Nous sommes tous concernés par les grands problèmes sociaux et nous ne pouvons qu’encourager les efforts déployés pour aider les drogués à sortir de leur précipice, pour améliorer les relations conflictuelles parents-enfants, pour défendre les femmes battues et autres. 

Pourquoi ne pas aussi essayer d’établir un meilleur dialogue avec ceux qui sont mis en marge de la société à cause de leur handicap ?

Naguilah propose un plan d’action pour favoriser une approche plus normale, moins traumatisante pour les uns et pour les autres.

Outre la méconnaissance, les préjugés sont des complices dangereux qui augmentent gravement les difficultés relationnelles.

Pour lever les obstacles et permettre une meilleure compréhension réciproque, Naguilah propose la création d’un atelier d’études sous forme de discussions, de débats, d’enquêtes à travers cette rubrique.

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Chers amis

Encore une fois un grand merci pour le soutien que vous nous apportez. C'est pourquoi, toute l'équipe de Naguilah aimerait vous adresser en retour un message d'amitié personnel à l'occasion de votre anniversaire.
Pouvez vous nous envoyer votre date d'anniversaire par email ou téléphone. Le sujet que nous voulons traiter aujourd'hui concerne une méconnaissance des aveugles quant à leur possibilité de voyager.
Nous avons choisi ce thème car au cours d'une réunion de professeurs d'une école juive, l'un d'entre eux est intervenu pour demander à ses collègues de ne pas choisir des exemples absurdes dans leurs explications, par exemple "un aveugle qui voyage".  

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Le braille stigmatisant?

on entend çà et là dire que le braille serait stigmatisant. Mais en quoi l’est-il plus que les appareillages optiques ou qu’un ordinateur avec Zoomtext ? Le braille n’est-il pas beaucoup moins stigmatisant que la canne blanche ou que la montre sonore ?
Il peut même amuser les voyants, alors qu’une canne blanche ne les fera jamais rire et qu’une montre parlante leur mettra très vite les nerfs en pelote.
Et si on me répond que la canne blanche a une utilité incontournable, je dirai bien entendu que c’est vrai, mais que cet argument prouve qu’on n’a pas compris à quel point le braille est indispensable à l’autonomie et même à la sécurité des personnes, si on pense notamment à l’étiquetage des produits pharmaceutiques.
Ce qui est stigmatisant, c’est le handicap et le regard que les autres portent sur lui.
Et ce n’est pas en renonçant au braille qu’on échappe à la stigmatisation : ce serait comme renoncer à marcher pour que les gens ne voient pas qu’on boite, ou renoncer à parler pour que les gens n’entendent pas qu’on bégaye.
On ne peut échapper à la stigmatisation qu’en combattant la stigmatisation elle-même. C’est pour ce combat que les administrateurs et les salariés de nos associations doivent chercher tous les moyens d’aider les personnes qui perdent la vue.
Bertrand VERINE

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Aveugle, non voyant ou déficient visuel?
Les termes "politiquement corrects".


Si dans les medias, il est désormais incorrect d'employer des termes comme infirmes, les avis sont partagés sur l'utilisation des mots aveugle ou sourd.
Les principaux concernés ne semblent pas être dérangés outre mesure par ces appellations.
Interrogés àce sujet, Yossi Bar Timor considère que ces conventions de langage sont assez superficielles et qu'il n'a ressenti aucune modification dans le comportement des gens àson égard depuis que le mot aveugle n'est plus écrit.
Ronit Sherman, directrice de l'institut Zusman pour sourds et malentendants, explique que se sont parfois les appellations "politiquement correctes" qui peuvent se révéler plus blessantes que les termes "sourd" et "aveugle" Les conventions de langage changent d'une époque àl'autre.
Lorsque j'étais petite, les médecins m'avaient expliquéque "déficient auditif" était le terme àutiliser pour qualifier mon état.
J'ai eu beaucoup de mal àsupporter cette expression, car pour moi, "déficient " sonnait médical mais aussi péjoratif, synonyme de manque.
Or je ne manquais de rien.
Avec le temps, je m'y suis habituée et aujourd'hui ce qualificatif ne me fait ni chaud ni froid.
Mon regard a changé, je me définis moi-même comme déficiente auditive et je n'en ai plus honte."

