F NAGUILAH

Saperlipopett voudrait bien être un journal capable d’apporter aux juifs handicapés francophones un souffle de vie juive qui les relie à un groupe d’amis, tout en leur communiquant quelques informations les concernant.

Actuellement, Saperlipopett doit se contenter d’aller leur rendre visite de temps à autres afin de leur affirmer que Naguilah existe bien pour eux.

Cette modeste publication a également le secret espoir de faire prendre conscience aux juifs voyants et valides de tous les problèmes que rencontrent les personnes handicapées pour être intégrées au sein des différentes communautés juives.

 

Numéros parus :  Résumé des sommaires

Saperlipopett N°20:

HOMMAGE: Elisabeth Bollack

CHAVOUOT: Torah et libre-arbitre

L'Edito de Serge Benattar

Saphir-mé: Sarah

Quelle Alyah pour les handicapés

PORTRAIT: L'Alyah de Valérie

Les Etats Généraux du handicap

La Torah en langue des signes

La parole et l'écoute

Un café pour la rééducation cognitive

Chavayot

MEDICAL: Kinésiologie: la mémoire dans la peau

CUISINE: Cake salé aux carottes - Saumon mariné à l'aneth

POPETT LIT: Journal de bord d'un détraqué moteur

Mes yeux s'en sont allés

Numéros parus :  Résumé des sommaires

Saperli Popett N°19: Septembre / Octobre 2004 - Tichri 5765

ROCH HACHANA: Message de notre Président, le Grand Rabbin René-Samuel Sirat

MAZEL TOV: La légion d’honneur à Edith Davidovici

Saphir-mé: L'experience de Sydney

PREJUGES: Les naguilistes se sont reunis pour echanger leur experience des prejuges les plus courants rencontres dans leur vie sociale

VOYAGE: Naguilah à Center Parcs

PORTRAIT: Karen, journaliste et médecin

La méthode Feuerstein à l’AVH

Israéliens et Palestiniens en visite à Paris

TECHNOLOGIE: Le téléphone mobile accessible aux aveugles

Les innovations du salon Autonomic

SOCIETE: Des mini chevaux pour guider les aveugles

LOISIRS: Dialogue dans le noir - Israël accessible

MEDICAL: La greffe de cornée

POPETT LIT: « Mots simples » d’Adin Steinsalz

POPETT RIT: Interview de Dove Attia  pour sa comédie musicale «Si on rêvait»

DVAR TORAH: De la poussière aux fruits de la création

 

Saperli Popett N°18 : 

sport

Le Tai chi un sport de plus en plus populaire chez les non voyants.
Pratiqué comme un sport ou utilisé comme outil thérapeutique, la gymnastique chinoise est parfaitement adaptée pour apprendre à compenser la perte visuelle.
Béatrice, malvoyante, a découvert le Tai chi par l'intermédiaire d'un ami voyant.
Se rappelant ses essais de step et d'aérobic, elle était à la première réaction réfractaire à l'idée de se retrouver perdue dans un énième cours collectif impossible à suivre.
Mais elle a été agréablement surprise:"Le cours se déroule en groupe restreint et le professeur parle énormément pour guider les élèves ; il utilise des expressions imagées comme faire une bulle avec ses bras, ou se tenir contre un mur imaginaire"
Le Tai chi est une gymnastique chinoise qui se caractérise par la lenteur et la continuité de ses mouvements. Même s'il s'inspire des arts martiaux, il n'entraîne pas la force musculaire; son objectif est l'apprentissage du contrôle et de l'utilisation des énergies internes.
Sa pratique permet de travailler l'équilibre, la coordination, l'habilite gestuelle, la respiration et la concentration. Une grande attention est portée à la posture, le placement du bassin et delà colonne vertébrale.
Ni relaché, ni tendu, le corps effectue des enchaînements de mouvements très lents. Si les cours sont destinés aux voyants, Béatrice reconnaît que c'est un sport particulièrement adaptes aux spécificités des déficients visuels:"Etre malvoyant fait perdre la sensibilité; on n'a pas la perception du visage et du corps. La posture du corps, c'est social. Sans voir, on ne prend pas les comportements de son environnement.
Les aveugles ont tendance à se balancer; moi comme je vois un peu, j'ai le défaut inverse d'être trop rigide.
Le Tai chi permet de prendre conscience de son corps dans l'espace. On effectue des mouvements symétriques qui permettent de retrouver cet équilibre. On bouge dans la mesure de son corps. On se déplace d'un quart de degré et il faut ensuite faire évoluer le reste du corps en proportion. Tout doit être fluide. On fait un travail de relaxation pour parvenir à se sentir fluide. Ce n'est pas un sport visuel, il faut être très à l'écoute et ne pas chercher à regarder les autres. Ce qui compte c'est de sentir les détails du mouvement" Apres un trimestre de pratique, Béatrice sentait déjà la différence."Le Tai chi, c'est la réconciliation de la tête et du corps" dit elle.
A Paris l'association PHARE a ouvert un cours de Tai chi spécifique pour les non voyants. Ce cours dit plate forme est destiné à servir de passerelle avant de rejoindre le cours commun mixte. Sandra y enseigne les bases, par groupe de 5 ou 6 personnes maximum afin de mieux suivre chaque élève. Elle a déjà une expérience avec les déficients visuels car elle enseigne le kung fu à des enfants et des adolescent de l'institut d'éducation sensorielle (IDES). Pascal, un de ses élèves, est actuellement formé afin de devenir lui-même professeur de Tai chi.
Comme tous les arts martiaux venus d'Asie, le Tai chi est à la fois une pratique et une philosophie.
Le Tai chi est un sport, mais il est également utilisé à des fins thérapeutique.

* * *

Médecine

Israël et la France collaborent pour la recherché génétique.
Un colloque Franco- israélien sur les maladies génétiques s'est tenu à l'hôpital Schneider de Petah tikva en décembre dernier. Le professeur Arnold Munnich, qui dirige le centre de génétique médicale de l'hôpital Necker- enfants malades a organisé cet événement. Il répond à nos questions.

Quel est l'objet de vos recherches sur les maladies génétiques?

Aujourd'hui les grands fléaux de santé publique sont éradiqués (polio, diphtérie etc..). Ce qui reste c'est le fardeau génétique incompressible. On dénombre aujourd'hui plus de 5000 maladies génétiques dites rares.
Prises séparément, chacune ne représente que quelques cas mais, en France, elles concernent tout de même 30 000 nouveaux nés par ans, soit 3 à 4% des naissances. On peut éradiquer les maladies infectieuses mais pas les maladies génétiques parce que des mutations nouvelles surviennent tout le temps. Vous et moi sommes porteurs de gènes de maladies génétiques.
Les chercheurs en génétique travaillent à l'identification du ou des gènes responsables d'une maladie. Pour certaines maladies, un petit nombre de gènes est concerné pour d'autres, dites génétiquement hétérogènes, plus de cent gènes sont responsables.
Les connaissances accumulées sur le génome, même si elles ne permettent pas à l'heure actuelle de soigner les patients, permettent de pratiquer un diagnostic avec une simple prise de sang. Le diagnostic prénatal est proposé aux parents qui risquent de mettre au monde un enfant malade.
Une seconde technique dite préimplantatoire consiste en une fécondation in vitro pour laquelle seuls les embryons non porteurs du gène handicapant seront utilisés.

Peut on parler de spécifité génétique des juifs?

On ne peut pas parler de génotypes propres aux juifs. En revanche, il est vrai que chez certaines populations oùla consanguinité est élevée, on retrouve des maladies génétiques de génération en génération.
La maladie de Tay-sachs est très fréquente chez les juifs ashkénazes de Montréal et de Toronto; Lamarause congénitale de Leber qui provoque la cécité se retrouve beaucoup dans le constantinois; les juifs d’Irak, les yéménites ont également leurs propres maladies génétiques.
La recherche génétique a permis d'ouvrir des possibilités de thérapie pour certaines de ces maladies. Par exemple, pour soigner une des formes de mutation qui conduit à l'Amaurose congénitale de Leber il a été procédé à des tests très prometteurs sur le chien.

Quels sont les problèmes éthiques que pose la recherche génétique?

La recherche génétique est un formidable outil pour prévenir les risques de naissance d'enfants malades. Mais la génétique rend aussi l'eugénisme et le clonage possible. Dés lors, des questions éthiques se posent pour déterminer oùmettre la barrière entre ce qui est acceptable pour des raisons thérapeutiques et ce qui dépasse le cadre purement médical.
Les juifs ultra orthodoxes ont fondes à New York et à Bnei Brak l'association Dor yeshorim, la génération des gens de droits.
Pour lutter contre les risques de transmission de maladies génétiques. Le futur couple subit des tests génétiques. On arrive ici à un usage pervers de la génétique. On doit pouvoir se marier librement selon ses affinités et non en fonction de contraintes génétiques.
Le colloque qui s'est tenu en décembre était un dialogue entre Hillel et Shamaï. Les français et les israéliens ne sont manifestement pas d'accord sur beaucoup de points, néanmoins le dialogue est ouvert. Un des intervenants a particulièrement surpris; il s'agit de Michel Revel, président de la commission bioéthique de l'académie israélienne des sciences et des lettres, de l'institut weizman.
Arguant de l'injonction "croissez et multipliez" il a fait du clonage une option à envisager, en cas de stérilité d'un des parents. On est très loin ici des positions de la France. *Rappelons que les familles orthodoxes refusent l'avortement médical quand la vie de la mère n'est pas en danger.

Qu'a-t-il résulté du colloque?

Les médecins et chercheurs israéliens ont été extrêmement impressionnes par le niveau scientifique de leurs confrères français. Un haut comité pour la recherche et la coopération scientifique et technologique va être mis en place afin de définir les grands axes de la coopération scientifique entre les deux pays.
Malheureusement, la recherche israélienne manque cruellement de moyens et il lui sera peu être difficile de financer les projets. Mais ce n'est pas une première, la collaboration entre la France et Israël existe déjà.
Plusieurs projets sont en cours intitules arc en ciel, keshet: un projet sur le retard mental avec l'hôpital Hadassah, un sur les malformations congénitales ainsi que de nombreuses publications conjointes. Moi-même je me rends en Israël tous les trimestres pour des consultations.
Je reçois des prises de sang de mes confrères pour les analyser. Ils manquent de matériel; un séquenceur ADN, qui faisait double emploi, a d'ailleurs été envoyé en Israël. Les israéliens sont très sensibles à ce qui est fait.
Aude Lecat

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Saperli Popett N°17 : 

« Message » de Yéhouda Nakache sur les 10 Haftaroth qui relient le 17 Tamouz à Roch Hachana, voir « Thora et handicap »

« Social » : La lutte contre les mauvaises images de marques des handicapés dans certains films.

