Il faut cependant savoir qu'un non voyant est tout à fait capable de se débrouiller seul dans un endroit qu'il connaît.
S'il est confronté à une difficulté, il demandera explicitement de l'aide.
Jérusalem est devenue très difficile d'accès aux non voyants à cause travaux actuels pour le tramway.
"Régulièrement, les itinéraires sont modifiés, les rues changent d'apparence" explique Yossi.
Lorsqu'on lui demande si les non voyants sont bien intégrés au sein de la société israélienne, Yossi nous répond par une question "connaissez vous personnellement des aveugles ?"
Devant notre réponse négative, il poursuit:"C'est précisément là que se situe la source du problème. De manière générale, les gens ont du mal à rentrer en contact avec des gens "différents" qu'il s'agisse d'un aveugle, d'un hémiplégique ou d'un travailleur émigré, c'est un problème commun à toute les sociétés. La méconnaissance pousse au rejet ou à l'indifférence.
Il n'est pas évident de briser cette barrière d'a priori, pourtant il suffit simplement d'engager la conversation et l'approche change instantanément.
Néanmoins Yossi est loin d'être isolé de la société, il travaille depuis de nombreuses années à la bibliothèque braille de l'institut pour aveugles de Jérusalem. Cela lui permet d'être en contact permanent avec la société."De nombreux aveugles viennent me rendre visite pour emprunter des livres, réparer un clavier en braille, c'est l'occasion de s'asseoir et de discuter avec eux.
Yossi a étudié sept ans à l'institut pour aveugle de kiryat Moshé à Jérusalem.
Puis il a intégré une classe normale au lycée yeshiva pour garçons "Himelfarm".
A cette époque il n'y avait pas de manuels scolaires en braille, alors une personne me lisait les cours et m'aidait à préparer mes devoirs.
C'était très difficile mais j'y suis arrivé. Certains psychologues considèrent qu'il faut intégrer les enfants handicapés dans une école normale, d'autres soutiennent le contraire.
Je pense que l'on ne peut décider qu'au cas par cas.
Tiré du journal Hamodia