Tiré du journal hamodia

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Depuis que je vois mal, j'ai l'impression que les autres ne me voient plus ou, plutôt ne me regardent plus. Ainsi, j'ai remarqué un changement dans la manière dont on me désigne: Je suis devenue la voisine du 34 ou la dame qui ne voit pas. IL me semble que j'ai perdu mon identité d'être humain (je suis la voisine) et de femme (la mal voyante).
On me confond désormais avec un état (la déficience visuelle) et je me sens niée en tant que personne et en tant que femme.
Je ne veux pas être réduite à un être asexué que l'on plaint ou protége et dont on n'imagine pas qu'il puisse avoir encore envie de plaire et d'être aimé.

Jacqueline .L

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Je me permet de vous écrire pour vous relater une anecdote qui le pense illustrera bien les histoires que j'ai pu lire dans votre rubrique Préjugés.

Naomi une de mes connaissances non voyante était un jour dans un autobus et s'apprêtait à descendre, une femme se trouvait près d'elle pour l'aider.
Chaque marche descendu, elle applaudissait en disant :"Allez hop encore une Bravo, et une de plus hop la" Très bien vous avez descendu toutes les marches" Naomi pensa- dans son désir de ne pas mal juger son prochain- que cette femme devait sûrement être jardinière d'enfant.
Elle se sentit cependant assez honteuse d'avoir été traitée comme une incapable.
Elle me raconta qu'à une autre occasion, elle portait un chapeau sur la tête quand soudain elle sentit qu'une personne inconnue le lui redressait.
Elle en éprouva une grande colère.
"Il est possible que l'on me dise délicatement que mon chapeau n'est pas droit et me proposer de le relever.
Mais ne pas oublier de nous témoigner du respect, et surtout nous laisser décider quand nous avons besoin d'aide."
J'espère que ce témoignage vous aura plu, qu'il trouvera sa place dans votre rubrique "Préjugés" pour que vous puissiez en faire profiter vos internautes.


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Carte Bancaire!

A-t-on pensé aux difficultés que rencontrent les déficients visuels lorsqu’ils désirent utiliser un distributeur automatique de billets ou une machine de paiement par carte bleue?

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Manuel de communication avec les vivants de l'autre monde:

1. partir du principe que la cécité peut susciter de l'angoisse chez celui qui voit.

2. Supposer donc, que toute personne venant à ma rencontre qui ne me connaît pas et découvre mon état peut en ressentir de l'embarras, sinon une forme d'anxiété.

3. En conséquence:tenter de mettre mon interlocuteur le plus à l'aise possible en ma compagnie.

4. Dans ce but, blaguer, à l'occasion, de mon handicap:l'humour est le meilleur antidote contre l'angoisse.

5. Ranger ma canne quand elle n'est plus nécessaire, afin de faire disparaître la marque du stigmate.

6. Ne jamais jouer de mon état pour obtenir un quelconque privilège; mais accepter un petit coup de main si nécessaire.

7. Eviter tout ton plaintif ou agressif susceptible de parasiter la rencontre.

8. Accepter de parler de mes yeux avec mon interlocuteur, s'il m'interroge sur ce point, pour lui montrer qu'il ne s'agit pas d'un sujet tabou.

9. En venir cependant au plus vite à l'essentiel:l'objet de notre rencontre, afin de lui faire comprendre que ce problème visuel est secondaire.

10. Enfin communiquer normalement avec mon interlocuteur.


Jacques Sémelin

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Natacha de Montmollin,
Non-voyante, maman
et ex-championne du monde de ski.

