demeure singulière, « aux différentes étapes de leur vie et quel que soit le contexte dans lequel elles évoluent, les fratries des personnes handicapées sont confrontées à des difficultés communes, sans qu’elles soient systématiques pour autant », note l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei). Ces « difficultés » s’avèrent parfois complexes à exprimer, à commencer par la honte.
De nombreux témoins avouent l’avoir éprouvée face au regard extérieur.
S’ensuit souvent « la honte d’avoir eu honte » en raison du poids de la morale et/ou de la loyauté familiale. C’est aussi la peur d’être exclu à cause du frère handicapé. Plus durs à nommer encore, les sentiments sadiques envers ce frère différent.
« Le désir de mort est normal dans une fratrie, souligne la psychologue Line Petit. Mais cela devient plus difficile à exprimer quand il y a un handicap. Car il y a le poids de la morale. »
Ces considérations vis-à-vis de sa fratrie ne se bornent pas qu’aux seuls enfants non handicapés ! Pour preuve : l’impression de culpabilité peut perturber tant l’enfant handicapé que ses frères et sœurs.
L’un se sentant malheureux des désagréments que son handicap cause autour de lui, les autres se sentant mal à l’aise d’être « normaux ».
Il en va de même de la jalousie ou, du moins, des frustrations dont elle est la manifestation. Linda, bénévole à l’association des paralysés de France (APF), confirme cette approche. Atteinte d’une infirmité motrice cérébrale (IMC) depuis sa naissance, elle se souvient d’une anecdote éloquente.
« Une fois, mon frère a dit à notre mère qu’il allait se casser une jambe pour qu’elle s’occupe plus de lui », se rappelle-t-elle.
Etre simplement logé à la même enseigne que sa sœur, c’est également ce que Samia – handicapée quant à elle - aurait souhaité.
« Maman était exigeante avec mes sœurs, tandis qu’avec moi c’était différent, confie la jeune femme. J’aurais bien voulu participer.
» Plus tard, quand les frères et sœurs deviennent parent à leur tour, de nouvelles crispations peuvent naître.
« Les psychologues appellent cela l’angoisse de la filiation », observe l’Unapei. Vu que la dépendance liée au handicap – aussi infime et diverse soit-elle – impose certaines adaptations dans le quotidien, chaque enfant tient alors un rôle, différent selon son âge, son caractère, etc. « J’ai d’abord joué la figure paternelle, raconte Sandrine par rapport à sa sœur handicapée. Puis j’ai compris sa psychologie, et j’ai plus adopté l’attitude de notre mère. Plus tard, j’ai appris - à l’extérieur de la famille - à parler à Vanessa en tant que sœur ».
Pour sa part, Ronan estime avoir agi comme un éducateur vis-à-vis de ses deux cadets, en particulier envers son frère trisomique, suite au décès de leur mère . Les frontières semblent complexes à délimiter.
D’autant que le handicap impose parfois une participation active de la fratrie. « Pendant des années, c’est mon frère qui me portait jusqu’au 3ème étage », se souvient Linda.

Marjolaine Dihl

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Un challenge pédagogique et ludique autour du handicap.

Le campus de Paul Verlaine à Metz a prêté son cadre à la première édition du challenge handicap et technologie.
Cette rencontre rassemble autour d'un projet destiné à mettre en lumières les réalités vécues par les personnes handicapées.
Elle a aussi pour ambition un pari: souligner les initiatives et les réalisations diverses qui favorisent l'autonomie et l'épanouissement, d'enfants d'adolescents et d'adultes pénalisés par un handicap survenu à la naissance ou au cours de la vie.
"Les élèves découvrent ce qu'on peut faire quand on est handicapé ils se mettent en situation, nous travaillons sur les différences quelles qu'elles soient…"

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Des nerfs qui repoussent.

