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1,
rue des apparences : une exposition canadienne
Une
exposition qui inverse les rôles : il s'agit de découvrir ce
que les personnes handicapées pensent du regard que nous
portons sur elles. 1, rue des apparences est une réalisation de
l'Office des personnes handicapées du Québec.
GRAND
5 1/2, ÉCLAIRÉ, CHAUFFÉ, ISOLÉ, AVEC VUE SUR LES AUTRES
1, RUE DES APPARENCES
UNE EXPOSITION-RÉFLEXION
ÉTONNANTE À VISITER!
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Photo
: Jacques Lessard
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Il y a des sourires qui blessent, des compliments qui tuent
[Alexandre]. Avec l’exposition 1, rue des Apparences,
présentée du 14 mars au 11 juin 2004, le Musée de la
civilisation à Québec propose une réflexion sur
l’univers de ceux et de celles qui vivent avec différentes
formes d’incapacité.
L’exposition est présentée par l’Office des personnes
handicapées du Québec, le ministère de la Santé et des
Services sociaux du Québec et le Réseau international sur le
processus de production du handicap, avec la collaboration de la
Société de l’assurance automobile du Québec, la Commission
de la santé et de la sécurité au travail, le ministère
de l’Éducation du Québec et l’Office national du film du
Canada.
Vivre la différence
Au Québec, près de 1 000 000 de personnes vivent avec
différentes formes d’incapacité. Pas étonnant que le Musée
de la civilisation, un Musée centré sur l’expérience
humaine, ait consacré une exposition à ce thème.
Pas étonnant, non plus, qu’il ait voulu donner la parole
à ceux et à celles qui portent les marques de la
différence!
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Photo
: Jacques Lessard
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Un
cadre de vie
Le caractère complexe et parfois déstabilisant du sujet
a amené le Musée à lui donner un environnement qui
s’inspire de la vie concrète, de manière
à bien le camper dans la réalité de tous les jours. Le
concept de la mise en espace s’est développé autour d’un
appartement à visiter. Cet appartement est épuré et
chaque pièce est stylisée de façon à mieux faire
sentir les émotions par la présentation de témoignages,
profondément humains, qui lèvent le voile sur des
aspects insoupçonnés de la vie des personnes qui vivent avec
une incapacité et sur des facettes inexplorées de leur
quotidien. Ces témoignages questionnent aussi nos préjugés et
nos attitudes qui visent à exclure plutôt qu’intégrer.
Un grand 5 1/2 à visiter… pièce par pièce…
émotion par émotion
Le visiteur est amené à circuler à travers
l’appartement où chaque pièce devient prétexte
à aborder des thèmes variés, suscitant la réflexion.
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Photo
: Jacques Lessard
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Dès
le vestiaire
d’entrée, des thèmes comme les préjugés sont
abordés. La surprotection, les frustrations, les angoisses,
l’évolution des mentalités alimentent les discussions autour
de la table de la salle
à manger. Au salon-bibliothèque,
on parle de communication, des besoins d’identification et de
reconnaissance. La chambre
d’enfants est un lieu bien choisi pour aborder la question
de l’amour des proches, la désillusion, la méfiance et la
pitié. L’espace
d’adolescent devient un lieu propice pour entendre des témoignages
sur la révolte, l’isolement, l’amour et la séduction,
l’image de soi et l’identité. On y aborde aussi le fait de
vivre avec un frère ou une sœur ayant une incapacité.
Des sujets souvent considérés tabous comme la sexualité, la
vie de couple, l’inquiétude et l’inhibition deviennent des
thèmes privilégiés dans la chambre
d’adulte. Quant à la salle
d’eau, c’est l’endroit tout indiqué pour s’exprimer
sur l’apparence. À la sortie,
une réflexion
sur le regard des autres et la tolérance s’impose!
Une question de regard
Les témoignages présentés dans l’exposition ont deux points
en commun : ils proviennent des personnes qui vivent
au quotidien avec une incapacité et ils évoquent des attitudes
et des comportements que nous, les personnes dites normales,
avons envers ces personnes, à travers le regard que nous
posons sur elles. S’il prend différentes expressions –
regard de pitié, regard étonné, embarrassé, tendre ou carrément
dégoûté – ce regard porte en lui toute une
ambivalence. Il oscille continuellement entre deux pôles,
l’un négatif, l’autre positif. C’est pourquoi le Musée a
fait de ce regard le fil conducteur de l’exposition.
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Photo
: Jacques Lessard
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La
mise en espace
La répétition, l’alignement et la transparence dominent dans
l’aménagement de l’espace. Des mises en scène
saisissantes, des sketches, des œuvres picturales, des
dessins, des objets du quotidien… illustrent et animent la présentation
de ce sujet complexe.
Du
14 mars au 11 juin 2004.
Lundi au vendredi de 18 h à 21 h
Samedi et dimance de 10 h à 16 h
À
l'auditorium du complexe St-Vincent-de-Paul
300, rue King Est - Sherbrooke
(ancien Pavillon des infirmières)
Source
: www.mcq.org
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