Tiré du site Blind life

Natacha de Montmollin est aveugle de naissance.
Et alors? Elle a collectionné les médailles d’or en ski, et aujourd’hui elle tient dans ses bras sa plus belle victoire: ses deux petites filles.
Parcours d’une femme pour qui canne blanche ne rime pas avec béquille.
"Aveugle et mère, c'est possible!"
«J’ai été plusieurs fois championne du monde de ski et aussi, à une reprise, championne d’Europe de tandem.»
Ce n’est qu’une fois sevrée de compétitions qu’elle a pu s’ouvrir à l’amour.
«Roland, je l’ai connu durant mes études d’informatique. Je cherchais quelqu’un avec qui courir et il s’est proposé" ils se marièrent et eurent… deux charmants enfants!
Cette belle histoire n’a toutefois pas débuté comme un conte de fées. Loin s’en faut.

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Pour la première fois, j'ai eu la curiosité de regarder le mot aveugle dans les dictionnaires : édifiant!

Sens 1 :"Qui est privé du sens de la vue "Rien à objecter. Mais comment ne pas se révolter contre le sens 2, qui pointe l'aveuglement d'une personne:"La passion rend aveugle"?
Je n'avais encore jamais pris conscience de cette extension sémantique du physique et du psychique. Donc, quand on est aveugle, on est nécessairement stupide"Tu es aveugle ! Tu ne vois donc pas qu'elle te manipule!"
Il serait par conséquent contradictoire d'être aveugle et clairvoyant! Et les dictionnaires en rajoutent: "qui exclut la réflexion, l'esprit critique : "une confiance aveugle" ou encore "qui frappe aux hasard sans discernement : un attentat aveugle."
Tout intellectuel aveugle serait donc une monstruosité culturelle, lui qu'on suppose dénué d'esprit critique et de discernement, aisément manipulable?
Heureusement que d'autres expressions sont apparues:Très mal voyants ou non-voyant. Mais c'est seulement depuis …les années 50.
Ces expressions moins chargées en préjugés, n'évoquent aucune relégation au ban des faibles d'esprit.

Jacques Sémelin

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Les préjugés font toujours souffrir, mais lorsqu'ils viennent de ses propres parents, ils sont insupportables.
J'ai eu la joie de préparer quelques jeunes à la Bar Mitsva, parmi eux Gérard assistait à la cérémonie de ses copains avec tristesse car sa mère s'était formellement opposée à ce qu'il monte à la Tebah pour qu'il lise comme les autres enfants non voyants la Haftara.
Elle ne supportait pas l'idée de voir son fils handicapé se donnant en spectacle devant les fidèles de la synagogue et surtout devant les membres de sa famille.
Elle voulait protéger Gérard du regard des autres; il m'a fallu beaucoup de temps pour la convaincre, mais lorsque j'y suis parvenue et qu'elle a pu assister à la Bar Mitsva de son fils, qu'elle a vu l'admiration de tous en l'écoutant lire la Haftara, son fils s'est complètement transformé à ses yeux. A partir de ce jour là il n'était plus le petit garçon handicapé mais un adolescent dont on pouvait être fier.

Janine Zerbib

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Révélation dont j'ai mis longtemps à prendre conscience: le handicap est toujours perçu socialement comme une perte, une limite ou une insuffisance.
A juste titre. Mais cette approche négative empêche d'entrevoir ses effets secondaires, ses possibles modes de compensation qui, eux, peuvent être favorables, et même constituer un atout dans l'adaptation et le développement de l'individu.
On imagine guère que le handicap puisse être un plus! Pourtant, à bien y réfléchir, ce préjugé mérite d'être discuté. Je ne puis parler, bien entendu, que de ma propre expérience. Or, j'ai aujourd'hui la conviction que le fait de voir de moins en moins m'a entraîné à me reposer davantage sur les ressources de ma mémoire, que j'ai donc dû développer.
De même, j'ai été contraint d'augmenter ma capacité de concentration, par exemple pour faire un cours ou une conférence.
En outre, ne plus pouvoir laisser vagabonder ses yeux sur un texte m'a probablement conduit à vouloir aller à l'essentiel, à cultiver l'esprit de synthèse. En somme, je me suis efforcé de surmonter ma condition en tentant de développer mes capacités intellectuelles.
En quelque sorte, j'ai organisé la résistance à partir de mon cerveau...
Ce sont mes petites cellules grises qui ont pu pallier, tant bien que mal, le mauvais fonctionnement du sens qui me faisait de plus en plus défaut.
Du coup, j'ai été acculé à stimuler des fonctions cognitives qui sont au plus au point souhaitables dans le métier de chercheur et de professeur.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si des entreprises informatiques emploient des ingénieurs non- voyants.
Ainsi certains métiers de l'intelligence sont-ils compatibles avec la privation de la vue. Le "non voir"est de nature à stimuler le développement intellectuel.

