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Pour Justine
Quinze ans ! Mais c’est l’adolescence !
Justine est en effervescence…
Elle vient tout juste d’avoir quinze ans.
Mais cela est très important :
On n’est plus du tout un enfant,
On n’est pas encore très grand
C’est une très bonne situation
Et ça procure des sensations,
Mais surtout, surtout attention !
C’est le temps des confrontations.
C’est difficile la puberté.
Mais où est donc la liberté ?
Tout ça, c’est du bla-bla papa
Malgré mes cris ; pertes et fracas.
Et maman qui me chaperonne
Et moi, en sourdine, je marmonne.
Voulez-vous que je vous dise, dans le fond
Mais si parfois je fais le dos rond
Voulez-vous que je vous dise vraiment ?
Eh bien ! Je les aime mes parents ;
Oh ! Je vous aime mes chers frères et sœurs
Je vous aime tous, de tout mon cœur !
Et pour cela, restons ensemble
C’est beau une famille qui se rassemble :
Bonheur et chaleur du foyer
Evasion subtile au grenier.
Jules Aim
* * *
Citation
«Je peins dans l'obscurité à l'aide d'un pinceau trempé dans les pensées, les mots et les souvenirs. » (Bozidar Denda, Montenegro)
* * *
Rêve d’aveugle
Quand le sommeil béni me ramène le rêve,
Ce que mes yeux ont vu jadis, je le revois ;
Lorsque la nuit se fait, c’est mon jour qui se lève,
Et c’est mon tour de vivre alors comme autrefois.
Au lointain du passé, le présent qui se mêle
Laisse dans ma pensée une confusion ;
C’est une double vie étrangement réelle,
C’est une régulière et chère vision.
êtres mal définis, choses que je devine,
Tout cesse d’être vague et vient se dévoiler.
C’est la lumière, c’est la nature divine,
Ce sont des traits chéris Que je peux contempler.
Et quand je me réveille encore toute ravie,
Et que je me retrouve en mon obscurité,
Je doute, et je confonds le rêve avec la vie :
Mon cauchemar commence à la réalité.
* * *
Le bonheur
Tu ne connais pas ton bonheur
De pouvoir cueillir les fleurs
C'est si facile avec des doigts
Pense à ceux qui n'en ont pas
Tu ne connais pas ton bonheur
De t'exprimer avec ton cœur
C'est si facile avec ta voix
Pense à ceux qui ne peuvent pas
Tu ne connais pas ton bonheur
D'être aimé par l'âme sœur
Pouvoir la serrer dans tes bras
Pense àceux que l'on n'aime pas
Prends conscience de ton bonheur
Estime sa valeur
Très heureux tu te trouveras
Si tu penses à tout cela
Marie Elisabeth Aubercourt
* * *
Le challenge
Il arrive un temps
Il arrive un temps
Où l'on a plus vingt ans
Plus vingt ans
On ne peut plus courir
Aussi vite qu'avant
Il faut ralentir
Si l'on veut rester
Dans le temps
Dans le temps
Car si l'on veut
De vitesse changer
Le moteur risque de se casser
Et la voiture de ne plus avancer
Aussi faut il savoir garder
Son temps
Garder son temps
Pour aller de l'avant
Même si pendant
Ce temps
D'autres courent aussi vite
Que vous…
Avant.
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La roulette de la vie
J'ai joué à la roulette de la vie,
Et maintenant d'elle je n'ai plus envie.
J'ai connu quelques joies, beaucoup de peine.
J'ai connu la facilité, et la gêne.
J'ai connu l'amitié et l'hypocrisie.
J'ai connu l'amour et aussi la jalousie.
J'ai connu la haine et la tendresse.
J'ai connu les mauvais coups, et les caresses.
J'ai connu la pauvreté, la richesse
J'ai connu le dur labeur, la labeur, la paresse.
J'ai connu la confiance, la méfiance,
Et la naïveté, et l'expérience.
J'ai connu de grands moments de tristesse.
J'ai connu des moments de grande liesse.
Pris de stupeur dans les grands moments d'émoi
Je ne sais que penser et je reste coi.
Faut-il contenter qui? Et plaire à quoi?
Quel est le poids et le bien fondé des lois?
Et bien de tout cela, je n'ai rien compris,
De ce que vaut la vie et quel est son prix.
J'ai connu le désir et l'ivresse,
J'ai connu l'ignorance et la sagesse;
Et je reste perpétuel stupéfait.