Retour à l'image

Les personnes handicapées ont un lourd passif en matière de représentation, et on ne peut contribuer à changer les regards, si l'on dénie ce passif là.
On dit souvent que "la vue du handicap fait peur". De la littérature aux arts plastiques, la représentation du handicap fait partie de notre culture, mais elle n'a pas durant longtemps appartenu aux personnes handicapées elles mêmes.
Art qui reflète ou réinvente des réalités sociales, le cinéma, depuis ses origines, a souvent eu recours à des personnages handicapés pour créer des dramaturgies et des images fortes.
Les images de personnages handicapés que le cinéma nous renvoie ne sont ni neutres, ni sans effets. Elles se nourrissent à la source, de l'imaginaire leurs auteurs, des peurs, des a priori bons ou mauvais sur cette catégorie de personnes que véhicule la société. Ces images ont aussi le pouvoir de transformer notre regard.
De "Lumière de la ville" à "Miracle en Alabama" d'Arthur Penn; des films de Tod Browing à "Elephant Man"… La présentation des personnes atteintes de handicaps au cinéma s'est longtemps appuyée sur des clichés, mais elle a aussi parfois abouti à des films saisissants qui se placent du côté du personnage stigmatisé par sa différence, pour nous permettre de voir le monde de son point vue, sous un autre jour.

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« Le nanisme » 

« Social » :

Si pour certaines personnes en situation de handicap, la vie relève du parcours du combattant, d'autres vivent leur "différence" comme un "plus" plutôt que comme un "moins".
Voici le témoignage d'Alain, extrait de la revue "valeurs mutualiste". Il est atteint de la forme la plus fréquente de nanisme: L'achondroplasie.
Il a choisi de mener la vie la plus normale possible même si, quelques fois il souffre du dos.
Il travaille à la banque de France comme secrétaire comptable dans un service de statistique.
Il a été recruté par un concours réservé aux travailleurs handicapés.
Bien que refusant de vivre son nanisme comme une entrave, il est parfois confronté à des situations difficiles.
Comme par exemple dans une brûlerie, il ne s'y sent pas à l'aise pour boire un café: le comptoir est trop haut et il se fait. bousculer.
De même il est obligé de faire faire des retouches à ses vêtements et d'aménager sa maison et son véhicule (rallongement des pédales et coussin dans le dos).
C'est pour lutter contre l'idée fausse selon laquelle la pratique sportive chez les personnes de petites taille serait "incongrue voire dangereuse" ainsi c'est pour favoriser leur intégration qu'Alain a crée avec des amis,en 1998, France Nano sport.
Affiliée à la fédération handisport et réunissant des personnes mesurant moins de 1 mètre 50, elle propose à ses 35 membres de nombreuses activités (natation, badminton, basket, athlétisme, volley, tennis de table…) à l'occasion de rencontres informelles ou de compétitions nationales, voire internationales.
Son épouse Ghislaine, est ergothérapeute dans un centre spécialisé pour personnes handicapées. Elle est également une personne de petite taille, son nanisme rare fait que ses "hémicorps gauche et droit ne sont pas de la même taille".
Ils ont un petit garçon, Alexis, âgé de quatre ans et demi, atteint du même type de nanisme que son papa. Il est scolarisé normalement.
La direction de l'établissement n'a pas posé de conditions particulières à son intégration. "Le nanisme ne constitue pas un handicap suffisant pour intégrer une institution spécialisée, sauf si un handicap plus lourd y est associé.
Les nanismes proportionnés se différencient des nanismes disproportionnés qui sont surtout le résultat de trouble de la croissance osseuse et cartilagineuse.
Alain et Alexis sont atteints de nanismes disproportionnés. Les membres sont plus touchés que le tronc. La croissance des os de la face est également perturbée, ce qui entraîne un faciès caractéristique avec une dépression de la racine du nez et un front proéminent.
La plupart des achondroplases sont en bonne santé, mais des troubles de la colonne vertébrale et des membres inférieurs peuvent apparaître.
Huit à neuf achondroplases sur dix naissent de parents normaux.
Le syndrome de Silver Russel dont est porteuse Ghislaine, appartient pour sa part aux nanismes rares.
Son incidence n'est pas évaluée. Il associe un retard de croissance débutant pendant la période anténatale à un aspect caractéristique du visage et une asymétrie des membres.
Le déficit pondéral est souvent plus marqué que celui de la taille.

« Saphir-mé »(sketches) : réflexion d’une personne valide sur une jolie jeune fille en fauteuil roulant.

« A votre service » L’ouverture du Site Naguilah.com

Hommage à Zvi Elbaz

Saperli Popett N°16 :

Qu'est ce que la craniographie ?

Abraham Sofer, a été invité à l'expliquer à la prochaine réunion des médecins francophones en Israël, dont le président actuel est un grand ami, le Dr Haïm Cohen.
Abraham était un membre très actif de Naguilah France et l'est tout autant au sein de Naguilah Israël. Nous l'avons connu quelques mois après qu'il ait perdu la vue à la suite d'un décollement de la rétine.
En France il nous a donné l'occasion de partager avec lui, joies et émotions: son mariage avec Yona, la naissance de son premier, celles de ses filles, la réussite dans ses études paramédicales, son aliyah.
En Israël, il a suscité l'admiration de tous par la manière dont il a affronté les difficultés inhérentes à sa cécité pour faire valider ses diplômes et exercer son métier.
La venue au monde de son deuxième fils l'a aidé à surmonter les obstacles de l'intégration. Aujourd'hui, il est enseignant et praticien d'une méthode peu connue dont les résultats sont surprenants. IL a bien voulu donner pour Saperlipopett un aperçu de cette méthode. Cinq grandes chaînes de tissus conjonctifs sont liées à quatre rôles important pour assurer le bon fonctionnement de notre organisme:

1. Biochimie

2. Fluidique

3. Mécanique

4. Informatique


La première chaîne est celle du tissu conjonctif ("laboratoire" ou se réalise tous les métabolismes des systèmes).

La deuxième appelée "superficielle" constitue toute la morphologie du corps humain, son rôle est surtout mécanique.

La troisième, Axiale (dite cranio-thoraco-freno-abdomino-pelvien) est responsable des courbures de la colonne vertébrale.

La quatrième, Peritonale enregistre les tensions intra abdominales pour les exprimer à la surface.

La cinquième est la grande chaîne des tissus méninges et en particulier la dure mère.

Dans le champ ostéopatique, on parle des membranes de tensions réciproques. La technique de traitement de cette chaîne est craniographie.
Cette technique a pour but de traiter l'ensemble des os crâniens, la colonne vertébrale, y compris le "sacrum" lieu où toutes les pathologies se concentrent entre le crâne et le "sacrum". Tous les systèmes sont lies les uns par aux autres par l'intermédiaire de tissus conjonctifs.
Ainsi nous devons comprendre qu'il n'y aucune pathologie isolée. Le champ d'action au niveau de la technique craniosée apporte des ouvertures de traitements jusque là ignorées.
La migraine, la sinusite, l'épilepsie, l'arythmie, le strabisme, des troubles de l'audition sont des pathologies qu'il est possible de traiter par craniographie, méthode de thérapie exclusivement manuelle.

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Social

Les femmes aveugles et handicapées moteurs dans le monde.

L'association Naguilah à Jérusalem s'est jointe au mouvement international, concernant la condition des femmes aveugles. Les statistiques ont montré que la place des femmes dans la société est à tout point de vue plus précaire que celle des hommes aveugles.
Le premier sondage a été fait en grande Bretagne et a incité les autres pays, au dernier congrés de l'union mondiale des aveugles,à se mobiliser pour essayer de remédier à la situation.
Tous les domaines sont concernés: L'emploi, l'éducation, la vie de couple, l'intégration sociale. Femme au travail, femme au foyer même combat. Un dilemme pas toujours facile à régler dans des conditions normales mais qui n'en est même plus un pour les femmes déficientes visuelles.
En effet, n'étant pas prioritaires face à l'emploi, elles ne sont pas formées en conséquence et elles se retrouvent reléguées dans les petits boulots.
Elle n'ont pas pour autant un statut de femmes d'intérieur puisqu'on ne leur permet pas d'accéder spécifiquement en tant que femmes,à une rééducation qui leur donnerait la possibilité de vivre pleinement leur choix de femmes au foyer en appréhendant correctement les taches de la vie quotidienne.
Leur désir de devenir mère est très controversé par la société. Si elles peuvent bénéficier des méthodes leur permettant la maîtrise de la locomotion, le guidage par un chien, l'écriture et la lecture en Braille, l'utilisation des différents outils informatiques, en revanche, la perception de soi, de leur féminité, la notion de leur apparence sans support visuel efficace, leurs loisirs spécifiques ne sont pas pris en compte.
Certains pays européens ont organisé avec le soutien de l'industrie de l'habillement, des défilés de mode pour femmes non voyantes avec possibilité de toucher, d'essayer et d'approcher avec tous leurs autres sens leur silhouette à travers les vêtements.
Tout récemment, deux industriels en cosmétique ont permis une identification en braille de tous leurs produits: Vichy pour la France et l'Occitane au niveau mondial. Les laboratoires Vichy ont mis à la disposition des mal voyants hommes ou femmes, un serveur vocal" la beauté sans miroir" afin qu'ils puissent obtenir des informations sur les soins de la peau.
Pourtant ces deux initiatives sont peu connues, peu diffusées par le réseau associatif et proviennent d'action privées sans concertation avec les associations spécialisées ou avec les utilisateurs.
Parmi les handicapés visuels, on compte 52.5% de femmes. Dés la première réunion, les femmes qui ont répondu à l'appel de Naguilah ont fait le même constat d'inégalité mais l'accent a été mis sur l'esthétique. On a demandé que les médecins soient plus attentifs à l'aspect des yeux et qu'un service se crée pour donner des conseils dans ce domaine.
Le cas des femmes handicapées moteur, n'est pas moins douloureux, ainsi qu'en témoigne l'auteur du livre "Naître ou devenir handicapé".
…"Être handicapé, n'est pas venir d'une autre planète. Nous sommes faits de la même pâte humaine. Nous baignons dans la même culture que nos concitoyens. Nous aspirons à tenir notre rôle social,à avoir une raison d'exister.
Dans notre cœur brûle le même appel à la chaleur humaine, à l'amour, à donner et à recevoir..
Le handicap nous habille d'une image aux connotations négatives, qui nous colle à la peau et nous marginalise..
La seule possibilité d'exister passe par la patience, l'acceptation lente, sereine, avec le sourire et l'envie de réussir; Cela ne fait pas peur aux autres et permet d'être parmi eux, apprécié et revalorisé. Ainsi l'on devient beau, attirant, séduisant même, si l'on a en soi un amour fou pour la vie et la capacité de sourire de tout ce qu'on vit à chaque instant.