Jacques Sémelin

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Silence on discrimine

Témoignages de situations de discrimination au quotidien

Au supermarché :

" Je comprends, maman, pourquoi tu ne fais jamais tes courses avec nous "
Emmanuelle est maman d'un garçon de 12 ans, d'une fille de 8 ans, infirme moteur cérébral, en fauteuil roulant électrique, et d'une autre petite fille de 5 ans.
Un samedi, elle va faire ses courses avec ses enfants dans un supermarché.
Elle raconte :
" Sur le parking, je me fais insulter par un monsieur auquel je demande de me céder la place réservée car lui n'a pas de macaron ". C'est le début d'une série d'humiliations… " Un client dans le magasin nous fait remarquer que nous prenons beaucoup de places avec le fauteuil électrique et le caddie…
A la caisse, nous devons prendre la file d'attente de la caisse rapide 10 articles maximum, car le fauteuil ne passe qu'à cet endroit. Des remarques désagréables fusent dans notre dos. Mon fils devient rouge de honte.
Même la caissière me rappelle que c'est une caisse rapide et je dois à nouveau me justifier. A la sortie, mon fils me dit : je comprends pourquoi tu ne fais jamais tes courses avec nous. "

Au travail :

" Insultée et mise de côté " Fabienne a 39 ans.
Atteinte depuis quelques années d'un handicap léger, marchant lentement avec une canne, elle travaillait à l'ANPE.
Elle explique comment son travail s'est détérioré : " Je me suis vue retirer progressivement la plupart de mes responsabilités, relations avec les demandeurs d'emploi, avec la clientèle de l'entreprise. Tout dossier que je réussissais m'était retiré et partagé entre mes collègues, jusqu'à ce qu'il ne me reste plus rien. Les formations ne m'étaient accordées qu'après intervention du médecin du travail.
" L'ambiance même était détestable.
" On m'a insultée en me traitant de " grande tordue ", " aphasique ", " inutile "…Cette situation l'a conduite à ne pas se faire soigner pour ne pas être absente et en subir les conséquences.
Aujourd'hui, son handicap s'est accentué et elle est en longue maladie. Elle a porté plainte au pénal contre son employeur pour discrimination.

" La vue du fauteuil n'est pas acceptable pour la clientèle "

Katy a 28 ans.
Tétraplégique incomplète suite à un accident de la route, elle a fait des études pour travailler dans le tourisme.
Elle a obtenu un diplôme de réceptionniste. Mais elle n'a pas pu trouver de travail.
Elle raconte : " Je me suis battue pour faire mes études. Mais après avoir entendu à plusieurs reprises que la vue d'un fauteuil vis-à-vis d'un client n'était pas acceptable, j'ai abandonné l'idée de travailler dans ce métier.
" Aujourd'hui Katy est bénévole pour la préfecture de Tarbes et mène des actions de sensibilisation.