Mais peut-être pourrais je mourir en paix…
Anonyme
* * *
Les vieux ont le temps
Les vieux ont le temps
Et tant et tant
Àraconter
Et les jeunes n'ont pas le temps
Et si peu d'envie
D'écouter
Cette expérience accumulée
Et ces réflexions sur la vie
Qui fuit
Ils ne veulent s'approcher
Du banc
Où ces vieux sont assis
Ca fait peur de sortir du présent
Pour se dire que demain
Ne sera plus entre nos mains
De même que hier…
Appartenait à nos pères…
Mais on ne peut vivre à Sion
Si on fait abstraction
De cette suite dans les générations
Extrait de "Poèmes Roux" de Ida Akerman
* * *
"Je crois"
"Ris, tu peux
rire des rêves que, rêveur, je conte.
Ris, je crois en l'homme,
Je crois en toi.
Mon âme a faim de liberté, au veau d'or, je ne l'ai point vendue
Il brisera toute chaîne, montera toute hauteur,
Au pauvre, il donnera le pain, et à l'âme l'espace.
Ris, tu peux rire, en l'amitié je crois
Je crois que je trouverai un cœur dont l'espoir soit aussi mon espoir,
Qui sente avec mon cœur la joie et la douleur.
Et en l'avenir aussi je crois.
Je crois au jour, si lointain qu'il soit, et si longtemps qu'il tarde,
Au jour porteur de paix,
Où pour toute nation, toute nation sera bénédiction.
Alors un chant nouveau chantera aux lèvres du poète
Et sur ma tombe, on cueillera des fleurs pour sa tête.
Tchernikhovsky
* * *
"Un temps pour tout"
En moi vibre la Sagesse de mes pères,
Qui donne à chaque temps de vie
La plénitude de la totalité
Et promet la Lumière
Après l´obscurité.
Il y a un temps pour tout, certes
Mais qu´il est difficile à vivre
Le temps de la douleur, de la peine et de la mort;
Qu´il est difficile à vivre
Le temps de la bêtise, de la haine et de la guerre.
Un temps pour pleurer et un temps pour rire, dit le Roi de la Sagesse.
Quand viendra le temps oùles larmes seront consolées ?
Quand viendra le temps oùles peines seront apaisées ?
Quand viendra le temps où la joie seule habitera nos cœurs?
Quand viendra le temps de l´insouciance et du seul plaisir des rires partagés ?
Un temps pour détruire et un autre pour construire, dit-il encore.
Quand viendra le temps de l´Amour et des mains tendues ?
Quand viendra le temps oùnos cœurs battront au rythme d une seule mesure?
En tous lieux, la langue fourbe attise la haine entre les peuples,
De tous cotés, la langue mensongère s´active dans son œuvre de destruction.
Un temps pour mourir et un temps pour vivre, je veux le dire.
Mais nous ne cessons de mourir à nous-mêmes,
Et restons dans l´attente d´une nouvelle naissance;
Nous ne cessons de rêver les yeux ouverts
Et la lumière tarde à se révéler.
Quand viendra le temps de vivre
Celui de la vraie vie,
Le Gan Eden, ici et maintenant ?
Quand viendra le temps de la clartéet de la paix ?
La pluie s´est évaporée,
Elle s´élève vers le ciel;
Elle s´offre à nos regards d´enfants
Comme une nuée céleste, inaccessible et pourtant si proche.
Je ne puis m´envoler dans le ciel,
Mais je sais offrir mon visage, mon corps et mes mains ouvertes,
Je ne puis me sauver du monde de la haine et de la guerre
Mais je sais recueillir en moi la rosée du matin.
Est-ce là le temps de vivre ?
Ne me répondez pas et laissez-moi trouver le chemin !
La réponse est en moi;
Elle se cache dans mon cœur
Et se love dans monâme.
Rachel Franco
* * *
Hommage
Une nouvelle au fond des larmes
Et la pluie heurte les carreaux
Une ardeur dépose les armes
Et quitte feuillage et barreaux
Elle s'y meurtrissait les ailes
S'en revenait d'un pied vaillant
Et se brûlait aux étincelles
D'un feu nullement bienveillant
Il lui fallait prendre courage
Même à travers un champs de fleurs
Un ciel clair couvait un orage
Plein de dangers et de douleurs
N'ayant jamais un œil d'envie
Souriante et remerciement
Dans cette grâce d'être en vie
Sans accuser le firmament
Nous l'aimions sœur et condisciple
En silence comprenant tout
Elle avait ce besoin multiple
D'indépendance jusqu'au bout.
