Cet événement est en effet le point de départ irréversible d'un traceur psychologique qui continuera sa course pendant toute la vie. Cette vérité, qu'il banalisera le plus précocement possible, doit être dite, mais en proposant et en ayant même organisé toute l'aide matériel et psychologique.
Mais ceci ne peut se concevoir que si le médecin peut aider à prendre conscience qu'il ne faut pas voir que le handicap, mais l'individu dans sa globalité.
Le médecin se chargera d'intervenir à chaque étape importante de la vie d'un handicapé en essayant de découvrir ou de susciter tel ou tel intérêt pour une activité culturelle et sportive, canalisant ainsi toute son attention vers d'autres horizons que celui de son handicap. Envers les parents, enfin, il faut éviter toute attitude qui les culpabilise d'avantage.
La personne handicapée souffre souvent de se sentir dépendante. IL faut aussi prendre conscience que déficit physique ne veut pas dire déficit intellectuel. IL faut savoir que douleur et angoisse ne sont pas toujours proportionnelles au handicap. Le médecin doit accepter de comprendre toute réaction qui peut être tour à tour affectueuse ou agressive, confiante ou sceptique.
L'handicapé en s'adressant à son médecin s'adresse à la fois a la personne mais aussi à son savoir. Pour conclure, je dirai que le rôle du médecin est d'aider son patient à voir son handicap et à l'assumer, mais cela nécessite un long cheminement qui se fera selon un rythme spécifique à chaque individu et que le médecin doit absolument respecter.