Dans la rue :

" Ce n'est pas un endroit pour les handicapés " Francine est mariée à Christian, atteint d'une sclérose en plaques, en fauteuil roulant. Elle a été le témoin de réflexions " déplacées " : " C'était loirs de la cérémonie pour inaugurer l'année Lumière sur la place principale de Nancy.
La place était noire de monde. Accompagnés de nos voisins, mon mari et moi avons essayé de nous placer dans le renfoncement de l'entrée d'un restaurant afin de ne gêner personne.
Là, nous avons entendu un couple dire " ce n'est pas un endroit pour les handicapés ".
Je me suis mise en colère puis j'ai préféré laisser tomber avant que la situation ne s'envenime ! "

Dans un bar :


" Une demi-heure d'attente… "

Gilbert, 55 ans, est en fauteuil roulant manuel. Un jour, en attendant un train, il veut commander un sandwich et une boisson.
Un employé de gare signale sa présence au buffet. Gilbert explique : " J'ai dû une demi-heure avant que quelqu'un ne vienne me voir !
" Et de préciser : " Cela arrive souvent dans des bars ou des restaurants : quand je ne suis pas accompagné d'une personne valide, l'attente est beaucoup plus longue. "

Dans l'accès aux services et loisirs :

Luc, 46 ans, est en fauteuil roulant. Voulant s'acheter un caméscope, il se rend dans un magasin de grande distribution spécialisé.
Il raconte : " J'achète la sacoche, je prends une garantie et arrivé devant le vendeur, je le vois se lever et il me dire : monsieur, ce n'est pas possible pour vous de faire un crédit !
Même chose, lorsque j'ai voulu m'acheter un matelas et profiter de le payer en 4 fois.
Cela m'a été refusé !
" Et Luc a d'autres situations à raconter :
" J'ai envie de prendre soin de mon corps.
J'appelle un institut de beauté pour hommes qui me donne rendez-vous.
A la vue de mon fauteuil, on me dit que ce n'est pas possible. Pareil dans les salles de sport. "

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Aprés une sortie de Naguilah

Voici les propos échangés par deux amies après une sortie organisée par Naguilah.

- Ah ! Elle était fantastique la journée d’hier. Tout était réussi, mais je n’arrive pas à supporter l’idée que Sarah soit dans un fauteuil roulant...

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Handicaphorisme et Handicapostrophe

Voici quelques extraits du livre « handicaphorismes et autres handicapostrophes » édité par l’Association des Paralysés de France.

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Les malentendants en Israël: la voie de l'indépendance.

