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Bienvenue en Hollande
On me demande souvent de décrire ce que représente l’éducation d’un enfant différent, de manière à ce que les gens qui n’ont pas vécu cette expérience puissent la comprendre et imaginer ce qu’elle représente. Ça ressemble un peu à ce qui suit :
Attendre un enfant, c’est comme planifier un fabuleux voyage… En Italie. Vous achetez un grand nombre de guides de voyage et vous faites de merveilleux plans : le Colisée, le David de Michel-Ange, les gondoles à Venise. Vous apprenez quelques phrases utiles en italien. Tout cela est très excitant !
Enfin, après des mois de préparation fébrile, le grand jour arrive. Vous faites vos bagages et vous partez. Plusieurs heures plus tard, l’avion atterrit et le commandant de bord annonce : « Bienvenue en Hollande »
« En Hollande ? », dites-vous. « Que voulez-vous dire par Hollande ? J’ai pris un billet pour l’Italie. Je suis censé être en Italie. Toute ma vie, j’ai rêvé d’aller en Italie ». « Mais il y a eu un changement dans le plan de vol. Vous avez atterri en Hollande et c’est là que vous devez rester. Ils ne vous ont cependant pas emmené dans un endroit horrible, dégoûtant, sale, où il y a la peste, la famine et des maladies. Ce n’est qu’un endroit différent.»
Vous devez donc sortir de l’avion et vous procurer de nouveaux guides de voyage. Vous devez apprendre une nouvelle langue. Vous ferez la connaissance de tout un groupe de nouvelles personnes, que vous n’auriez jamais rencontrés autrement.
C’est seulement un endroit différent. C’est un rythme plus lent qu’en Italie, moins exubérant aussi. Quelques temps après être arrivé et avoir repris votre souffle, vous regardez autour et vous commencez à remarquer que la Hollande possède des moulins à vent, que la Hollande a des tulipes…Que la Hollande a même des Rembrandt!
Mais tous ceux que vous connaissez vont en Italie ou en reviennent et ils ne cessent de répéter qu’ils ont fait un merveilleux voyage. Pendant toute votre vie, vous vous direz : « Oui, c’est là que je devais aller ; c’est ce que j’avais planifié.»
Cette douleur ne s’en ira jamais, jamais…parce que la perte de ce rêve est une perte très significative. Mais si vous passez votre vie à déplorer de ne pas avoir atterri en Italie, vous pourriez ne jamais être en mesure d’apprécier les choses très spéciales et très jolies…de la Hollande.
Cindy Rogers
Copyright pour MOSAIQUES 1997, Association des X Fragile
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Témoignage d'une mère aveugle
En quelques lignes je vais dresser le bilan de mon expérience en tant que personne seule, totalement aveugle, mère de 2 enfants voyants de 4 et 7 ans. Durant les 6 premières années la cellule familiale était différente puisque mon défunt époux, personne voyante, vivait parmi nous. Les difficultés retenties, étaient autres et nettement amoindries. Par exemple pour m'assurer que les vêtements des enfants étaient propres, ou harmonieusement assemblés, il me suffisait d'interroger mon mari, qui pouvait me répondre en quelques secondes sans interrompre son activité et sans avoir de tâches supplémentaires.
Certes, le partage des activités dans notre couple était liées aux compétences de chacun et à ma cécité. Ainsi, il conduisait la voiture, coupait les ongles des enfants, corrigeait les devoirs (graphie notamment), et appréciait les dessins.
Aujourd'hui je dois avoir une organisation stricte : profiter de la présence de personnes voyantes pour obtenir les informations que mes yeux ne peuvent me donner. Une "aide éducativo-visuelle, c'est ainsi que je l'ai baptisée, m'aide une heure par jour.
•Elle s'assure que le cahier de texte m'a été bien lu,
•Elle fait des activités plus visuelles (dessin, peinture coloriage)
•Elle m'aide à remplir les documents administratifs,
•Elle vérifie le rangement des jouets,
•Elle lit des livres qui ne peuvent être numérisés,
•Elle me fais part d'observations (réactions allergiques, poux etc), que je ne peux percevoir moi-même.