En Mars 2000, le Français Marc Merger, paralysé, se levait de son fauteuil roulant et faisait quelques pas…
Les télévisions du monde entier diffusèrent ces images bouleversantes.
Ce petit miracle était du à une neuroprothèse, un appareil électronique qui aide les patients à commander leurs muscles au moyen de signaux électriques à défaut d'impulsions nerveuses.
Par ailleurs, biologistes et médecins cherchent des procédés qui permettraient de "réparer" les nerfs sectionnés.
Les fibres des nerfs périphériques dans les bras ou les jambes, par exemple, peuvent en grande partie, se régénérer, notamment lorsque les chirurgiens fabriquent des "ponts" entre les extrémités sectionnées: ceux-ci peuvent se présenter sous la forme de petits tubes remplis de cellules auxiliaires prélevées chez le même patient.
En revanche, on considérait jusqu'à présent comme incurables les lésions de la moelle épinière, car ses fibres nerveuses, chez l'adulte, contiennent une protéine qui bloque la croissance des nerfs.
Le traitement a base d'anticorps mis au point par le Dr martin Shwab, neurobiologiste à Zurich, qui permet de contrer la substance de blocage, constitue un nouvel espoir.
Les tests effectues sur les animaux sont encourageants; Apres avoir reçu ces anticorps, des rats et des souris paralysées ont réappris à marcher, et des singes recouvrée l'usage d'une main paralysée.
Des essais cliniques sur l'homme sont prévus. Il ne faut pas attendre de guérison complète, prévient le Pr Schwab.
Ce que j'espère, c'est permettre aux patients paralysés a partir du cou de respirer de façon autonome, de bouger les épaules et les mains, et même de se lever.
La voie choisie par la médecine moderne consiste clairement consiste clairement à abandonner les prothèses au profit de la réhabilitation des organes lésés.

Tiré du journal Selection

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"Allumer la camera" et Voir pour la première fois.

Rivka Campbell a commencé à perdre la vue quand elle avait 20 ans la suite d'une maladie.
Aujourd'hui âgée de 56 ans elle utilise un ordinateur pour lire et une canne blanche pour se diriger dans New York là où elle habite.
Une expérience scientifique lui permet de redécouvrir la vue, elle est ainsi capable de distinguer le feu allumé sous la cuisinière, le contour du miroir de sa maison.
Campbell a participé à ce projet intensif qui a consisté à lui implanter dans le cerveau des électrodes.
Des 37 participants à l'étude, certains sont plus avancés que Rivka et peuvent faire la différence entre des assiettes et des tasses, des chaussettes blanches ou noires.
Certains sont également capables d'identifier de grosses lettres et de localiser des personnes dans une pièce.

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Un oeil électronique rend la vue à huit aveugles .

Un neurochirurgien portugais a implanté un œil électronique à huit aveugles. Ils arrivent aujourd'hui à s'orienter seuls et à distinguer des formes.
Un procédé réservé à certains types de non-voyants.
Huit aveugles peuvent aujourd'hui "voir" suffisamment pour recouvrer une certaine autonomie grâce à l'implantation d'un œil électronique.
Des opérations réalisées discrètement en avril dernier dans un hôpital de Lisbonne, au Portugal, par le neurochirurgien portugais Joao Lobo Antunes, dans le cadre d'un programme du Dobelle Institute américain.
Les résultats ont été soumis pour publication à la revue américaine Journal of the American Society for Artificial Internal Organs.
L'opération, qui dure quatre heures sous anesthésie générale, consiste à implanter une petite plaque de plastique munie de 16 électrodes dans le crâne afin de stimuler le cortex visuel et la production de phosphènes.

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Rendre la vue aux aveugles grâce aux sons .

Rendre la vue aux aveugles grâce aux sons, telle est l'initiative en développement aux laboratoires de recherche de la société Philips.
Le système consiste à transcrire des images à la volée en un paysage sonore complexe que l'utilisateur va apprendre à déchiffrer.
Des lumières correspondant à des sons plus forts, les masses à des sons plus sourds et plus ou moins intenses, selon la proximité etc.
Le système est composé d'une camera fixée à des lunettes, d'écouteurs, d'un assistant numérique ou d'un téléphone et du logiciel baptisé "The voice" qui est distribué gratuitement.
Contrairement aux implants et aux projets d'œil bionique "The voice" n'est pas invasif* pour l'instant s'il ne permet pas de voir les voitures rapides ou de lire, le système permet aux aveugles de consulter un graphique, de retrouver un objet ou perdu, de regarder la télévision.

*Invasif qualifie un examen médical qui peut affecter l'organisme parce qu'il nécessite par exemple une petite intervention chirurgicale.
Tiré du site Futura Sciences

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Les lunettes electro-actives font la mise au point instantanément a la place de l'œil. .

