Pour Justine- Jules Aim

 

Quinze ans ! Mais c’est l’adolescence !

Justine est en effervescence…

Elle vient tout juste d’avoir quinze ans.

Mais cela est très important :

On n’est plus du tout un enfant,

On n’est pas encore très grand

C’est une très bonne situation

Et ça procure des sensations,

Mais surtout, surtout attention !

C’est le temps des confrontations.

C’est difficile la puberté.

Mais où est donc la liberté ?

Tout ça, c’est du bla-bla papa

Malgré mes cris ; pertes et fracas.

Et maman qui me chaperonne

Et moi, en sourdine, je marmonne.

Voulez-vous que je vous dise, dans le fond

Mais si parfois je fais le dos rond

Voulez-vous que je vous dise vraiment ?

Eh bien ! Je les aime mes parents ;

Oh ! Je vous aime mes chers frères et sœurs

Je vous aime tous, de tout mon cœur !

Et pour cela, restons ensemble

C’est beau une famille qui se rassemble :

Bonheur et chaleur du foyer

Evasion subtile au grenier.

DIS MOI - Jules Aim

 

Dis-moi pourquoi tu pleures

Devant toutes ces grandes horreurs ;

Et puis pourquoi toutes ces guerres

Dans ce monde de misère,

De désespoir. Pourquoi la peur

Au coin des rues, pourquoi on meurt,

Vite effacé, vite ramassé,

Vite oublié les trépassés.

Dis-moi pourquoi chaque matin,

Ton cœur est plein de grand chagrin.

Ne pleure plus, garde l’espoir.

Un jour viendra, peut-être un soir,

Le grand amour aura gagné,

Dans tous les cœurs imprégnés

Du g rand désir de vivre en paix.

Sur l’univers émancipé,

On saluera l’humanité,

Pour sa grande félicité.

Oublie la haine et le mépris,

Et maintenant allez, souris.

Dis-moi pourquoi chaque fois tu ris,

Quand tu m’entends te dire chérie.

Que malgré tout, notre grand amour,

Demeure et pour toujours.

 

11 Septembre 2001-2002

Maintenant, je n’ai pas le temps - Anonyme

 

« Maintenant, je n’ai pas le temps »

Ce n’est jamais dit méchamment

Mais toujours trop vivement,

Il faut attendre constamment,

Le moindre geste bienveillant,

Pour nous aider à ramasser

Un objet qui est tombé.

Il suffit d’avoir besoin

D’un petit truc de moins que rien

Pour se sentir handicapé

A en être désespéré

Mais c’est encore bien plus gênant

D’avoir peur d’être exigeant.

Pour un petit morceau d’instant

On se compare à un mendiant.

On a toujours peur d’un refus

Ou bien de commettre un abus

Lorsqu’on nous répond agacé

Il faut apprendre à patienter

« Maintenant je n’ai pas le temps »

CHATOIEMENT- Jules Aim

 

C’était une belle chose,

C’était une belle rose.

Et je passais mon temps

A contempler souvent,

La beauté, la fraîcheur,

La grâce et la saveur,

De la reine des fleurs.

Son parfum, son odeur,

Chatouillait mes narines.

Délicate et fine,

L’admirant à toute heure,

Elle enchantait mon cœur.

Sa finesse et sa douceur,

Me comblaient de bonheur.

Oh ! Éphémère beauté,

Dans l’espace d’un été,

Un matin disparue

Au sillon de l’oubli.

Mon jardin se sent nu,

Et mon cœur lui aussi.

 

14 Octobre 2002

ÉTONNEMENT - Jules Aim

 

Mais pourquoi donc? C’est une question,

Ne vient-elle pas, mon inspiration,

Tout simplement, à ma demande,

Directement, et sur commande.

Tout au contraire soudain, dans le ciel,

Une illusion, un bel arc-en-ciel

A fait la pluie, une pluie de mots

Que je reçois, merveilleux cadeau,

Se déversant sur mon grand mémo.

Et je murmure tout un credo,

Un balbutiement, encore ébahi,

Par l’inspiration, ce qui me réjouit.

Et je récite avec frénésie,

Ce qui devient une poésie.

 

17 Septembre 2002