Les difficultés qu'une mère aveugle rencontre, sont les mêmes que celles vécues en tant que personne aveugle. Elles dépendront donc du degré d'autonomie atteint. Elles sont retenties peut-être) plus douloureusement, car ne pas conduire une voiture soit-même, c'est dépendre d'un tiers pour aller en forêt par exemple.
Je précise pour conclure, que :
•j'exerce une profession à plein temps,
•mes enfants suivent des activités sportives et culturelles,
•Ils se sont adaptés très tôt à mon handicap (m'aider à identifier les conserves et bouteilles, repérer certains produits dans les magasins).
Cependant, mon aîné a connu une période de rejet de mon handicap "sentiment d'injustice, d'incompétence de la médecine". Il a parfois tendance à me tester : adopter certaines attitudes pour savoir si je les détecte malgré mon handicap. Il arrive que mes amis me signalent certaines attitudes non audibles afin de m'aider à les corriger (lorsque l'enfant s'essuies sur ses manches au lieu d'utiliser la serviette). Je perçois des choses avec retard, ce qui quelquefois énerve les voyants. Exemple : un enfant qui fait des saletés à table sera immédiatement repéré dès qu'il a fait une bêtise. Moi je le verrai au moment de débarrasser.
élever seule des enfants, est déjà complexe. Le handicap rend la chose un peu plus difficile. La cécité, n'exclut en aucun cas la possibilité d'être une mère assumant toutes ses responsabilités. Cela demande des adaptations parfois simples, parfois plus complexes, mais ce sont là des faits qui nous sont coutumiers que nous soyons parent ou non. L'enfant d'une personne aveugle n'encourt pas plus de danger qu'un autre, peut-être sans doute moins car le parent s'assure des conditions de sécurité optimales. Vous allez sourire : lorsque nous allons au bois, je protège mes enfants en les rassurant, en étant présente, en poussant la balançoire. Par contre, lorsqu'ils vont à l'autre bout du parc, ils changent leur mère de banc, me guident à travers les sentiers.... C'est une réelle complicité et un échange formidable.
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Le terme d'acceptation du handicap m'a toujours paru peu approprié. Il donne une connotation trop passive. J'accepte, je ne cherche pas à repousser les limites ni à faire ce que d'autres prétendent que je ne peux pas faire.
Non qu'il s'agisse de devenir dentiste ou d'observer les étoiles à la jumelle, mais simplement de choses banales comme se rendre dans une ville étrangère ou faire ses courses, seul.
Je lui préfère le terme de "vivre avec " ou intégrer le handicap dans sa vie lui faire une juste place.
Si la place qu'on lui accorde est trop petite, on le nie, on en tient pas compte, et c'est alors qu'on se met en danger : on monte sur un vélo malgré une vue faible, on se hasarde sur un carrefour etc.
Si cette place est trop grande, le handicap nous inhibe, nous rend dépendants, hésitants et craintifs.
Comment faire une place à ce handicap avec lequel nous nous montrons bien ambivalents: on le trouve injuste (pourquoi moi?) importun (il m'empêche de..) et en même temps , on y est attaché (sans mon handicap ne serais pas tel que je suis, je ne me serais pas cru capable de…)
Ce handicap qui tel, le marteau a frappé le métal qui nous a forgé nous a aussi tapé sur les nerfs.
Lui accorder une juste place face à soi même est une chose, le faire face aux autres en est une autre. Comment en effet, accepter de l'aide lorsqu'on en a besoin sans se sentir gênés, dévalorisés ou diminués?
Sans douter de sa valeur, Comment la refuser gentiment lorsqu'elle nous importune ?
Je pense que c'est en fait une question de dosage: demander de l'aide, oui, mais ne jamais se sentir dépendant. Savoir, au fond de soi, que l'aide que l'on demande et reçoit n'altère en rien notre valeur.
