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Les
chiens guide et la société
Au
sein de notre grande famille Naguilah, nous avons plusieurs amis
aveugles propriétaires d’un chien guide. La plupart vivent
seuls et sans leur compagnon bien dressé pour les aider à
circuler en ville, ils ne pourraient pas mener une existence
normale .La société est cependant sans pitié et les préjugés
qu’elle a envers les handicapés s’aggravent avec la présence
d’un animal. Toute cause est bonne pour manifester une
agressivité : la peur, le sentiment d’impureté, la
protection de l’entourage s’il y a des enfants, etc…etc…
Nous
aimerions ici ouvrir un débat et peut-être, grâce à
vous, nous allons pouvoir résoudre des problèmes ou tout
au moins apaiser les frustrations de nos amis non-voyants.
Judith
est atteinte de cécité causée par un décollement de rétine.
Elle est actuellement étudiante en psychologie à la faculté
de Jussieu-Paris.Elle a perdu ses parents, tous deux à la
suite d’un cancer et se trouve contrainte de vivre seule.Son
chien « OSIS » lui apporte une totale autonomie .Avec
lui , elle se rend chaque jour à l’université, repère
les salles de ses cours, rend visite à ses amis mais les
difficultés commencent lorsqu’elle doit faire ses courses dans
les magasins. Elle est souvent refoulée avec « OSIS ».
Sydney
est à Naguilah depuis l’âge de 12 ans. Il a été un des
premiers bar-mitsva à lire la haphatara avec un livre en
braille. Il est maintenant journaliste pour une station de télévision
locale. Il est également obligé de vivre seul ayant perdu sa mère
suite à une crise cardiaque. Il a attendu deux ans
l’octroi d’un chien guide. Nous avons fêté la venue
« d’USSY » sachant qu’elle allait faciliter ses
trajets dans Paris. Lui aussi a souvent été empêché
d’entrer dans les magasins. Il a même dû renoncer
à fréquenter le club de Juifs célibataires dont il
faisait partie car « USSY » n’a pas droit de cité
parmi les jeunes. Il a bien proposé d’attacher sa chienne dans
le hall d’entrée mais le gardien a refusé. D’après
les lois concernant les chiens dressés, il n’en avait pas le
droit.
Isabelle
qui est professeur et vit depuis longtemps seule, avec un chien
guide, ne se déplace jamais sans les papiers du journal officiel
stipulant l’obligation d’accepter les chiens guide dans tout
lieu public y compris les magasins.
Aura
vit en Israël. Elle est professeur de piano et anime plusieurs
fois par semaine un groupe d’éveil d’enfants autistes. Elle a
reçu sa chienne « LORENNE » d’un centre de dressage
situé à Naharia. Elle doit se battre comme ses amis en
France pour faire admette « LORENNE » dans certains
lieux. Comme eux, elle possède un papier officiel qu’il
suffit de présenter pour convaincre les personnes hostiles aux
chiens guide. Néanmoins, Aura a perdu deux bonnes amies qui
n’ont pu surmonter la peur qu’un chien leur inspire.
Quant
à Dan, il a tout simplement renoncé à être
aidé par un chien guide sachant qu’il ne lui est pas permis de
fréquenter les synagogues avec un animal. Il a échangé une
existence quotidienne plus facile contre la joie d’étudier avec
ses amis.
Les
problèmes de la présence des chiens guide dans les
synagogues, ou ailleurs, nous paraissent suffisamment importants
pour envisager ce débat sur cette question. Nous comptons sur vos
interventions pour le mettre en place.
1)
Avez-vous peur des chiens en général ?
2)
Votre approche est-elle la même vis-à-vis
d’un chien ordinaire ou d’un chien guide ?
3)
Inviteriez-vous une personne aveugle avec son chien guide
pour un repas sabbatique ?
4)
L’idée de dire une bénédiction devant un chien vous gêne-t’elle ?
5)
Etes-vous incommodé (e) par la vue d’un chien ?
a)
dans un magasin ?
b)
dans une synagogue
c)
dans un cabinet médical ?
6)
Avez-vous une anecdote à relater au sujet d’un
chien guide ?
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