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Saperli Popett N°15 :


La notion de couleur dans la Cabalah.

Il est d'usage de dire que le monde fut crée en six jours: le septième jour, celui du shabbat, étant le jour de repos.
L'œuvre du commencement s'est en fait réalisé en six étapes, plus une qui correspond à l'âme de la création.
Le mot jour est remplacé par étape ou degré. Ces degrés sont des forces qu'on appelle jours (yamim). Chaque jour va révéler une lumière différente et donnera une vision nouvelle de l'infini. Le but de la création est de dévoiler l'infini dans le fini du monde d'en bas. Dans ce processus, les couleurs ont un rôle essentiel: elles en sont les témoins.
De la même façon que les couleurs naissent de la lumière, tout ce qui existe du point de vue matériel provient de la terre, et l'homme également. Nous allons bientôt fêter pessah: la délivrance de notre exil en Egypte. Une sortie d'exil est semblable à une naissance. Comme l'homme à sa création est sorti de la terre, le peuple d'Israël à sa constitution est sorti de la terre d'Egypte.
Ayant compris l'importance des couleurs, il ne faut pas s'y tromper et penser que celles-ci sont réservées aux seuls voyants.
Les aveugles peuvent aussi voir les couleurs; celles peuvent être appréhendées de diverses façons. Il est possible de sentir la couleur et de capter son énergie. Mais on ne peut évoquer les couleurs sans parler de lumière, puisque c'est la lumière qui engendre les couleurs, et il ne peut y avoir de couleur sans lumière.
La lumière dont il y est question ici est la lumière initiale, la lumière créatrice, et non pas la lumière diffuse du soleil. Cette dernière n'étant qu'un faible dévoilement, le reliquat, de la première. Afin de bien comprendre le rôle de la lumière dans l'apparition des couleurs, il faut en expliquer le processus.
Tout d'abord, il faut savoir que la matière n'a pas de couleur. Ainsi l'intérieur d'une pastèque n'est rouge qu'une fois le fruit ouvert. La pastèque ne renferme aucune couleur que la lumière ne l'a pas éclairée. La couleur constitue un dévoilement des forces cachées du monde supérieur. Pour les sages, le mot couleur tseva vient du mot etsba qui signifie doigt (l'organe qui montre).
Peut on imaginer le secret d'un langage qui permettrait à la matière de s'exprimer par le biais des couleurs, les rayons lumineux constituant le support de transmission?
Pour ce langage, chaque couleur a sa signification. Le blanc représente la bonté, car cette couleur ne garde pas égoïstement ce qu'elle capte, mais au contraire, le diffuse. Le vert représente le lien entre le monde d'en bas et le monde d'en haut; c'est ce qui explique que la nature soit principalement de couleur verte.
Quand au rouge, il exprime la puissance mais il faut s'en méfier ; il peut transmettre des énergies positives comme des énergies négatives: le rouge est à la fois le symbole de l'amour et de la violence. Le bleu est la couleur de l'humilité qui s'annule devant le blanc, le rendant plus éclatant: on ajoute souvent du bleu lorsque l'on souhaite donner plus d'éclat au blanc. Contrairement au blanc, le noir ne renvoie pas ce qu'il capte; il retient jalousement tous les rayons.
Et lorsque enfin il en laisse passé un, l'aurore apparaît. En hébreu, les mots noirs -Shahor-et aurore –shahar- ont la même racine.
Tant que nous sentirons le monde enfermé dans l'égoïsme, nous resterons dans l'obscurité de la nuit. Loin des couleurs et de la lumière. Il suffit d'un brin de lumière, d'un sourire, d'un espoir pour percevoir l'existence d'un jour.
Pour terminer citons le prophète Zacharie (14-7) qui voit pour la fin des temps "…un jour unique où il ne fera ni jour ni nuit ; et c'est au moment du soir que paraîtra la lumière".
Extrait du cours "les couleurs dans la Cabalah" donné Yoël benharouch à l'association Naguilah-Israel.

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Handivie pour un théâtre ouvert à tous.

Dominique Cochelard est handicapé moteur. Pendant le temps que lui laissait son travail de maître de conférence à la faculté de pharmacie de Lille, il a écrit son expérience d'enfant et d'adolescent différent.
Ce texte appris vie à la suite d'une rencontre avec Patrice Testa, un voisin comédien et animateur d'ateliers de théâtre. Une pièce est ainsi née, "le jardin de la vie".
Et, afin de concrétiser le difficile travail théâtral de la mise en scène au spectacle, une association; Handivie a été créée, avec l'objectif de faire jouer des personnes handicapées et d'élargir cette démarche à toute la région.

(Source Yanous, 2001.)

Saperli Popett N°14 :


Social.

De nombreuses associations fournissent un travail admirable pour obtenir que les handicapés soient traités en citoyens à part entière, c'est à dire qu'ils puissent s'intégrer à l'école, au lycée, à l'université ou dans l'entreprise. Pour y parvenir, elles proclament haut et fort que les handicapés sont comme tout le monde, que leur handicap est parfaitement gommés par les aides techniques dont ils disposent.
Ce discours est à la fois vrai et faux. Vrai si l'on considère la fonction que la personne handicapée va pouvoir assumer grâce à une parfaite adaptation de son poste de travail. Faux si l'on songe qu'aujourd'hui, tout change à une vitesse incroyable.
Pour rester compétitif et conserver son "employabilité", la personne handicapée devra faire preuve d'une vigilance, d'une volonté, et d'une motivation bien supérieure à celle de ses collègues, sans parler des problèmes techniques qu'il lui faudra résoudre.
IL faut faire attention aux exploits de la technique qui peuvent fausser les données et nuire aux handicapés eux-mêmes, en trompant les législateurs.
Il y a plusieurs raisons à cette méprise. Tout d'abord, on a voulu séparer la notion de déficience et de handicap. La déficience étant la partie fixe objective; le handicap qui en résulte étant variable en fonction des personnes et des situations.
Ainsi, il est bien évident que pour la même déficience, le handicap est différent selon que nous aurons en face de nous un brillant intellectuel, un musicien ou un être plus ordinaire.
Les deux premiers pourront se sentir souvent égaux ou supérieurs aux autres, mais quand ils se retrouveront tous les trois dans un supermarché où il faudra choisir et peser soi même ses fruits ou devant un immeuble pourvu d'un interphone place trop haut pour une personne en fauteuil roulant, ou impossible à lire pour un aveugle, ils sentiront à nouveau tout le poids de leur handicap. La notion "déficience handicap est donc à manipuler avec la plus grande prudence.
Lorsque nous apparaissons dans les medias, que ce soit à la télévision, à la radio ou dans la presse, nous ne montrons que nos élite: les plus grands, les plus beaux, les plus intelligent.
C'est chose normale, mais ils ne représentent pas la norme, car il faut se rappeler que 95% de la population des handicapés reste démunie. C'est pourquoi toutes les associations qui oeuvrent pour défendre les droits des handicapés se mobilisent afin qu'aucun privilège ne leur soit supprimé.

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Saperli Popett N°13 :

« Message » : de Monsieur le Rabbin Roger Touitou.



La Tsedaqa

Ce terme est difficile à traduire exactement mais il provient du mot Tsedeq.
Alors traduisons le terme par: justice, équilibre, don volontaire, charité, l'équivalent de se que l'on est tenus de donner et fixé par la loi.
LA Tsedaqa est un acte de foi, elle est aussi une forme de justice qui fonde la société.
Celle-ci est relié le ciel a la terre c'est ce qui caractérise le patriarche Abraham c'est ce qu'il enseignera à sa descendance et le but précis de cet enseignement : garder et observer les voies, les chemins de l'éternel.
Donc la Tsedaqa est le principe premier de ce que l'on appelle la religion ou la foi.

Le tsadiq

Abraham veut sauver les habitants de Sodome. S'adressant à dieu il demande: anéantirais tu d'un même coup, l'innocent, le juste avec le méchant?
Le juste par son attitude protège la ville (tsedeq et Michpat)

Le Tamim

L'homme intègre, irréprochable.
Les deux premiers personnages auxquels le terme Tamim est applique sont Noé et Abraham.
La Tsedaqa, parce qu'elle nous oblige à regarder le prochain, à le comprendre, à le soutenir, rétablit un peu plus de justice et d'équilibre dans le monde.
Elle est le premier devoir de l'homme qui a reçu de Dieu la Tsedaqa de la vie, de la beauté, d'une fleur, d'un flocon de neige ou du regard d'un enfant innocent…
La Tsedaqa est un don en justice mais avec une qualité d'échange qui s'appelle l'amour du prochain.
D’où l'enseignement magnifique (yalkut choftin chapitre 64)
"Quiconque pratique l'amour du prochain est considéré comme s'il reconnaît tous les miracles réalisés par le tout puissant..."

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Une victoire sur la cécité.