Mais ce qui me tient à cœur est de revendiquer les droits des personnes handicapées mais aussi leurs devoirs: nous avons celui de faire notre maximum pour que la société nous donne les moyens d'être des citoyens à part entière qui participent, qui s'engagent à quelques niveaux que ce soit .
Nous avons également le devoir de faire de notre mieux pour que l'aide que nous recevons devienne un échange.
Pour que la société fasse ce pas vers nous commençons par aller à sa rencontre en assumant au mieux notre différence.
Tiré du site de la FSA
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Je vous envoie l'histoire de Dany qui m'a beaucoup touché.
Il y a 20 ans de cela, Dany Gombert, mère de sept enfants, dentiste de métier, a perdu progressivement la vision centrale par suites d'une maladie génétique. Obligée de cesser son activité, elle sombre dans le doute et le vide social lié au handicap.
« Je ne savais plus quoi faire de ma vie. 3 ans d'enfer où l'on m'a proposé tous les métiers "stéréotypés" pour malvoyants : kiné ou standardiste ! Pas question : je voulais relever d'autres défis et refusais d'être déconsidérée.»
En perdant la vue, elle sent que ses autres sens sont exacerbés. Alors pourquoi ne pas les exploiter. Elle aime la cuisine et se met aux fourneaux malgré les mises en garde des uns et des autres. Lui vient alors cette idée folle : ouvrir un lycée hôtelier. Les bons « cuistots » se font rares, il y a de la demande mais ces jeunes malvoyants seront-ils embauchés ? Malgré le scepticisme ambiant, Dany va frapper aux portes des grands groupes et revient avec des accords signés. On lui promet des CDI !
Mais restent les locaux. Dany veut du neuf et du beau. Elle écume les ministères, grappille les subventions, se fait « jeter » à l'occasion.
Le lycée hôtelier destiné aux déficients visuels a ouvert ses portes en septembre 2009 à Saint-Gaudens ( Haute-Garonne, France), financé essentiellement par les Ministères de la Santé et de l'éducation Nationale.
Il aura fallu 15 ans à Dany Gombert, atteinte d’une dégénérescence de la rétine, pour voir son projet se concrétiser. Ce lycée hôtelier privé va permettre à 12 malvoyants de 16 à 20 ans de se former aux métiers de la restauration aux milieu d'autres élèves valides.
"Les déficients visuels sont souvent sur-qualifiés pour les postes qu'ils occupent", déplore-t-elle, avant de confier qu'on l'a prise "pour une extraterrestre" quand elle a commencé à envisager cet lycée hôtelier pour mal-voyants. Le choix de la restauration n’est pas innocent ou anodin non plus puiqu'il s’agit d’un secteur où il est encore possible de trouver des débouchés. D'ailleurs, un premier emploi est assuré en fin d'étude.
La part pratique de l'enseignement se déroulera sur un matériel de cuisine traditionnel, avec des professeurs secondés par des ergothérapeutes spécialistes des actes de la vie quotidienne. Les autres cours passeront par l'informatique et l'usage de systèmes de loupe (grossissement des caractères) ou voix de synthèse vocale.
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Un grand merci à vous de continuer à m'envoyer toutes les informations du site Naguilah tout ceci est très précieux pour moi. Je continue avec détermination mon travail pour que l'accès à la maternité des femmes handicapés visuelles ne soit plus exposé au jugement du corps médical des familles et de la société en général. J'ai déposé un dossier à une instance de santé afin de créer un service reconnu et financé par l'état, j'espère que tout cela va aboutir.
J'ose espérer avoir le plaisir de vous rencontrer un jour
Bien cordialement
Edith
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OSER ÊTRE FEMME
Je suis une femme
Comme toutes les autres femmes.
Ma seule différence..?
Je me déplace en fauteuil roulant.
Mes larmes ont le même goût salé que les vôtres. Mes rires sonnent aussi forts que les vôtres.
Mes rêves sont les mêmes,
J'ai des désirs plein la tête, plein le corps.