Hier voix douce d'optimisme
Elle nous disait le bonheur
De trouver dans l'éclat du prisme
Une joie en un autre cœur
Ah que de vertus emportées
* * *
Dis moi
Dis-moi pourquoi tu pleures
Devant toutes ces grandes horreurs ;
Et puis pourquoi toutes ces guerres
Dans ce monde de misère,
De désespoir. Pourquoi la peur
Au coin des rues, pourquoi on meurt,
Vite effacé, vite ramassé,
Vite oublié les trépassés.
Dis-moi pourquoi chaque matin,
Ton cœur est plein de grand chagrin.
Ne pleure plus, garde l’espoir.
Un jour viendra, peut-être un soir,
Le grand amour aura gagné,
Dans tous les cœurs imprégnés
Du g rand désir de vivre en paix.
Sur l’univers émancipé,
On saluera l’humanité,
Pour sa grande félicité.
Oublie la haine et le mépris,
Et maintenant allez, souris.
Dis-moi pourquoi chaque fois tu ris,
Quand tu m’entends te dire chérie.
Que malgré tout, notre grand amour,
Demeure et pour toujours.
Jules Aim
* * *
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Laissez moi rentrer seule dans la nuit
Le vent souffle traverse la vallée,
Son son souffle emporte ma chanson.
La brume estompe mon chemin
Et ma fenêtre brille au loin.
Ainsi que la lanterne aux vitres embuées
Continue d'éclairer la nuit noire et sauvage.
Ne savez vous donc pas que dans la solitude
Dieu éclaire ma vie et veille à mon chemin?
Toujours il accompagne mon âme sur la route.
Et je laisse le vent emporter la chanson,
Et je laisse le froid me mordre le visage;
S'il fait froid au dehors, Dieu éclaire mon âme.
Laissez moi marcher seule dans la vie;
L'avenir se forme pour tous,
Des foyers se fondent, confiants…
Des périls guettent, menaçants…
Les faibles seront écrasés..
Voyez donc le nageur las qui fait la planche,
Demandant à la mer de supporter son corps:
Sa seule volonté, c'est de lui donner prise.
Voila pourquoi je veux que se forge mon âme,
Afin que Dieu la guide et la soutienne seul.
Qu'il me suffise d'être assez libre, assez forte
Pour me laisser porter où bon lui semblera.
Je serai sa servante auprès de la jeunesse.
Laissez moi souffrir seule en Israël;
Impitoyablement hais,
Méprises, massacres, meurtris,
Ses enfants mourront, je le sais,
De leur attente du Messie.
La pierre sertie au mur qui en porte d'autres
N'est elle pas portée elle aussi?Et le mur
Montera jusqu'au faite où l'attend la lumière.
Je suis l'enfant de ceux qui restèrent fidèles
Dans la joie de porter le monde à sa lumière.
D'autres continueront après moi, je le sais
Que je sois une pierre, si petite soit elle,
Du mur qu'a cimente chaque acte rituel,
De ton peuple Israël.
Hommage à Régine Lehmann a l'occasion de l'anniversaire de son départ dans l'autre monde, elle était et restera toujours un exemple pour les personnes handicapés de Naguilah.
* * *
La forêt
J'ai reçu la forêt vivante de pins et de mélèzes en mon cœur.
Son parfum chaud dans les clairières,
Sa froide haleine sous les branches,
L'odeur humide et saine des terres de bruyères
Et de myrtilles surchauffées
M'ont pénétrée
J'ai reconnu, dans la forêt, l'ardeur attentive de mon cœur.
Mes yeux ont été éblouis aux danses de ses lumières.
Dans le soleil fol&ac irc;tre j'ai reçu son visage
Beige, rose et brun,
A l'étrange lueur des troncs et des lichens,
Dans la verte mobilité palpitante des rares feuillages.
J'ai mêlé à la forêt vibrante toute la ferveur de mon cœur.
Chaque buisson d'airelle à l'ombre des fougères,
Chaque feuilles des bouleaux riant près des sapins,
Les branches assoupies de mélèzes et des pins
Rythmant l'oscillation des hauts fûts verticaux.
Sous un vent insensible et chantant aux oreilles
Bruissaient.
Et mouvante et tenace, telle un ample ressac,
La voix de la forêt monte et passe sur moi.