Nos journaux, nos radios et nos chaînes de télévision nous ont appris que le nouveau gouvernement britannique compte dans ses rangs un ministre aveugle de naissance: Mr David Blunkett- ministre de l'éducation et de l'emploi.
Sa nomination n'a pas étonné tous ceux qui ont suivi le déroulement de sa carrière depuis qu'en mai 1970, à l'age de 22ans, il fut la plus jeune personne siégeant au "city council" (conseil municipal) de Sheffield.
David Blunkett est né à Sheffield à l'age de 12 ans il perdit son père, à la suite d'un accident du travail.
Apres avoir été refusé au Worcester Collège il entreprit des études d'employé de bureau tout en suivant en même temps des cours du soir.
Il commença sa carrière à la compagnie du gaz où il acquit une expérience syndicale comme délégué d'atelier.
IL poursuivit alors à temps partiel ses études jusqu'à ce qu'il obtint les connaissances suffisantes pour être accepté à l'université de Sheffield où il étudia les sciences politiques.
Se études terminées il devint maire de sa ville gérant un budget de 500 millions de livres Sterling et un personnel de 35000 employés.
Apres les élections de 1972 il entra au parlement comme député de Sheffield avec une majorité importante témoignant de sa popularité.
A cette époque, il exprima ses sentiments concernant sa cécité:
" La presse locale a commencé par faire un mélodrame de ma jeunesse du fait de ma cécité, mais je pense qu'ils se sont vite habitués à moi et maintenant je suis traité comme n'importe quel autre conseiller. Il y a une chose que je ne peux pas supporter, c'est l'idée selon laquelle les aveugles seraient d'une certaine façon " spéciaux".
Je serais beaucoup plus favorable à ce que l'on encourage l'état à intégrer les enfants aveugles dans des écoles ordinaires car ainsi nous serions débarrassés de cette étiquette spécial et de cette attitude de charité à l'égard des handicapé".
"J'ai une préoccupation : que tout ce que je peux faire de bien profite aux handicapés pour aider à modifier l'attitude des gens et à augmenter à la fois la prise de conscience du public en général et la confiance en soi des handicapé.
Il ajoute " ce qui est important, ce n'est pas d'être célèbre, c'est de pouvoir faire ce que l'on aime et d'avoir la capacité de le faire".
D. Blunkett est assisté dans ses taches journalières par sa chienne retriever Lucy.
Au ministère de l'éducation et de l'emploi, on demande aux collaborateurs d'être brefs dans leurs rapports qu'ils soumettent à leur ministre.
Bien que des équipements de Braille soient utilisés par les membres aveugles du personnel, le ministre continuera à recueillir l'essentiel de ses informations en écoutant des enregistrements sur cassettes réalisés par des collaborateurs ayant une bonne voix.

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« Culture et loisir » 

Le dernier livre de Gilbert Montagné « les yeux du cœur » Le dernier livre de Gilbert Montagné est un témoignage très émouvant, d'un grand optimisme qui vient compléter et enrichir son précèdent livre
"Tu vois ce que je veux dire".
"Si mon témoignage pouvait réconforter des amis démunis et apporter un peu de confiance à ceux que le quotidien blesse et malmène, alors mes épreuves et mes joies prendraient un véritable sens."
Rappelons que Gilbert Montagné est un ami de Naguilah.
A la lecture de son livre, nous avons été particulièrement touchés par l'hommage rendu au Rabbin Roger Touitou et à Philippe Haziza.
"Récemment un de mes amis, rabbin, un homme d'une très grande sagesse et d'une grande tolérance, m'a parlé d'un jeune de 20 ans aveugle depuis sa douzième année.
Je suis allé le voir à l'institut Curie. J'ai trouvé un jeune homme plein de tonus et le courant est très bien passe entre nous.
Il m'a fait le cadeau de se raconter. Il venait de subir une opération très particulière aux yeux et ce qui l'inquiétait le plus était le regard que les voyants porteraient sur lui, sur sa nouvelle apparence physique.
Je lui ai fait toucher mon visage, mes lunettes.
-Elles te plaisent ? Lui ai je demandé
-Oui
-Eh bien tu auras les m êmes!
Maintenant il est rassuré, il est sorti de curie et j'ai confiance en son avenir.
J'ai remarqué, c'est peut être parce que je suis un homme public, que lorsque j'arrive quelques part, ça stimule l'énergie.
Les infirmières de Curie étaient ravies de me voir.
Je leur ai dit combien je les admirais et que si je pouvais continuer a faire du bien a quelqu'un d'autre, j'en serais heureux.
Elles m'ont alors conduit en pédiatrie.
Des bénévoles de l'association "Les Musicoliers" étaient venus raconter des histoires et jouer de la musique aux enfants. Je me suis assis au piano et les petits tout heureux, ont joué avec moi. Ce fut un vrai moment de bonheur. Cette association m'a demandé d' être son parrain. J'ai accepté
Et j'irais deux fois par mois, jouer pour les enfants.

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Une initiative de l'université Paris Nord en faveur des handicapés

L'université Paris Nord veut former des professionnels qui seront à la fois des généralistes et des spécialistes de l'insertion des personnes handicapées.
Promouvoir, auprès des professionnels, éthique et déontologie dans la pratique de la rééducation fonctionnelle et de la formation professionnelles des personnes handicapés avec un souci d'intégration, de sécurité et de qualité.
Cette formation est ouverte aux travailleurs sociaux, aux personnels médicaux et paramédicaux, aux enseignants spécialisés, celle ci vise à préparer des spécialistes de l'insertion sociale et professionnelle des handicapés.
L'enseignement se déroule sur une période d'un an (122 heures au total) et comprend les sept modules suivants :
Handicaps, aspect réglementaire et législatifs, aspect sociaux, aspects psychopathologique, éthique et déontologie, méthodologie et mémoire, formation pratique.
Ce dernier module veut favoriser des rencontres interprofessionnelles, sur le terrain, entre des acteurs venus d'horizons divers.
Il donnera l'occasion de confronter la réalité institutionnelle et les approches conceptuelles développés durant la formation.
L'enseignement a été conçu pour mettre à contribution les expériences professionnelles des candidats, qui seront activement sollicité, à travers les cours, les travaux dirigés , les stages, les études de cas et la préparation du mémoire. L'absence du stage est éliminatoire.
Au terme de la formation, le diplômé doit être capable, notamment de:
-Mettre en pratique les dispositions réglementaires et législatives concernant les personnes handicapées.
-Maîtriser les connaissances sur les conséquences vitales, scolaires, professionnelles, sociales et familiales liées au handicap.
-Appliquer les procédures d'évaluation des handicaps et de leurs pronostics.
-Elaborer un projet individuel de prise en charge.
-Expliciter avec la personne handicapée et son entourage, ses souhaits et ses capacités de rééducation, d'insertion et d'intégration.
En outre tout titulaire de ce diplôme universitaire devra être en mesure de reconnaître les objectifs institutionnels d'un établissement d'une entreprise ou d'un service d'accueil recevant un handicapé

« Saphir-mé »( sketches ) Les craintes d’une maman vis à vis de sa fille aveugle.

SaperliPopett N°12 :

« Message Pierre Baumeige.

  Chaque fois qu'un exemplaire de Saperlipopett se trouve entre mes mains, j'éprouve avec beaucoup de vivacité le sentiment d'appartenir à une grande famille.
Avez-vous, chers lecteurs, conscience que la plupart des membres de cette famille, de notre famille, ont, pour une raison ou pour une autre, pu retrouver un espoir, franchir une étape, concrétiser un rêve :exercer une activité professionnelle, réussir à s'intégrer dans une école ou à l'université par exemple.
Ceci m'a conduit à raconter mon histoire afin d'illustrer ce que Naguilah représente pour moi.
Je suis handicapé en fauteuil roulant. En 1964 je me suis retrouvé orphelin de père et mère.
Ou aller? Il n'existait pas de structure juive adaptée aux handicapés. Alors en dépit de mon jeune age, j'ai du accepter l'unique accueil qui s'offrait à moi: une place dans une maison de retraite.
De ce fait, je n'ai côtoyé que des personnes âgées, qui ont constitué mon principal groupe d'amis pendant de nombreuses années.
En 1983, j'ai appris que l'Association Naguilah organisait un voyage en Israël pour les handicapés.
Je ne voulais surtout pas manquer une telle occasion. C'était un de mes souhaits les plus chers, un rêve que je n'osais même pas avouer aux autres tant il me semblait extravagant.
Et enfin j'ai pu le réaliser. Comme le bonheur n'arrive jamais seul, au cours de ce voyage, j'ai fait la connaissance de mon épouse Magui, une jeune femme elle-même handicapée.
Avec elle j'ai pu fonder un foyer.
Je dois dire que ma confiance en Dieu a été récompensée, car il est évident qu'il est à l'origine de tous les bienfaits qui m'ont été apportés dans ce monde.


Saphir-mé
 » (sketches): Entretien d’un jeune handicapé intégré dans une école normale avec une amie restée interne dans un centre spécialisé.

Saperli Popett  N°11 :

« Message » de Michel Cassar sur l’intégration des handicapés mentaux dans les écoles juives.

« Saphir-mé »( sketches ) : Les difficultés d’un aveugle à être accepté au sein d’un voyage organisé.

Saperli Popett N°10 :

«Message » de Monsieur le Grand Rabbin René Sirat à l’occasion des fêtes de Pessah. 

 :

«Message » Attention aux sectes. 

"Les sectes sont un problème plus important qu'on ne le croit, même chez les personnes handicapées. D'autant qu'elles parlent peu.
Elles ne témoignent pas.
Leurs fragilités et le fait qu'on leur fasse miroiter des guérisons possibles les rendent comme des proies faciles. Il faut craindre les sectes "guérisseuses" comme les "Reiki" qui proposent un mieux être par l'intermédiaire de transfert d'énergie et qui se rendent au domicile des personnes.
Les sectes "apocalyptique" qui prédisent la fin du monde pour bientôt représentent également un danger certain. J'ai pu en effet me rendre compte que le recrutement d'adeptes s'opérait à travers des journaux comme "le point carré" auquel mon épouse et moi-même étions abonnés.
Nous avions été contactés par une de ces personnes et avons découvert que ce "trafic" existait déjà depuis une dizaine d'années. Le responsable de la revue a été courageux d'alerter ses lecteurs sur ce sujet grave.
Le témoignage est toujours primordial dans le processus de vigilance et pour récupérer des informations sur le fonctionnement des sectes. Il est nécessaire d'alerter les associations qui luttent contre les sectes quand il y a risque de déviance, de perte de liberté, de vie en marge."

Association défense familles et individus contre les sectes 10, rue Père Julien Dhuit
75020 Paris

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« Saphir-mé »( sketches )

Myriam : Rachel m'a demandé d'inviter Léa pour Shabbat prochain. Je n'ai pas ose le lui refuser mais cela m'ennuie beaucoup. Je n'ai aucune expérience du monde des handicapés et j'ai peur de faire des gaffes.