Etre aimée pour mon regard, mon humour,
mon calme, ma force, ou mes formes …
Etre belle dans vos yeux
Pour l'être enfin dans les miens.
Accepter d'être regardée, me sentir belle,
En un mot être Femme.
Ne plus vous inspirer ni pitié, ni peur,
Ni méfiance…
Tels sont mes plus grands vœux.
Pouvoir m'abandonner
Sans retenue dans vos bras,
Sans risquer de devenir un poids.
Sans crainte de me sentir jugée.
Dominique
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Bonjour à tous
il y a des jours qui sont marqués d'une pierre blanche, d'autres d'une pierre noire.
Le 8 janvier 2008: ce jour aurait pu être pour moi un jour marqué de la couleur noire.
Deux ans après, jour pour jour, le 8 Janvier 2010 ce jour est marqué de la couleur blanche ou blanc cassé.
C'est une couleur dont j'ai dessiné la pierre tout seul, une pierre à laquelle je me suis accroché durant les mois d'hospitalisation, les instants de doute, les moments de solitude.
Aujourd'hui, même si je vais d'hôpital en hôpital, même si je suis devenu le touriste des blocs opératoires, je remercie les différents médecins, les infirmiers, l'ensemble du personnel hospitalier qui m'ont aidé à reprendre vie.
J'adresse aussi un grand merci à mon entourage, ma famille en tête, mes proches, mes amis, celles et ceux qui de loin ou de près, même par la pensée, ont pris de mes nouvelles, celles et ceux qui n'ont pu se déplacer souffrant eux même d'un handicap, à tous un grand merci solennel.
Je n'ai pas pour habitude de me dévoiler ainsi mais aujourd'hui, après tout ce temps, je suis dehors, loin des 4 murs des chambres blanches qui 'étaient pour moi mon unique horizon.
Même s’il m'arrive encore d'y retourner, je l'espère pour des séjours de courtes durées, je sais que je suis : un homme nouveau né pour vivre et perdurer.
La volonté de vivre a eu raison de moi, elle a écouté mes louanges, vos désespoirs, toutes les forces qu'ensemble nous avons mis et continuons à déployer pour que mon existence soit des plus agréable à vivre.
En ce jour, le plus gros du combat est derrière nous, bien qu'il reste encore des épreuves à affronter mais vos lumières et vos clartés vont la force me donner.
Mon état n'est ni blanc, ni noir, la pierre, ma pierre est couleur café crème car jour après jour, je vis… je revis…
Vivre quand on est souffrant, c'est le cadeau le plus beau que nous apporte la vie.
Une vie que je m'espère en rose ou colorée d'un arc en ciel, un ciel vers lequel mes yeux pourront se tourner, lui parler, lui chuchoter tout ce que j'ai à lui dire en n'oubliant pas de vous bénir.
Merci pour tout ce que vous faites pour moi.
Sydney Grima
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Merci, merci pour vos vœux merveilleux.
A mon tour de vous souhaitez chana tova, une année remplie de lumière et d'étincelles que vous propagez merveilleusement autour de vous.
Voilà je ne me suis jamais présentée mais je suis toujours très sensible à vos mails
je m'appelle mylène, j'ai 48 ans et suis maman , barouh hachem de 4 enfants, j'étais couturière, décoratrice d'intérieur et artiste peintre.
je donnais bénévolement tous les cours d'art plastique à l'école juive de Montpellier où sont mes enfants une passion chez moi que je travaille depuis que je suis enfant.
Malheureusement, il y a un an, j'ai été victime d'un accident vasculaire cérébral, qui a atteint l'œil gauche et a condamné cet œil à une cécité totale, l'œil droit étant très fortement myope, donc je suis ce qu'on appelle maintenant mal voyante. J'ai cru que le monde s'écroulait autour de moi, plus de conduite, plus de peinture plus de couture, ma vie a carrément pris un autre tournant.
Petit à petit, encouragée par mes amis, et avec l'aide d'hachem, j'ai repris mes activités, sauf encore le dessin car je n'ai plus le sens des proportions, je reconduis, retravaille à mi temps et j'élève mes enfants dans un judaïsme serein.