Elle emplit tout le ciel constellé de brindilles,
Elle passe…
Et porte son message au silence des prés
Ensoleillés et immobile
Où bavardent les paysans
Et trébuche un char roulant.
Ainsi, dans la rumeur du monde
Les hommes vivent dans mon cœur.
Ainsi mêlée à tout le monde,
En Israël chante mon cœur.
Régine Lehmann (écrit en aout 1945)
Non tout n'est pas perdu quand on perd la lumière
Non tout n'est pas perdu quand on perd la lumière.
Le cœur saigne longtemps se révolte et s'émeut.
Il menace, il renie, il rugit désespère.
Et croit qu'il va sombrer dans l'abandon de Dieu.
A travers la douleur, la rage ou la prière
le courage et l'espoir renaissent lentement.
L'homme qui ne voit plus lutte farouchement.
Non, tout n'est pas perdu quand on perd la lumière.
Non, tout n'est pas perdu quand on perd la lumière.
L'esprit reprend ses droits, Louis Braille l'a voulu
Son alphabet sauveur de l'ignorance austère.
Persévèrera celui qui se croyait perdu
Six points miraculeusement dont Louis Braille est le père se place
Sous nos doigts et c'est tout l'univers qui se recrée enfin
C'est un grand livre ouvert.
Non, tout n'est pas perdu quand on perd la lumière.
Extrait du poème: "Tout n'est pas perdu quand on perd la lumière."
* * *
La lumière m'a quitté, oh douleur
Un moral au plus bas, de stupeur,
Je n'ai plus de soutien, de repère,
C'est le choc, le dépit, la colère
J'ai pleuré, piétiné et hurlé,
J'ai compris, réfléchi, renoncé.
J'ai perdu la couleur des saisons,
J'ai fini par entendre raison.
Envolées à jamais les chimères,
Mais soudain l'avenir, tout s'éclaire
Je retrouve la lumière intérieure
Et aussi la sagesse de mon cœur.
La chaleur et l'amour qui m'entourent
Ont gagné ma tristesse pour toujours
Découvert la richesse de mes mains
Qui éclairent à nouveau mon chemin.
Je connais la grande joie, le bonheur,
La présence, combien chère,à toutes heures
De ma mie, me gardant tout près d'elle
Me couvant, maternelle, sous son aile.
Je veux vivre avec toi bienheureux,
Et je loue chaque matin le bon Dieu
Jules Aim
* * *
Si tu crois qu'un sourire est plus fort qu'une arme,
Si tu crois à la puissance d'une main offerte,
Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui les divise,
Si tu crois qu'être différent est une richesse et non pas un danger,
Si tu sais regarder l'autre avec un brin d'amour,
Si tu sais préférer l'espérance au soupçon…
Alors la paix viendra
Si tu estimes que c'est à toi de faire le premier pas plutôt qu'à l'autre,
Si le regard d'un enfant parvient encore à désarmer ton cœur,
Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin,
Si l'injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis,
Si pour toi l'étranger est un frère qui t'est proposé
Alors la paix viendra
Si tu sais donner gratuitement un peu de ton temps par amour,
Si tu sais accepter qu'un autre te rende service,
Si tu partages ton pain et que tu saches y joindre un morceau de ton cœur,
Si tu crois qu'un pardon va plus loin qu'une vengeance…
Alors la paix viendra
Si tu sais chanter le bonheur des autres et danser leur allégresse,
Si tu peux écouter le malheureux qui te fait perdre ton temps et lui garder ton sourire,
Si tu sais accueillir et adopter un avis différent du tien…
Alors la paix viendra
Si pour toi l'autre est d'abord un frère,
Si la colère est pour toi une faiblesse, non une preuve de force,
Si tu refuses qu'après toi ce soit le déluge,
Si tu te ranges du côté du pauvre et de l'opprimé sans te prendre pour un héros,
Si tu crois que l'amour est la seule force de discussion,
Si tu crois que la paix est possible
Alors la paix viendra
Pierre Guilbert
* * *
Passage à la vraie vie
La mort n'est rien…
Je suis simplement passée dans la pièceàcoté
Je suis …moi vous êtes vous…
Ce que j'ai été pour vous je le suis toujours.
Donnez moi le nom que vous m'avez toujours donné.
Parlez moi comme vous l'avez toujours fait...