Les lunettes a verres progressifs n'ont pas dit leur dernier mot.
Inventées en 1953 par le français Bernard Maintenaz, elles font régulièrement l'objet d'innovations.
La dernière nouveauté en date: Une paire de lunettes électroniques qui pourrait bien, d'ici quelques mois, révolutionner la vue des patients.
Au sein de l'université d'Arizona Etats Unis) l'équipe de Nasser Peyghambarian a en effet mis au point les premières lunettes" electro-actives ".
Leur principe: elles réalisent une mise au point automatique sur chaque objet que l'œil saisit, quels que soit l'angle de la vision et la distance!
Pour relever ce défi, le chercheur a complètement revisité la conception des lunettes classiques, créant une sorte de lentille de Fresnel dynamique.
En clair, une couche de cristaux liquides est insérée entre deux plaques de verre, reliée à un dispositif miniaturisé: des électrodes, des capteurs et un processeur installé sur les montures qui enregistrent la direction du regard et la distance entre l'objet regarde et l'œil.
Lorsque l'utilisateur scrute un objet, le dispositif détecte ce regard et génère une tension électrique de quelques volts.
En fonction de cette valeur, des électrodes appliquent en temps réel un champ électrique à la couche de cristaux liquides qui réoriente alors ses molécules afin que son indice de réfraction fournisse une image nette. La mise au point se réalise en un clin d'oeil, c'est-à-dire en quelques millisecondes.
Si tout se passe bien il devrait être commercialisé d'ici à six douze mois, le temps de récupérer les résultats de nos premiers essais et d'accomplir quelques améliorations en termes de miniaturisations".

Tiré du magazine Sciences & vie

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Quand la vision disparait...

Lunettes virtuelles, implants rétiniens en diamant, cellules de souche..
Les ophtalmologistes exploitent toutes les pistes pour lutter contre la destruction de la rétine, et leurs résultants sont spectaculaires.
La dégénérescence liée à l'âge ne rend pas complètement aveugle: la partie centrale de la rétine est touchée ,mais la vision périphérique reste intact.
Ainsi le CNRS, développe d'étonnante lunettes dites "informatives". Leur secret?
Augmenter grâce à la vidéo, la réalité afin de combler le point aveugle .
Concrètement une petite camera intégrée au centre de la monture filme des images qu'un ordinateur transforme aussitôt de façon à adapter le grossissement, la luminance, les couleurs, les contrastes a la défaillance visuelle.
En temps réel, l'ordinateur diffuse alors ces images traitées sur un écran miniature de haute résolution également inséré dans la monture des lunettes.
Un système optique transparent intégré au verre ophtalmique agrandit cette image miniature pour la projeter devant l'œil du sujet de façon à rendre visible la partie du champ visuel obscurcie.

Tiré du sciences & vie.

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La pose d'une rétine bionique vise à redonner une "vision utile".

Pour redonner la vue aux aveugles atteints de maladie dégénératives de la rétine, quoi de plus logique que de remplacer la rétine détruite par une rétine bionique"?
Cette idée futuriste, née il y a une trentaine d'année, n'est plus une fiction.
En 2002 la première rétine artificielle a été implantée chez un patient atteint de rétinite pigmentaire, en Californie. Depuis plusieurs essais cliniques ont permis à 30 malades de bénéficier de ces minuscules puces posées au fond de l'œil.

Tiré du sciences & vie.

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AVIGNON: Rendre le cinéma accessible aux malvoyants

Aveugles ou malvoyants ont droit au cinéma. C'est sur ce principe que l'association « L'Oeil qui écoute », nouvellement installée à Avignon, propose aux personnes qui ne voient pas d'accéder aux films à l'affiche dans des conditions optimales.
Giacomina Dussol, bénévole, prêtera sa voix ce jeudi à 13 h 50 au Vox à Avignon pour la séance tout public du film « Le Concert » réalisé par Radu Mihaileanu.
En amont cette bénévole a visionné plusieurs fois le film et surtout a travaillé sur la bande son.
Elle explique « je fais particulièrement attention de ne pas parler sur les dialogues mais aussi sur les bruits.
Une porte qui claque, des personnes qui marchent, c'est très important. Je ne veux pas encombrer le spectateur de mes commentaires, juste lui apporter les informations que nous pouvons avoir lors d'un travelling par exemple et auxquelles le non-voyant ne peut pas accéder.
Ensuite, je recherche le mot juste pour rester fidèle à ce que je vois : on ne tombe pas comme on s'affale ou comme on butte.
La langue fait l'image. »
Cette séance est tout public.
Giacomina sera installée dans une pièce insonorisée et commentera en direct. Les spectateurs qui le désirent bénéficieront de son "œil qui écoute" grâce à des casques infra-rouges. Giacomina, c'est une voix et un regard travaillés par l'expérience puisqu'elle a plus de 120 films commentés à son actif.
L'association œuvre aussi pour le théâtre et fait la promotion de l'art vers les personnes handicapées.