Voilà, juste un petit mot pour encourager les mal voyants et non voyants a acquérir, au sein de cette nouvelle année, tout le courage dont ils ont besoin et à nous dire que jamais hachem ne nous abandonne.
Chana tova
Avec toute mon affection pour vous tous.
Mylène Attali
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La solidarité nous appelle constamment à manifester pour une cause ou pour une autre.
Cette fois-ci c'est pour les albinos d'Afrique qu'il est demandé de nous mobiliser.
En effet, ils sont menacés de mort car les sorciers les tuent pour récupérer leurs os dont ils se servent pour des actes de sorcellerie.
Nombre d'entre eux ont déjà été assassinés.
Les associations pour les aveugles ont créé un mouvement de protestation espérant contribuer à arrêter ces massacres.
Une association canadienne à but non lucratif "Under the same sun" a lancé une pétition mondiale.
Elle peut être signée sur le site.
www.underthesamesun.com
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Votre site est merveilleux il n'y a tout simplement pas de termes plus approprié pour le décrire.
Votre joie de vivre se reflète dans chacune de vos rubriques et est une leçon de vie pour chacun d'entre nous.
Encore une fois bravo, et merci de nous faire prendre conscience que la différence de l'autre n'est en fait que source de richesse pour tout celui qui sait dépasser les préjugés
!
Dina Elbaz
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Je vous écris aujourd’hui car à la lecture de votre site, je me suis
rendu compte que je ne connaissais pas grand-chose du monde des non
voyants.
Vous avez su à travers la diversité et la perspicacité de vos articles, me
faire prendre conscience que les gestes les plus simples de la vie
courante peuvent être « insurmontables » pour un certain nombre
de personne.
J’ai été très marqué par l’anecdote que vous avez relaté au sujet de la
personne qui avait du mal à retirer de l’argent d’un distributeur à billet car
les touches étaient devenues tactiles.
Et bien c’est en cela que votre
travail est admirable.
Relater des choses simples qui peuvent faire avancer la Société
et surtout le regard de l’autre face aux handicapés.
Je n’ai qu’une chose à dire bravo et Behatslaha pour la suite.
Sandrine Bennathan* * *
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Très intéressé par votre site je me suis souvent demandé comment la perte de la vue était vécue et si les aveugles n'étaient pas- du fait de leur infirmité –obligatoirement emmurés dans une solitude forcée.
Et bien non! Je dois l'avouer je me suis trompé. Votre site est là pour témoigner du contraire.
Votre volonté de "casser" tous les préjugés vous concernant est magnifique.
Permettez moi de vous dire que vous y réussissez très bien.
Au plaisir de lire de nouvelles choses sur votre site.
Yona Guedj
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J'ai été impressionné par la variété des articles se trouvant sur votre site .Je me suis particulièrement intéressé à votre rubrique "Thora et handicap" qui je pense nous donne un aperçu des problèmes que peuvent rencontrer les handicapés vis-à-vis de la halacha.
Ne serait-t-il pas possible dans votre rubrique "technologie " de nous tenir au courant des différentes avancées scientifiques ayant trait aux aveugles et handicapés?
Merci d'avance.
Ilan Wolfman
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J'ai été particulièrement émue par vos témoignages dans votre rubrique préjugés. Je me suis rendue compte à quel point les handicapés pouvaient être blessés du regard des autres.
J'ai beaucoup aimé la citation suivante "ce que la maladie ou le handicap n'arrive pas à abattre, l'indifférence et la solitude y arrivent à coup sûr: elles tuent le désir de vivre".
Ce qui m'a amené à me remettre en question quant à mon attitude vis-à-vis d'un de mes proches lui-même handicapé moteur.
Et pour cela je vous remercie du fond du cœur, la prise de conscience n'est elle pas le début de la tchouva?
Judith Man
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Je trouve votre site très
intéressant, très ouvert. Il nous donne une perception du Hessed
qui existe au sein du peuple juif.