N'employez pas un ton différent,
Ne prenez pas un air solennel ou triste
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble
Priez, souriez, pensez à moi,priez pour moi
Que mon nom soit prononcé à, la maison
Comme il l'a toujours été,
Sans emphase d'aucune sorte, sans trace d'ombre…
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été,
Le fil n'est pas coupé…
Pourquoi serai-je hors de vos pensées,
Simplement parce que je suis hors de votre vue.
Je ne suis pas loin …
Juste de l'autre côté du chemin…
Vous voyez, tout va bien
* * *
Hommes, femmes, enfants Handicapés !
A nous de changer le regard des autres !
Nous y arriverons, en étant tous soudés !
Devant tout ces gens, qui ne peuvent imaginer notre vie, notre handicap, notre quotidien !
Imposons-nous ! Et ne baissons pas les bras !
Car ensemble, nous serons plus fort !
A nous de nous faire respecter et non de nous différencier !
Pour que chacun et chacune d'entre nous, trouve enfin sa place dans cette société !
Sabrina
* * *
Voyage au centre de la tête
Il imagine un avenir meilleur, pour des gens qui ont toujours peurs
Qu’ils parlent souvent de chose qu’ils ignorent la plupart du temps
Que leurs rétines ne respectent pas, et qu’ils piétinentà tout bout de champs
Un jour sur trois cent soixante-cinq, ils leur consacrent une journée
Pour montrer que la différence physique n’est pas un handicap
être valide semble devenir un handicap pour certains
L’humain ignore encore que c’est le temps qui le rendra moins valide
Ils sont obligés de faire beaucoup de publicité, pour ne pas les oublier
Et que toutes les écoles doivent abriter ces enfants a moindre mobilité
Il préfère continuer de voyager au centre de sa tête
Pour que chaque jour sois un autre jour de fête
La bas, ni pleur, ni larme ne font partie du voyage
Les lions promènent au cote de la gazelle
La nature a repris sa place face au béton
Les noirs, et les blancs d’Afrique cohabitent de nouveau ensemble
L’argent n’a plus de valeur, le mot mort n’existe pas
De retour, il imagine un avenir meilleur pour des terriens ignorants
En espérant qu’ils apprennent l’amour et le partage
Qu’ils se nourrissent de biens, et adopte une nouvelle loi
Que tendre la main ne soit pas une corvée
Mais lorsqu’il revient de son voyage ,toujours la même déception
L’enfant est toujours la victime de l’homme
La femme toujours victime de son mari
Pas trop difficile de savoir oùest le mal
Alors il repart en voyage au centre de sa tête
Où les enfants sortent sans craindre l’homme qui est dehors
A l’école toutes les couleurs sont admises, tout les handicap
On étudie l’amour,la liberté, la fraternité, l’égalité
On apprend pas les guerres, les tortures du passé aux gamins
Il n’y a plus de races differentes,tous pareil avec des couleurs differentes
De retour sur terre toujours ces gens qui font des prières, pour une vie meilleure
D’autres qui ne veulent plus vivre, car cette vie leurs faites peurs
Dans certains pays,il a du mal a regardé l’horreur de la guerre
Il voudrait tant aller vivre au centre de sa tête
Car il a du mal a croireà un monde meilleur ici
Trop de gens sont affectés par l’indifférent
Il ne veut plus voir cette dure réalité que l’homme lui a infligé
Désolé de vous apprendre que c’est vous qui détruisez le monde
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Nous avons sélectionné pour vous des poèmes écrits par ou pour nos amis handicapés
* * *
Tout commence par la nuit et pour cela j'espère
Il faut apprendre à voir pour jouir de la lumière,
C'est d'abord dans le cœur qu'on doit la recevoir
Ensuite sans tarder, on peut l'apercevoir.
Tout commence par la nuit et pour cela j'espère.
Dieu ne peut exaucer avant notre prière.
Le chemin de la vie se fait dans un tunnel,
Qu'on soit aveugle ou non, le jour appelle.
Tout commence par la nuit et pour cela j'espère.
C'est avec la torah, que brille ma lumière.
C'est aussi grâce à toi qu'elle s'est bien embellie.
Elle sera éclatante lorsqu'on sera unie.
Anonyme
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Chatoiement
C’était une belle chose,
C’était une belle rose.
Et je passais mon temps
A contempler souvent,
La beauté, la fraîcheur,
La grâce et la saveur,
De la reine des fleurs.
Son parfum, son odeur,
Chatouillait mes narines.
Délicate et fine,
L’admirant à toute heure,
Elle enchantait mon cœur.
Sa finesse et sa douceur,
Me comblaient de bonheur.
