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Le
mélange des espèces, ça fait mauvais genre
C'est
en abordant certaines lois décrets de la Thora que notre raison
mesure les limites de ses capacités. Pour le croyant,
l'impuissance à saisir pleinement la signification de
certains commandements divins n'est pas frustrante mais au
contraire elle renforce l'idée que notre sainte Thora est
d'origine divine. Voici quelques exemples de la paracha Ki Tetse :
"Ne
laboure pas avec un bœuf et un âne attelés ensemble."
On
n'aura pas la prétention d'appréhender la sagesse profonde de
cette loi. Il faudra nous contenter d'une approche humble et
partielle que nous proposent nos commentateurs. Cet interdit
concerne aussi bien le labourage que le transport. La mixité des
deux animaux entraîne une discrimination. L'âne ne peut
supporter la vigueur du taureau qui l'entraîne au delà de
ses forces. De plus, le voisinage d'un ruminant à ses côtés
incommode fortement notre âne qui éprouve une légitime
frustration. Cette souffrance inutile infligée à notre
animal fait partie des 613 commandements. D'aucuns pensent que la
mixité de deux animaux issus de deux espèces differentes
les conduira à s'accoupler et à engendrer une créature
stérile comme c'est le cas entre le cheval et l'ânesse qui
donnent un mulet. C'est une violence faite à la nature qui
s'inscrit en faux contre la volonté divine telle qu'elle
s'exprime dans les premières pages de la genèse.
L'ordre de la nature souffrirait d'un déséquilibre alors que la
création a préétabli la spécificité dans le monde animal et végétal.
"N'ensemence
pas ton vignoble de graines hétérogènes sous peine de
frapper d'interdit la production entière : le grain
que tu aura semé ainsi que le vignoble". Le geste du semeur
n'a rien d'auguste lorsqu'il jette dans la même poignée un
mélange de blé, d'orge, et de raisin. Une telle production sera
vouée par la Thora à une destruction totale. Notre paysan
n'a pas fait que semer le trouble dans la terre. Chaque espèce
animale ou végétale doit s'épanouir dans sa propre vibration énergétique
et son code génétique. C'est comme si on brouillait les radars célestes,
qu'on perturbait la tour de contrôle angélique, puisque chaque
espèce végétale ou animale est régie sous la tutelle
d'un ange. C'est conduire dans une impasse l'élan créateur.
Chacun sait que nature ne peut mentir. Il faut respecter la nature
qui porte la signature d'"Elokim", nature,
"Hateva", et Elokim ayant la même valeur numérique,
86. En respectant les lois naturelles, on rend hommage à l'œuvre
divine; en les violant, on tache d'imperfection cette œuvre.
Pour l'adepte de la Thora, les ressources de la nature sont si
riches et si variées qu'elles comblent pleinement les besoins de
l'homme.
Cependant,
la Thora autorise la recherche scientifique à élaborer des
produits hétérogènes destinés à la médecine ou
à la consommation animale. Ce qui implique que les
manipulations génétiques peuvent présenter des dangers
redoutables à long terme, de vraies bombes à
retardement comme les organismes génétiquement modifiés.
Faut
il inclure dans cet ordre d'idée le commandement suivant appelé
"Chaatnez'? "Ne t'habille pas d'une étoffe mixte melangée
de laine et de lin". Ici on constate qu'il s'agit d'un mélange
d'un produit végétal avec un produit animal. Notre étonnement
grandit encore plus lorsqu'on apprend que cet interdit n'est pas
en vigueur ni pour les habits des prêtres dans l'exercice de
leurs fonctions ni pour notre talith et notre perplexité humaine
ne peut que se soumettre à une exigence supranaturelle.
Rappelons aussi que la lèpre dont parle la bible n'affecte
que les étoffes de lin et de laine.
Y
avait-il un rapport avec les offrandes de lin de Caïn et de
laine d'Abel qui ont généré le premier crime de l'humanité ?
Le mot "chaatnez", selon nos sages, est constitué des mêmes
lettres que "satan az", la dureté du satan. Le scribe
qui écrit un Sefer Thora prend justement le soin de signaler par
trois traits ces mêmes lettres, symboles de l'image divine défigurée.
Le
genre humain joue un rôle prépondérant pour perpétuer l'éclat
de l'image divine dans l'acte sacré de l'accouplement. Rendons
à l'homme ce qui appartient au viril et rendons à la
femme ses qualités de féminité. "Une femme ne peut porter
des vêtements masculins ou des armes de guerre; de même
l'homme ne portera pas des habits féminins." Cette
injonction s'avère très actuelle. Se travestir n'a
d'autre but que de commettre un acte immoral. Le travestissement
est une tromperie du sexe hue. La déclinaison invertie des genres
vire "il" pour que les "feux mêlent"
leurs flammes. Si "il" est tel, elle ne "luit"
pas. Cacher le mâle, ce n'est pas fameux et ça ne donne qu'un
effet miné. Pour faire la paire, un couple ne doit pas commettre
d'impair. La procréation est un bien si précieux qu'il est bon
de sexe à gérer les précautions.
Dans
la confusion des idées présentées dans ce texte, mon
commentaire bien sur perd son aile et lâche sa plume.
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