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Formation des éducateurs de chiens guides
Les études se déroulent en trois ans auprès de l'association de formation au métier du handicap visuel par l'aide animalière (ASH2A).
Elles sont sanctionnées par le titre d'éducateur de chiens guides d'aveugles enregistrées au Répertoire national des Certifications Professionnelles au niveau 3 et délivré par la Fédération Française des Association des Chiens guides d'aveugles.
Pour accéder à la formation il faut être titulaire d'un diplôme (Baccalauréat, Brevet professionnel ou technique)
Il faut être recruté et envoyé par une école de chiens guides qui dispose d'un environnement permettant la mise en pratique des cours théoriques.
Cette dernière finance le cursus de l'élève éducateur qui devient salarié de l'école des chiens guides durant sa formation.
La partie théorique comprend les matières suivantes : Biologie, zootechnie, anatomie, comportement canin…
L'apprentissage pratique se déroule dans l'école des chiens guides d'aveugle qui a embauché l'élève.
Pour le recrutement des éducateurs les écoles recherchent avant tout, des personnes engagées et motivées.
Peu importe leurs formations d'origine ou leurs expériences.
Il faut d'abord avoir de l'empathie pour le handicap et aimer les chiens.
Il faut être également disponible pour être présent aux manifestations qui se déroulent pendant le week-end.
Un bon niveau d'Anglais est également souhaité pour les échanges internationaux.
Il ne faut pas oublier qu'un éducateur doit être un bon marcheur.
Article tiré du journal Louis Braille de Cécile D'Elloy
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Ces animaux qui nous font du bien
Le retour à la vie
Témoignage de Benoit Gautier 34 ans
En décembre 2002, j'ai été victime d'un plongeon malheureux dans une piscine.
Moi, le champion de planche a voile, sportif de haut niveau, je suis devenu tétraplégique àcause de trois cervicales brisées. En quelques minutes, ma vie a basculé.
D'autant que ma femme, Frédérique était enceinte de quatre mois de notre petite Anna.
Apres vingt mois d'hospitalisation dans deux centres de rééducation, je me suis retrouve en fauteuil roulant et nous avons emménagé dans une maison adaptée.
Très vite la solitude m'a terriblement pesée.
Un jour d'octobre 2004 ou je n'avais pas le moral, j'ai téléphoné au centre d''Alencon de l'association Handi'chien, qui forme des chiens d'assistance pour personnes handicapées.
Touchée par mon appel au secours, la directrice, Marie-Claude Lebret, est venue me rendre visite la semaine suivante en compagnie de Taz, un jeune Golden retriever de 18 mois encore en apprentissage.
Et là , j'ai vécu un instant magique ! Taz s'est approché de moi et est venu se coucher instantanément à mes pieds, en toute confiance.
Quand Marie-Claude s'est levée pour partir, il a plongé son regard dans le mien et n'a pas bougé d'un pouce.
J'ai compris que nous allions faire un bout de chemin ensemble.
Deux mois plus tard, je devenais officiellement son maître…
Depuis, Taz et moi formons un tandem inséparable.
Incapable de ramasser le moindre objet ou d'ouvrir une porte, je peux compter sur lui pour remplacer mes mains.
Si je laisse tomber mon téléphone, il me le rapporte dans sa gueule et tend la monnaie à la boulangère en échange de ma baguette.
Il est non seulement devenu un prolongement de moi mais aussi et surtout un soutien psychologique.
Avant les gens me jetaient fréquemment un regard gêné dans la rue, mais avec la présence de Taz à mes côtés a presque fait disparaitre mon fauteuil ! Grâce a lui je mène une vie quasi normale.
Des la première année d'école maternelle d'Anna, j'ai été le seul parent autorisé à entrer dans l'enceinte de l'école avec un chien.
J'ai même repassé mon permis de conduire pour véhicule adapté.
Aujourd'hui, Taz à 8 ans et demi et je sais qu'un jour il me faudra prendre un autre chien.
Mais une page sera tournée.
Tiré du Reader digest juillet 2011
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.La zoothérapie
"Nous croyons savoir que les chiens sont bons pour le moral des hommes", explique Lana Kaiser professeur de l'université du Michigan.
Il y a beaucoup de preuves anecdotiques, mais très peu de données scientifiques.
Déjà en 1929 des expériences en laboratoire ont indiqué que le pouls d'un chien ralentissait et que la tension artérielle s'abaissait à la suite du toucher par un humain. Aujourd'hui les chercheurs confirment que ce résultat n'est pas à sens unique. Il existe une relation symbiotique entre l'animal et l'humain. Le contact avec un animal apaise autant le maître que l'animal.