Oh ! éphémère beauté,
Dans l’espace d’un été,
Un matin disparue
Au sillon de l’oubli.
Mon jardin se sent nu,
Et mon cœur lui aussi.
Jules Aim
* * *
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Séparation
Ils sont partis et je m'ennuie
Mais parfois je ris
Je souris à mes amis
Quel bonheur que la vie
Ils sont partis et parfois je souris
En e évoquant ces doux moments
Passés en famille
Leurs voix enchantées
Résonnent encore aujourd'hui
Eux partis, en moi que de tracas
Que de soucis
Ils sont partis et parfois je prie
Pour qu'ils reviennent des aujourd'hui
Même si je sais qu'encore
Beaucoup d'aujourd'hui
Nous séparent d'ici
Ils sont partis et parfois je crie
Mais doucement je m'habitue à la vie
A leur départ loin d'ici.
En ce vendredi, je m'éveille
Et tout me sourit.
Adieu les soucis,
Fini les ennuis
Tous dans nos beaux ha bits,
A la lueur des bougies,
Entonnons des cantiques
Jusqu'à ce que dans la nuit,
On n'entende pus un bruit,
En ce saint shabbat
Plus rien ne nous nuit.
Adieu les soucis,
Fini les ennuis.
Comme dit dans nos saints écrits
Voici Israël et sa fiancée shabbat
Unis pour la vie.
S. Chouraqui
* * *
L'Handicapé
Un handicapé, sur son fauteuil assis,
Roulait joyeusement dans un parc.
Un bien-portant, par le bruit intrigué,
Lui tintà peu près ce langage :
"Ô, bonjour, monsieur l'handicapé,
Que vous me semblez laid,
Que vous avez l'air méchant !
Sans mentir, devant des escaliers,
Vous devezêtre très embêté!"
"Et bien ! rit le malade,
Je ne semble pas bien en grâce devant vous,
Et bien, apprenez, mon cher,
Que faceà un escalier, je demande de l'aide!
Ne me jugez pas sur mon apparence,
mais plutôt sur ce que je vaux."
L'handicapé est bien tolérant,
Mais le bien-portant, lui, n'est pas très intelligent.
Cette leçon vaut bien une promenade, sans doute.
Le bien-portant jura, mais un peu tard,
Qu'on ne l'y reprendrait plus.
Poème primé par le concours de poésie de Toulon
* * *
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La vie
La vie est parfois si cruelle avec l'être humain
Et le destin de chacun écrit en toute ligne sur un parchemin
Et ainsi faire comprendre que la vie est un jolie refrain
Et profiter de chaque instant comme le parfum du jasmin
Certaines personnes malheureusement n'en savent pas la valeur
Et utilisent toutes leurs forces à mauvais escient
Ne sachant pas que d'autres on le cœur plein de douleur
Vivant avec un handicap par moment si asphyxiant
Simplement imaginer qu'un instant les rôles soient inversés
Pour faire réaliser à quel point c'est abaissant
Et angoisser à l'idée de sentir qu'on est blessé
Et que le monde devant nous s'écroule nous anéantissant
Espérant que se rêve apeurant changera leurs âmes
Pour apporter à présent un sens honorable à leur destiné
Et que l'handicap quelque soit sa forme ne soit plus un drame
Et voir ainsi sur chaque visage un sourire rayonner
* * *
Mauvaise inquiétude
Mauvaise conseillère cette inquiétude horrible
Qui vous installe dans des situations terribles
Bien mauvaise fréquentation que cette inquiétude
Qui vous fait rentrer dans de sombres habitudes.
Qui vous tenaille et qui vous embrume l'esprit
Qui vous empêche de réfléchir et à tout prix
Pourquoi ne pas garder le bon côte des choses
Pourquoi ne pas comprendre que la vie est bien rose
Pourquoi ne pas conserver un raisonnement clair
Quand le mauvais sort vous frappe d'un rude coup d'éclair
Être optimiste lorsque l'être cher s'éloigne de vous
Être heureux, tout décontracté, et puis c'est tout
Si vous la rencontrez, cette mauvaise inquiétude
Ne vous départissez pas de votre belle quiétude
Alors désemparée elle s'en ira ailleurs
Et ne viendra plus troubler la sagesse de votre cœur
Jules Aim * * *
Le Clown
Le rire emporte la fragilité de mon corps
Petit acrobate du handicap,
Toujours à la recherche de l'équilibre
Si naturellement désaccordé.
