Et qui est l'homme respectable, disent nos maîtres, c'est celui qui recherche le devoir et je pense que c'est là la quête fondamentale du problème de la halakha, face à un handicapé, est ce que oui ou non j'ai un devoir. Je cherche à savoir quel est mon devoir pour définir ma dignité d'homme.
Si je trouve mon devoir, alors je me sens rehaussé, je me sens nécessaire, et je pense que mon acte n'est pas simplement un choix individuel, mais il répond à des critères qui me dépassent très largement.
L'aveugle, le non voyant peut même diriger un office" (Orah Haïm chapitre 53).
IL peut être ministre officiant, mais à condition de ne pas lire dans la Torah. Pourquoi? "Car les choses écrites, on ne doit pas les réciter oralement."
La torah n'exclut un homme handicapé de rien, elle ne fait que le dispenser de ce qu'il serait incapable de faire.
Chers amis je voudrais faire à tous un certain reproche: s'il est dit dans le texte du talmud que, parfois, un aveugle peut être considéré comme un mort, cela veut dire que c'est celui qui est "oublié" du cœur. Et comme le dit Tosfot "N'oublie pas celui qui ne va pas crier vers toi"
Cela veut dire que si une société est capable de laisser des gens pour compte, des gens qui sont considérés comme morts, c'est une société qui n'a rien compris de ses devoirs sociaux. La bénédiction du peuple juif, c'est quand il voit ceux qui ne voient pas. Rabbi Nahman de Braslav a dit "Le monde est rempli de lumi ère, mais il suffit de fermer les yeux pour ne plus s'en apercevoir." L'essentiel dans le judaïsme c'est de voir qu'il y a une lumière et celle-ci est intérieure.