Le fait d'avoir créé un site qui permet aux non voyants ainsi
qu'à leur entourage de recevoir des réponses à leurs
questions, leurs problèmes est une idée très noble et très belle.
Et je me dis que le peuple d'Israël est beau !
Régine Kaplan
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Totalement inconsciente du quotidien et des difficultés que rencontrent les handicapés, et notamment aveugles de notre société, j’ai été alertée par email de l’existence de votre association et de votre site Internet.
Permettez moi de vous féliciter pour l’intérêt, et surtout pour les conseils, les informations et les jeux que vous proposez. Tous ces renseignements m’ont permis de me rendre compte à quel point ce qui nous parait être simple et couler de source, peut constituer des obstacles pour les mal voyants, et à quel point il est nécessaire que des associations telles la vôtre prennent des initiatives pour améliorer le quotidien des ces personnes et alerter les autres.
J’ai particulièrement apprécié le jeu pour découvrir le système braille, et je trouve votre initiative pour apprendre l’hébreu vraiment motivante.
Encore une fois Kol Hakavod, et je vous encourage vivement à poursuivre en ce sens.
Elsa Berreby
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Votre rubrique "Rencontres et Réflexions" m'inspire pour vous écrire: Monsieur Guillemet nous a fait part de sa "pratique" de la cécité.
Outre, le terme quelque peu surprenant, je ne peux m'empêcher de m'identifier à cette terminologie. Je vais tenter de vous expliquer pourquoi: "la pratique" est généralement un terme employé pour signifier une activité volontaire visant des résultats concrets.
Dans ces termes comment l'accoler au terme de cécité qui n'est certes pas un choix, mais un état imposé par les vicissitudes de la vie.
Et pourtant derrière ce terme anodin se cache toute une philosophie. En effet, l'inévitable devient un choix, je veux dire par là, qu'il ne s'agira pas de se soumettre à la cécité mais de l'assujettir, de la contraindre à se diriger vers le chemin que nous lui désignons.
Alors je dis non à la résignation et à l'abdication et oui à l'acceptation et à l'espoir.
Cet espoir que vous savez si bien nous transmettre par le biais de votre site.
David Sella
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Je
suis en train de découvrir votre site et je le trouve déjà
très sympa. Dès que je pourrai installer un écran
braille sur mon PC j’en
ferai profiter mon fils Mike âgé de 14 ans et non voyant.
Monique
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un sourire pour un aveugle
On m'a demandé ,
si une personne non-voyante, pouvait
saisir le sourire des gens...
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C’est
par hasard en consultant le moteur de recherches que j’ai découvert
l’existence de Naguilah
et j’ai pu ainsi recevoir un alphabet hébreu en braille.
Christian c.Pontoise
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Rendez-vous réussi !
...
Mais l'émotion éprouvée lors du premier "chat" sur
notre site a été si intense que je me sentais étouffée par les
larmes.
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Après avoir été sollicitée pour visiter votre site, je me suis enfin décidée à surfer sur votre espace. Depuis je le visite chaque jour car il me plait, m'instruit et m'étonne aussi quelques fois. Ainsi les "conseils" sont des plus judicieux. Ne serait- il pas possible d'en rajouter ?
Vous ne vous imaginez pas à quel point ils sont utiles.
Merci d'avance.
Sabine Meyer
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Merci pour cette nouvelle rubrique. Je suis assidûment toutes vos parutions.
Je voudrais m'identifier au message d'espoir de Monsieur Samuel Pisar, pour vous dire ô combien l'homme a en lui des forces insoupçonnées qui ne se découvrent qu'au moment de l'épreuve.
Celles-ci lui permettent de dévoiler son potentiel, non
seulement, à son entourage, mais bien souvent à lui-même. En effet, le dépassement de soi est souvent rendu possible, non pas toujours par une prise de conscience mais par une situation inextricable, en apparence, qui demande à l'homme d'aller puiser au fond de lui des éléments vitaux à sa survie.