Et au moment fatidique
Quand la chute parait inéluctable,
Devant l'angoisse partagée,
Le clown apparaît,
Resplendissant.
Et d'une bouche écartelée
D'un revers irraisonnable
Il éclate de rire
Pour balayer ses larmes et saisir
Dans une petite goutte d'éternité
L'insoutenable beauté
De la vie
Tiré du site handicap et poésie
Paul Melki * * *
Le mutant
Un handicapé physique est un homme comme un autre
Sauf qu'il est différent et je suis celui-là :
Un mutant
Jadis
Naguère
Après la guerre
Il y a bien longtemps
Dame Nature en se trompant
M'a fait naître différent : je suis un mutant
Mes chemins ne sont pas ceux des autres gens
L'air que je respire est différent
Adolescent j'ai vécu en enfer :
Dans ma poitrine comme un mauvais bébé
Je ne sais comment
Une angoisse était née et s'était prolongée
Le bonheur était pour mes frères
Et je faisais pleurer ma mère
J'étais handicapé on me disait "bancal"
J'avais peur j'avais honte j'avais mal
Mais un jour est venu
Comment dire pourquoi?
Comment dire comment?
Où les soleils ont tourné
Et la pluie et le vent
Et me voici aujourd'hui content presque d'être différent
Fier d'être un mutant
Dans ce monde changeant
Et le flot surprenant de la vie venant
Mêlant joies et combats
Tourments et amours
Il m'est devenu au fil des jours
Indifférent d'être différent
Et du haut de mes routes inaccoutumées
Aux rencontres singulières
Silencieux et paisible
Et souvent sans regret
Je laisse volontiers
Aux cadres dynamiques et aux femmes des publicités
L'autoroute identique de la normalité
Je m'arrange avec les nuages noirs
Qui habitent encore ma maison
Et au clair de mes jours
D'autres horizons s'inventent
Quand mon garçon court dans le jardin
Quand sa petite soeur n'est pas loin
Quand un ami frappe ma porte
Quand un amour me tient la main :
Le coeur me bat tranquille
Et dans cette vie palpitante
Où rien n'est jamais gagné ni perdu par avance
Sur les travées du temps
Coeur battant j'avance
Portes ouvertes et voiles au vent
J'avance éperdument
Que la mer soit douce, de houle ou de gros temps
J'invente des chemins
Je suis un mutant
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Etonnement
Mais pourquoi donc?
C’est une question,
Ne vient-elle pas, mon inspiration,
Tout simplement, àma demande,
Directement, et sur commande.
Tout au contraire soudain, dans le ciel,
Une illusion, un bel arc-en-ciel
A fait la pluie, une pluie de mots
Que je reçois, merveilleux cadeau,
Se déversant sur mon grand mémo.
Et je murmure tout un credo,
Un balbutiement, encore ébahi,
Par l’inspiration, ce qui me réjouit.
Et je récite avec frénésie,
Ce qui devient une poésie.
Jules Aim
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Maintenant, je n’ai pas le temps
Maintenant, je n’ai pas le temps
Ce n’est jamais dit méchamment
Mais toujours trop vivement,
Il faut attendre constamment,
Le moindre geste bienveillant,
Pour nous aider à ramasser
Un objet qui est tombé.
Il suffit d’avoir besoin
D’un petit truc de moins que rien
Pour se sentir handicapé
A en être désespéré
Mais c’est encore bien plus gênant
D’avoir peur d’être exigeant.
Pour un petit morceau d’instant
On se compare à un mendiant.
On a toujours peur d’un refus
Ou bien de commettre un abus
Lorsqu’on nous répond agacé
Il faut apprendre à patienter
« Maintenant je n’ai pas le temps »
Anonyme
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L'aveugle
Un jour, un non-voyant était assis sur les marches d'un bâtiment avec un chapeau à ses pieds et un morceau de carton portant l'inscription : «Je suis aveugle, aidez-moi s'il vous plaît »
Un publicitaire qui se promenait par là s'arrêta et remarqua qu'il n'y avait que quelques centimes dans son chapeau. Il se pencha et versa sa monnaie dans le chapeau; puis, sans demander son avis à l'homme, il prit le carton, le tourna et inscrivit quelque chose.
Le même après-midi, le publicitaire revint près de l'aveugle et vit que le chapeau était plein de monnaie et de billets. Le non-voyant reconnut le pas de l'homme et lui demanda si c'était lui qui avait inscrit quelque chose sur son carton et ce qu'il avait noté.