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Cecité et Equitation
"Non voyante j'ai franchi tous les obstacles"
Laetitia ne voit pas. Un handicap qui ne l'a pas empêchée d'assouvir sa passion pour le journalisme et l'équitation : cavalière hors pair, elle concourt aujourd'hui parmiles valides.
Ma plus grande chance? Avoir grandi parmi des enfants valides. J'ai pu suivre toute ma scolarité dans une école ordinaire. Evidemment, cela n'a pas toujours été facile.
Ma scolarité s'est pourtant bien déroulée; épaulée par mes amis, j'ai même obtenu le bac avec la mention bien!
Dans le même temps, vers treize ans, premier pas en équitation.
Dés le début, la monitrice m'a considérée comme une cavalière à part entière. Au point de me proposer de faire du saut…inattendu pour une non voyante! Un cavalier devant moi faisait l'office de guide et transmettait les indications: "Tourne à droite dans 15 mètres, saute!" Plus qu'un simple animal, le cheval est devenu un véritable complice. Dans l'incapacité de voir ses réactions, j'ai du apprendre à les ressentir autrement, par le toucher, notamment.
En fonction de la façon dont ils sont montés, les chevaux perçoivent beaucoup de choses. Certains avaient peur car je n'indiquais pas bien la direction: d'autres s'en accommodaient. Ils étaient très doux, très attentifs comme s'ils comprenaient.
A 14 ans j;'ai remporté le championnat de France handisport en saut d'obstacles avant d'obtenir cinq fois le titre de championne de France en cinq ans seulement.
Je n'étais plus "Laetitia la non voyante mais Laetitia la cavalière".
Cela aide à se forger une identité, à dépasser le handicap, vraie barrière sociale, alors qu'il ne pourrait être qu'une barrière technique.
Parallèlement aux compétitions, je présente le concours d'entrée et suis admise à sciences Po Strasbourg. Mais la première année est atroce.
Aucune méthode éducative pour non voyant, aucun manuel. Les livres de droit constitutionnel son rarement traduit en braille ! Je dois échafauder des nouvelles méthodes de travail.
Heureusement l'aide des autres étudiants est fructueuse.
Ils lisent les textes à hautes voix, réalisent des synthèses que j'enregistre sur cassette. Avec un scanner, je les numérise avant de les faire réciter par l'ordinateur à vocalisation.
Pourtant il y a trop de stress, Laetitia décide donc de se diriger vers le journalisme. Aujourd'hui elle partage son temps entre la chronique sportive sur France Inter et l'équitation.
Désormais j'affronte même des valides en compétition, en novembre dernier, à Lyon, j'ai fini 5e sur une vingtaine de partants. J'étais la seule handicapée…
Tiré du journal Femme actuelle
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Monter à cheval, malgré mon handicap: témoignage
Tout à commencé au bord de la mer, plus précisément à Fort Mahon pendant l'été 1999.
J'étais parti en vacances avec l'idée de monter à cheval. Il faut que je vous dise, j'ai 43 ans aujourd'hui, mais le problème, je suis handicapé.
J'ai contracté une séquelle de polio à l'âge de 11 mois et j'ai donc une atrophie de la jambe droite.
Avec cette appréhension de me faire rejeter lorsque je vais demander si je peux faire du cheval, je franchis donc l'entrée du centre équestre.
Je suis reçu par une jeune femme, je lui explique ma situation, elle me dit qu'il n'y a pas de problème et qu'une ballade est au programme. Très surpris, je décide de prendre part à cette balade.
Comme tout le monde j'ai du préparé mon cheval, assisté bien sur de la monitrice et puis vint les conseils de l'accompagnateur avant la ballade.
Nous sommes partis environ 1 heure, il faut quand même avouer que je n'étais pas rassurer sur le dos de cet animal, la fameuse conquête de l'homme !
Après cette chevauchée, Nathalie (la monitrice) me propose des leçons en particulier le temps de mon séjour, chose exceptionnelle pendant la période de vacances.
Les cours d'équitation furent programmés tous les 2 jours et cela pendant 15 jours.
L'accompagnateur, Jean-Christophe, l'époux de Nathalie, me dit avant de partir que je n'en ai pas terminé avec les chevaux.
Pourquoi lui demandais-je ?
"Ton comportement avec l'animal et ta volonté d'apprendre", me répond-il.