Alors je tire mon chapeau à tous les handicapés que je côtoie au jour le jour, qui me donnent une leçon de courage au quotidien et m'aident à continuer.
Ilana Bendavid
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Pour répondre au Docteur Kensey, je dirais qu'effectivement l'enfer se situe dans l'incapacité de l'homme à voir son prochain et à l'accepter, à l'aider, à le soutenir.
La différence fait peur, où pourrait- on penser, comme Sartre le disait, que "l'enfer c'est les autres" signifiant par ceci que le paradis se situerait justement dans le domaine de l'égoïsme où chacun penserait et ne s'occuperait que de lui-même.
Cette optique étant contraire, de par son essence, au judaïsme qui nous dirige au contraire vers une entraide mutuelle de chaque membre de la communauté handicapé ou non, voyant ou non.
Je prétends, aujourd’hui, qu’aider son prochain, n'est pas seulement bénéfique àl; celui qui reçoit l’aide, mais également àl; celui qui sait donner.
Continuez votre merveilleuse action qui porte ses fruits dans nos cœurs !....
Moshé Halévy
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Bravo votre site est devenue très beau très coloré, plein de vie. Vos conseils pour les mamans handicapées sont un chant d'espoir qui m'a procuré une grande joie de savoir que l'envie d'être mère peut faire déplacer des montagnes aussi hautes et infranchissables soient elles.
Que l'envie d'être mère est plus fort que tout…
Et que malheureusement la société à encore du chemin à parcourir pour se débarrasser des préjugés existants: Ces mêmes préjugés qui nient l'instinct divin de procréation tout cela pour un handicap qui comme vous nous l'avez si bien démontré peux être surmonté dans bien des cas.
Alors merci pour cette leçon de courage qui nous permet de remettre bien des choses à leur place.
Yona Sultan
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Bonjour,
Cela fait déjà plusieurs mois que je suis avec beaucoup de curiosité les développements de votre site, et je vous en félicite. Sa richesse et son interêt augmentent de semaine en semaine.
Suite à divers articles concernant la barrière ou distance qui sépare les voyant des non-voyant, je me suis décidée à aborder franchement l’un de mes voisins - aveugle - pour lui poser diverses questions et lui demander quelques conseils pour établir de meilleures relations Voici ce que j’ai pu récolter :
Lire la suite
Colette Benlolo
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J'ai trouvé le courage de vous écrire après avoir lu avec intérêt votre rubrique "Secret d'école".
Je vais tenter de vous faire partager ma perception des choses.
Amener un enfantà voler de ses propres ailes est déjà en soi un défi que tout parent se doit de relever.
Demanderà un enfant handicapé de manger, de se laver, quand chaque opération exige des efforts, du temps, et provoque de la fatigue nécessite inévitablement des trésors de patience et de volonté.
Alors pour aller plus vite ou parce qu'il est douloureux de le voir échouer, on est tenté de tout faireà sa place, tout en sachant que ce n'est pas la bonne solution.
L'autre tentation, plus subtile consiste toujoursà anticiper ce qu'il est capable de faire seul.
Et pourtant l'autonomie est la porte du bonheur et ceci même pour les enfants handicapés.
L'importance de la confiance en soi n'est plus à prouver, elle est responsable de l'envol de ces enfants hors des frontières de leurs handicaps.
Yaël Amar
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Bonjour,
C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai lu votre message de ce matin.
En effet, je me souviens parfaitement de ce jeune homme aveugle, auquel j'ai tenté d'apporter mon soutien en lui écrivant quelques lignes.
C'est toujours une grande victoire personnelle et humaine de penser qu'on a pu, ne serait-ce qu'un tout petit peu, contribuer au soutien d'une personne même si on ne la connaît pas personnellement. D'ailleurs, je trouve cette chaine humaine et technologique miraculeuse car elle permetà des individus quià priori n'ont aucune raison d'être en contact, de se parler, d'échanger et de se soutenir malgré les distances et les handicaps. Devant un écran d'ordinateur, nous sommes tous égaux: les différences s'effacent pour laisser placeà la communication et au partage.