Le publicitaire répondit : « Rien qui ne soit vrai: j'ai seulement réécris ta phrase d'une autre manière.»
Il sourit et s'en alla.
Le non-voyant ne sut jamais que sur son carton, il était écrit : «Aujourd'hui, c'est le printemps, et moi, je ne peux pas le voir».
Change ta stratégie quand les choses ne se passent pas bien et tu verras que ça ira mieux.
* * *
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Ils peuvent tout faire
Pouvoir réver !
En fauteuil roulant, ils peuvent voyager
Pouvoir aimer!
Handicap, tu ne me l'as pas enlevé
Regardez-les s'embrasser!
Inutile de s'inquiéter
Qu' est-ce que vous croyez?
Je peux me marier!
Arrêtez de rigoler !
Allez-y essayez!
Partez, montrez-leur comment vous vivez!
Raté, j'ai gagné, vous le savez.
Arrêtez de vous moquer,
Vos souvenirs, effacez les!
Maintenant, vous êtes comme ça,
Restez comme cela!
Parlez avec votre cœur
Restez vivant mais sans votre peur!
N'écoutez pas les autres
Ils vous gâchent la vie
ça y est, j'ai changé.
Poème primé par le concours de poésie de Toulon
* * *
Quand je te parle
Quand je parle, oh mon frère,
Comprends-tu mes paroles sincères.
Sais-tu que mon cœur est tout offert
A la fraternité tout ouvert
A la sympathie, à l'amour,
Avec des mots simples comme bonjour,
Du monde entier on fait le tour
Sans fausse manœuvre et sans détour.
Nous n'aurions plus peur du lendemain,
Si chacun de vous tendait la main
Vers les mêmes et purs idéaux,
Pour relever bien haut le flambeau
De la concorde universelle.
Une chanson, une ritournelle
Sera le symbole de l'union
Au delà de toutes les nations.
Jules Aim
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Par une chose journée d'été
Une je une fille errait
Errait à la recherche d'elle-même
En elle, des chansons
En elle un futur compagnon
Elle se traînait, lasse
Fatiguée du quotidien
Le soir venu, la nuit
Tombée, elle regardait
Elle criait, elle pleurait, elle riait,
Elle chantait et surtout elle priait Dieu
De l'aider à continuer sa route
Puis tard dans la nuit
Epuisée, elle s'endormait.
A son réveil, ses pensées l'attendaient, l'assaillaient.
Elle se mit à chanter pour se calmer
Mais bientôt elle fut dépitée,
Et se mit à pleurer.
Voila la destinée de l'homme. Parfois triste, parfois gai, très souvent désemparé, dépité devant le présent, l'avenir.
Il lutte, il lutte, puis d'un coup baisse les bras, puis recommence.
IL tremble, il sourit, il ne sait pas trop quel visage présenter.
La sérénité ou le dépit?
La bonne humeur ou le découragement ?
Ses sentiments sont confus en lui.
IL se tourne vers ses proches, vers ses amis, qui lui sourient et qui lui disent:
Continue"!
Alors il reprend sa longue marche encouragé par les siens.
Elisabeth bollack
* * *
Le sourire
Sourire émerveillé du bébé,
Devant sa maman, sur lui penchée,
Sourire si spontané de l'enfant
Séchant ses larmes, c'est bien émouvant;
Sourire timide de l'adolescent
Exprimant ses premiers sentiments;
Sourire du prétendant amoureux
Hésitant à formuler ses vœux
Sourire d'acquiescement et de bonheur
Bien heureux de lui offrir son cœur
Sourires des parents au nouveau né
Que la providence vient de lui donner
Sourires tranquilles des bons grands parents
Paisibles heureux sans discernement
Sourire du docteur pour son patient
Pour l'encourager tout simplement
Sourire hésitant, plein de tiédeur
N'osant s'exprimer avec ferveur.
Mais le vrai sourire, celui du coeur;
Que l'on voudrait présent à tout heure;
Un sourire gratuit, celui sans prix;
Offert généreusement par l'ami;
Pour elle et pour tous les autres bien sur;
Qui ont besoin de rompre la froidure;
Et demandent la chaleur d'un sourire;
Pour pouvoir affronter l'avenir;
Sourire, sourire et spontanément ;
De toute son âme merveilleusement,
Celui qui apporte le réconfort;
Celui qui transforme et rend plus fort
Mais ne reclamant rien en retour;
Qu'un pur sourire, celui de l'amour.
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