Tiré du site Le dauphine.

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Le film qui brise le tabou: "L'homme de chevet" d'Alain Monne

Acteur de cinéma est un métier physique même quand le corps reste immobile.
Sur nos écrans ce mois ci, Sophie marceau est ce corps immobile.
Elle joue le rôle de Muriel, jeune femme devenue tétraplégique à la suite d'un accident de voiture, noyée dans sa révolte et sa rancœur.
Que lui reste t'il pour horizon?
Le film ose la une option audacieuse: l'amour! Alors que Muriel se retrouve clouée dans un lit, dépendante, abandonnée, tournant laborieusement les pages des livres à l'aide d'une tige coincée entre les dents, elle rencontre l'homme de sa vie.
Une romance réservée au seul septième art ?
Pas si sur! Pas si simple! Mais le résultat est là : un film pudique, fort et tendre à la fois, qui renverse les préjugés sur le handicap.

Tiré du journal Sélection

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Quand le cerveau ne voit plus

Que verrait un aveugle de naissance s'il retrouvait subitement l'usage de ses yeux?
Distinguerait –il la forme d'un cube de celle d'une sphère alors que jusqu'ici il n'a connu ni l'un ni l'autre que par le toucher?
Ce problème est connu sous le nom de "Problème de Molyneux".
Un problème directement lié à l'avancée des connaissances sur le cerveau ou, plus précisément sur le cortex visuel, la où aboutissent les voies nerveuses en provenance des yeux.
Il devient possible de rendre la vue au cerveau, ou, si ce n'est la vue elle même, quelque chose qui y ressemble en s'appuyant sur un sens indemne.
Des prouesses techniques qui, en misant sur le cerveau plus que sur l'œil, apportent de nouveaux espoirs pour les patients.
Ainsi d'étonnants procédés de substitution à la vision permettent à des aveugles de convertir automatiquement des informations propres à la vue (luminosité, forme..) en stimuli d'un autre sens (audition, toucher).
Le plus connu de ces procédés repose sur une stimulation de la langur=e mise au point a la fin des années 1990.
Dans la version la plus récentes du dispositif, une petite camera fixée sur des lunettes est reliée à une plaque de stimulation tactile placée sur la langue.
Les images filmées sont converties en impulsions directement appliquées sur la langue via la plaque hérissée d'électrodes.
Ainsi les codes visuels sont traduits en codes tactiles établissant "un braille sensoriel" qui se maitrise après quelques heures d'entrainement.
Par exemple, la diminution de la taille d'un objet dont on s'éloigne est traduite par une stimulation de plus en plus faible de la langue.
Et rien d'insurmontable pour recouvrer ainsi une aptitude à voir : entre cinq et quinze heure d'apprentissage suffisent en général pour que le cerveau se plie à l'exercice automatiquement.
Pourtant, malgré les possibilités offertes par ces ingénieux procédés, il reste une dimension qui échappe à la substitution: c'est l'émotion visuelle.
"L'émotion est probablement plus liée à l'apprentissage que l'on fait du sens que du sens lui-même".
D’où l'idée d'utiliser très tôt chez des bébés non voyants un système de substitution sensorielle tactile relie à une tétine pour apprendre à découvrir le monde et tenter d'associer des émotions à ce mode de perception artificiel.
Le système est identique à celui des adultes: de petites stimulations électriques arrivent sur la langue via la tétine, traduisant des lois visuelles en message tactiles.

Tiré du magazine Sciences et vie

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Comment construire sa vie avec un handicap ?

En France, plus de 5 millions de personnes vivent avec un handicap. Pour beaucoup d’entre eux, mener une vie autonome est un vrai combat.
A quelles difficultés particulières doivents-ils faire face, au travail comme dans la vie de couple ?
D’où vient cette force de se battre contre le handicap ?
Charles Gardou : Elle vient de ce que le handicap est d’abord une privation de la liberté de faire ce qu’on veut, d’avoir des loisirs mais aussi, parfois, de se faire désirer, d’être aimé. On est aussi dans une situation de dépendance très forte.
Il est donc tout à fait naturel d’essayer de prendre son destin à pleines mains et de déployer toutes ses forces pour dépasser ce handicap.