A peine rentré, je recherche un centre équestre au plus proche de chez moi. Pendant mon départ un centre équestre faisait son apparition dans ma région. Malheureusement, je ne retrouve pas la même ambiance, des problèmes de gestion sur ce centre apparaissent très vite, il fut revendu aussitôt. Je décide donc de continuer et je décide même de m'acheter mon premier cheval .
De nouveau dans ce centre rien ne va plus, les cours fonctionnaient très mal, jusqu'à connaître mes premières chutes. Je pars de ce centre avec mon cheval.
Je me retrouve déstabilisé, et j'avais perdu confiance en moi jusqu'au point de ne plus monté.
Six mois plus tard......
Je fais connaissance avec un relais équestre, où je m'inscris en février 2001.
Je retrouve un peu cette ambiance de mes débuts.
Mais mon manque de confiance est toujours là, mon cheval aussi est très tendu.
Un mois sera nécessaire pour détendre le cheval et pour que le cavalier pour reprendre quelque chose de constructif.
C'est avec un autre cheval que je prends mes cours, un petit apalosa de 15 ans.
Monter à cheval n'est pas simple, mais avec un appui en moins cela se complique.
Christian et Evelyne, mes nouveaux moniteurs, m'ont appris à être autonome, de monter à cheval tout seul.
Il faut savoir que le cheval que j'ai acheté est un trotteur français plutôt une trotteuse, jument de 10 ans aujourd'hui, réformée de course.
Quand on est débutant, un cheval est un cheval !
Un an se passe, en mars 2002, confirmation de mon niveau équestre, passage de mes premiers galops (1 et 2). Après une randonnée, je suis récompensé par le Président du CDT équestre de l'Aisne non pas pour un podium mais simplement pour le mérite.
Aujourd'hui je fais toujours parti du relais, je prépare mon galop 3 pour la fin de l'année.
Ma jument se porte bien.
J'ai revu mes premiers moniteurs, Nathalie et Jean-Christophe, lors du salon du cheval de 2001, ils ont ouvert leur activité à côté de Saumur.
Je suis allé les voir en juin 2002, beaucoup d'émotions pendant cette journée, mon évolution était au centre des discussions, je pense y retourner cette année.
Ce que je veux exprimer dans cette expérience, c'est qu'un handicap n'est pas insurmontable.
Je crois que le cheval est la meilleure des thérapies. Je me demande si ce n'est pas le cheval qui à conquit l'homme !
Tiré du site Handicap.fr
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La retraite du chien guide
Judith Halimi
Nous ne le savons que trop bien, la séparation sera très difficile. L'école doit rappeler et insister sur la nécessité de cette séparation, en utilisant des explications adaptées à la personne qui sera bientôt en demande de renouvellement.
Il faut l'amener à prendre conscience de ce que représente un chien qui va être de plus en plus défaillant, et ne plus être l'indispensable chien guide qu'il a été.
Il est très important de souligner au maitre de chien guide qu'un chien a besoin d'une présence , qu'il n'a pas l'habitude de voir partir son maitre sans lui, et que le fidele attachement dont fait preuve un chien est tellement grand qu'il n'est pas raisonnable d'envisager une retraite qui ne se passe que dans l'attente pathologique et journalière du retour de son maitre.
Garder son chien chez soi, n'est donc pas la retraite idéale d'un chien guide.
Parfois est émise la possibilité que le conjoint de la personne aveugle pourra prendre en charge le chien guide vieillissant.
L'école se doit d'expliquer, avec une totale franchise, comment va se manifester le vieillissement du chien.
Elle se doit de prendre en considération les difficultés de déplacement qui vont augmenter au fur et à mesure que le chien vieillit.
En effet, un chien en retraite n'est plus véritablement un chien guide et n'a plus ses entrées partout comme un chien dans sa fonction de guide.
Il faudra limiter les sorties, les vacances, et peut être bien d'autres choses.
Si malgré tout, et en totale connaissance de tous ces inconvénients, la personne aveugle désire quand même garder son chien, cela est évidemment possible.
Face à cette séparation et à ce moment qui sera forcement douloureux, chacun réagit différemment.
Certains voudront faire une coupure nette, et cela en déposant leur chien a l'école et en laissant l'établissement faire le travail de placement, sans même savoir ou va aller le chien en retraite.
Cette coupure radicale permet, selon les dires, de pouvoir investir plus facilement leur nouveau chien.
Ils pourront plus tard, s'ils le désirent reprendre contact.
D'autres en revanche, et de façon plus majoritaire, vont totalement s'investir dans la recherche du lieu de retraite.
Cette différence de réaction se vérifie notamment selon le sexe du maitre. En effet les hommes sont plus concrets et déterminés sur leur choix, ce qui facilite le travail de l'école.