10% de la population israélienne est malentendante, depuis la surdité profonde de naissance jusqu'à la simple baisse d'audition due à l'age.
Gère par la municipalité de Jérusalem, l'institut Zusman dispense de nombreux services aux déficients auditifs. La particularité du centre tient a l'approche adoptée: il ne s'agit plus d'assister le malentendant, mais de lui fournir les moyens de devenir indépendant.
Dans cette optique, l'institut a mis en place une formation originale intitulée "initiative professionnelle". "Nous organisons des entretiens réguliers au cours desquels le malentendant va rencontrer un conseiller professionnel et une assistance sociale.
Ils vont lui enseigner à regagner sa confiance
en soi, lui expliquer comment se faire valoir auprès d'un employeur et au sein d'une entreprise. Le Bitouah Leoumi lui apporte une aide technique et financière.
L'institut Zusman agit également sur le plan familial. Parfois des parents malentendants ont peur de ne pas savoir bien s'occuper de leurs enfants et pensent qu'un tuteur ferait mieux le travail qu'eux-mêmes.
"Notre rôle est de leur redonner confiance en eux et de leur faire comprendre qu'une déficience auditive n'est pas un obstacles pour être de bons parents.
Ce n'est pas parce qu'ils ont des difficultés à s'exprimer ou qu'ils communiquent en langue des signes qu'ils sont incapables de bien éduquer leurs enfants. Dans le classement des pays intégrant leurs handicapés au sein de la société, Israël est plutôt bien place.
"Peut être est ce du au fait qu'Israël est un état qui combat en permanence pour sa survie.
De ce fait, on stigmatise moins les personnes qu'on jugerait "anormales" dans d'autres pays.10% de la population israélienne est malentendante, depuis la surdité profonde de naissance jusqu'à la simple baisse d'audition due à l'age.
Gère par la municipalité de Jérusalem, l'institut Zusman dispense de nombreux services aux déficients auditifs. La particularité du centre tient a l'approche adoptée: il ne s'agit plus d'assister le malentendant, mais de lui fournir les moyens de devenir indépendant.
Dans cette optique, l'institut a mis en place une formation originale intitulée "initiative professionnelle". "Nous organisons des entretiens réguliers au cours desquels le malentendant va rencontrer un conseiller professionnel et une assistance sociale. Ils vont lui enseigner à regagner sa confiance
en soi, lui expliquer comment se faire valoir auprès d'un employeur et au sein d'une entreprise. Le Bitouah Leoumi lui apporte une aide technique et financière.
L'institut Zusman agit également sur le plan familial.
Parfois des parents malentendants ont peur de ne pas savoir bien s'occuper de leurs enfants et pensent qu'un tuteur ferait mieux le travail qu'eux-mêmes. "Notre rôle est de leur redonner confiance en eux et de leur faire comprendre qu'une déficience auditive n'est pas un obstacles pour être de bons parents.
Ce n'est pas parce qu'ils ont des difficultés à s'exprimer ou qu'ils communiquent en langue des signes qu'ils sont incapables de bien éduquer leurs enfants.
Dans le classement des pays intégrant leurs handicapés au sein de la société, Israël est plutôt bien place.
"Peut être est ce du au fait qu'Israël est un état qui combat en permanence pour sa survie. De ce fait, on stigmatise moins les personnes qu'on jugerait "anormales" dans d'autres pays.
Aujourd'hui grâce au progrès technologique, un sourd profond de naissance est capable de s'exprimer oralement et de communiquer presque normalement. Mais le marché de l'audition reste très onéreux.

Tiré du journal Hamodia

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Handicapés la vie devant eux.

Même si le handicap est aujourd'hui reconnu et mieux accepté, il fait peur et reste un sujet tabou.
Il reste encore des difficultés et des craintes pour ceux qui en sont porteurs comme :
- l’intégration dans la vie
- l’adaptation dans l’entreprise
- l'accès à la culture et aux loisirs.

1 -Qu'est ce que ça fait d'être aveugle ?

Quand on devient subitement aveugle, on ressent frustration et panique. C'est parce qu'on n'a pas appris à faire des choses pour soi en tant que personne aveugle.
Mais dès que l'on est au courant de toutes les astuces et que l’on a acquis la dextérité dont les aveugles sont capables, on cesse de ressentir cela.
Les aveugles font les mêmes choses que les autres. Ils vont à l'école ou au travail, se déplacent, ont des loisirs, accomplissent ce qui leur est nécessaire ou utile. Ils le font naturellement et sans penser qu'ils sont aveugles.
La cécité devient juste une partie de ce qu'ils sont et de ce qu'ils paraissent. La plupart sont très disposés à en parler, et ce d'autant plus s’ils sont à l'aise avec l’handicap.

2- Est-ce que j'en saurai plus en fermant les yeux?

Ce n'est pas une bonne idée. En fait, vous risquez de ressentir des impressions exactement à l'opposé de ce qui se passe pour un aveugle.
Vous allez probablement sentir la peur, la perte, la confusion.
Et vous allez penser que c'est ce qui se passe pour eux, et vous vous tromperez !!!
Les aveugles développent une expérience et des atouts supplémentaires, cela dépend bien sûr depuis combien de temps ils sont aveugles, et s’ils le sont de naissance ou tardivement.
Ils savent faire des choses dont vous n’avez pas idée, même s'ils les font différemment, C'est plus facile pour eux que cela ne le para&icir;t à vous.
Alors plutôt que de faire semblant d'être aveugle pour en savoir davantage, demandez à un aveugle de parler avec vous.

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