De toute façon, la force vient toujours d’une fragilité, d’un inconfort, jamais d’une situation confortable. Mais ensuite, il n’est pas toujours possible pour tout le monde de déployer cette force.
On n’a pas tous les mêmes forces pour compenser son handicap. Le handicap est au cœur d’une constellation de fragilités humaines.
Ce n’est pas quelque chose d’exceptionnel ; c’est juste une fragilité extrême qui met de fait en lumière cette vulnérabilité tout humaine. ça n’est qu’une caisse de résonnance de ce que nous connaissons tous : la fragilité.
Nous ne sommes qu’une somme de fragilités. La première d’entre elles est d’ailleurs la naissance.

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Du médical au culturel, changement de regard. Jean-François Marmion

Peut-on parler d’une «culture» et d’une «fierté» du handicap?
En gagnant davantage de visibilité et de moyens d’expression, les personnes en situation de handicap affirment leur exigence de reconnaissance.
Le handicap, à qui la faute?
A la nature, à la fatalité? Peut-être, mais aussi et surtout, entend-on aujourd’hui, à nous tous. L’organisation même de la société se voit incriminée.
Et la notion d’«inclusion» a supplanté celle d’«intégration». Qu’est-ce à dire? Que jadis, la personne handicapée qui ne pouvait s’adapter à son environnement, à la société, était davantage laissée à ses problèmes.

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Un film réalisé par des aveugles (Israël- Ramat -gan)

La seule règle est celle du silence et de la concentration.
Dina Guder réalisatrice ne sait pas ou se trouvent les acteurs, la caméra, si les lumières sont allumées, les comédiens maquillés…
Et pourtant le travail progresse.
Un ordre est crié : on peut commencer à tourner.
Les préparatifs sont certes longs et laborieux mais nous sommes tous très motivés désireux de mener à bien ce projet ambitieux,nous dit Dina Ce film est une grande première puisqu'il est entièrement conçu réalisé, tourné et joué pas des aveugles.
Derrière cette idée se cache Yaël Rokach directrice d'un centre pour aveugles à Ramat Gan.
"Cela fait des années que nous nous occupons des problèmes des aveugles, tant au niveau technique que social ; je voulais leur proposer un projet qui les valoriserait et les motiverait.
Ayant observé avec quelle dextérité certains d'entre eux maniaient la vidéo-caméra l'idée d'un film commença à germer dans mon esprit.
Yaël demanda le soutien de l'école israélienne de la communication.
Elle se heurta dans un premier temps à un certain scepticisme qui ne l'empêcha pas cependant de poursuivre son but.
Petit à petit le court métrage prend forme, le sujet est fixé. C’est l'histoire d'un aveugle de naissance qui n'est pas accepté par sa famille.
Il s'enfuit de la maison et rencontre un jeune garçon qui n'est pas handicapé.
Chacun trouve sa place dans ce petit film. Le résultat est prometteur et très encourageant.
Nous attendons tous avec impatience la «Première.»


Une puce dans l'œil

On ne pourra probablement jamais transplanter un œil complet.
Ne serait ce que parce que le nerf optique comporte 1,2 million de fibre nerveuses.
Les reconnecter toutes correctement est impossible.
En revanche, certaines parties de l'œil peuvent d'ores et déjà être remplacées. En cas de lésion de la cornée, du fait d'une inflammation ou d'une blessure, les chirurgiens sont capables de coudre dans l'œil du patient, a l'aide d'un fil extrêmement fin , une cornée intacte prélevée sur un donneur.
Quand au remplacement du cristallin- qui fait converger les rayons lumineux, c'est une opération désormais courante chez un grand nombre de personnes âgées qui souffrent de cataracte, une opacité du cristallin.
Mais les lésions de la rétine qui mènent à la cécité -si les cellules photosensibles sont détruites- sont elle, beaucoup plus difficiles à traiter.
Afin d'apporter une aide aux patients concernés, la recherche étudie une puce électronique capable de restituer aux non voyants une partie de leurs facultés visuelles.
Deux équipes allemandes font état d'importants progrès dans ce domaine.
Sous la direction du Pr Eberhart Zrenner, des chercheurs envisagent de greffer, sur des cellules postérieures de la rétine, une puce de 3 millimètres sur 3.
Equipée de photodiodes, celle-ci enverra des impulsions électriques au nerf optique à la place des cellules optique défaillantes A Bonn, l'équipe de Pr Rolf Eckmiller développe un système fonctionnant a partir d'une camera fixée sur des lunettes.
Un ordinateur portatif transforme l'image filmée par la camera en signaux électrique et les transmet, sans fil, à une puce greffée, elle aussi sur la rétine.
En théorie, les deux techniques doivent permettre au cerveau de générer une image de l'environnement même si celle-ci, probablement en noir et blanc ou avec des couleurs déformées, n'est pas d'excellente qualité.
Il faudra attendre les premières tentatives pour connaître avec précision les sensations visuelles fournies par nos puces, explique le Pr Zrenner

Tiré du journal Selection

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Un challenge technologique au service des handicaps.