Ce sont souvent eux qui anticipent, et font la démarche de téléphoner à l'école quand leur chien atteint l'âge de huit ans, pour parler de la retraite.
En ce qui concerne les femmes, l'instinct maternel très présent augmente la difficulté de la séparation.
Nous pouvons y déceler la notion d'abandon qui, pour elles, est pratiquement identique à celle ressentie envers un enfant
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.La Delphinothérapie
La Delphinothérapie, ou "Dolphin Human Therapy", consiste àmettre en contact des dauphins, un animal réputé pour sa douceur et sa sociabilité, et des êtres humains. Elle s'applique principalement aux personnes mentalement handicapées, notamment les personnes autistes, mais peut également être appliquée aux personnes dépressives et handicapées.
Les vertus thérapeutiques des animaux sont connues depuis longtemps qu'il s'agisse des chiens qui guident les aveugles, des singes pour les handicapés ou des qualités apaisantes et stimulantes des poissons, oiseaux et chats mais, selon Sophie Donio, les dauphins représentent une catégorie àpart.
"Les autres animaux sont utilisés comme un moyen par les thérapeutes", précise-t-elle. "Les dauphins, pour leur part, sont eux-mêmes des thérapeutes. Ce sont eux qui motivent le patient et qui suscitent l'interaction."
Le projet de thérapie par les dauphins, lancé en Israël en 1991, est destiné aux enfants de plus de sept ans connaissant des problèmes très divers
D'après un chercheur, les fréquences des ondes émises par les dauphins augmentent la production d'une substance chimique du cerveau humain produisant un sentiment de bien-être."
Quoi qu'il en soit de la fréquence des ondes émises par les dauphins et de l'environnement aquatique, il est indéniable que ces animaux adorent le contact, éprouvent beaucoup d'amour pour les hommes et veulent les aider.
"Il ne fait aucun doute", affirme Sophie Donio, "que les dauphins représentent un élément thérapeutique très puissant. Et il appartient ànotre sagesse d'homme d'accepter les bienfaits qu'ils nous apportent."
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Handi’Chiens
Depuis sa création en 1989, Handi’Chiens remet gratuitement aux personnes handicapées moteur – enfants ou adultes en fauteuil – des chiens d’assistance. Capables de répondre à plus de 50 ordres (ramasser un objet, ouvrir portes et placards, allumer la lumière, aboyer sur commande…), les chiens Handi’Chiens favorisent l’autonomie et l’insertion sociale des personnes en situation de handicap, privées de mobilité. Ils apportent un soutien moral et affectif et aident ainsi à surmonter les difficultés de la vie au quotidien. L’association remet également des chiens d’éveil et d’accompagnement social.
Témoignage
« Victime d’un accident de plongeon en piscine, en décembre 2002, je suis devenu tétraplégique, cloué dans un fauteuil pour le restant de mes jours : immense bouleversement physique et psychologique à la fois. Ma femme était enceinte de quatre mois.
Après dix-huit mois d’hospitalisation, je suis revenu chez moi avec ma femme et ma fille. De mon fauteuil j’ai découvert ma ville et ses habitants : le regard des autres avait changé par gêne, par maladresse ou par peur de la différence. On n’osait plus m’adresser la parole.
Je me suis retourné vers Handi’Chiens et Marie-Claude Lebret a tout mis en œuvre pour me remettre Taz, un chien d’assistance, qui a tout changé dans mon quotidien, me rendant plus autonome, soulageant ainsi mon entourage. Après 4 ans, Taz fait partie intégrante de moi-même : il est le prolongement de mes mains et m’apporte ce qui me fait défaut.
Avec lui, le regard des autres a changé : formidable vecteur de communication, Taz recrée le lien brisé par la différence. Je ne suis plus la «personne handicapée» qui va chercher sa petite fille à l’école : avec Taz, je suis reconnu comme papa à part entière, indissociable de son fidèle équipier, et devant ses amis, ma petite fille de 4 ans est fière de son papa et de son chien, le seul à pouvoir entrer dans l’enceinte de l’école. »
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Ce que dit la loi Française du 11 février 2005
« Art. L. 211-30. - Les chiens accompagnant les personnes handicapées, quel que soit le type de handicap, moteur, sensoriel ou mental, et dont les propriétaires justifient de l'éducation de l'animal sont dispensés du port de la muselière dans les transports, les lieux publics, les locaux ouverts au public ainsi que ceux permettant une activité professionnelle, formatrice ou éducative. »
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