Et ceux qui permettentà ces ponts d'être édifiés, tel que vous chez Naguilah, ont un mérite particulier: celui de faire sortir de l'obscurité des personnes dont nous ne soupçonnons même pas l'existence et qui ont besoin de la chaleur lumineuse que tous les membres de votre association peuvent leur apporter.
Bravoà Naguilah, et bravoà Sidney pour son courage, sa détermination, son optimiste, son appétit de vivre, nous souhaitons tous avoir plus souvent de ses nouvelles pour constater que sa vie s'emplit de toutes les couleurs de l'arc en ciel.
A très bientôt
Elsa Berreby
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Défi
Je me nomme Philippe Croizon et j’écris avec l'aide d'un logiciel de reconnaissance vocale. Je fais en effet partie de ces personnes qui appartiennent à la minorité non visible, je suis un homme handicapé, un homme amputé de mes quatre membres. A 26 ans, je construisais ma vie, ma famille, mon avenir et c’est en voulant apporter aux miens le meilleur qu’il m’est arrivé le pire.
Une antenne de télévision, une échelle, un déménagement ont bousculé ma vie, ont chamboulé mon avenir, ont détruit les rêves simples de bonheur du jeune homme que j’étais alors. 20.000 Volts m’ont traversé en ce jour où, normalement, la joie aurait dù m’enivrer emportant avec eux ma mobilité, mon autonomie et mes 4 membres. Je viens par la présente vous présenter mon projet, vous exposer mes motivations.
J’ai décidé il y a deux ans de prendre la direction des entraînements et des bassins pour me lancer un défi fou : celui de traverser la Manche à la Nage.
Aujourd’hui âgé de 42 ans, ma motivation est plus forte que jamais.
La traversée est surnommée, L'Everest de la natation ; épreuve emblématique de la natation de longue distance, la reine de la discipline, je m'efforcerai d'être son roi. Tous vous le diront, ce bras de mer d'une trentaine de kilomètres est un sommet à gravir.
Avec ce défi, je compte bien prouver à tous que malgré un handicap, quel qu’il soit, le corps est capable de s’adapter et de faire de grandes choses.
C’est pour mes enfants, ma compagne, les handicapés et plus largement pour les blessés de la vie et surtout pour moi que je souhaite réaliser ce défi. Je ne suis pas un conquérant de l’inutile mais le porteur d’un flambeau d’espoir pour tous ceux qui croient que la vie n’est que souffrance. J’ai la tête sur les épaules et je sais que cela va être difficile mais je me prépare en conséquence, physiquement et moralement.
A travers cet effort, je veux porter haut et fort les valeurs du handicap : le courage, l'abnégation et la force de vivre. Je veux montrer à tous qu'un handicapé est avant tout un Homme. Je serai le premier homme au monde ainsi handicapé, à traverser la Manche à la nage accompagné de ces deux prothèses de nage qui ont étés créées pour l'événement.
Pour mener à bien ce projet, il a fallu deux années de préparation physique intense, avec l'aide de chacun dans sa discipline nous avons transformé un sportif canapé en une personne capable d'affronter cette aventure.
Ma préparation consiste à effectuer environ 35 heures de natation par semaine, environ 280 km par mois, ainsi que des préparations physiques intenses.
(La traversée est prévue entre le 15 et 20 septembre 2010).
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J'adore votre site,
J'adore vos articles intéressants et bien documentés,
C'est toujours pour moi une source d'apprentissage que de surfer sur votre espace.
Un plaisir de lire de nouvelles choses que ce soit en technologie ou en social…
Votre rubrique animaux et handicap m'a fait de nombreuses fois sourire et m'a permis de comprendre l'immense étendue des possibilités ouvertes aux handicapées et ceci grâce a des gens comme vous qui nous mettent du baume au cœur chaque fois que la solitude se fait un peu trop ressentir.
Alors je recommande à tous et à toutes de venir de plus en plus nombreux chez les amis de naguilah via Internet !!!
Myriam Journo
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