Un challenge de l'innovation au service de l'autonomie des handicapés, voila l'ambitieux projet présenté par les étudiants de "Génie mécanique et productique".
Au pupitre, une poignée d'étudiants de dernière année d'IUP qui travaille au challenge depuis plus de 6 mois.
L'idée était de mettre les savoir faire développés dans les établissements secondaires et supérieurs au service d'une plus grande autonomie des handicapés.
Il s'agit de mettre au point un prototype qui aboutira la présentation devant un jury de spécialistes permettant d'améliorer la qualité de vie des personnes handicapées.
Quatre défis ont été retenus sur la base d'un questionnaire adressé à des personnes handicapées.
Défi autour du fauteuil (mobilité), défi autour de l'ordinateur (possibilité de communication) défi autour des loisirs, et défi "partenaires" (divers).
Les premiers projet seront lancés en octobre prochain.

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Un Lucille en fait voir de toutes les couleurs.

Lucille, jeune aveugle de 13 ans, a suivi un atelier mosaïque.
Lucille, 13 ans, devenue non voyante, jongle avec les couleurs grâce à son Colorino – un identificateur de couleurs vocal, capable de reconnaître 150 couleurs différentes – et fait de son existence un merveilleux arc-en-ciel.
« à la maison, les murs sont blancs, raconte-t-elle, alors je réalise des tas de choses très colorées que maman accroche un peu partout !»
Dessins effectués à l’aide de pochoirs, peintures acryliques, collages et guirlandes de fleurs et de perles : le style de Lucille habille toute la maison.
Déjà au printemps dernier, elle avait participé à une exposition de peintures où ses toiles ont été très remarquées.
Et cet été, comme chaque année, pas question de farniente sous le chant des cigales.
Lucille a décidé de partir à la découverte de la mosaïque en participant à plusieurs ateliers proposés par un grand magasin d’art et création dans la banlieue de Marseille.
Zoom sur l’après-midi récréatif.
Il est 13 h 30 lorsque Lucille s’installe au sein du groupe. Ici, on apprend à différencier les matières qui composent la mosaïque : céramique, pâte de verre, terre cuite, etc. Sofi, la sympathique animatrice, n’oublie pas de faire toucher à Lucille chaque morceau.
Puis, elle présente des créations sur des supports en bois.
Le choix de Lucille porte sur un plateau en bois qu’elle va décorer selon son inspiration. Sofi, très patiente, apporte son aide et n’hésite pas à mettre entre les mains de sa jeune apprentie une pince coupante.
« Tu dois tenir la pince de cette façon, ne manque-t-elle pas de décrire, et tu positionnes le carré de mosaïque comme cela. »
Lucille se lance timidement après avoir choisi ses coloris. C’est parti pour trois heures d’atelier dans une ambiance très conviviale. « Plus le travail avance, et plus je suis contente de ce que je fais !», s’exclame-t-elle fièrement. Ici, on ne s’ennuie jamais.
Sous les regards admiratifs, Lucille poursuit sa réalisation, méticuleusement. Grâce à son toucher très développé, elle veille à une régularité parfaite entre les éléments. Pour l’aider, l’animatrice a trié auparavant les carrés par couleurs. Bientôt l’ouvrage sera terminé, il faudra attendre encore vingt-quatre heures pour appliquer le joint avec l’aide de son papa.
« C’est la première fois que je reçois dans mon atelier une enfant non voyante, avoue Sofi qui travaille souvent avec des personnes handicapées ; ici, tout le monde peut venir, ils seront toujours très bien accueillis!»
Avant de quitter l’atelier, Lucille emporte avec elle sa production, et prévoit déjà son prochain travail en atelier, cette fois sur le thème du « home déco » où différentes textures vont être mises à sa disposition pour composer de nouvelles toiles en relief.
Un projet d’atelier d’art et création pour des enfants non voyants pourrait bien être mis en place sous réserve d’inscriptions suffisantes.
Affaire à suivre donc…
Valérie Faivre

Tiré du site ANPEA

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Pascal Parsat, comédien, professeur d'art dramatique.