Dina: je ne comprends pas tes inquiétudes, et excuses moi je trouve ta remarque un peu ridicule! Tout d'abord les handicapés ne vivent pas dans un monde à part. IL n'y a pas un monde spécial pour eux et un autre pour toi et les valides en général. Ils vivent les même événements que nous et tu peux d'adresser a eux ou discuter avec eux comme avec n'importe lequel de tes voisins ou amis.

Myriam: Tu ne me comprends pas. Mes craintes ne sont pas au niveau de la discussion, encore qu'il y ait des sujets que je n'oserais pas aborder en présence de Léa ou de tout autre handicapé:par exemple des thèmes tels que le mariage, l'éducation des enfants, le sport… alors que je sais que tout cela n'est pratiquement pas possible pour eux…

Dina: Tu as tort, tu as une image complètement fausse et même un peu arrière des handicapés, leur vie n'est pas du tout comme tu sembles la dépeindre, et heureusement pour eux. Ils aspirent au bonheur comme les autres., Ce serait criminel de les enfermer dans un univers sans espoir.

Myriam: Tu as raison, je me sens toute petite devant leur confiance en la vie, leur emounah mais précisément ce qui me gêne, c'est par exemple le fait que je sois obligée de les aider comme de tous petits enfants alors que ce sont des personnes à un niveau bien supérieur. Je ne supporte pas qu'ils puissent se sentir dévalorisées vis-à-vis de moi.

Dina: Les handicapés ne sont pas des mendiants que l'on invite pour faire une bonne action. Léa n'aura aucune joie a venir chez toi si tu ne la reçois pas comme une amie. C'est parce que tu la considères comme une handicapée avant tout que tu te poses des questions sur le comportement à adopter.
Te poses tu des questions quand tu attend quelqu'un avec plaisir?

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« Culture et loisirs 
Le cirque au service des handicapés physiques et mentaux.

Le cirque connu comme un monde fermé, ouvre toutes grandes ses portes à une nouvelle pédagogie. Cette fois ci, les handicapés ne sont pas exclus de cette initiative d'avant-garde.
Créée en 1992 l'association Française du cirque adapté soutenue par le conseil général des landes et la fédération nationale des écoles de cirque s'appuie sur diverses expériences menées auprès de publics spécifiques (handicapés moteurs, mentaux, sensoriels, personnes rencontrant des problèmes d'intégration sociale…) et cherche à élaborer des pratiques utilisant les arts du cirque au service de la personne.
Y sont étudiés et appliqués tous les facteurs favorisant la découverte, le dépassement de soi, la recherche d'une image positive aidant ainsi la remobilisation, la rencontre avec l'autre et l'intégration.
L'association Française du cirque adapté est unique en France elle expérimente sur le plan pédagogique et thérapeutique des techniques de cirque en direction d'un public rencontrant des difficultés d'ordre psychologique ou psychomoteur dont certaines peuvent être invalidantes.
Le service animation propose de développer dans d'autres établissements des techniques acquises au cours des années passées et de poursuivre avec eux la recherche pour une meilleure intégration des handicapés dans notre société.
Les arts du cirque sont des outils pédagogiques, éducatifs et thérapeutiques précieux qui occupent désormais une place importante parmi les méthodes de rééducation des handicapés.
Souvent le handicapé est moins sollicité à s'exprimer qu'à se conformer. Les techniques et les appareils du cirque ont un rôle essentiel pour explorer et développer les possibilités physiques et les expressions créatives des personnes handicapées.
Le travail se fait par atelier sur plusieurs situations que les participants doivent tous vivre, faire évoluer et aborder suivant leur possibilité et leur handicap.
L'improvisation, le mime, la saynète l'entrée clownesque transforment les maladresses en qualité et doit permettre de développer un cote humoristique. Le jeu occupe une place majeure dans cette technique pédagogique.
Au cirque la musique occupe également une place importante. Si l'électronique, l'informatique et de façon générale toutes les nouvelles technologie ont considérablement amélioré la vie des handicapés, il n'en reste pas moins que leur intégration dans la société demeure un combat quotidien.
Les handicapés ne peuvent que se réjouir qu'un nouveau moyen de gagner ce combat s'offre à eux et applaudissent tous ceux qui participent à la mise en place de cette extraordinaire forme de rééducation.

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 Conditions d'attribution de permis de conduire pour les personnes handicapées.. 


"J'envisage de passer prochainement mon permis de conduire. Pouvez vous me préciser les règles particulières applicables aux personnes handicapées" ?
L'article 4 de l'arrêté du 31 juillet 1975 modifié fixant les conditions d'établissement de délivrance et de validit é des permis de conduire impose un examen médical préalable à la délivrance du permis:

-Aux candidats au permis B qui ont déclaré, dans leur demande, être atteints d'une incapacité physique susceptible d'être incompatible avec la délivrance d'un permis de conduire (sans pour autant justifier d'un aménagement du véhicule)

Aux candidats de permis B qui ont besoin d'un aménagement de leur véhicule pour tenir compte de leur handicap physique.

Lors de l'examen médical, les médecins de la commission émettent un avis sur l'aptitude du candidat. Si la commission donne un avis favorable, le permis est délivré soit à titre définitif, soit pour une dur ée limitée (sous condition d'un examen périodique).

Il est notamment prévu que l'examen médical initial (passé à l'occasion de l'examen du permis de conduire) peut être unique pour les candidats justifiants la nécessité de conduire un véhicule aménagé, atteints d'un handicap incurable et stabilisé.

Les conducteurs titulaires d'un permis de conduire d'une durée limitée en raison d'une déficience physique sont, tenus, pour conserver leur titre, de se présenter devant une commission médicale à l'expiration de la période de validité du permis (tous les 5 ans pour les personnes de moins de 6o ans).

Si la commission délivre un certificat médical d'inaptitude, le candidat ou le conducteur titulaire du permis de conduire peut présenter un recours devant la commission médicale d'appel.
Les contrôles médicaux imposés aux personnes titulaires du permis sont gratuits.

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« Saphir-mé »(sketches) L’hésitation des valides à inviter des handicapés.

Saperli Popett N°9 :

« Message » de Yéhouda Nakache.

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« Culture et loisir » : Les aveugles et la télévision.

Que représente la télévision pour les aveugles?

Téléspectateurs assidus, les aveugles sont surtout friands de magasines d'actualités ou d'émissions culturelles. Ils sont très critiques à l'égard du petit écran et la passivité des "voyants" les étonne. Ils sélectionnent férocement leurs programmes. La télévision, autre façon de repérer la réalité, demeure pour eux un outil pour mieux apprécier le monde.

G.B: 45 ans professeur

Aujourd'hui vivre avec son temps, c'est s'informer. Or, la presse écrite en Braille me semble très insuffisante. La télévision, tout en complétant l'information radio, nous permet d'être autonome, sans être obligés de passer par un lecteur. Nous sommes en direct. Elle conduit vers une approche ouverte de la société que l'on ne trouve ni dans les livres, ni à la radio. La télévision c'est la vie !

F.B: 37 ans, ingénieur en informatique, trilingue et grande voyageuse.
Un moyen fantastique de connaître un pays est d'écouter "sa" télévision. Partout, l'information télévisuelle est traitée sur trois niveaux: il y a d'abord l'événement, puis sa présentation, enfin son interprétation, La proportion de temps impartie à chaque niveau, voila déjà une information.

S.G: 60 ans, directeur pédagogique à l'institution nationale des jeunes aveugles.

La radio explique commente les faits; la télévision montre, commente les images. D'où sa supériorité: forcer l'imagination. J'observe avec étonnement la relation des "voyants" avec leur récepteur. Ils finissent par épouser les sentiments de l'image. Osmose qui déclenche des comportements excessifs, voire incompréhensibles.

E.C: 52 enseignant

Je saisis la qualité d'un spot publicitaire à l'attitude des autres. Plus belle est l'image, plus grand est le silence. C'est sur, l'image domine. Littéralement violente, elle frappe, coupe le souffle, abrutis. A ce stade, je le sens, on l'adore, plus rien n'existe…
Dangereux moyen de manipulation qui entrain e la passivité.

Y.G 20 ans, aveugle récent, en formation de standardiste.

Au moment où je regarde la télé, je cherche au plus profond de moi, avec nostalgie, à récupérer ma vision, c'est-à-dire, les images de mon passé. Je ne veux pas les perdre. C'est un combat.

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«  Saphir-mé »(sketches) : Comment faire confiance à ses amis pour acheter ses vêtements lorsqu’on est aveugle.

Saperli Popett N°8 :

 Dossier spécial  :

La psychomotricité.

Bien dans sa tête, bien dans sa peau…
C'est ce fragile équilibre entre le corps et l'esprit que les psychomotriciens ont pour mission de favoriser.
"Nous nous intéressons à l'individu tout entier explique Marie qui s'occupe d'enfants dans un centre spécialise pour handicapés.
"Notre principe, solliciter le corps par différents exercices pour rétablir les fonctions motrices et mentales perturbées.'
Cette nouvelle forme de thérapie se pratique dans beaucoup de lieux : centre médico-pédagogique, crèche, hôpital, cabinet privé. Et intéresse un public très large car les problèmes psychomoteurs n'épargnent personne.
Apres avoir identifié l'origine des difficultés, le psychomotricien met en place un programme de rééducation sur mesure à raison d'une ou deux séances par semaine .
"Aider certains enfants à ordonner leurs idées ou à synchroniser leurs gestes. Nous travaillons sur une succession de rythmes et à travers des jeux que l'on doit adapter pour chaque cas."
L'apprentissage de l'espace, acquisition de l'équilibre par l'intermédiaire du corps, le sens de l'orientation, la mémorisation font parie des taches d'un psychomotricien.
Les personnes âgées qui voient leurs facultés diminuer s'angoissent à l'idée de sortir de chez elles. "Nous répertorions les détails du trajet qui mène du domicile au marché. Il n'en faut pas d'avantage pour qu'une dame âgée ose à nouveau faire ses courses, rendre visite à ses amis. Avec les adultes, le psychomotricien lutte essentiellement contre le stress.
"Une mission très gratifiante nous confie Sandrine, praticienne en libéral. "J'ai parfois l'impression d'aider une vie à renaître."

Pour information

La préparation au diplôme d'état est assurée dans certaines universités, notamment à bordeaux, Toulouse et dans trois universités de Paris. Chaque établissements organise son concours d'entrée qui comprend deux épreuves (biologie et contraction de texte).
La plupart des psychomotriciens sont salaries dans des centres hospitaliers ou médico-pédagogique. L'exercice libéral se développe malgré un frein important: les actes ne sont pas encore pris en charge par la sécurité sociale. Toutefois, les praticiens ne désespèrent pas d'obtenir dans un proche avenir le statut d'auxiliaire médical.
6500 psychomotriciens dont 65% de femmes sont déjà recensés en France. Les perspectives d'emploi sont relativement bonnes: les extensions de la prévention dans les crèches, les écoles maternelles et les maisons de retraite sont autant de poste à pourvoir.

Pour plus de renseignement s'adresser au:
Syndicat National des Psychomotriciens,
17, Rue Molière
93120, La Courneuve

Saperli Popett N°7 :

« Message » : Interview de Gilbert Montagné réalisé par Naguilah.

« Culture et loisirs » : -

Le football pour non et mal- voyants.

Il est difficile d'imaginer que des malvoyants ou des non voyants puissent jouer au football. Et pourtant c'est une réalité. L'équipe s'appelle Cecifoot et il y a quelques mois, elle a disputé son premier tournoi international à Bergame (Italie) et à remporter la troisième place.
Principe du jeu: Il a fallu deux ans pour établir les règles telle qu'elles existent aujourd'hui. Le football pour non et mal voyants est loin d'être un jeu statique. Il se pratique sur un rythme proche de celui sur lequel évoluent les footballeurs voyants. Pour la sécurité des joueurs, un responsable est la omniprésent qui les avertit immédiatement du moindre obstacle dangereux (tel que les poteaux de buts, par exemple) ou des sorties hors limites du terrain.
Au signal "stop" lancé d'une voix énergique, le joueur non voyant sait qu'il doit impérativement cesser de courir.
Courir vers la droite, vers la gauche, faire une passe, tirer un but, effectuer "un plongeon" pour le gardien … Cette activité sportive qui enthousiasme la plupart des individus peut devenir une réalité pour les non voyants!
Il faut cependant une très grande motivation pour parvenir à un tel résultat. L'entraînement ensuite permettra d'éliminer progressivement certains blocages psychologiques dus à la cécité. La phase la plus critique étant souvent pour le non voyant d'appréhender le rempart des ténèbres.
Devoir courir seul sans la moindre notion, ou une notion rudimentaire des dimensions du terrain, représente pour le non voyant un effort prodigieux de volonté. Franchir ce mur de la nuit, c'est comme pour l'oiseau libéré du carcan de sa cage, recouvrer l'ivresse du vol au grand large.
Liberté: c'est le mot magique qui revient comme un leitmotiv dans la bouche de tous ceux qui, depuis quelque temps, pratiquent cette nouvelle activité sportive.
Quand au ballon utilisé par les joueurs, il est rempli de grelots qui le rendent sonore; de plus il est entouré d'un sac plastique crissant permettant d'améliorer la qualité de l'écoute. Afin que les joueurs puissent savoir à tout moment où se trouve le ballon, celui-ci doit impérativement être maintenu au sol.
Naguilah se tient à la disposition des lecteurs pour toute information complémentaire sur ce nouveau sport accessible aux non ou mal voyants

- Parution du livre « l’été Jonathan », roman de M.Dufeutrel qui relate l’histoire d’un handicapé moteur et sourd-muet.

« Saphir-mé »(sketches) : Les différentes aventures des aveugles pour la lecture de leur courrier.

Saperli Popett N°6 :

« Message » : Témoignage de Madame Edith Davidovici, rescapée du camp d’Auschwitz.

Madame Edith Davidovici est une amie et une fidèle bienfaitrice de Naguilah. Elle a écrit un livre "Shoah" témoignage émouvant de sa vie dans les camps.

"On ne peut pas vivre avec son malheur d'avant"

Déportée à l'age de 20 ans, elle a réussi à "mettre de côté" cette partie de sa vie.
Pourtant elle a du faire face à l'horreur absolue : Auschwitz. Mariée depuis 4 mois, elle sera déportée avec son mari et sa belle soeur.
Enceinte, elle va cacher son état, protégeant vainement cet enfant qui naîtra pour mourir. "J'ai réussi à avoir la vie sauve grâce a la foi… c'est un don de Dieu et l'avoir est un trésor inestimable…"
Sa force: l'étincelle d'espoir qu'elle savait rallumer tous les vendredis soir avec une bougie achetée à prix d'or, au prix d'une tranche de pain, repas d'une journée.
C'est cette même étincelle qui à su la faire revenir de l'enfer. Mais aussi grâce à cette volonté de croire que rien n'est vraiment perdu, qu'il reste toujours un peu d'espoir même dans le plus grand désespoir.
Croire que le meilleur reste à venir, même quand le pire n'est pas encore passé.
Que chaque jour est peut être le dernier de cet enfer maudit, dont le souvenir est resté à jamais marqué comme ce numéro tatoué sur son bras.
"Lorsqu'on du bien nous arrive, on le reçoit sans chercher a comprendre, considérant que c'est normal, que c'est du."
Edith considère qu'elle a eu de la chance . Chance de ne pas avoir était tondue, chance d'avoir eu un tatouage de plus petite taille que les autres, piètres détails semble t'il mais dans l'antichambre de la mort, l'espoir est roi.
Peut être qu'Edith a su mieux que d'autres capter les signes d'espoir que lui envoyait la vie: "La notion du bonheur ne s'apprécie pas dans l'absolu, dit elle, mais relativement au malheur des autres".
Fille du Rabbin Stein elle a reçu éducation très stricte, riche d'enseignement et d'amour. C'est cette force qui lui a permis d'avoir de la chance. Car la chance n'est pas un privilège , c'est la récompense de l'optimisme.
Croire en Dieu, c'est avant tout croire en la vie.
Edith, elle, a pu retrouver ses parents après la guerre mais son mari ne revint pas. Elle recommencera une nouvelle vie avec un ancien déporté.
C'était l'unique façon de pouvoir s'en sortir: "IL fallait qu'on ait vécu la même chose, sinon ce n'était pas possible".
IL devient son mari et lui donne 5 enfants, tous mariés aujourd'hui. Que s'il est vrai que les enfants ont des droits, ils ont aussi des devoirs et que l'habitude de la rigueur aide à franchir les moments difficiles de la vie.
Ce sont les personnes les plus gâtées qui sont le moins aptes à surmonter leurs épreuves, affirme t'elle.
Aujourd'hui grand mère comblée, elle sait pourtant que les souvenirs ne sont jamais très loin….

Claudine Douillet/ Agnès Lerbre

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« Message  : Femmes d'Auschwitz-Birkenau.

Je dînais l'autre jour, un repas fraternel,
Réunion amicale, regroupement mensuel
Rassemblant pour un soir des anciens déportés
Que le sort jusqu'alors a encore protégé
La chaleur accablante, comme tous les étés,
Obligeait les convives à chercher la fraîcheur.
Les femmes arboraient des robes de couleur.
Je vis sur les bras nus des numéros tatoués.
Alors je revoyais, réminiscence amère,
Ces lieux ou les malheureuses elles furent toutes marquées
Quand elles avaient vingt ans, par des fous enragés.
Ma pensée revivait leur peine et leur misère
Que ces marques odieuses venaient ma rappeler
J'avais le cœur ému et l'envie de pleurer

A. Rougerie (Birkenau 183070)
Pour Edith Davidovici

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« Saphir-mé »(sketches) : Un automobiliste sur un fauteuil roulant raconte les difficultés qu’il rencontre.

Joseph, jeune comptable en fauteuil roulant utilise régulièrement sa voiture- Clio adaptée- pour ses déplacements quotidiens. Aujourd'hui il se rendâ son travail et il y a beaucoup de circulation.
Alors que le feu est vert, un piéton se précipite pour traverser, un automobiliste qui se trouve derrière freine brusquement: c'est l'accident.

L'automobiliste s'approchant de Joseph:

"Vous voyez bien qu'il faut un constat, vous pourriez au moins descendre de votre voiture au lieu de rester passivement à attendre. En plus c'est vous qui êtes en tort!"

Joseph: "Je suis désolé mais je ne peux pas me déplacer si facilement, je suis handicapé des membres inférieurs" dit il en montrant son fauteuil roulant a l'arrière de la voiture"

L'automobiliste: "Je vous prie de m'excuser, dans l'énervement, je n'y ai pas prêté attention. Mais croyez vous qu'il soit bien prudent de conduire dans votre situation?

Joseph: "oh! Mais en tant que conducteur, ma situation est presque identiqueâ la votre,â l'exception de quelques problèmes qui pourraient vite être résolus si la société pensaitâ faire quelques aménagements pour nous.
L'automobiliste: C'est vrai on ne pense pas que des handicapés conduisent une voiture, et il y a si peu de places en ville que l'on ne respecte pas les signalisations vous concernant.

Joseph: ..On ne pense pas assez souvent a nous en tant que conducteurs. Tenez pas exemple pour me ravitailler en essence, je ne peux pas aller dans n'importe quelle station. IL y a de plus en plus de station libre service et il m'est difficile de faire le plein tout seul.
L'automobiliste: Vous n'avez pas une association qui puisse défendre vos droits dans ce domaine?

Joseph: Si, un service de la mairie de Paris est chargé de veiller au respect de nos droits etâ l'amélioration de nos conditions de déplacements. De nombreuses mesures ont été prises ou sont en cours.
Comme pour tout le monde et peut être encore plus pour un handicapé, la voiture est synonyme de liberté et d'indépendance, il suffirait de peu pour améliorer les choses.

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« Message » : Témoignage de Monsieur le Rabbin Philippe Haddad « Et les aveugles ? » « Et les sourds- muets ?:

L'action fraternelle.