Chaque jour, un parcours réussi « Mon handicap, était de ne pas avoir de handicap » Pascal Parsat, 48 ans, comédien, professeur d'art dramatique, et fondateur d'une compagnie pour les déficients visuels, Regard'en France.
Sur sa carte de visite, ses coordonnées sont également lisibles en, braille. Pascal n'est pourtant pas malvoyant. Mais cet homme de théâtre souhaite que l'art dramatique soit accessible à tous, aux personnes en situation de handicap et aux autres.
« Une société qui oublie l'un des siens est indigne », insiste ce séduisant quadragénaire au regard bleu et au bouc argenté.
Né en Touraine, dans une famille modeste où la culture n'est ni absente ni omniprésente, Pascal découvre les planches dès la maternelle où il joue le premier rôle d'un spectacle pour enfants.
« Dès lors, je ne pouvais pas redescendre de l'affiche», dit-il en plaisantant.
Des spectacles dans l'obscurité. Après un bac gestion-publicité, il fait le choix de monter à Paris. Soutenu moralement par ses parents, il gagne son indépendance financière grâce à une foule de petits boulots.
Des moments difficiles où il dit « avoir toujours gardé confiance », comme il veut aujourd'hui, que « chaque individu retrouve confiance en soi ».
C'est en 1993 que, devenu le plus jeune professeur du Conservatoire de Paris à l'âge de 33 ans, il crée les Visiteurs du Noir, pour ouvrir la scène aux déficients visuels. N'étant pas atteint de cécité, ni personne dans son entourage, il s'entend dire qu'il manque de crédibilité.
« Mon handicap était de ne pas avoir de handicap. Tout le monde se demandait moi le premier, ce que j'allais faire là-dedans.»
Aujourd'hui les actions qu'il a initiées au sein de la Compagnie Regard'en France n'ont pas d'équivalent et font référence. C'est notamment le Fonds Théâtral Sonore qui met les ouvrages à la portée de ceux qui ne peuvent les lire ; 0 Clair de la Lune, une école de théâtre différente qui réunit amateurs et professionnels, en situation de handicap ou non, en ateliers ou à domicile : celle-ci comptait vingt-neuf élèves à sa création en 2004, et plus de deux cents aujourd'hui.
Enfin, les Visiteurs du Noir qui ont pour vocation de sensibiliser, en proposant notamment des spectacles dans l’obscurité. « Dans le noir, la vue s'endort et les quatre autres sens s'aiguisent».
Toutes ces structures multiplient les prix et les distinctions, et sont citées en exemple par la HALDE, la Haute Autorité de la Lutte contre les Discriminations et pour l'égalité. Acteur du rapprochement « entre ceux qui ont peur d'être exclus et ceux qui ont peur d'être envahis», Pascal a relevé un défi que lui-même qualifiait d'impensable, et confirmé « que rien n'est impossible".

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Une autre manière de noter la musique.

Une aveugle explique comment on écrit et lit une partition en braille.
Lors d’une répétition de fin nov 2003 dirigée par Daniel Barbier (l’assistant de Michel Piquemal), Daniel nous expliquait que les aveugles entendaient beaucoup mieux que les autres.
Je lui avais répondu que ça n’était pas vrai (les aveugles n’ont pas de 6è sens, il y en a même qui cumulent des problèmes d’audition avec leur cécité), mais que la façon dont la musique était notée en braille les condamnait à écouter.
Je vais maintenant vous en dire un peu plus, sans trop vous noyer dans les détails.
Par la force des choses, un morceau de musique écrit en braille est fait pour être appris par cœur, car un musicien ne peut pas lire sa partition et jouer de son instrument en même temps.
Si l’œil peut lire plusieurs lignes en même temps, la main ne peut lire qu’une seule ligne à la fois. La notion de portée ou de « système » (ensemble de portées écrites les unes sous les autres) n’a donc pas de sens en braille, les choses sont écrites ligne à ligne, les unes après les autres.
La notion de clé n’existe pas en braille, la hauteur d’une note est repérée par un numéro d’octave.
La première octave commence au « do » suivant et ainsi de suite.
Les notes d’un accord ne pouvant pas être écrites les unes sous les autres, un accord est noté au moyen de signes d’intervalles : à la main droite du piano, un accord est noté du haut vers le bas.
Sachant que le braille ne comporte que 64 caractères différents, il est souvent nécessaire d’utiliser plusieurs caractères pour former un même signe ; vous comprenez alors que les partitions en braille sont très volumineuses et parfois peu maniables..
Voilà pourquoi , s’ils veulent faire de la musique, les aveugles sont absolument obligés d’écouter, puisqu’il leur est impossible de lire toutes les parties en même temps .
Vous avez une façon visuelle de noter la musique, tant mieux pour vous, c’est somme toute un mode d’écriture assez intuitif. Et puis qui sait si cela n’a pas aidé Beethoven à continuer à composer malgré sa surdité ?
Alors, ouvrez vos yeux et vos oreilles et vivez heureux !