Ce n'est pas d'un cours dont il s'agit avec les lignes qui vont suivre, mais plutôt d'un témoignage, témoignage qui s'égrainera au fil des mots glissant sur la feuille silencieuse.
La première fois que j'ai été confronté au problème des handicapés, j'étais élève au talmud torah.
Ce jour notre rav commentait les bénédictions de la prière du matin : une bénédiction pour le souffle de vie, une autre pour le chant du coq que l'on entend dans les campagnes, une troisième pour le regard qui s'émerveille devant les couleurs du monde, une autre pour le sol ferme que nous sentons sous nos pieds, une bénédiction pour la parole de l'étude et la prière de la reconnaissance.
Je découvrais comment nos maîtres percevaient nos cinq sens comme moyens d'appréhender le monde et d'en remercier son créateur.
"Et les aveugles? Et les sourds muets?" Telle fut ma question! Je n'ai pas retenu la réponse de mon professeur, sans doute parce qu'à l'époque elle ne m'interpellait pas.
Ma question resta cachée, au fond d'un tiroir à mémoire.
Le temps passe et dieu m'envoya la réponse au milieu des handicapés eux-mêmes.
La première fois où je me suis senti mal de ma normalité ". Je ne savais que dire, j'avais l'impression d'être supérieur par mes cinq sens en action.
En fait, je compris vite mes propres faiblesses. Ces frères et sœurs avaient le courage que je n'avais pas, leur volonté était bien au dessus de la mienne, ils me donnaient une leçon de "savoir vivre".
Combien de fois récitons nous nos bénédictions du matin, en oubliant que nous vivons par la bonté de Dieu. Cet amour, cette joie, c'était cela ma réponse.
Rabbin philippe Hadad

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« Message » : La vie publique et privée et publique des aveugles en Israël:

Schlomo Deshen professeur à l'université de Tel-Aviv a récemment publié une monographie, consacrée au mode de vie des aveugles en Israël, résultat de plusieurs années de recherches.
Ce livre expose les difficultés et les contradictions que rencontrent les aveugles dans leur vie quotidienne, montrant en même temps comment cette vie est largement influencée par l'environnement culturel et social.
A partir de nombreux témoignages recueillis auprès de n on ou malvoyants israéliens, Deschen dépeint l'expérience des aveugles en Israël.
Il montre avec force et détails comment la culture et les symboles religieux façonnent leur vie.
Ces réflexions vont de la décision d'un aveugle à avoir recours à une canne blanche jusqu'à la façon dont ceux-ci s'intègrent dans le tissu social et institutionnel.
Deschen montre comment les sens (ouïe, toucher, odorat) sont plus ou moins exploités- en fonction de la situation géographique- pour compenser la cécité.
. Dans les sociétés européenne et nord américaine, les individus ont tendance à éviter la proximité physique.
Ainsi le recours au toucher est bien moins accepté que dans les sociétés moyennes orientales ou méditerranéennes.
De ce point de vue, la société israélienne est plus proche des mœurs occidentales et les non voyants israéliens ont rarement recours au toucher, pour leur contact avec les autres.
Le sens olfactif est plus exercé, mais sans que cela soit dit ouvertement. Contrairement au toucher, le recours à ce sens reste invisible au voyant et est donc plus "avouable" pour les personnes interrogées.
Seul le sens auditif est utilisé ouvertement. La vie professionnelle.
Comme toute autre personne, les non voyants sont désireux d'exercer une activité professionnelle.
L'aspect financier n'est pas la principale motivation; les métiers les plus souvent exercés par les aveugles conduisent à une rémunération à peine supérieure à ce qu'ils pourraient obtenir par des allocations d'aide aux handicapés.
La raison principale qui les motive est bien différente. IL s'agit de s'occuper et de s'intégrer à la société.
Les aveugles occupent généralement des postes de standardiste, ou font partie de chaînes de montage dans les ateliers. Le travail reste souvent répétitif et parfois inférieur à leurs qualifications réelles.
Par ce livre S.D. vise à donner une description juste, digne et humaine de la vie des aveugles en Israël, dans la tradition des études anthropologique socio- culturelles.
Reference:
Schlomo Deschen Blind people:
The private and public life of sightless Israelis" University of New York Press

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« Culture et loisirs » : Gaby Edrei, peintre en fauteuil roulant parle de sa passion.


Gaby, tu comptes parmi les amis de Naguilah depuis 1984. A cette période, tu étais déléguée pour la région de Paris. Peut tu te présenter, pour les lecteurs de Saperlipopett.
Je suis née en Egypte, à Alexandrie. Je suis atteinte de myopathie depuis l'age de 18 ans. Au début, c'était très léger; puis la maladie a progressé et je circule aujourd'hui en fauteuil roulant.
Qu'est ce qui t'a conduit à la peinture?
Avant que ma myopathie ne se déclare, nous nous destinions, ma sœur Claudette et moi-même, à une carrière de danseuses. Puis, nous avons tour à tour, toutes deux atteintes de myopathie. Cela nous a conduit à abandonner nos premières ambitions.
Pour ma part, c'est ma rencontre avec Maurice Le scouezec (un ami de la fa mille) qui a été le déclic décisif de ma passion pour la peinture.

Comment ta carrière a-t-elle débuté?
J'étais une élève de Paul Colin, j'ai tout d'abord commencé une carrière de dessinatrice publicitaire. Mais j'avais un profond désir de création et de liberté.
C'est donc tout naturellement que je me suis attaché à développer au mieux mes talents de peintre.

Par tes œuvres, tu nous offres ta vision, haute en couleur et tout en nuance, de paysages aimés; tes personnages sont pleins de vie et de tendresse et tu utilises des techniques variées. Outre les aquarelles, tu fais également des huiles et des gravures.
Pour conclure, as-tu un message à faire passer aux membres de Naguilah?

Je voudrais dire à tous mes amis handicapés que l'handicap le plus lourd peut être surmonté à condition que l'on se tourne vers la vie et que l'on désire, participer, sous quelque forme que ce soit, à révéler ses richesses.
Les œuvres de Gaby Edrei sont un voyage au pays de la mer et du soleil. Certains de ses œuvres sont présentés en permanence dans des galeries à Paris ou en Province

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« Saphir-mé »(sketches) : Entretien d’un aveugle récent avec une amie non voyante de longue date.

« A votre service » : Charte communautaire du handicap.

Saperli Popett N°4 :

A l’occasion de Roch Hachana, les vœux de notre président Monsieur le Grand Rabbin René Samuel Sirat.

« Message » : Interview de son excellence Monsieur Yéhouda Lankry, au sujet de la situation des aveugles en Israël.

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Interview d’un étudiant aveugle qui a fait son alya.
Moshé jeune membre non voyant de Naguilah vit en Isra& euml;l depuis un an. Il nous raconte l'expérience de son Aliyah.
Moshé: L'agence juive ne souhaite pas encourager les personnes atteintes d'un handicap à venir seules s'installer en Israël, nous ne pouvons bénéficier de l'encadrement qu'elle propose aux autres immigrants. Je n'ai donc eu aucune aide, ni financière , ni même administrative.
Par exemple pour mon année préparatoire, je n'ai eu aucune couverture sociale et les soins médicaux dont je pourrais avoir besoin ne sont absolument pas pris en charge et me coûtent plus chers que les autres.

Alors, comment as-tu réussi à être maintenant à Jérusalem en train de préparer tes examens d'entrée à l'université?

Chaque fois qu'un aveugle souhaite monter en Israël car je ne suis pas le premier, Naguilah s'adresse au Mahon Meir qui a toujours répondu favorablement aux demandes de l'association.
Gr& acirc;ce à lui nos membres peuvent non seulement participer à la construction de notre pays, mais également bénéficier d'un enseignement riche tout en apprenant l'Hébreu afin de pouvoir devenir des citoyens connaissant le sens de l'histoire a laquelle ils contribuent.
Sans le Mahon Meir ils m'auraient été bien difficile de faire mon Aliyah.
Le service des étudiants aveugles de l'université a été pour moi une aide très précieuse. Il m'a permis de suivre les cours de préparation à l'examen psychométrique: épreuve indispensable pour être admis à l'université.
IL a mis à ma disposition un équipement informatique adapté. Des lecteurs ont pu également m'assister dans mes travaux de recherches à la bibliothèque.
Il n'existe rien de semblable dans les universités Françaises.

A quoi te destines tu?

J'aimerais bien pouvoir m'inscrire en droit. Quels sont tes rapports avec les étudiants? Avec les étudiants voyants, mes rapports sont très bons, je me sens parfaitement intégré mais il faut avouer qu'au départ, cela n'a pas été si simple et c'est moi qui ait dû aller vers eux.
C'est compréhensible, une personne qui ne connait pas les handicapés n'ose pas prendre l'initiative du premier contact.
Les préjugés sont encore nombreux et Naguilah œuvre activement pour les aplanir.

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A votre service :

Le but de Naguilah a toujours été de permettre aux handicapés moteurs et aux aveugles de mener la vie juive de leur choix à quelque niveau que ce soit. C'est dans cet esprit que tout a été mis en œuvre pour qu'un mikvé soit accessible aux personnes en fauteuil roulant.
Cette réalisation conçue selon les techniques les plus modernes, est la preuve que tous les obstacles peuvent être surmontés, que la vie juive n'a aucune restriction pour ceux qui veulent y participer et que les handicapés n'ont plus aucune excuse pour assumer un judaïsme authentique.
Pour l'aménagement de ce mikvé situé à Paris, nous nous sommes inspirés d'un mikvé équivalent, existant à Jérusalem (baka) et qui nous semblait le mieux adapté.
Le confort y est parfait mais il ne permet pas une totale indépendance de l'handicapé.
IL fonctionne de la façon suivante: un fauteuil mécanique, actionné à l'aide d'une manette commandée par la responsable du mikvé, permet à la personne handicapée, une fois bien installée sur le siège, de descendre dans l'eau.
Le mikvé adapté par Naguilah s'inspire du procédé, tout en essayant d'accroître l'autonomie de la personne handicapée.
Le fonctionnement du fauteuil est électrique et il peut être directement actionnée par la personne handicapée, afin de descendre dans l'eau et d'en ressortir sans aucune aide extérieure.
Sa construction a été surveillée par un Rav orthodoxe.
Afin que le mikvé soit casher, il fallait que le fauteuil soit fait d'une seule pièce; malgré les difficultés de réalisation, ceci a bien été respecté.

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« Saphir-mé »(sketches) : Les difficultés des handicapés moteurs pour trouver des personnes qui puissent leur faire leur courses.

« Dossier spécial » : Séminaire de réflexion sur l’intégration des handicapés dans la communauté juive, organisé par Naguilah.

« Saperli Poète » : Poème de notre amie Elisabeth Bollack

Saperli Popett N° 3 :

Message
Intervention du Rav Jean- Paul Nabet lors des assises Nationales des Handicapés juifs de France organisées par Naguilah.

Quelles peuvent être les vraies difficultés à l'intégration des handicapés?
IL semble que les difficultés principales soient au nombre de deux. Pour les formuler je vais me référer au texte de Midrash Rabah choisi par Monsieur le grand Rabbin Sirat comme devise de Naguilah:
"De même que du sein des ténèbres j'ai créé pour toi la lumière, de même, c'est de ta lumière que moi, le seigneur, j'ai besoin".
Ce texte nous suggère, après avoir constaté l'existence de la lumière et des ténèbres, que toute personne ayant dans la vie un problème important ferait plus ou moins partie de cette zone d'ombre et aurait comme principal désir d'accéder à cette lumière totale.
Cette compréhension parait bien cerner les deux difficultés majeures de l'insertion des handicapes dans notre société. En effet, nous savons depuis le talmud que lorsqu'un homme se propose de passer les ténèbres, fussent elles partielles à la lumière, il y a deux difficultés principales à surmonter.
Dans un texte qui se trouve au début de la guemara de berakhot, on nous dit que la nuit, les ténèbres, sont partagés en trois phases. Dans la première, on entend un âne qui brait, dans une seconde période, les chiens qui aboient, et enfin arrive le moment où des nourrissons tètent le lait de leur mère. Ce texte acte diversement commenté par nos sages et peut être faut il le comprendre ainsi : quels sont les obstacles principaux qui jalonnent la nuit, laquelle nuit doit aboutir au matin, à la lumière. Ils concernent d'une part, l'individu, et de l'autre, son environnement.
Dans la première partie de la nuit cet âne qui brait (âne en hébreu se dit hamor et donne le mot homer qui signifie la matière brute), est peut être le symbole des pesanteurs que nous avons-nous même. Toute personne, et les handicapes le savent mieux que quiconque, qui expérimente dans sa chair, dans son esprit, une difficulté, a tendance à être clouée par cette difficulté. La guemara nous invite à se débarrasser, secouer ce homer, cette pesanteur qui nous cloue et nous empêche d'aller de l'avant.
Dans la deuxième partie de la nuit, "les chiens qui aboient", illustrent les problèmes auxquels une personne handicapée se trouve confrontée dans sa vie sociale. Elle côtoie des personnes qui réagissent parfois mal face à son handicap et qui laissent à penser à l'handicape que jamais il ne pourra s'intégrer aux autres, en général c'est surtout par ignorance.
Le fait d'appartenir à une catégorie de gens ou àune autre crée déjà un problème celui des minorités. C'est ce deuxième obstacle qu'il faut vaincre et c'est un long combat personnel mais aussi communautaire.
Dans la dernière partie de la nuit, "le nourrisson qui tète le sein de sa mère " , symbolise une nouvelle création. Le moment où la société considérera les handicapés comme ses autres enfants, ce sera alors, pour les handicapes une véritable renaissance dans la joie.

Saperli Popett N° 3 :

Réflexion

Tout être vivant a besoin qu'on lui parle. Selon certaines thèses, même les plantes n'échapperaient pas à cette règle.
C'est par la parole que Dieu a crée le monde; puis il a utilisé la parole pour s'adresser à l'homme et lui indiquer son chemin. De nombreuses personnes souffrent de ne pas connaître leur place dans le monde; cela peut les rendre instables, vulnérables parfois agressives ou violentes.
Notre place, ou plus précisément le chemin pour la trouver, Dieu l'a d'abord révélée à quelques personnes privilégiées; Abraham, Isaac, Jacob et Moïse. Puis, il s'est adressé à nous et nous a donné le code de la vie ou de la réussite de notre histoire. C'est cela que nous célébrons à Chavouoth.
Au pied du mont Sinaï, nous n'avons pas seulement entendu la parole, nous l'avons également vue. Ne serait ce pas ce que, aujourd'hui, nous appelons communiquer?
Saisir le message avec une telle intensité qu'on peut en "voir" toute la portée. Mais pour capter le message, il faut être dans un état de réelle pureté. Etions nous dans un tel état au moment de la révélation?
Oui, car nous venions de montrer que nous étions capables de tout quitter pour réaliser une promesse faite à nos ancêtres. Nous venions, en même temps, de faire la preuve de notre Emounah; de notre totale confiance en n'hésitant pas face aux flots de la mer rouge,à nous jeter à l'eau. Et nous venions également de montrer notre unité autour de moïse.
Pour toutes ces raisons, nous remplissions les conditions de pureté nécessaires et étions ainsi réceptifs à la parole.
Puis, la confiance s'est peu à peu dégradée, l'unité s'est rompue. On a alors pensé que Dieu s'était détourné de nous. Or il n'en est rien .
D'après Manitou,le Rav Askenazy , la parole n'est pas interrompue, mais nous ne sommes plus en etat de la recevoir.
Afin de decrire notre situation presente, manitou fait la comparaison-tres explicite- suivante;
"imaginons une emission radiophonique qui ne pourrait être ecoutée qu'à partir d'une radio munie de 12 antennes. Si certaines antennes sont manquantes, l'emission se deroulerait mais nous n'entendrions que le brouillement des ondes. Seuls, quelques sages parviennent à l'intercepter.
Ce sont eux qui font le lien avec nous".
Manitou nous enseigne egalement la chose suivante : "dans l'exode (v.11 ch.33) on lit:
"Et Dieu s'entretenait avec Moïse face à face, comme un homme parle à son prochain".
Or, en hebreu, on emploie le meme mot pour traduire "comme" et "lorsque". Par ailleurs, la particularite de l'hebreu est qu'il permet -grace au vav conversif- de changer le futur en passé en futur. Ce verset peut donc aussi s'appliquer pour l'avenir: -Et dieu s'entretiendra avec moise face à face, lorsque l'homme parlera à son prochain."

Janine Zerbib

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« Médical » : « handicap et sexualité » par le Docteur Roland Béhar.

Saperli Popett N° 2 :

« Message » : Entretien avec Monsieur le Rabbin Roger Touitou.

« Saphir-mé »(sketches) : Difficultés rencontrées par les personnes en fauteuil roulant au cours     d’une réception.

Saperli Popett N°1 :

« Message » : Linda Sitruck, médecin en fauteuil roulant nous parle.

"J'ai toujours considéré qu'être une handicapée juive était une chance pour moi. Enfin je m'explique: handicapée d'une certaine façon non, mais juive, certainement! Pourquoi le judaïsme à toujours mis l'accent sur la notion de spécificité.
Par exemple, il existe une bénédiction globale sur la nourriture. Eh bien non, la Thora nous demande de savoir différencier les choses.
Elle nous apprend que chaque chose sur terre possède sa spécificité, elle nous apprend à respecter chaque chose.
Or, si on envisage cette notion de spécificité, il faut aussi qu'elle soit porteuse de sens.
Si je ramène ceci à l'échelle humaine, je voudrais dire que chaque spécificité de l'être est éclairé par la tradition juive, c'est a dire, elle lui donne son entière dimension, donc tout son sens. Aussi, le fait d'être handicapé est une spécificité de l'être qui est donc porteuse d'un sens très particulier puisqu'il s'agit d'un être juif".
Puis elle s'est insurgée contre la réaction de certains fidèles qui à la synagogue vont a la rencontre d'un handicape en lui souhaitant Refoua chelema à un handicapé, c'est a dire que l'on souhaite sa guérison , que l'on assimile le handicap à une maladie que l'on voudrait voir guérir.
Et pourtant je crois que ce souhait de Refoua chelema doit être entendu a la manière juive, c'est adire à un second niveau.
C'est le souhait de pouvoir retrouver tous ensemble la situation qui était celle des enfants d'Israël au pied de la montagne du Sinaï au moment de la révélation ou il n'y eut plus parmi eux ni aveugle, ni sourd, ni muet, ni handicapé moteur, ni handicapé mental.
Tous retrouveront cette totale intégrité physique au moment de la rédemption.

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« Saphir-mé » (sketches): Dialogue sur l’opportunité d’organiser des voyages pour les aveugles.

  Entre Léa, jeune fille aveugle et Benjamin son accompagnateur voyant.

Léa:"Chaque fois qu e nous organisons un voyage pour les aveugles, nous sommes confrontés aux mêmes étonnements de la part des personnes qui voient."

Benjamin:"Pourquoi faire voyager des non voyants qui ne peuvent pas apprécier les différents sites. C'est leur faire dépenser de l'argent pour rien!"

Léa: "C'est peut être vous qui dépensez de l'argent pour rien. Si pour vous la vue est essentielle, inutile de se déplacer pour visiter des lieux que vous pouvez maintenant très bien voir au cinéma ou même de chez vous avec la télévision …Nous qui en voyons pas, nous ne pouvons pas profiter de la beauté des paysages a travers ces écrans.

Par contre, nous sommes tout a fait capable d'entendre battre le cœur du monde, de sentir ses vibrations, sa respiration.

Benjamin: Comment pouvez vous imaginer la nature?

Léa:" Le toucher et l'ouie sont intimement associés, dans les basses fréquences, les deux sens se rejoignent et une sorte de phénomène "radar" intervient qui apporte à un aveugle la notion d'ambiance et lui permet d'évaluer la dimension de l'espace.
Dans la foret par exemple, la densité, la hauteur des arbres créent un environnement spécifique que viennent compléter le chant des oiseaux et le bruit des feuillages.
Par contre, l'immensité de la plaine donne un effet complètement différent.
Une suite de champs ou de prairies révèle a hauteur du visage une notion d'infini incomparable a ce que l'on ressent au centre d'une place vide de promeneurs.

Benjamin:"Et quelle image peut on se faire des villes lorsqu'on ne voit pas ?"

Léa:"Les villes ont des bruits qui les caractérisent : l'ambiance dans le bus de Jérusalem n'est sûrement pas la même que dans ceux de Paris.
A Jérusalem les plantes et les fruits sucres embaument de leurs parfums l'air léger.
A Paris c'est un air plus concentre qui nous entoure. Des boutiques émanent des odeurs plus artificielles qui se mêlent à la foule effervescente et on peut sentir dans chaque quartier une activité et un appétit de vie aussi intenses que variés.
Pour les aveugles, vivre sans voir n'est pas une catastrophe, c'est une difficulté à vaincre en apprenant à observer.

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« A votre service » : Le détecteur de couleur.