Laurence de Roquefeuil

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De jeunes handicapés physiques font leur cirque.

Tous les deux ans, à Villeneuve d’Ascq (59), l’institut d’éducation motrice (IEM) Jean Grafteaux présente un spectacle : quatre jours durant, des centaines de spectateurs y applaudissent numéros de clown, exercices de trapèze, danse en fauteuil…
Les jeunes artistes sont tous handicapés moteurs.
Le merveilleux et la poésie ne sont certes pas absents de la scène : fauteuil roulant en équilibre sur un fil aérien, costumes de légende, géants en lévitation, autre fauteuil roulant transformé en machine de guerre, effets spéciaux convaincants, cirque, danse, etc.
Les activités de clown, danse, jonglage, acrobatie, équilibre, musique, trapèze ont toutes lieu le mercredi.
Quarante-cinq jeunes de l’institution y participent de manière adaptée : si certains d’entre eux vont jusqu’à faire du trapèze, d’autres sont plus circonscrits : ainsi Jérémie, sévèrement sanglé dans un fauteuil et ne pouvant utiliser que deux doigts, s’aide, dans le groupe musique, d’un clavier électronique.
« L’investissement correspond aux possibilités de chacun », confirme le responsable.
Et les frustrations ? « Si un jeune est attiré par le jonglage, il essaiera ; s’il n’y arrive pas, il trouvera quelque chose qu’il pourra faire.
Il fait avec ses limites ».
Sous le grand chapiteau bleu (capacité : cent places assises) installé dans l’espace de l’IEM, c’est l’heure des clowns : chapeaux colorés, Deborah, 17 ans, Loïc, 18 ans et Antony, 12 ans, répètent sous la houlette de Françoise, Christine et Valérie, respectivement éducatrice spécialisée et aides médico-psychologiques.
L’éducatrice participe à Cirqu’en plus depuis sa création : « au départ, nous faisions davantage du théâtre, petit à petit ça c’est transformé en clown.
J’aime le travail de recherche du personnage de clown. Un jeune qui a bien travaillé son personnage va mieux se dépatouiller dans une situation difficile de la vie, il va davantage se faire confiance ».
Deborah a trouvé son personnage — « une charmeuse » —, Loïc, cherche le sien, en lien peut-être avec une de ses caractéristiques qu’il a vite repéré, son « rire facile », et Antony, lui, sera un « timide embarrassé »…
Mais se produire dans un spectacle a évidemment un impact fort sur la confiance que l’on peut avoir en soi.
« être handicapé n’empêche pas de créer de l’émotion », assure Françoise, formée à la technique du clown.
« Du moment que l’on ose, ça porte », ajoute Valérie, qui sait de quoi elle parle : elle a suivi l’école d’Annie Fratellini et travaillé cinq ans dans un cirque.
Jouer devant un public, c’est bien connu, suscite le stress.
« Le clown, ça détend, c’est cool, mais quand on se retrouve pour la première fois derrière un rideau, on est stressé, après ça va », décrit Antony.
« Pour faire le vide ?
On rigole », informe Loïc.
« Ce n’est pas évident, le clown est censé faire rire, la première fois c’est angoissant : le public va-t-il se marrer ? »
, ajoute Christine, « et même quand il y a des ratés, il ne faut pas se laisser démonter ».
L’éducatrice renchérit : Le clown n’est pas une école facile.
Il faut accepter de travailler sur soi, de se mettre en scène, il n’y a pas d’artifice, faut y aller, ça demande une certaine maturité ».
Pour Pascal Delecour : « Le spectacle par lui-même apprend à affronter une échéance et un stress ».

Katia Rouff & Joël Plantet

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